Frédéric Back expo jusqu’au 8 mars
L’HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES : UN RÉCIT IMMERSIF
Pendant la semaine de relâche, l’entrée est GRATUITE pour les 12 ans et moins 🎉
Profitez-en ! L’exposition ferme ses portes le 8 mars.

Pour la semaine de relâche, emmenez vos plus jeunes admirer cette exposition qui rend le plus beau des hommages artistiques à la nature en salles des 7 doigts de la rue St-Laurent un peu au sud de Sherbrooke à Montréal. L’expo rend hommage au plus grand (dixit un héritier de Walt Disney) cinéaste d’animation, le peintre et réalisateur québécois Frédéric Back.
De passage à Montréal le 19 février, Marion Bellin a ouvert à Pierre Jasmin les portes de cette exposition immersive magique qui célèbre magnifiquement notre espoir en le pouvoir de l’eau et des arbres qui régénèrent la nature, selon la nouvelle de Jean Giono, alors que hélas presque tous les gouvernements du monde tournent le dos à l’ONU garante de l’eau.
Nos prochaines lignes rappelleront notre hommage 2010 à celui qui fut sans conteste le plus grand de nos ARTISTES POUR LA PAIX et à qui Laure Waridel, co-fondatrice d’Équiterre et future professeure à l’UQAM, avait rendu hommage en tant qu’artiste pour la paix, comme elle le refera lors d’une cérémonie funèbre à la Place des Arts en 2014.
Frédéric Back a mis quatre ans à réaliser les dessins de son film d’animation L’homme qui plantait des arbres. La narration du film confiée à Philippe Noiret reprenait une nouvelle de Jean Giono. « Friedrich, lui avait dit Pierre, mon frère Claude a consacré ses années soixante à une thèse à l’Université d’Aix-en-Provence sur Giono, ayant tout lu comme moi Giono, dont la sagesse pacifiste inspire, tout comme celle de l’écrivain qui lui est contemporain, Albert Camus; c’est donc en connaissance de cause que je peux affirmer que vous, Frédéric Back, avez réussi un chef d’œuvre à la fois personnel et totalement respectueux de l’esprit du chantre de Manosque, une leçon pour tous les interprètes que vous nous avez donnée là. Nous souhaitons vous remercier en vous offrant aujourd’hui deux textes de la poète Louise Warren, Le livre des branches et Un seul arbre, consacrés au peintre français d’origine hongroise Alexandre Hollan, qui peint et dessine depuis plus de quarante ans, chaque été, des oliviers et des chênes, souvent les mêmes, dans sa garrigue de L’Hérault. »
Chers amiEs,
Je considère comme un privilège d’être membre des Artistes pour la Paix et d’être ainsi associé à un groupe qui répond à un réflexe naturel en lui donnant une dimension d’influence qui puisse faire contrepoids à des pouvoirs capables de tant de gestes primitifs et destructeurs. Je suis réconforté en étant des vôtres, puisque vous représentez les sentiments les plus nobles, les plus valeureux et les seuls pour contrer l’inexplicable instinct de destruction dont l’humanité n’arrive pas à se débarrasser.
C’est avec émotion et reconnaissance que je suis avec vous pour célébrer une autre année d’actions de paix, dans un monde de contradictions, d’envies et de rapacité, où l’amour et la paix sont continuellement à rebâtir en nous, autour de nous et à l’échelle de la planète. L’art pour la paix est un magnifique emblème qui ne connaît pas de frontières ni de repos. Tout le monde cherche éperdument le bonheur et la paix, mais on ne peut les obtenir qu’au prix de la générosité. Vous faites merveilleusement votre part et de façon inspirante, exemplaire!
Amicalement,
Bach, Friedrich ou en allemand et en alsacien, « ruisseau riche de paix » !
Notre hommage en 2010 était le troisième offert après celui offert en 2009 à deux fondateurs-clé des Artistes pour la paix, Raoûl Duguay et Gilles Vigneault.
Un fil artistique relie Friedrich à Paul-Émile Borduas à qui il succède comme prof à l’École du Meuble, et en 1959 c’est à Gilles Carle qu’il succède au studio des Arts Graphiques de Radio-Canada. En 1961, à l’ONF, le producteur Fernand Dansereau et le jeune cinéaste Denys Arcand lui demandent une centaine d’illustrations relatives à Samuel de Champlain : Frédéric Back entreprend alors des recherches approfondies pour livrer des Amérindiens authentiques, au lieu des gravures traditionnelles qui les affublent de costumes fantaisistes. Puis ce sont les extraordinaires films d’animation qui se succèdent : Taratata, qui dénonce en 1975 le progrès industriel au détriment des écosystèmes et Crac!, dont un plan dénonce la dangerosité de la centrale nucléaire Gentilly 1 (exposé au jour de la création du collectif Sortons le Québec du Nucléaire en 2008), son deuxième film à être en nomination pour un Oscar …qu’il remporte! Nos amis de la coalition Eau-Secours se souviennent tous du Fleuve aux grandes eaux, un film épique en défense du Saint-Laurent agressé par la pollution.

De g. à dr. : feue Hélène Pedneault (Hommage posthume 2010), Frédéric Back (Hommage 2010), P. Jasmin, Marie-Claire Séguin AplP1996, Daniel-Jean Primeau, Chloé Sainte-Marie AplP2009, Marguerite Blais, Dany Laferrière, Pascale Montpetit AplP2010 et Louise Warren

Photo Robert Dupuy – Le 3 mai 2010, à l’occasion du lancement de la session du Traité de non-prolifération (New-York – ONU), à Montréal au Centre Pierre-Péladeau, un concert Chopin réunissait sur scène l’ex-chancelier Pierre J. Jeanniot, la jeune artiste Jenna-Dawn McLellan qui offre à Murray Thomson une lithographie extraite du film L’homme qui plantait des arbres de Frédéric Back, présent sur scène pour offrir son œuvre.

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