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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Un monde en manque de « reliance »

Dans Le Devoir du 10 novembre, Maria Dakli soulève une question fondamentale sur le plan de l’éthique qu’elle nomme « l’apathie occidentale face à l’autre » ou le déficit dans la conscience d’appartenir à une « même communauté internationale », ce qui correspond, écrit-elle, à « un coma végétatif sélectif. » En d’autres termes, elle met en exergue le fait que nous vivons dans l’insouciance ou l’indolence devant les catastrophes du monde, qu’il s’agisse des guerres, de l’urgence climatique ou de la misère des peuples.

Si nous pensons et agissons ainsi sans nous sentir responsables ni liés aux autres (ce que le philosophe et éthicien Edgar Morin appelle la « reliance »), qui sont partie intégrante de l’humanité tout comme nous, nous développons une disposition à tolérer facilement la destruction et la violation de l’autre, surtout si on nous le présente comme une menace ou une atteinte à nos croyances.

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Le philosophe et sociologue français Edgar Morin au Siège de l’UNESCO à Paris lors d’une cérémonie soulignant son 100e anniversaire, le 2 juillet 2021. Photo: Bertrand Guay AFP

Dans son traité sur l’éthique (La méthode 6 : Éthique publié au Seuil), Edgar Morin rappelle que le sens de « l’éthique pour autrui nous demande donc d’abord de ne pas rejeter autrui de l’humanité ». Ne retrancher personne de l’humanité est un principe éthique premier, poursuit-il. « Ce principe nous demande non seulement de ne pas traiter l’autre comme objet, de ne pas le manipuler comme instrument, mais de ne pas non plus le mépriser ni de le dégrader comme sous-humain. »

Devant les conflits armés, la pensée collective actuelle va tout à fait dans le sens contraire. Au lieu de rechercher la paix avec l’autre, nous nous acharnons à promouvoir son élimination et la destruction de son environnement sans nous demander quelle est la part de nos responsabilités dans tel ou tel conflit.

Ainsi, actuellement, en mettant en opposition l’appui populaire massif aux positions de l’OTAN en Ukraine à l’indolence face aux autres conflits armés, notamment la guerre de l’Arabie saoudite au Yémen, force est de constater que l’opinion publique, comme le mentionne Mme Dakli, est malléable selon les intérêts des pays occidentaux dominants qui se définissent comme défenseurs de la démocratie et de la liberté aux yeux du monde. Entre les lignes, il faut comprendre que les exigences de la domination et de la croissance économiques priment toutes les autres considérations.

Depuis la nuit des temps, les élites politiques savent qu’il suffit d’agiter le gonfalon de la peur et celui de la menace de l’autre ou encore celui de perdre ne serait-ce qu’un minime pourcentage de nos facilités matérielles pour susciter l’adhésion inconditionnelle à la nécessité de faire la guerre dans l’irresponsabilité et l’insouciance générale.

Cette ligne directrice explique que, dans les conflits en cours sur la planète, le Canada ne se lève jamais pour dire : c’est assez, nous prenons la responsabilité de contribuer à bâtir la paix, de promouvoir des médiations et des négociations, de cesser la vente d’armes à des pays faiseurs de guerres (pensons au scandale de la vente des « Jeeps » canadiens à l’Arabie saoudite, pays qui dirige la guerre au Yémen).

jacob-14nov2022Au contraire, on fait constamment appel à l’esprit guerrier pour promouvoir la nécessité de la guerre. Les chantres de la résignation aux diktats de nos intérêts clament haut et fort qu’il n’y a aucune autre option que la guerre « obligée ». Devant les catastrophes, la propagande travaille les esprits en vue de susciter l’adhésion inconditionnelle à la laideur et à l’esprit de destruction de la guerre plutôt qu’au respect des autres peuples et de la nature sous tous les aspects.

En somme, comme le rappelle Edgar Morin : « Notre civilisation sépare plutôt qu’elle ne relie. Nous sommes en manque de “reliance”, et celle-ci est devenue un besoin vital : elle n’est pas seulement complémentaire à l’individualisme, elle est aussi réponse aux inquiétudes, incertitudes et angoisses de la vie individuelle. […] La “reliance” est un impératif éthique primordial, qui commande les autres impératifs à l’égard d’autrui, de la communauté, de la société, de l’humanité. » Cet impératif s’appelle la responsabilité à l’égard du monde de l’autre, qui est aussi notre monde.

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Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

Nos actions récentes

20 novembre 2022 : Lettre à la ministre Mélanie Joly : Négociez avec la Russie !
26 septembre 2022 : Événement Nourrir la paix à Rosemont.
17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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