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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

L’OSM annule les concerts du jeune pianiste russe Alexander Malofeev

Alexander Malofeev

Tel est le titre d’un article du journal Le Devoir du 9 mars. Aujourd’hui donc, je n’ai pas le cœur à la poésie, mais plutôt au désenchantement devant la confusion sur l’esprit de la guerre qui, en quelques jours, s’est imposée sans nuances, à la vitesse de l’invasion, partout dans les esprits, les cœurs… et les institutions, dont l’OSM. La culture de la paix n’est pas une utopie, mais un développement de la pensée à cultiver.

Le jugement et l’explication sibylline de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) surprennent et déçoivent: « « L’OSM estime qu’il serait inapproprié d’accueillir M. Malofeev cette semaine. Nous continuons toutefois de croire qu’il est important de maintenir nos relations avec des artistes, quelle que soit leur nationalité, qui portent des messages de paix et d’espoir… » Alors ? Dommage que l’OSM se soit enferré dans la logique de la culture du bannissement systématique sans nuances lorsqu’il s’agit d’un.e artiste d’origine russe alors que ce jeune virtuose déclare sa bonne foi publiquement par ses déclarations : « Honnêtement, la seule chose que je peux faire en ce moment est de prier et de pleurer. Il semblerait qu’il y ait des conclusions évidentes : aucun problème ne peut se régler dans la guerre, les gens ne peuvent pas être jugés par leur nationalité. » (…) « Je me sens très mal à l’aise à ce sujet et je crois aussi que cela peut affecter ma famille en Russie. Je crois toujours que la culture russe, la musique en particulier, ne devrait pas être ternie par une telle tragédie, même s’il est impossible de rester à côté en ce moment. » Il ajoute : « tout ce que je sais, c’est que répandre la haine ne va pas améliorer la situation, mais seulement causer encore plus de souffrance ». Sa courageuse déclaration pacifique ne semble pas compter pour les dirigeants de l’OSM.

Par son propos, le jeune pianiste Alexander Malofeev traduit sa foi en la paix et exprime sa désespérance, ce que les dirigeant.e.s de l’OSM ne semblent pas comprendre. On fait preuve d’inconsistance. Si l’entreprise croit vraiment ce qu’elle affirme en déclarant supporter les messages de paix et d’espoir, elle donnerait la chance à Alexander Malofeev d’exprimer la paix par son art. Au lieu de jeter l’anathème sur un artiste qui dénonce cette guerre, et considérant les difficultés des artistes russes à exprimer leur opposition dans leur pays, un organisme respectable comme l’OSM devrait accorder son soutien à cet artiste. Si certain.e.s artistes russes soutiennent le gouvernement de Poutine, qu’ils.elles assument leur position, mais ceux et celles qui s’opposent à cette guerre soit respecté.e.s et qu’on les laisse contribuer à leur effort de paix. C’est aussi significatif et névralgique dans la promotion de la paix de dénoncer l’agression russe et de soutenir la population ukrainienne, ainsi que tous ceux et toutes celles qui, comme Alexander Malofeev partout dans le monde, et en premier lieu en Russie, manifestent contre la nomenklatura russe. Ce serait faire œuvre utile pour la promotion de la paix que de cesser de nourrir les stéréotypes discriminatoires généralisés contre les artistes russes qui font acte de foi pour la paix.

L’OSM pourrait contribuer à bâtir une culture de la paix au lieu de se plier bêtement aux diktats antirusses de la propagande ambiante…

2 Commentaires

  1. Pierre Jasmin Pierre Jasmin
    10 mars 2022    

    Saluons la publication par Le Devoir du 10 mars de l’article de notre Artiste pour la Paix honoraire. J’ai écrit en commentaire au Devoir électronique (va-t-il l’imprimer?) l’opinion suivante:
    bravo, andré! L’opinion de notre Artiste pour la Paix honoraire, parue sur notre site hier, décrit bien l’attitude néfaste sans doute motivée par des pressions économiques de l’OSM. Elle s’ajoute à d’autres pires encore, par exemple en Italie l’annulation d’un cours universitaire sur Dostoievski dont on connaît, bien sûr, l’ascendant philosophique sur les opinions de Poutine 🙂
    Je pense avec tristesse et compassion à de grands musiciens, les plus grands interprètes contemporains de Rachmaninov (lui-même déchiré par son exil de sa bien-aimée Russie en pleine Première guerre mondiale): le chef humaniste Valery Guergiev et mes amis pianistes Denis Matsuev et Mikaïl Pletnyev que l’OSM avait reçus il y a quatre ans au bénéfice de l’enrichissement artistique de notre milieu.

  2. Pierre Jasmin Pierre Jasmin
    11 mars 2022    

    Aujourd’hui 11 mars le DEVOIR s’étonne, sous la plume de Christophe Huss, « que sur la page Facebook du Devoir il se soit trouvé 2700 personnes pour avoir un avis sur la décision de l’OSM et 1600 pour la commenter, sans compter les avis et commentaires résultant de 235 partages. (…) Ils étaient plus de 1800 sur 2700 (avis tout à fait légitime, évidemment) à lui [OSM] cracher dessus (!…) sans comprendre que la présence de Malofeev n’était qu’un épiphénomène de ce concert » et ce critique feint de ne pas comprendre que si tant de personnes se sont exprimées sur l’excellente opinion de l’artiste pour la paix honoraire André Jacob déplorant la décision de l’OSM, c’était parce que c’était un rarissime article, une fenêtre ouverte, où la censure du Devoir s’est relâchée à propos de la guerre d’Ukraine.

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8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
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23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
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27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
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