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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Granny Power !

 

Photo Le Devoir présentée en première page !!!

Photo Le Devoir présentée en première page !!!

Jocelyne Clarke présentait hier Granny Power au Cinéma du Parc rempli de mémés déchaînées assistant à Montréal à leur « un-convention » (on pourrait traduire par anti-convention-ELLES?) annuelle. Le chapitre de Montréal, fondé il y a 25 ans par Joan Hadrill, avait été le sujet de l’avant-dernier film intitulé les supermémés de Magnus Isaacson (hommage posthume 2013 des Artistes pour la Paix) qui avait dû en écarter hélas de nombreuses scènes tournées en anglais, puisqu’il avait reçu commande d’une télévision en langue française.

Sa veuve Jocelyne Clarke a eu la patience de rassembler pendant trois ans diverses scènes tournées en Colombie Britannique (à Victoria, berceau des Raging Grannies en 1987) ainsi qu’aux États-Unis à Tucson, en Arizona et principalement à New-York ; dans la métropole américaine, dix-huit activistes avaient été arrêtées pour avoir « troublé l’ordre public» en refusant d’évacuer le trottoir où elles protestaient contre un centre de recrutement militaire – cible naturelle dont le principal objet est à leurs yeux de les priver de leurs enfants ou petits-enfants envoyés en pâture dans les guerres coloniales de l’empire Bush. L’une des scènes les plus scandaleusement cocasses du film présente une militante de 92 ans hissée péniblement avec sa marchette par la force constabulaire dans un panier à salade. On suit donc les angoisses des protestataires à l’idée d’un procès, mais principalement leur détermination à aller jusqu’au sacrifice pour leur (notre) cause, jusqu’au moment où leur avocat jubile en leur annonçant leur victoire totale par acquittement de la cour criminelle (!).

Les Artistes pour la Paix avaient immensément apprécié le premier film les supermémés avec son personnage principal Marguerite Bilodeau, alors notre vice-présidente (c’est d’ailleurs son chapeau qui illustre le boîtier du nouveau film), mais quelle belle surprise que ce nouveau film car Jocelyne Clarke réussit, avec l’aide de la vive Tobi Elliott présente hier soir, à appuyer son propre documentaire sur une succession bien montée de témoignages articulés, dont les plus éclatants sont sans doute ceux de :

  • Muriel Duckworth, célèbre pacifiste fêtant alors son centenaire d’activiste et mère de notre Artiste pour la Paix 2001, Martin, principal caméraman du film
  • Phyllis Creighton, aussi membre de l’exécutif de Pugwash Canada
  • la militante montréalaise Louise-Édith Hébert.

Le nouveau film a le mérite d’informer les spectateurs sur les grands dossiers trahis par nos gouvernements totalement décrochés de leur base démocratique, tant les dossiers écologiques que pacifistes : les protestations des mémés savent choisir leurs cibles, par exemple le premier ministre libéral en 2004, Paul Martin, pour l’inciter avec succès à rejeter le plan de bouclier anti-missile que Donald Rumsfeld, l’âme damnée de Bush, cherchait à faire endosser par le Canada; le sujet revient hélas à l’ordre du jour, comme on peut lire en notre article intitulé LE 6 JUIN INSPIRE GRANDEMENT NOS CHEFS D’ÉTAT car nos sénateurs vieillissants et vénaux mériteraient les assauts de l’idéalisme en colère des raging grannies. En cliquant ICI, on trouvera notre lettre au ministre de la Défense, l’Honorable Robert Nicholson.

Les mémés visent évidemment les attaques répétées des conservateurs contre le registre des armes à feu, leurs compressions en éducation (enquêtes et forums scientifiques) et en art (musées, subventions artistiques, Radio-Canada…), les réunions du G7 et le trio Harper-Calderon-Bush à Montebello (là où des policiers ont été pris en flagrant délit d’agir en agents provocateurs pour en vain enflammer la foule à vouloir commettre des actes de violence, avant de se faire démasquer par un service d’ordre syndiqué).

Les mémés déchaînées ont été photographiées nues, souillées par une substance évoquant le pétrole sale des sables bitumineux. Aucun sujet n’est tabou : banques et multinationales rapaces, usines d’armement, fracturation des gaz de schiste, réchauffement climatique et bien sûr l’armement nucléaire dont Joan Hadrill fait avec raison sa principale cible; semblables à cette religieuse de 83 ans, sister Megan Rice arrêtée l’an dernier dans une centrale nucléaire (voir http ://artistespourlapaix.org/?p=4963 ), on peut admirer les octogénaires du film faire du kayak au péril de leur vie dans le port de Vancouver en pagayant autour des sous-marins nucléaires américains pour les dénoncer !

Leurs informations toujours pertinentes et l’intelligence politique de choisir les sujets les plus déterminants pour notre avenir (contrairement à nos facultés de science politique qui devraient apprendre d’un tel engagement!) vont étonnamment de pair avec un humour et un sens de l’autodérision fabuleux de créativité. Sans doute le message à retenir de Louise-Édith Hébert, c’est que les mémés déchaînées agencent elles-mêmes leurs textes en rimes éloquentes et détonantes. Si elles ont bien conscience que leur travail ne plaira pas forcément à l’élite d’esthétisme artistique, en particulier musical ou poétique, elles et leur film revendiquent haut et fort un art collectif, voire communautaire, un art impar-fait de leur adhésion passionnée. Bref, LE FILM D’ÉTÉ À VOIR, une leçon d’engagement pour tous les pacifistes et pour nos jeunes d’écoles secondaires, de CEGEPS et d’universités, un film à montrer dans tous les festivals…

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Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

Nos actions récentes

20 novembre 2022 : Lettre à la ministre Mélanie Joly : Négociez avec la Russie !
26 septembre 2022 : Événement Nourrir la paix à Rosemont.
17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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