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Je suis APLP parce que…

"En cette époque de repli sur soi, de violence et de conflits incessants, plutôt que de publier mes états d’âmes sur les réseaux sociaux et de me cantonner dans un rôle de spectateur impuissant, je choisis de militer au sein d’Artistes pour la Paix, un regroupement qui me semble plus pertinent et nécessaire que jamais."
Sébastien Dhavernas, comédien, metteur en scène et producteur, v-p des APLP
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Théâtre : Recette de solidarité

samantha

Marie-Louise Bibish Mumbu et Philippe Ducros préparent du poisson façon kinoise. Photo : David Ospina

L’accueil des spectateurs se fait en musique dans un décor sobre évoquant un bar congolais. On peut boire un verre en attendant le début de la pièce, collage tiré d’un roman de Marie-Louise Bibish Mumbu, Samantha à Kinshasa. Un lexique de termes kinois est projeté pour nous familiariser d’emblée avec le vocabulaire imagé des douze millions d’habitants de la mégalopole de la République démocratique du Congo (faux-tête : passager en droit de ne pas payer; roulage : agent autoproclamé de circulation).

Installé derrière une table avec casseroles et réchauds, le metteur en scène Philippe Ducros présente d’abord Bibish Mumbu, assise à ses côtés, puis la comédienne Gisèle Kayembe qui occupe le centre de la scène, ainsi que Papy Maurice Mbwiti dans le rôle du barman, un auteur-acteur-metteur en scène qui a monté à Kinshasa même la première version théâtrale du roman. Après cette entrée en matière en forme de dépaysement contrôlé, Bibish de Kinshasa commence entre ciel et terre. Dans l’avion vers Paris, une journaliste s’interroge sur l’exil qui l’attend et sur tout ce qu’elle laisse. La métaphore fonctionne : l’espoir est un envol, et la réalité qu’il faut quitter, à la fois difficile et attachante, une terre survoltée par la guerre, les pénuries, l’avidité des minières (canadiennes, notamment) et des tyrans (Kabila, père et fils) qui succèdent au tyran (Mobutu).

Les vignettes du quotidien kinois vivement rendues par Gisèle Kayembe alternent avec l’entrevue informelle de Bibish Mumbu par Philippe Ducros, laquelle permet aussi de se rendre au bar, le tout sur une trame à faire danser les peuples. On passe donc du bain de foule, drôle, tonitruant, où maîtres de la débrouille, vendeurs ambulants, enfants soldats ou femmes en quête d’un mari jouent du coude et de l’invective, à une rencontre montréalaise sincère et humaniste. Après la pièce, le plat congolais de poisson épicé dont les effluves taquinaient les narines facilite la conversation entre artistes et spectateurs. Loin de l’effervescente Kinshasa, la solidarité issue du vrai dialogue rappelle toute sa force, celle qui rapproche les continents.

Bibish de Kinshasa est à l’affiche d’Espace libre jusqu’au 24 octobre.

2 Commentaires

  1. Jako Jako
    18 octobre 2015    

    Merci Jean-François pour cette intrusion guidée dans le quotidien kinois, si peu connu de nous et si chaleureux. Les effluves de poisson épicé ne devraient pas manquer de nous attirer vers l’Espace libre.

    • Pierre Jasmin Pierre Jasmin
      19 octobre 2015    

      Merci à JF de nous faire découvrir par son article pacifique cette pièce où œuvre l’indispensable metteur en scène Philippe Ducros! La pièce a l’immense mérite de porter notre attention sur le Congo qui a connu plus de huit millions de morts depuis l’assassinat du grand homme d’état Patrice Lumumba, commandé par la CIA au profit d’un successeur à la solde des minières occidentales, Mobutu: c’était il y a un demi-siècle…

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