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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Le premier ministre Legault et le défi de l’intégration

Dans sa déclaration sur l’immigration du 7 septembre dernier, le premier ministre François Legault a forgé un amalgame de préjugés grossiers et injustes à l’égard des immigrants en associant l’immigration à l’extrémisme et à la violence en opposition aux Québécois qui, par conséquent, seraient pacifiques et non violents. L’immigration serait donc dangereuse, non avenue au Québec, et elle menacerait notre « façon de vivre ». Quelle insanité ! Quel renforcement de préjugés !

La violence criminelle n’est pas l’apanage des immigrants. C’est un truisme que de rappeler que la criminalité « pure laine tissée serrée » est bien implantée au Québec depuis fort longtemps et qu’elle est toujours le lot d’une minorité d’individus.

Les immigrants et les réfugiés ne se caractérisent pas à la manière de produits d’importation étiquetés comme des « cans de beans », arrivant avec toutes les qualités parfaites requises pour être conformes aux « valeurs québécoises » (notions fort vagues par ailleurs).

Limiter les perceptions à des bras prêts à bosser à des fins économiques ne révèle pas d’une conception plus brillante de l’immigration. Le Québec accueille des personnes qui n’ont rien coûté à la société avant leur arrivée ; elles ont reçu éducation et soins dans leur pays d’origine pendant 10, 15, 20 ou 30 ans sans que le Québec débourse un sou pour cela. Et à leur arrivée, on les veut parfaites sur tous les plans et elles devraient parler français en six mois. Autant dire que l’on cherche la quadrature du cercle.

Les affirmations spontanées du premier ministre forment un tricot d’insultes à l’égard des milliers de personnes venues d’ailleurs et qui contribuent au développement de ce pays.

À titre de vice-président de l’organisme Accueil multiethnique et Intégration des nouveaux arrivants à Terrebonne et à Mascouche (AMINATE), je me sens profondément blessé et humilié. Et je m’exprime aussi au nom de la formidable équipe d’intervention composée de personnes venues de divers pays (Algérie, Maroc, Colombie, Roumanie et Sénégal), auxquelles s’ajoutent des natifs d’ici et de nombreux bénévoles qui travaillent d’arrache-pied avec des moyens limités pour soutenir l’intégration et la francisation de milliers d’immigrants et de réfugiés dans le sud de Lanaudière.

Nous travaillons ferme pour permettre à tous ces gens de s’intégrer à la région, et ce, grâce au soutien du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), des deux villes concernées et de la Municipalité régionale de comté des Moulins.

Notre action ne s’arrête pas là ; AMINATE accorde du soutien à des entreprises qui embauchent des personnes qui viennent d’ailleurs et fait un travail de sensibilisation auprès des services publics (écoles, services de police, etc.). Chaque jour, nous tentons de faire des miracles avec des ressources financières limitées.

La francisation requiert temps et ressources, ce que les gouvernements successifs n’ont pas bien compris depuis des décennies. En 1991, un colloque sur le thème « Les personnes immigrantes : partenaires du développement régional » avait eu lieu à l’Université du Québec en Outaouais et nous discutions alors de toutes les questions que les politiciens d’aujourd’hui reprennent comme des nouveautés. Pourquoi ? En raison de l’indolence et du laisser-faire de tous les gouvernements depuis ce temps.

Au fil du temps, on a réduit les fonds alloués à la francisation, perçue comme une dépense et non comme un investissement fondamental. Dans certains milieux, on véhicule même cette pensée magique que la francisation sur les lieux de travail suffirait. Il est plus que temps que le Québec se réveille et investisse dans la francisation à la mesure des besoins criants.

Oui, l’intégration est un défi. Qu’on y mette le prix et le temps requis. L’intégration correspond à un processus multidimensionnel qui dépasse la simple francisation. L’intégration repose sur le développement des capacités d’une personne à participer à la vie sociale, culturelle, économique, institutionnelle et… politique. Au-delà de la francisation, il faut INVESTIR dans les communautés sur les plans social et culturel. INVESTIR aussi pour contrer ce mal (non reconnu par la CAQ) qu’est le racisme.

Au lieu de ne voir que les bras des personnes immigrantes, retenons surtout l’ouverture de leur coeur et la vivacité de leur créativité pour s’adapter et s’intégrer. En somme, l’intégration ne relève pas que des organismes communautaires, mais bien de l’ensemble de la société. L’État et son représentant doivent donc donner le ton… positif.

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Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

Nos actions récentes

17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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