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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

À ta santé maTERREnelle

raoul_duguay

Résumé de la conférence prononcée par Raôul Duguay le 1er décembre 2007 au 27ième Congrès annuel de L’AÉPQ

Humaniser l’humanité

Le paradis

Il y a longtemps… très longtemps
Aussi loin que la nuit des temps
Sous le regard des milliards d’étoiles
Qui font chanter le silence du royaume des cieux

Il y a longtemps… très longtemps
Parmi les quadrupèdes qui peuplaient la plaine et la forêt
Une espèce spéciale du règne animal
Venait juste de se lever debout
Et marchait lentement entre le rêve et la réalité

C’était au temps d’un éternel printemps
Au temps où la planète Terre
Était la plus belle fleur de l’univers
C’était au printemps de l’humanité

La terre était encore un paradis
L’homme et l’animal ne connaissaient pas le mal
Ensemble ils partageaient les fruits de la terre

Ah ! Comme la vie était belle sous le ciel
L’air était si pur qu’au-delà des horizons
Tout le monde pouvait voir venir l’avenir

L’eau était si claire qu’on pouvait voir
Jusqu’au plus profond des lacs et des mers
La nature était si généreuse et le temps si lent
Que nul n’avait besoin de perdre sa vie à la gagner

Le ciel était rempli d’ailes et d’arcs-en-ciel
100 milliards d’oiseaux faisaient valser l’azur

Devant ces hautes voltiges et ces ballets célestes
Tous les regards éclataient de rires radieux
Et dans la voix de toutes les créatures
S’élevaient des hymnes à la joie

En surabondance la nature prodiguait ses fruits
Hommes et animaux ne mangeaient que des végétaux
Aucun être vivant n’avait peur des autres êtres vivants
Pas de prédateurs et pas de proies pas de riches et pas de pauvres

La soif de conquête n’étant pas encore leur raison de vivre
L’homme et l’animal s’apprivoisaient l’un l’autre dans le respect mutuel
Car dans le cœur de tout ce qui respirait régnaient la confiance et la paix

La terre était encore un paradis
Partout tous les jours c’était la fête
Toutes les espèces d’animaux et de végétaux
Faisaient parade de leurs beautés
Et devant le spectacle de leurs merveilles
Hommes femmes et enfants resplendissaient de bonheur
C’était le paradis sur Terre

Nous sommes, les enfants des étoiles
Leur lumière chante dans nos yeux
Nous sommes, les enfants de la Terre
Les fruits mûrs de mille millénaires

Terre promise à nos enfants
Terre des femmes, Terre des hommes
Terre de tous les êtres vivants

Nous sommes, les fleurs de l’Univers
Dans le ciel nos voix éclatent en couleurs
Nous sommes, l’espérance de la planète

Nous allons boire l’eau de la rivière
Et donner à boire aux déserts
C’est nous l’avenir de la Terre
La raison du cœur nous rend solidaires

Terre promise à nos enfants
Terre des femmes, Terre des hommes
Terre de tous les êtres vivants

 

À son retour de la Lune, Edgar Mitchell, astronaute d’Apollo 14, avant que sa capsule ne touche l’eau, vécut un état modifié de conscience. Parti à la conquête de la Lune, sa vision s’était agrandie de la Lune au Soleil et du Soleil à l’Univers. Il avait ressenti la splendeur de l’infini. Ayant contemplé la beauté d’un lever de Terre, il fut alors convaincu que l’ultime conquête, la véritable frontière de l’exploration humaine, serait celle de son esprit, de sa conscience. Il comprit alors que, vue d’en haut, la Terre, notre si belle petite planète bleue, ne nous appartient pas mais que nous appartenons à la Terre, à l’Univers. Alors, l’astronaute comprit ce que veut dire « Rien ne sert de conquérir le monde si l’on vient à perdre son âme ».

Alors il changea son système de valeurs. L’important devenait pour lui, de donner un sens à son existence, de comprendre qu’il ne peut y avoir d’évolution pour l’humanité qu’à condition de respecter et de protéger la nature, tout ce qui respire sur cette Terre. Esseulé parmi les étoiles, il comprit que le monde de l’avoir n’a pas de sens en soi, qu’il fallait partir à la conquête de son être et qu’humaniser l’humanité, cela voulait dire devenir de plus en plus conscient que nous faisons partie du grand tout.

L’être humain est partie du tout que nous appelons Univers. Une partie délimitée dans le temps et dans l’espace. Par une sorte d’illusion optique de sa conscience, il se sent lui-même comme séparé du reste. Cette illu-sion est une sorte de prison pour nous : elle nous restreint à nos désirs personnels et à manifester notre affection aux rares personnes qui nous sont les plus proches. Nous avons pour mission de nous affranchir de cette prison en élargissant notre cercle de compassion pour y inclure toutes les créatures vivantes. Albert Einstein.

Ce dont il faut devenir de plus en plus conscient, c’est de notre appartenance à la biosphère et à l’univers. Comme le disait Joël de Rosnay : Nous sommes les cellules d’un cerveau planétaire. C’est avec les forces créatrices de notre cerveau et de notre cœur que nous pouvons repenser positivement notre conception de la nature.

En 1992, 1600 scientifiques de 71 pays, dont plus de la moitié sont des prix Nobel, signaient cet avertissement à l’humanité : Les êtres humains et la nature vont se heurter de plein fouet. Les activités humaines infligent de graves dommages, souvent irréversibles, à l’environnement. A moins qu’on ne les refrène, plusieurs de nos pratiques habituelles mettront gravement en péril l’avenir que nous voulons pour l’espèce humaine et les règnes végétal et animal…

Car, de plus en plus l’homme moderne se dénaturalise. Il faut reconquérir notre véritable nature humaine et pour cela, revenir aux sources de la vie, réfléchir à la destinée des règnes végétal, animal et humain et repurifier les éléments, les essences de la vie. Quelles chances ont les enfants des générations actuelles et celles de leurs propres enfants de boire de l’eau pure, de respirer de l’air pur et de manger les fruits d’une terre saine.

Demander à qui appartient l’eau, c’est demander aussi à qui appartien-nent les étoiles, le ciel, la lumière, l’air et la terre. L’eau, l’air, la terre ne nous appartiennent pas. Nous appartenons à l’eau, à l’air, à la terre, au Soleil, car sans ces éléments, aucune vie ne peut exister. L’eau appartient à l’eau, à la source, au ruisseau, à la rivière, au lac, au fleuve, à la mer à l’océan et finalement, au ciel. Si l’eau appartient à quelqu’un, c’est à l’humanité toute entière. Mais elle n’appartient pas seulement au règne humain. Les règnes minéral, végétal et animal en sont aussi d’essentiels héritiers sans qui le règne humain ne pourrait subsister. La conquête de l’eau est devenue l’enjeu le plus important de la planète Terre

Inestimable don du ciel, l’eau est l’essence de la vie, le principe vital qui rend possible la vie sur Terre. Et ce, à un point tel, que si l’homme veut conquérir l’univers, émigrer en d’autres lieux habitables dans la Voie lactée, il devra y trouver de l’eau. Car aucun organisme vivant ne peut se passer d’eau sous l’une ou l’autre de ses formes. Les organismes vivants sont composés d’eau puisqu’il y a de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur des cellules. Privé d’eau pendant 10 jours, l’être humain meurt.

C’est en cherchant les causes premières ou les essences de tout ce qui est que Thalès de Milet qu’on dit le père de la philosophie, trouva que l’essence du monde matériel, c’est l’eau. C’est donc en 624 av. J. C. qu’un être humain déclara que l’eau est essentielle à la vie. Bien sûr, tout le monde le savait déjà. Mais ce que l’histoire a retenu c’est que c’était la première fois que quelqu’un philosophait sur l’eau. Chose curieuse, Thalès de Milet découvrit que si l’eau est l’essence de la vie matérielle, la pensée est l’essence de la vie spirituelle. La pensée définit l’être humain et rend possible la culture et l’histoire.

Devenue la plus inestimable de nos richesses naturelles, l’eau douce est aussi un bien culturel dont la gestion responsable concerne la coévolu-tion des formes vivantes et des habitats, voire la survie de l’humanité.

Comme les rapports de l’homme avec la nature ont des implications sociopolitiques et économiques, la durabilité de notre environnement commence par une écologie de l’esprit. Et comme les scientifiques nous prédisent que le premier siècle du troisième millénaire devra être définitivement écologique, sans quoi, il n’y aura plus d’humanité, il nous faut, en tant que citoyen, repenser notre rapport à l’eau, repenser les rapports que notre culture et notre économie entretiennent avec la nature.

À travers l’histoire des cultures, trois conceptions majeures de la nature s’affrontent. D’une part, le tenant d’un libéralisme économique à outrance considère la nature comme une ressource, et la ressource comme une marchandise. C’est pourquoi ils veulent à tout prix la dominer, l’exploiter, la transformer en autant de produits possibles. L’exploiteur industriel qui regarde une splendide chute d’eau, un banc de poissons ou une forêt, pense combien il faudra dépenser pour en faire un produit de consommation rentable. Il ne regardera pas à la dépense s’il peut s’enrichir à partir de ces ressources naturelles, de ces richesses naturelles. Donc le conquérant se sent séparé de la nature. C’est ce qui explique son comportement avide. Mais, ne faut-il pas faire émerger de l’économie un nouvel humanisme qui donnera un sens à la vie. Car c’est à cause d’eux, les conquistadors de l’or bleu et de l’or vert, que l’espèce la plus menacée sur Terre, c’est l’espèce humaine.

D’autre part, le citoyen sensible a le net sentiment qu’il fait partie de la nature, que la Terre ne lui appartient pas, mais qu’il appartient à la Terre. C’est pourquoi il respecte la nature et s’efforce d’être en harmonie avec tout ce qui vit sur Terre. C’est le cœur palpitant qu’il s’approche d’une fleur, d’un arbre, d’un oiseau. Lorsqu’il arrive près de la chute, il se tait pour écouter la plénitude de sa voix. Il se tait pour boire en son âme la force vitale de sa beauté ineffable. Le simple fait d’être en présence de cette force de la nature le remplit de joie et de paix. Jouir de la beauté de la nature contribue à la santé physique, mentale et culturelle d’un peuple. La dimension symbolique et esthétique de l’eau devrait être considérée comme un palliatif majeur au stress qui dévore les sociétés.

Qu’est-ce qui est le plus logique : un citoyen qui ingère des tranquilli-sants pour gérer son stress bien assis devant le petit écran et regardant un film sur la nature sauvage, ou bien un citoyen qui respire l’air pur en marchant quelques kilomètres pour aller la contempler. Faut-il attendre qu’il ne reste plus une seule chute vierge, une seule forêt vierge au Québec, pour comprendre enfin qu’elles n’ont pas de prix? La sauvegarde d’une chute, d’une forêt, ne vaut-elle pas le sacrifice de quelques emplois? Ne faut-il pas économiser le futur de la nature? Il n’est pas nécessaire d’être un artiste pour jouir des beautés de la nature, en reconnaître et en défendre la valeur. Il suffit d’être un citoyen sensible à son environnement.

Il existe encore un troisième type de rencontre avec la nature. C’est celle du parfait romantique qui la considère comme une force extérieure, une force sacrée qu’il faut vénérer, voire adorer. Ce troisième type, prétextant que seul est naturel ce qui n’est pas encore dénaturé par l’homme, peut facilement tomber dans l’écoterrorisme et vouloir faire sauter tous les méchants profiteurs qui profanent la nature nourricière.

Ces trois différentes perceptions des rapports entre la nature et la culture concernent directement l’éthique sociale, la dignité humaine et la démocratie. Parlant de démocratie, n’est-il pas outrageant de constater que sur cette planète, ce sont les pays analphabètes, les pays les plus pauvres, qui sont le plus souvent en manque d’eau potable.? Comme l’or bleu est appelé à devenir la source de l’économie mondiale, les tenants de la privatisation, dont l’alphabet n’est fait que de chiffres, veulent en profiter en faisant fi de la démocratie. Si l’eau est l’alphabet de la vie matérielle, l’alphabétisation est la source vive de la vie intellectuelle et spirituelle.

L’appropriation de l’eau par des intérêts privés menace la paix dans le monde et fragilise le développement des pays économiquement faibles. L’organisation mondiale de la santé estime que toutes les 8 secondes, un enfant meurt d’une maladie liée à la pénurie d’eau potable et de services sanitaires.

Le développement actuel des forces productives au sein du monde de l’éducation constitue, par son ampleur, la richesse des citoyens et le fondement de la continuité entre les générations. C’est pourquoi la première responsabilité des enseignants consiste à rendre conscients de leur environnement les enfants dont ils ont la charge. Ainsi que l’a écrit le philosophe Jacques Dufresne : Le divorce entre l’éthique et l’esthétique favorise le développement de la technologie, la rupture du lien avec le monde sensibleL’éthique est l’esthétique de l’âme, tandis que l’esthétique est l’éthique de l’environnement.
En réalité, la question de fond de la mondialisation est la conscience. Pour la première fois dans l’histoire du monde nous accélérons en direction d’un nouveau niveau de conscience à la fois collective et personnelle. Trois particularités de la tendance actuelle à la mondialisation invitent à des considérations psychologiques : la transpa-rence, qui découle de la distribution instantanée des informations et d’un accès au monde par les médias ; l’instantanéité, qui impose une accélé-ration à toutes les sociétés humaines et fait de nous des nomades élec-troniques et enfin, les milieux intelligents. Or, l’évolution, c’est justement la croissance de l’intelligence.

Nous sommes les cellules d’un cerveau planétaire.
Joël de Rosnay

« La propriété principale d’un système intelligent est sa capacité et son besoin d’apprendre, d’auto-apprendre et de réfléchir sur ses méthodes d’auto-apprentissage. Un système intelligent est un système qui est en continuelle évolution en devenant de plus en plus complexe. Il doit être capable d’invention et de créativité, d’adaptation à de nouveaux comportements. L’objectif d’un système intelligent est de reconstruire la ou les meilleures représentations de son environnement et de lui-même afin d’acquérir le maximum d’autonomie et d’être le moins possible sensible aux fluctuations de son environnement. Et pour atteindre cet objectif, il développe la faculté d’apprendre et d’auto-apprendre. Auto-apprendre veut dire devenir conscient. Une conscience sans réflexion sur elle-même représente l’inconscience »
Daniel Dubois in Le labyrinthe de l’intelligence.

Deux grandes conceptions de l’humanisme s’affrontent : celle qui fait de l’homme « la mesure de toute chose », le sujet central de l’univers qu’il a vocation de maîtriser et celle qui, travaillant au bien-être de tout être humain en adoptant comme valeurs la compréhension, la compassion et le partage, se veut un effort pour relever la dignité de l’esprit humain. Le nouvel humanisme place les valeurs humaines au-dessus des valeurs matérielles.

Malraux disait : « Le XXIième siècle sera spirituel ou bien il ne sera pas.Mais les premières années du troisième millénaire sont visiblement matérialistes. Cette course effrénée vers l’uniformisation, la conquête et l’avoir au détriment de l’être, de la liberté et de la différence est ce qu’on appelle le «choc des civilisations ». Ce choc se répercute jusque dans les conceptions fondamentales de la nature et de la culture. La durabilité de notre environnement commence par une écologie de l’esprit. Les termes « écologie » et « économie » ont la même étymologie : le terme eikos signifie habitat, maison. L’écologie, c’est le discours et la science qui président à la gouvernance de son habitat. Comme l’écologie consiste dans l’intégration de plusieurs sciences qui étudient les interactions des êtres vivants et de leur environnement, protéger une rivière, une forêt, un oiseau, un poisson, une berge, c’est protéger un écosystème, c’est protéger la vie.

L’écologie est un art et une science. C’est l’art de sentir avec justesse et la science de penser avec cohérence dans le but d’harmoniser tous les éléments naturels et culturels d’une société planétaire. L’écologie humaine est un concept intégrateur, un mode de pensée globale. Le danger de la technologie est de prendre la partie pour le tout, de refroidir les relations humaines au nom d’une efficacité et d’une productivité rentable à court terme. Prendre le virage écologique, c’est avoir une vision systémique et s’ouvrir à un pouvoir réparti dans des réseaux interdépendants de compétences ; c’est harmoniser ce que l’on sent, ce que l’on sait et ce que l’on pressent.

S’élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre et situer pour mieux agir.
Joel de Rosnay

L’écologie est surtout et avant tout une certaine « vision du monde», une sensibilité particulière, et non pas simplement une science. C’est un art qui nous apprend à vivre-avec, à vivre en symbiose.
Murray Bookchin.

Pour bien comprendre le fonctionnement d’une entité (personne et organisation), il faut la percevoir comme un système constitué de parties interdépendantes. Chacun des règnes de la nature est pratiquement autonome mais dépend de l’ensemble des espèces qui forme, avec l’environnement, l’écosystème terrestre qui dépend à son tour du système solaire qui dépend à son tour de la galaxie. Ainsi la structure de l’univers est constituée d’un emboîtement de systèmes les uns dans les autres à la manière des poupées russes. Chaque système, de n’importe quel niveau est en interaction avec son environnement que sont les niveaux supérieurs et dont la structure est conditionnée par les niveaux inférieurs. C’est pourquoi les principes d’autonomie et de forces en interaction, des particules aux galaxies, des cellules des microbes à celles du cerveau humain, supposent le transfert d’énergie d’un niveau à l’autre. Cette transparence entre les échelons de la hiérarchie est la condition sine qua non de l’évolution de chacun des niveaux. C’est pourquoi nous assistons aujourd’hui à la révolution verte qui se manifeste par l’émergence d’une conscience de l’interdépendance planétaire.

Les scientifiques constatent que la liste des espèces en voie de disparition s’accroît de façon exponentielle depuis le début de la révolution industrielle. En 100 ans seulement, 1 300 espèces d’oiseaux sont disparues. D’ici 2050, les humains auront exterminé la moitié de toutes les espèces vivantes du règne végétal et animal. Et pourtant, tous les êtres humains doivent la vie aux plantes et aux animaux. La motivation des protecteurs de la nature est légitimée par le fait que les espèces menacées constituent des indicateurs de ce qui pourrait arriver à notre espèce si nous ne cessons pas de polluer la biosphère.

L’écologiste Edgar Morin disait que Le progrès social ne doit pas être évalué selon les critères purement économiques, mais selon le développement intellectuel, spirituel et culturel de notre société. Nous appartenons à la terre qui nous appartient.

En conclusion, si nous voulons la paix sur Terre, il faut donner à tous ses habitants sans exception, de l’eau de qualité potable en quantité suffisante, de l’air pur, des terres saines. Sinon, c’est toute une civili-sation qui finira par devenir un désert.

Raôul Duguay
Artiste et philosophe,
Représentant des Porteuses et Porteurs d’eau à EAU SECOURS! Coalition Québécoise pour une gestion responsable de l’eau.

 

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