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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Funérailles du racisme américain ?

Première cérémonie officielle à la mémoire de George Floyd à Minneapolis

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Photo Lucas Jackson/Reuters

Une foule émue s‘est rendue aux premières funérailles de George Floyd à l’Université North Central à Minneapolis, dans l’après-midi du 4 juin 2020 (ses toutes dernières funérailles auront lieu mardi à Houston au Texas où il a vécu une grande partie de sa vie et où il sera enterré). Et au moment où j’y assiste en direct à la télévision, un déclic se fait. Je me souviens avoir assisté, inconsolable, il y a plus de cinquante ans à une cérémonie en mémoire de Martin Luther King.

Quels sont mes sentiments aujourd’hui après avoir assisté à un discours hypocrite de William Barr, le procureur général choisi par Trump, recourant à une théorie de complot qui selon lui anime les antifas « terroristes » qui manipulent les manifestations pro-Floyd?

Voilà qu’une joie m’anime, car je sens qu’une grande partie des médias vient de laisser tomber leur détestable habitude de vouloir refléter deux aspects, même à des événements qui n’ont qu’une signification très forte. Le Journal de Montréal aujourd’hui publie un article de Mathieu Bock-Côté qui s’oppose obstinément au constat pourtant prouvé par les faits de l’existence du racisme systémique, mais il est totalement contredit dans les pages sportives par un article émotif et documenté de Réjean Tremblay intitulé le racisme systémique, cancer de l’humanité.

Pour moi, c’est aussi significatif que le Secrétaire à la Défense Mark Esper qui a rabroué hier Donald Trump en objectant qu’il ne s’abaisserait pas à commander une intervention de l’armée contre les dignes manifestants qui marchent non armés dans quarante villes américaines (le Journal de Montréal doit regretter sa une de lundi, axée sur la terminaison par des casseurs irrespectueux de la digne manif montréalaise en faveur de M. Floyd).

Une joie m’anime, car la télévision de Radio-Canada libère enfin la parole (j’en ai félicité madame Anne-Marie Dussault) à toutes sortes de militants noirs, tel l’historien Webster dont j’avais tant apprécié l’intelligence et la sensibilité grâce à un article fouillé de Pierre Dubuc sur l’après SLAV dans l’Aut’Journal.

Pourquoi cette joie ? Depuis quarante ans, désespéré par la nature vénale des médias, je les découvre depuis quelques jours capables de dire sans nuances une vérité, même si elle contredit l’homme le plus puissant de la terre, le misérable Trump ; voilà un grand pas de franchi, grâce au travail éclairant d’une gauche représentée par des Élisabeth Vallet et Donald Cuccioletta dont les analyses clairvoyantes triomphent enfin des écrans de fumée jetés par des journalistes liés au complexe militaro-industriel.

Il y a deux mois, je lisais en pleurant à cause de mon sentiment de notre cause vouée à l’échec, comme aujourd’hui avec les annonces anti-écologiques des sinistres ministres Girard et Dubé de la CAQ, ce texte à l’intro pessimiste d’Anaïs Barbeau-Lavalette maman, auteure, cinéaste et instigatrice du mouvement Mères au front.

C’était un après-midi d’hiver et je ne savais plus quoi faire de cette tristesse-là. Encore un jour à ne plus savoir comment regarder mes trois enfants, à ne plus savoir où puiser la lumière, où trouver les réponses qui leur donnent envie de demain.

Ce poids-là dans tout mon cœur : celui de l’impuissance. Celui qui fait que j’avance en ayant l’impression de leur mentir.

C’est rare que je suis triste. La joie me porte habituellement. Mais ce jour-là, rien de ce que j’avais appris ne me semblait avoir de sens. Ni les mots ni les images ne pouvaient grand-chose sur le sens du monde. Sur sa démolition.

J’ai trois enfants qui sont ma plus grande fierté et j’avais honte de les regarder. Parce que je ne faisais rien de suffisant pour assurer leur santé, leur sécurité, leur bonheur …leur vie future.

Le texte se poursuivait avec sa jonction avec une autre MÈRE AU FRONT, Laure Waridel, deux amies. Aurons-nous la joie d’assister à la vraie résurrection de l’idéal telle que vécue avec la venue de Greta Thunberg à Montréal l’automne dernier ? Il faut y croire, avec la même ferveur que des Québécois croient à l’indépendance. Souvenons-nous des graines semées par la femme qui fuit désespérée, la grand mère Suzanne Meloche qui a sacrifié sa vie à la cause du Refus Global et à celle de la Libération des Noirs à Harlem !

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Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

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17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
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28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
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23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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