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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Solidarité avec les femmes Wet’suwet’en

Izabella Marengo est vice-présidente des Artistes pour la Paix.

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Une cheffe matriarcale wet’suwet’en arrêtée lundi et libérée de prison le lendemain a chanté avec trois consoeurs : GRC dehors, CGL dehors ! Pas de consentement, pas de pipelines !

Le 25 juin 2018, la nouvelle et sympathique commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Brenda Lucki, avait transmis les excuses de son organisation aux familles des femmes autochtones disparues ou assassinées et promis de travailler à améliorer les relations entre le corps de police et les communautés des Premières Nations. Lors de son témoignage à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, la commissaire s’était excusée aux familles pour toute la douleur qu’elles ont ressentie après le décès ou la disparition de leurs proches. Elle s’est aussi dite désolée que la GRC n’ait pas été à la hauteur pendant «cette période horrible de (leur) vie. La GRC aurait pu faire mieux et elle fera mieux à l’avenir », a-t-elle assuré.

Le moins qu’on puisse dire est que la GRC a démontré une très grande maladresse et une résurgence d’attitude colonialiste par leurs arrestations et par leur invasion du territoire wet’suwet’en (lire l’article de P. Jasmin). Car le matriarcat de la petite nation avait érigé une fragile exposition de robes rouges symbolisant le souvenir des filles et des femmes disparues et assassinées. Après que la GRC eut tassé cette évocation symbolique pour pénétrer en territoire wet’suwet’en en déchirant certaines robes, des femmes de la petite nation se sont exclamées suite à leur séjour en prison : le colonialisme patriarcal canadien continue en 2020 et la réconciliation est morte. Décolonisons le Canada !

robes_rouges_wetsuweten

Photo: The NARWAHL

Rappelons que l’artiste qui a peint le symbole wet’suwet’en, Christi Belcourt, est aussi la coordonnatrice de Walking With Our Sisters, qui honore les femmes assassinées ou disparues. Son œuvre célèbre Giniigaaniimenaaning (Looking Ahead) commémore les survivantes des écoles résidentielles, leurs familles et leurs communautés. Le 10 février, la GRC a encore arrêté les matriarches Unist’ot’en Freda Huson (Cheffe Howihkat), Brenda Michell (Cheffe Geltiy) et la psychologue Dr. Karla Tait lors d’une cérémonie évoquant leurs ancêtres et rappelant les liens indissociables entre les viols des femmes autochtones et le viol de leurs terres.

D’autres défenderesses arrêtées, incluant Victoria Redsun (Denesuline), Autumn Walken (Nlaka’pamux) et Pocholo Alen Conception, l’une d’elles a rappelé le souvenir douloureux d’une membre de sa famille disparue à jamais, que la GRC avait recherchée pendant quatre jours, pour ensuite s’en désintéresser, alors qu’elle et des amies avaient fouillé nuit et jour sans matériel pendant une semaine au mépris de leur propre santé. Et aujourd’hui, ajoute-t-elle avec une rancœur compréhensible, la GRC déploie des forces considérables pour « protéger » des installations d’énergie fossile. Et en constatant l’empressement des politiciens économiques à faire de même, on conclut que notre société est malade de capitalisme et de manque de compassion.

Si les Artistes pour la Paix n’appuient que les manifestations légales sans violence, ils excusent les autochtones de crier leur désespoir et de résister, quand on les agresse dans leurs terres ancestrales.

 

2 Commentaires

  1. Patrice Bellavance Patrice Bellavance
    14 février 2020    

    Difficile decomprendre Trudeau qui dépense des milliards en armements et pour un pipeline . Mais n’arrive pas a s’entendre avec les autochtones . Il aurait été mieux de commencer par s’entendre avec eux . Ça va être la même chose si l veux passer un pipeline au Québec . Il est mieux de s’entendre avec nous avant et si on en veut pas et bien de ne pas le faire le con …

  2. Renaud Blais Renaud Blais
    18 février 2020    

    Je crois que « nos protecteurs de l’Économie » n’ont encore rien vu…
    Nous vivons un moment où les Premiers peuples on « une poignée » pour tenir le gouvernement canadien sur la défensive, comme jamais ils en ont rêvés…
    Je n’ai pas très confiance en notre premier ministre « en culottes courtes », pour s’élever…
    Son plus grand devoir devrait être de convaincre « nos protecteurs de l’Économie » carburants à la croissance infinie…
    Développez plutôt vos compétences vers la DÉCROISSANCE.

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