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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

L’avènement simultané de trois femmes autochtones

Avec Pierre Jasmin

Aujourd’hui 9 juillet 2021, la première autochtone nommée ministre de la Justice du Canada, Jody Wilson-Raybould, qui démissionna du gouvernement libéral sur une question de principe due à l’affaire SNC-Lavalin, annonce son retrait de la vie politique et « d’un Parlement devenu toxique », peu de jours après la démission de l’ex-ministre de l’Environnement Catherine McKenna; on serait tenté de désespérer, d’autant plus que nous avons relaté le 20 juin la démission de la toute jeune député NPD du Nunavut, Mamilaq Qaqqaq [1], proférant de semblables accusations à l’endroit de la Chambre des Communes.

Mais en moins d’une semaine, trois nominations (et même quatre, avec madame Deer) montrent la résilience du matriarcat autochtone en Amériques.

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Nommée gouverneure générale du Canada, première personne autochtone à assumer ce rôle, Mary Simon se tourne vers le premier ministre Trudeau au Musée canadien de l’histoire à Gatineau, au Québec, le mardi 6 juillet 2021. Photo Sean Kilpatrick/Radio-Canada.

1Quoiqu’inquiets de sa non-connaissance de la langue française qu’elle a promis d’apprendre à un mois de ses 74 ans ([2]!?), Les Artistes pour la Paix se réjouissent néanmoins de la nomination de madame Mary Simon, comme gouverneure générale du Canada. En 1992, elle avait reçu l’Ordre du Québec, organisme qui la présente comme suit :

Née à Kangiqsualujjuaq, au Nunavik, le 21 août 1947, Mary Simon a été présidente de la Conférence circumpolaire inuite, qui représente les 115 000 Inuites et Inuits du monde entier, répartis dans quatre pays : le Canada, les États-Unis (en Alaska), le Danemark (au Groenland) et la Russie (en Sibérie). Un statut d’organisme non gouvernemental a été attribué à la Conférence circumpolaire inuite par les Nations Unies en 1983. La Conférence s’intéresse aux droits de la personne, aux questions environnementales, à la paix et à la sécurité. Grâce au leadership de Mme Simon, la Conférence est connue mondialement pour ses travaux, notamment dans le domaine de l’environnement du Grand Nord. À titre de présidente de la Société Makivik, Mme Simon a assuré la mise en œuvre de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, une première dans le domaine des revendications territoriales des Autochtones. Au plan international, elle a largement contribué aux différents travaux et activités de divers organismes des Nations Unies, dont le Bureau international du travail, le Programme des Nations Unies pour l’environnement et la Commission des droits de l’homme. En maintes occasions, Mme Simon a promu le respect des droits du peuple inuit, la mise en valeur des régions arctiques et l’établissement d’une zone de paix dans l’Arctique. On dit d’elle que, d’une manière efficace, elle a créé un pont entre le Nord et le Sud du Québec.

2Une autochtone du Nord de l’Ontario vient d’être élue par ses pairs du Canada, cheffe de l’APN, nous inspirant davantage de confiance qu’une gouverneure générale non élue. Elle jouira d’importants soutiens, tels ceux du Yukon, de la grande cheffe Kahsennenhawe Sky Deer, devenue la première femme à la tête du Conseil mohawk de Kahnawake, ainsi que Nadia Robertson de Kanesatakeh et Ghislain Picard, chef des Premières Nations au Québec/Nitassinan.

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La nouvelle cheffe de l’Assemblée des Premières Nations, RoseAnne Archibald. Photo Facebook

Selon elles, RoseAnne Archibald aurait le fort caractère (même trop, critique le Globe & Mail à peine quelques heures après sa nomination !!!) pour s’assurer que le gouvernement fédéral rende vraiment des comptes dans la mise en œuvre des recommandations de la Commission vérité et réconciliation et de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, y compris les victimes des pensionnats pour Autochtones.

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La Mapuche Elisa Loncón élue présidente de la Convention constitutionnelle du Chili. Photo: twitter.com / ElisaLoncon

3Enfin, signalons qu’une femme Mapuche, Elisa Loncon, a été élue présidente de la Convention constitutionnelle du Chili en un moment historique pour la démocratie d’un pays martyrisé depuis le coup d’état du général Pinochet renversant le président Allende en 1973. Claudia Aranda écrit le 8 juillet 2021 dans Pressenza.com que la professeure récompensée par des diplômes universitaires de plusieurs pays :

Elisa Loncón, accompagnée de l’autorité spirituelle ancestrale, Machi Francisca Linconao, est montée sur l’estrade pour parler au pays. Là, devant tout le monde, y compris les membres de l’élite politique du parti au pouvoir qui ont toujours traité les Mapuches comme des criminels ou des parias et des êtres humains de deuxième ou troisième classe, la nouvelle présidente de la Convention constitutionnelle qui rédigera une nouvelle Magna Carta pour le Chili, la première vraiment démocratique et largement participative de toute l’histoire républicaine du pays, s’est adressée non seulement aux membres de la Convention, mais à tout le pays et au-delà, avec des mots pleins d’émotion qui ont fait s’effondrer chacun des paradigmes de ce système néocolonialiste et néolibéral, égoïste et inhumain, pour laisser place à un cadre absolument différent qui parle d’égalité, de respect, de durabilité, de liberté, de reconnaissance, de justice et de vérité, parmi de nombreux autres principes sur lesquels l’espoir collectif rêve de construire un nouveau Chili.

Mais ce n’est pas seulement un rêve qui s’arrête à nos frontières, car, comme l’a dit l’autorité Mapuche, ils sont un peuple indigène solidaire, et c’est ainsi que leurs paroles ont montré la solidarité avec les peuples autochtones du Canada face à l’horreur qu’ils ont affrontée avec cette vérité du colonialisme et de la mort qui laisse le monde stupéfait alors que les corps d’enfants abusés dans ce pays se comptent par milliers et que des églises brûlent dans les flammes. Exprimant « NOTRE SOLIDARITÉ POUR LA SOUFFRANCE DES PEUPLES AUTOCHTONES DU CANADA », elle a terminé par un intense plaidoyer POUR

les droits de nos nations autochtones,
les droits des régions,
les droits de la terre mère,
les droits à l’eau,
les droits des femmes et de toute la diversité sexuelle,
enfin, pour les droits des enfants.

Quant à nous, on croira que le Canada aura changé quand sa nouvelle gouverneure générale s’adressera en public à la télévision avec des paroles aussi fortes.


[1] Notre article du 20 juin : lire la fin de l’article http://www.artistespourlapaix.org/?p=20411

[2] Patrick Lagacé en fait le sujet de son excellente chronique : https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2021-07-10/encore-une-fois.php

1 Commentaire

  1. Odette Bougie Odette Bougie
    2 septembre 2021    

    J ai bien lu pour Mme Simon, sa nomination.
    Je lui souhaite beaucoup de courage dans son apprentissage de la langue francaise !
    Comme j ai du apprendre la langue anglaise par les livres (beaucoup), je lui conseille de lire des livres faciles d abord (pour enfants et ado, si besoin est), et leur traduction.
    Il faut aussi persister.
    Courage !

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26 septembre 2022 : Événement Nourrir la paix à Rosemont.
17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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