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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Une histoire d’eau édifiante

eau

Oublier « le droit universel à l’eau » et les droits de la nature ?

Riccardo Petrella est l’auteur de Le manifeste de l’eau (1997), Agora des Habitants de la Terre

Les dominants ont fait vite et sans encombre

petrella

Riccardo Petrella

En janvier 1992, lors de la conférence internationale de l’ONU sur l‘eau et l’environnement à Dublin, la Banque mondiale a fait approuver pour la première fois dans l’histoire le principe que l’eau doit être considérée essentiellement non plus comme un bien commun, social, public, mais un bien économique, bien privé, selon les lois de l’économie dominante, « occidentale »,  (Cfr. « Quatrième principe de Dublin »). Ce principe a été confirmé lors du Premier Sommet Mondial  de l’ONU à Rio de Janeiro en juin 1992.

En 1993, la Banque Mondiale a publié le document Integrated Water Ressources Management (IWRM) devenu vite la « bible » de la politique de l’eau au niveau des organisations mondiales internationales  telles que la BM, le FMI, l’ONU et ses 26 agences, l’OMC, l’OMPI, l’OCDE… Ce document établit la marchandisation, la  dérégulation , la libéralisation et la privatisation de l’eau et des services hydriques jusqu’à les imposer comme « conditionnalité » aux pays demandeurs de leur éligibilité à recevoir les prêts de la Banque mondiale. Ce document consacre le principe de l’application d’un prix de l’eau fondé sur la couverture des coûts totaux (« full cost recovery principle ») en tant qu’outil clé pour une gestion intégrée et efficace des ressources hydriques, indépendamment de la nature privée ou publique du capital de l’entreprise gestionnaire.

Le 22 mars 1993, se tient la première Journée Mondiale de l’Eau. Elle est censée promouvoir et faciliter la diffusion et l’acculturation/acceptation par tous les dirigeants du monde et de la société civile des nouveaux principes de la politique mondiale de l’eau , dont ci-dessus. « Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoirs publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources ».

En 1995-96, à l’initiative de la Banque mondiale, en particulier de son vice-président pour l’environnement, un groupe d’entreprises multinationales  privées actives dans le domaine de l’eau (citons Suez, Vivendi….)  avec le soutien de la partie « mainstream » du monde »occidentalisé »  de la science et de la technologie (exemple, l’International Water Association…) créait le Conseil Mondial de l’Eau- CME (World Water Council). Le Conseil lance en 1996 le programme GWP (Global Water Partnership) et organise  pour la première fois en 1997 à Marrakech le  Forum Mondial de l’Eau (World Water Forum), devenu depuis la plus grande et puissante assemblée mondiale triennale de l’eau. Le CME devient ainsi, entre autres choses  plus importantes, l’outil d’encadrement et de soutien, directement ou indirectement, au plan logistique et financier (en coopération avec les agences de l’ONU et les pouvoirs nationaux). des centaines et centaines de manifestations organisées par la société civile et les pouvoirs publics locaux lors et en dehors des Journées mondiales de l’eau.

En 2000, l’Union Européenne a approuvé une importante Directive Cadre Européenne sur l’eau. L’objectif était de promouvoir la préservation et la qualité des ressources en eau de l’Europe. Par ce biais, c’est l’ensemble de la politique de la gestion des ressources hydriques et des biens communs correspondants qui est pris en considération et réglé selon les principes établis par la Banque Mondiale et précisés au cours des années ’90.
En 2000, aussi, la deuxième plus ancienne banque privée suisse a lancé les fonds bleus, à savoir la collecte de capitaux destinés uniquement à financer les activités des entreprise cotées en Bourse actives dans les domaines de l’eau (notamment la filière du traitement des eaux usées). Le succès est immédiat et important. La rentabilité des capitaux eau Pictet navigue encore aujourd’hui en tête des indices boursiers. En 2002, lors du Deuxième Sommet de la Terre de l’ONU  à Johannesburg, tout ce qui précède a été renforcé et consolidé, en particulier les principes de la marchandisation et de la monétarisation de l’eau et de la financiarisation des services hydriques (dont l’un des outils clé est resté ‘l’accès à l’eau à prix abordable »).

D’ailleurs, à ce dernier égard, en 2003 la Conférence internationale de l’ONU sur le financement de l’eau à Montgomery, au Mexique, a  approuvé le rapport « Comment financer l’eau dans le monde » présenté par une  Commission d’experts de l’ONU présidée par  l’ancien DG , français, du FMI, Michel  Camdessus. Le rapport a proposé, sans nuances et sans  compromis, que pour être approprié et efficace le financement de l’eau devait se fonder sur la primauté de la finance privée internationale (marchés financiers mondiaux ) et les modes de travail de ses institutions.

Bref, en l’espace de quelques années (entre 1992 et 2003) tout a été mis en place. La mondialisation de la culture marchande, productiviste, technocratique et financière de la « gestion » des eaux de la planète a été imposée partout dans le monde. Le modèle  dominant est devenu le système de  gestion   d’infrastructures à large échelle de prélèvement,  production, distribution, utilisation et recyclage  de l’eau ( cycle intégral de l’eau) par des grands réseaux d’entreprises privées, fondés sur le Partenariat  Public Privé (PPP)  qui n’a  été qu’une forme masquée de Privatisation du Pouvoir Politique dans le domaine des biens et des services communs publics.

Partant de l’idée que l’eau est principalement une ressource naturelle  d’importance vitale pour l’économie, finie et vulnérable,  la fonction effective des journées mondiales de l’eau a été  de faire croire que la meilleure façon de la sauvegarder et de la conserver était de la considérer une marchandise, un bien économique, et que le problème de l’eau  était surtout un problème de gestion de la ressource du point de vue de sa  valeur économique.
Dans ce contexte, adieu eau bien commun public mondial et,  surtout, adieu le droit universel .L’idée même  de gratuité des biens et des  services essentiels à la vie (par gratuite on entend, dans notre cas, la prise en charge collective des coûts y afférant)  a été totalement abandonnée. Dans les marchés de l’eau et pour les entreprises de gestion de l’eau, il n’y a pas de droit universel à l’eau.  Il y a le devoir de payer. Ce qui explique pourquoi aujourd’hui ce qui compte ce n’est pas le droit collectif et individuel à la vie mais le pouvoir d’achat individuel de l’eau dans la quantité et la qualité répondant  à ses besoins.

Le 28 juillet 2010  fut un coup de tonnerre

La reconnaissance formelle du droit universel à l’eau par la résolution de l’Assemblée Générale de l’eau le 28 juillet 2010 a été un coup de tonnerre dans   un ciel serein. Inattendue, une grande surprise, surtout une décision inadmissible pour les dominants. L’approbation de la résolution, toute simple, a été un exploit politique majeur du gouvernement de Hugo Chavez du Venezuela.

Notamment par l’action de son représentant permanent à l’ONU, Pablo Solon, le Venezuela a réussi en quelques jours à rassembler autour d’une résolution très courte et juste, l’adhésion de 121 Etats, la très grande majorité de pays du « Sud »   du monde, petits États…. L’opposition farouche de 41 Etats , en majorité des pays du « Nord » (États-Unis en tête suivis par 11 pays sur 27 de l’Union Européenne !) n’a pas su renverser les rapports de force.

Ce fut une véritable joie, un succès, rare, des droits et des revendications des peuple  du Sud, en particulier des peuples indigènes du monde , sur les intérêts  économiques des groupes sociaux dominants  du Nord ( et non  sur les peuples du Nord qui, en général, se sont montrés solidaires avec ceux du Sud).

Mais les dominants ne se sont pas donnés pour vaincus. Ils ont adopté la stratégie du silence et de l’oubli. Petit à petit ils se sont opposés de manière systématique à ce que soit acceptée dans les documents officiels du système onusien et des autres organisations internationales « occidentalisées  » toute référence à la résolution de l’ONU. Ils ont toujours plus imposé de remplacer la mention du « droit universel à l’eau » (et à la santé, à l’alimentation, au logement, à l’éducation, à l’électricité….) par la référence à « l’accès à l’’eau sur base équitable à prix abordable ». Ainsi, si l’on peut encore trouver des mentions au « droit universel à l’eau » dans les documents concernant l’Agenda 2000-2015 de l’ONU « Les objectifs  du développement du Millénaire »,  toute  mention a disparu dans l’Agenda 2015-2030 l’ONU « Les objectifs du développement durable ».

En outre, en 2012, les dominants ont fait adopter par le document final du Troisième Sommet Mondial de la Terre à Rio de Janeiro le principe de la monétarisation de la nature (pas seulement de l’eau).

Les « Journées mondiales de l’Eau », bien que méritoire en soi,  ont été des occasions importantes,  , systématiques, de cette oeuvre de « régularisation » et de « mise à jour » en « conformité »  aux impératifs des dominants.

Depuis notre création en décembre  2018, l’Agora des Habitants de la Terre n’a jamais participé aux Journées mondiales de l’eau dans le cadre de l’ONU-Eau. Et dès 2019 nous avons lancé l’idée de considérer le 28 juillet de chaque année le Jour du Droit Universel à l’Eau.

agora_logoÀ la demande des  amis de l’Agora de Rosario (Argentine )  le Conseil municipal de Rosario a décide le 23 juin dernier  de célébrer le 28 juillet comme le jour mondial du droit universel  à l’eau. Encouragés par cette décision historique de la part de la deuxième plus grande ville d’Argentine, les différents  groupes territoriaux de l’Agora des Habitants  de la Terre organiseront des évènements en soutien de la reconnaissance du 18 juillet comme Jour du droit universel à l’eau en Argentine, en Italie (à Vérone, Nardo’, Altamura, Matera, Sicile, Rome…), en France (à Clermont-Ferrand, en Poitou Charente), en Belgique (à Bruxelles, à Liège….) au Québec, au Chili,  au Liban, en Afrique…..

Ce 28 juillet nous proposons que les mouvements et les associations actifs pour les droits humains et sociaux proclament le 28 juillet le jour du droit universel à l’eau. D’ores et déjà nous les invitons à nous réunir pour préparer et organiser ensemble la première manifestation mondiale du 28 juillet 2023 .

Pour tout contact :
Anibal Faccendini, Rosario, Argentina,  anibalfaccendini@yahoo.com.ar
Paola Libanti, Monastero del Bene Comune, Verona, Italia monasterodelbenecomune@gmail.com

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Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

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20 novembre 2022 : Lettre à la ministre Mélanie Joly : Négociez avec la Russie !
26 septembre 2022 : Événement Nourrir la paix à Rosemont.
17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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