Evénements du mois

Activités de nos membres

Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Bon anniversaire en retard, Ludwig !

cd-jasmin

Écoutez Für Elise en cliquant ci-dessous :

Dédiée par Beethoven à la fille de son médecin, Therese Malfatti, qu’il envisagea d’épouser, cette pièce fut écrite en 1810. Le prénom Élise, retenu par la postérité, témoigne du déchiffrage difficile de l’écriture du compositeur ! Cette Bagatelle en la mineur représenterait une ritournelle illustrant la circularité changeante de la vie éphémère temporelle.

 

Les fêtes de Noël compromises, pourquoi ne pas FÊTER plus tôt (plutôt) cet anniversaire dans l’intimité de votre maison, les yeux fermés, en écoutant cinq sonates du maître de Bonn par le pianiste québécois Pierre Jasmin, formé en Autriche par de grands interprètes beethovéniens [1], grâce à l’aide de Pierre Péladeau et du Conseil des Arts du Canada ?

Cette publicité devait sortir le 16 décembre 2020 pour des enregistrements assurés par le technicien de son Louis Morneau et achevés en novembre au studio Esmonde-White sur piano neuf pieds Yamaha CFIII; la pandémie a hélas empêché la livraison à temps de ce double CD à la pochette de carton recyclable aux textes unilingues, hormis les mots d’usage musical en italien et en allemand.

Où se le procurer ?

Les modalités de vente de ce produit culturel d’un de nos collaborateurs appréciés qui vous attendrait normalement au local de l’Aut’Journal au 4270, boulevard Saint-Laurent, bureau 204, Montréal, H2W 1Z4, au bas prix de 20 dollars (taxes comprises), attendu la fermeture des bureaux (la culture et l’information de gauche jugées non essentielles !), vous est accessible en respect des mesures de confinement, en communiquant avec Louis au 514-843-5236 (courriel info@lautjournal.info) pour une livraison chez vous, avec un supplément fixé selon votre situation géographique. Il va sans dire que le pianiste accorde aussi le tarif du prix coûtant aux membres des Artistes pour la Paix pour qu’ils soient plus riches de 6 dollars par commande.

L’art qui guérit

beethoven-sonatesLa musicologue et directrice du département de musique de l’UQAM Hélène Paul qui avec Claude Dauphin commentait en 2003-4 les concerts par le pianiste Jasmin des 32 sonates de Beethoven au Centre Pierre-Péladeau, a ainsi loué l’interprétation par le pianiste de l’opus 110 qui clôt le 2e CD : Beethoven, musicothérapeute, celui qui guérit par la musique, quelle juste et merveilleuse association proposée par Pierre Jasmin. La puissance curative de cette musique atteint le corps, l’esprit et l’âme, à la mesure de la dimension universelle qu’elle englobe. 

La poète Louise Warren révèle ce pouvoir de guérir comme l’autre versant d’une réalité plus complexe : «  L’acte de créer consiste à donner forme à tout ce qui est possédé par cette poussée extraordinaire qui arrive dans la totalité de son chaos et dont l’artiste doit saisir une étincelle, un fragment. Cela se produit avec une telle ferveur, une telle violence, une telle attaque, une telle joie que l’objet du monde inévitablement arrive tendu, blessé et tremble encore, même sous d’épaisses ratures. Mais ces forces, justement parcequ’elles détiennent un pouvoir qui dépasse l’artiste, en arrivent à s’inverser. Ainsi, la blessure peut se transformer en un fabuleux instrument de création et guérir l’objet en l’enveloppant par les ressources du langage, par la matière, par d’autres forces qu’elle  engendre. Il en est de même pour tout ce qu’on approche intensément, intimement. Voilà comment la blessure tient en éveil l’écrivain. Cet éveil agit tel un faisceau lumineux. […] Prendre soin de la blessure, tel est le rôle du poète, de l’écrivain, de l’artiste. »

Par hasard, Nathalie Bondil renforce ce propos, sans connaître ce projet ni mon parcours de directeur du département de musique qui avait engagé ses deux premiers professeurs en musique populaire et en musicothérapie: « Très heureuse de constater que les « prescriptions médicales muséales » que nous avions créées avec l’Association des Médecins francophones du Canada au Musée des beaux-arts de Montréal soient citées pour leur innovation dans le livre du neurologue Pierre Lemarquis, préfacé par Boris Cyrulnik « L’art qui guérit » (2020). Les neurosciences révèlent comment le cerveau et le corps entrent en résonance avec la création artistique sous toutes ses formes. La culture est nécessaire à notre mieux-être, et ce plus que jamais en ces temps de pandémie… »

L’amour du pianiste pour les sonates de Beethoven

Vingt-sept ans d’enseignement à l’UQAM et sur trois continents, ainsi que trente-six ans d’engagement comme Artiste pour la Paix, m’ont conduit à ce récital d’abord inspiré par un séjour d’études de quatre années dans la campagne viennoise, proche des vignobles de Heiligenstadt où Ludwig avait l’habitude de se promener, beau temps, mauvais temps. Les œuvres choisies de ce double CD parcourent les indissociables cheminements artistique et humain de Beethoven, depuis ses vingt-quatre ans (opus 2) jusqu’à sa cinquante-deuxième année (opus 110). À travers une évolution psychologique et esthétique radicales, son destin d’acharnement trouve un aboutissement, non plus dans les rares happy ends des finales de jeunesse, mais bien dans les éclatantes victoires morales de ses dernières œuvres de forme-sonate, y compris la 9e symphonie. Moral, avais-je écrit, et pourtant en France du XVIIIe siècle, les curés interdisent en chaire à leurs ouailles la fréquentation de la sonate, cette créature germanique immorale aux passions exacerbées prônant, au lieu du rapport traditionnel de soumission, le dialogue homme femme! Inutile de dire combien, même en France, les auditeurs, interprètes puis compositeurs seront tour à tour fascinés par cette forme-sonate qui cherche cohésion et unité à travers ses antagonismes de tempi des premier et dernier mouvements d’une part (allegro, vivace, presto…) et des mouvements centraux d’autre part (largo, andante, adagio, scherzo ou menuet). Elle confronte la stabilité du majeur et l’instabilité du mineur, le masculin des thèmes principaux et finaux et le féminin des autres passages, l’humour des pizzicati et la caresse des legati, la brusquerie farouche des sforzandi et la sérénité des pianissimi, le vigoureux sens actif de direction que Beethoven imprime à ses commencements et à ses développements animés de l’abspaltung, en rapport intime avec le gracieux lyrisme méditatif de ses adagios ou la nostalgie de certaines de ses codas. Ludwig van Beethoven réitère à la fin de sa vie la question Hört Ihr wohl (entendez-vous bien?), en double ironie, d’abord envers lui-même, déjà sourd comme un pot, puis envers généraux et aristocrates sourds à son message de paix, TELS NOS DIRIGEANTS ACTUELS SOURDS À LA SOUFFRANCE ÉCOLOGIQUE DE LA PLANÈTE. Pour sa Fantaisie pour piano, chœur et orchestre opus 80 – interprétée par le pianiste lors de l’inauguration des célébrations du cinquantenaire de l’UQAM le 24 avril 2019 -, Beethoven commande à son ami poète Kuffner, les vers suivants qui célèbrent son optimisme agissant de véritable Artiste pour la Paix :

Paix et joie (Fried und Freude !) s’accordent.
La nuit et la tempête deviennent lumière
et tout un chœur d’esprits retentit.
Ô vous belles âmes, acceptez de l’art
les dons remplis de joie.
Lorsque s’unissent l’amour et la force,
l’humanité se voit récompensée par la faveur des dieux.


[1] Passionné de Beethoven à l’instar de ses maîtres Paul Loyonnet, Dieter Weber, Friedrich Gulda et Wilhelm Kempff, Pierre Jasmin interprète ses 32 sonates + variations et bagatelles en 17 récitals au Centre Pierre-Péladeau qu’il fonde grâce à son mentor. Débutant à 5 ans à la télévision de Radio-Canada avec une sonatine de Beethoven, il en a joué la Fantaisie chorale et les 5 concertos, le 3e inaugurant la 1ère saison de l’Orchestre Métropolitain à la Place des Arts. Son Beethoven guerre et paix, avec hommage du poète Fernand Ouellette aux jeunes martyrs antinazis de la Rose Blanche, est invité à Munich par le musicologue William Kinderman. Ses Bach, Chopin et Schubert (gravés sur DC) sont aussi applaudis à Amiens, Budweis, Dubrovnik, Leningrad, Lhassa, Los Angeles, New York, Paris, Prague, Taipei, Zagreb et dans les cinq provinces principales du Canada, concerts en partie relayés sur CBC, CFCF, Czech National TV, ÖRF, Radio-Canada, Télémédia, Télévision Quatre-Saisons, TVA, TV5, Télé-Québec et Canal Savoir.

Ses 7 diplômes – Université de Caen (baccalauréat série philosophie), McGill (licentiate & bachelor of music, médaille d’or), Londres (Associate of the Royal College of Music), Los Angeles (USC–Master/musical arts), Vienne (Konzert Diplom) et Moscou (Conservatoire, « aspirant » de Neuhaus) le forment à enseigner à l’Université Queen’s (Ontario) et à l’Université du Québec à Montréal dont il devient professeur titulaire, élu 7 ans représentant de la Faculté des arts à la Commission des Études.

Président d’honneur des classes de maître de Bohême du Sud où il joue et enseigne quatorze étés, porte-parole depuis trente-six ans des Artistes pour la Paix et membre des Conférences internationales Pugwash sur la science et les affaires mondiales, il a l’honneur de jouer pour les Maires pour la Paix de Hiroshima, MM Hiraoka et Akiba et d’être invité à rejoindre la caravane de paix IDRIART 1993 au Tibet et sa Flottille de Paix 1994 en Croatie-Slovénie. Pour l’exact 200e anniversaire de Chopin, à l’invitation de la gouverneure générale Michaëlle Jean, Jasmin donne un récital d’études et de ballades au Rideau-Hall en présence du roi de Norvège et de l’ambassadeur de Pologne.

Ses Notes d’espoir d’un joueur de piano sont publiées aux éditions Triptyque (2007, 267 pages) et son texte percutant Militarismes, rédigé sous la direction du professeur Pierre Beaudet, paraît en août 2019 comme chapitre d’Enjeux et défis du développement international (Presses de l’Université d’Ottawa). Il contribue enfin à plusieurs hommages écrits : Stanislav Neuhaus (Moscou 1988), Simonne Monet-Chartrand (1993), Ivo Pogorelich (7 DGG-Universal 1992-2005), Pierre Dansereau (l’espoir malgré tout, aux Presses de l’Université du Québec 2017) et Noam Chomsky (hommage rendu par Normand Baillargeon, Québec-Amérique 2018). Il organise divers événements pour mieux faire connaître les missions de paix de l’ONU, surtout le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (2020-21).


Diverses critiques musicales

Un souffle poétique animant une profonde réflexion, un don extraordinaire d’éloquence avec le pouvoir de magnétiser l’auditoire.

Ilinca Dumitrescu – La Vie Roumaine, Bucarest 1994.

Motricité fulminante, intelligence en éveil, virtuosité stupéfiante.

Walter Dobner, Die Presse, Vienne 1976.

Suite à la diffusion en Allemagne de la Flottille de Paix en ex-Yougoslavie (le Point, SRC), le titre « Bach & Beethoven ont remplacé le bruit des fusils & des canons » incite les touristes allemands à retourner en Croatie.

Bild Zeitung (tirage alors de 3 millions), Berlin, automne 1994-

Ses récitals restent dans la mémoire des auditeurs des festivals passés comme des cathédrales gothiques. Son sens prodigieux de la construction globale de l’œuvre à laquelle il subordonne tous les détails pourtant finement ciselés explique sa préférence pour les concerts monothématiques épousant sa vision monumentale de l’œuvre.

Dr Gabriel Svejda, musicologue tchèque directeur de la Budweis Fest 1995.

Si on se range du côté du pianiste canadien, de son interprétation radicale, émotionnelle sans scrupules, les sonates de Beethoven deviendraient des psychodrames. (…) Le public de l’université [Ludwig Maximilian] fut impressionné. 90% ont pensé: quel exalté, ce Beethoven, mais en quelque sorte véritablement humain.

Johannes Rubner, Süddeutsche Zeitung, Munich, mai 2008.

Pierre Jasmin ? Δ♫♠!, ?,‼, ##*ᆅ≠☜ポΔ♫♠>]∜ڜ

Claude Gingras, LA PRESSE, Montréal, presque annuellement de 1980 jusqu’à sa mort.

Après le bicentenaire de la mort de Wolfgang Amadeus Mozart en 1991, on croyait avoir tout dit, tout vu et tout entendu. C’était sans compter l’apport du pianiste et professeur Pierre Jasmin [intégrale des sonates + variations + fantaisies en neuf récitals-midi puis en cinq concerts du soir] qui jette un autre éclairage sur la vie et l’œuvre du prodige.

Guy Marceau, LA PRESSE, Montréal, lundi 29 janvier 2001.

Ce pianiste a été moulé dans la distinction. Tout ce qu’il entreprend a une visée humaniste. Il faut l’entendre dans ces 14 préludes et fugues de J.-S. Bach (CD UQAM). Saluons bien bas la démarche d’un artiste inspiré !

Daniel Rolland, ICI, avril 2003.

Habité par l’univers beethovénien (…), Pierre Jasmin n’est pas seulement un interprète siégeant dans la tour d’ivoire de son talent, il est un artiste qui s’implique politiquement, un être humain vivant avec les autres et qui veut améliorer leur sort.

Dominique Olivier, VOIR, Montréal, 1996.

 

 

 

1 Commentaire

  1. Pierre Jasmin Pierre Jasmin
    18 janvier 2021    

    Un grand merci aux Artistes pour la Paix pour ce coup de main à un enregistrement qui participe de manière beethovénienne à tous les articles de paix active auxquels je contribue depuis bien des années.
    J’exprime aussi une dette envers l’ingénieur de son québécois Louis Morneau et sa technique de True Sound Mastering rendant justice à mes efforts d’interprétation. Merci aussi à ma famille complice, en particulier à ma fille Florence qui m’a accompagné avec son appui moral dans deux des trois séances de prise de son.
    Deux derniers saluts à Oliver Esmonde-White pour son piano YamahaCFIII et son studio, ainsi qu’à l’UQAM avec sa généreuse pension de retraite.

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