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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Manif pacifiste décimée à Ankara

Photo Agence France-Presse

Photo Agence France-Presse

Deux explosions causant une centaine de morts et plus d’une centaine de blessés samedi matin le 10 octobre ont frappé une manifestation pacifiste organisée par le HDP, parti de l’opposition principale, dont le chef est un démocrate kurde appuyé par des laïcs de gauche turcs. Selon Huffington Post, c’est le plus grand attentat terroriste jamais perpétré en Turquie.

Le Monde écrit : la double explosion s’est produite samedi matin à un carrefour du centre d’Ankara, la capitale turque, faisant au moins 30 morts et 126 blessés selon un premier bilan officiel communiqué par le ministère de l’intérieur [réévalué au triple de morts]. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réagi à la mi-journée en condamnant « fermement cette attaque haineuse contre notre unité et la paix de notre pays ». Les propos du président Erdogan confirment que c’est bien l’hypothèse d’un acte terroriste qui est privilégiée par les autorités, même si aucune précision sur le déroulement des faits n’a encore été rendue publique. Une enquête est en cours pour déterminer s’il s’agit là d’un attentat suicide.

On peut apprécier la formulation du Monde sur une hypothèse [évidemment] privilégiée par le gouvernement turc et les islamistes sont, évidemment, à soupçonner (ceux de Boko Haram ont causé le même jour une quarantaine de morts au Tchad, à la frontière du Nigéria). On sait que le gouvernement turc islamique, pressé d’agir contre l’État islamique par la coalition occidentale (vu que la Turquie est membre de l’OTAN et à ce titre, possède même des armes nucléaires), avait finalement le mois dernier bombardé des cibles en Syrie, mais en concentrant les tirs de son armée sur des cibles …kurdes. On sait aussi que les jeunes djihadistes canadiens (étudiants de Montréal, notamment) ont utilisé des vols vers la Turquie où des passeurs les ont complaisamment acheminés à la Syrie.

L’attaque à Suruç près de la frontière syrienne le 20 juillet dernier, qui avait fait 33 morts, avait aussi été imputée par le gouvernement turc à l’État islamique, sans que la police en ait retrouvé les auteurs. Raison pour laquelle le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a souhaité que les auteurs de l’attentat d’hier soient retrouvés au plus vite. Des manifestants se sont plaints de l’intervention musclée des forces de l’ordre les empêchant de venir en aide aux blessés. Bien sûr, avant de conclure à un complot gouvernemental turc (a-t-on trop vu le film Z  de Costa-Gavras?), il faut supposer que les policiers cherchaient à ce que la scène ne soit pas brouillée pour leur enquête. Bien sûr …? Le principal parti pro-kurde de Turquie a mis en cause le gouvernement. « Nous sommes confrontés à un État meurtrier qui s’est transformé en mafia« , a réagi le chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas. À Istanbul et dans plusieurs villes du sud-est du pays, des milliers de personnes ont conspué le gouvernement aux cris de « Erdogan meurtrier » et « la paix l’emportera ». Des manifestations prokurdes similaires se sont déroulées en Europe, notamment en France, en Allemagne et en Suisse.

Un Kurdistan indépendant pourrait regrouper 44 millions de personnes, 7 en Iran et 5 millions dans la diaspora, le reste en Turquie, en Syrie et en Irak où les Kurdes luttent de toutes leurs forces contre l’État Islamique. Les Artistes pour la Paix, avec le souvenir vivace du premier génocide du XXe siècle, celui des Arméniens aux mains des Turcs il y a cent ans, souhaitent que la situation des Kurdes ne s’envenime pas et c’est pourquoi nous avons traduit la lettre suivante, remise au Consulat turc de Montréal par des militants kurdes quelques heures avant l’attentat.

Lettre au Consulat Général de la Turquie à Montréal

(portée en mains propres le 9 octobre 2015)

Nous, citoyens et citoyennes de Montréal, voulons vous faire part de nos inquiétudes face aux actions du gouvernement turc lorsqu’elles sabotent et attaquent le mouvement libertaire kurde. Nous sommes particulièrement inquiets de la répression des éléments progressifs de la société turque, qui menace les perspectives de paix déjà fragiles de toute cette région du Moyen-Orient.

Nous exprimons notre indignation face à la violence de l’assaut antidémocratique que le gouvernement turc fait subir aux Kurdes, qui nous fait craindre le déclenchement d’une guerre civile. Nous appelons à mettre immédiatement fin aux bombardements par voie aérienne et aux invasions terrestres de camps kurdes en Turquie, en Iraq, en Syrie, ainsi qu’à la répression politique et à l’intimidation des Kurdes, particulièrement dans la ville de Cizre. Nous exprimons notre horreur de voir votre gouvernement peindre le mouvement libertaire kurde sous les mêmes couleurs que des groupes tel l’État Islamique dont on connaît les monstrueux actes de violence. Nous sommes consternés par le manque d’efforts du gouvernement turc d’empêcher les actions terroristes de l’Armée islamiste contre le mouvement kurde, tel le massacre de Suruç en juillet.

Nous appelons à un arrêt immédiat de toute attaque sur les dirigeants et officiers du Parti démocratique des peuples ou HDP (Halkların Demokratik Partisi). Nous constatons avec inquiétude que les procédures démocratiques sont gravement menacées, compromettant ainsi la fiabilité des élections nationales de novembre. De ce fait, nous vous faisons part de notre inquiétude face à l’incapacité du gouvernement turc de prévenir des attaques violentes provenant de groupes nationalistes à l’égard des bureaux du HDP et de médias alternatifs tel que Hurriyet. Nous exprimons nos inquiétudes face aux libertés politiques et médiatiques menacées par l’arrestation de milliers de Kurdes, d’activistes de gauche et de journalistes originaires de la Turquie et de l’étranger pour les empêcher de rapporter ce qui se passe au Sud-Est de la Turquie (avec en plus le blocage de Twitter).

Nous exprimons notre vive inquiétude par rapport à la résistance exprimée par les douaniers face aux masses de réfugiés, certains transportant des cercueils, qui voudraient chercher refuge à Rojava, en fuyant la guerre en Syrie. Nous tenons aussi à dénoncer le couvre-feu répressif et le blocage de nourritures, de matériaux essentiels à la reconstruction de la région, de médicaments et de bénévoles provenant de Turquie et de Syrie qui sont essentiels à Rojava. Nous appelons à mettre fin immédiatement à ces blocages des frontières.

Le Collectif de solidarité avec Rojava de Montréal est un organisme de résidentes et résidents provenant de différents cadres professionnels et politiques qui se sont regroupés afin de montrer leur appui et leur solidarité envers la lutte des Kurdes dans le nord de la Syrie travaillant à aménager de nouvelles visions dans une région géopolitique qui a grandement besoin d’un tel changement. C’est un groupe qui cherche à exprimer sa solidarité avec Rojava et sa révolution sociale, étant donné que celle-ci est basée sur des principes de démocratie directe, communautaire, féministe, écologiste, multiculturelle, apatride ainsi que sur des tactiques de défense contre l’État islamiste. Rojava inspire non seulement les Kurdes et le Moyen-Orient, mais le monde entier.

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Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

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20 novembre 2022 : Lettre à la ministre Mélanie Joly : Négociez avec la Russie !
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17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
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26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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