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Activités de nos membres






Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Pétition à la ministre Freeland

Le conseil d’administration des Artistes pour la Paix réuni le 7 mars sous la présidence de domlebo et augmenté de Judi Richards et des cinéastes Martin Duckworth (APLP2002) et Malcolm Guy (à qui ont été confiées les feuilles dûment signées), a vu chacun de ses membres présents endosser la PÉTITION suivante, rédigée par le Réseau de solidarité Kurde de Montréal le 2 mars dans les locaux d’Alternatives (merci à Michel Lambert !) :

Madame la Ministre des Affaires extérieures

Considérant que les populations turque et kurde vivent sous le régime militarisé et autoritaire du Président Récep Tayyip Erdoǧan suite au coup d’état de l’été 2016

Attendu l’état policier imposé ayant suivi qui a procédé à des arrestations ciblant près de 100 000 fonctionnaires dont 46 274 sont encore en détention en attente de leur procès (notamment 37 000 enseignants, 4000 juges, procureurs de la poursuite et avocats), 2500 journalistes, plus d’une centaine de co-maires et de députés, une dizaine de milliers d’universitaires, artistes et syndicalistes

Considérant que la Turquie a lancé des attaques militaires contre les populations kurdes en Syrie et en Irak, et même à l’intérieur des frontières turques, malgré le fait que ces forces kurdes étaient engagées dans la résistance contre DAECH (ISIS ou Armée Islamiste)

Nous, soussignés citoyens (ou résidants) du Canada
prions le Gouvernement du Canada

1- d’intervenir fermement auprès du gouvernement turc pour qu’il respecte les droits de l’homme en suspendant les arrestations arbitraires et les traitements inhumains envers ses citoyens turcs et kurdes

2- de prier Ankara de libérer le leader kurde, Abdullah Öçalan, emprisonné depuis 1999 dans le pénitencier insulaire d’Imrali

3- d’exiger l’arrêt immédiat des attaques de l’armée turque contre des Kurdes, en Turquie, en Syrie et en Irak

En outre, nous souhaitons que dans les meilleurs délais l’Honorable Chrystia Freeland, ministre des Affaires extérieures, rencontre des représentants du Réseau de solidarité Kurde de Montréal, dont deux membres reviennent tout juste d’une deuxième mission de paix à Diyarbakir et Istanbul (février 2017).

Ces deux membres, Dimitri Roussopoulos (ancien v-p APLP) et Nathan McDonnell des éditions Black Rose Books, ont raconté leur voyage avec diaporama photographique dès leur retour le 1er mars. Leurs discussions ont porté « sur la délégation internationale de paix et mission d’enquête auxquelles ils ont participé, sur la solidarité à propos de la société civile turque, le mouvement kurde et sa vision d’une Turquie et d’un Moyen-Orient démocratique, décentralisé, féministe et écologique » (voir nos articles [1]).

« En Turquie, poursuivent-ils, le gouvernement du président Erdogan est dans une frénésie paranoïaque de répression de la société civile et du mouvement kurde. Depuis l’échec du coup militaire de juillet 2016, il a arrêté plus de 100 000 personnes, dont des journalistes, des universitaires, des artistes, des enseignants, des syndicalistes, des militants et même des politiciens nationaux. Parallèlement, il mène une guerre militaire contre les Kurdes, soutient Daesh et a pénétré la Syrie, se mêlant à la guerre civile. Pourtant, le Canada, un allié de l’OTAN en Turquie, garde le silence sur ces violations des droits humains. »

Leur prochaine conférence aura lieu à l’Université Concordia le 23 mars prochain (voir les détails en cliquant ici).

Il est important qu’on entende ces deux observateurs, alors que nos médias gardent aussi « le silence sur les violations des droits humains » : le seul article paru dans LA PRESSE dans le dernier mois est cet article terriblement confus par Philippe Tesceira-Lessard en page A14 (samedi le 11 mars) qui s’émeut des Kurdes seulement à cause de la possibilité qu’une extrême-gauche de collaboration rentre au pays avec une expertise militaire et un potentiel terroriste qui menaceraient l’OTAN et la Turquie : bref, les victimes érigées en potentiels terroristes !!! Infâme procédé alors qu’on peut aisément constater la « paranoïa » du président turc qui, craignant de perdre son référendum qui lui accorderait des pouvoirs dictatoriaux, a traité successivement les gouvernements allemands et hollandais de « nazis » parce qu’ils ne facilitent pas l’accès de leurs travailleurs turcs (qui ont droit de vote dans leurs ambassades) à la propagande gouvernementale à la sauce Erdogan.

Pierre Jasmin, v-p APLP et membre du Réseau de solidarité Kurde de Montréal, a déjà contacté Hélène Laverdière (NPD) et écrit présentement une lettre à la ministre Freeland pour l’alerter sur l’urgence de la situation en rappelant celle [2] du 20 septembre dernier écrite à son prédécesseur, l’honorable Stéphane Dion, après que nous ayons manifesté devant le bureau de comté du Premier ministre Trudeau [3]. S’est tenue récemment une fervente soirée de poésie avec deux personnalités de Radio-Canada, Philippe Laloux et Claudine Bertrand [4].


[1] http://www.artistespourlapaix.org/?p=12453, relatant le film de Zainê Akyol (ONF)

[2] Monsieur le ministre des Affaires mondiales,

Les Artistes pour la Paix, réunis à Montréal en assemblée générale annuelle le 12 septembre dernier en la salle Claude Robinson (UDA), y ont entendu les allégations sérieuses suivantes, exprimées par leurs amis Kurdes auxquelles notre site avait déjà prêté foi :

« Nous faisons appel à vous, en tant que citoyens canadiens très préoccupés par la situation de l’invasion turque en Syrie. Premièrement, nous sommes outrés que les journaux rapportent la nouvelle biaisée que l’invasion turque signifie la fin de Daesh, alors qu’en réalité nous avons amplement de preuves que Daesh jouit de la liberté de circulation à travers les frontières de la Turquie. Nous savons que le parti d’Erdogan cherche depuis déjà des décennies la purification raciale au sein de ses frontières et donc l’élimination des Kurdes, soit physiquement soit culturellement, en ayant aussi recours à l’emprisonnement. C’est sans doute pour cela que le gouvernement turc n’aime pas que les Kurdes du nord de la Syrie continuent de combattre Daesh avec succès en gagnant du terrain. Or, nos médias ne semblent rapporter que la version des communiqués de presse turcs, alors que la Turquie est entrée en Syrie pour y massacrer des Kurdes Syriens, sans même toucher à l’État islamiste. M. Dion, il est inacceptable que le Canada soit silencieux sur cet enjeu alors qu’il est le deuxième plus grand exportateur d’armes au Moyen Orient, alimentant des États qui violent les droits de la personne. M. Dion, nous vous prions d’agir dans le bon sens pour l’avenir de nous tous. »

Au moment où notre premier ministre ouvre chez nous la porte aux revendications des Premières Nations et accueille avec bienveillance des réfugiés syriens contrairement à la communauté européenne qui, sauf l’Allemagne et la Grèce, les a commodément relégués à la Turquie, il serait anachronique que votre ministère, sous prétexte d’entretenir de bonnes relations diplomatiques, feigne d’ignorer les exactions anti-démocratiques du président Erdogan, particulièrement envers les communautés Kurdes, établies tant à Rojava en Syrie qu’en Turquie même.

[3] http://www.artistespourlapaix.org/?p=11827

[4] http://www.artistespourlapaix.org/?p=12260

 

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