Evénements du mois

Activités de nos membres

Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Le président Donald Trump face à l’Iran

trump_esper_pence_pompeo

Le président Trump en pleine allocution le 8 janvier, flanqué de Pompeo, Pence et Esper. Photo NY Times

Le président Trump, dans son discours de ce jour, 8 janvier, joue ses cartes néocolonialistes et électoralistes. Après avoir provoqué l’Iran par l’assassinat du général et héros iranien, Qassem Soleimani, alors que les États-Unis le connaissent depuis fort longtemps comme un de leurs ennemis (et ils sont nombreux), le président Trump se présente comme un héros de la paix.

En ce 8 janvier, il a tenté d’enluminer ses arguments d’une volonté de paix, mais en laissant planer une menace militaire constante et le maintien d’une stratégie d’étouffement sur le plan économique. En même temps, il a adressé quelques mots au peuple iranien avec un ton et un discours paternaliste digne d’un porte-parole d’un pays colonialiste du XIXe siècle; avec arrogance, il a proposé au peuple iranien de se prendre en main en dehors des perspectives du gouvernement islamiste, régime qui avait remplacé le Shah, dictateur et valet des Américains dans les années 70. Les États-Unis n’ont jamais pardonné ni oublié l’affront infligé par les religieux iraniens en 1979 en chassant le shah du pouvoir. Évidemment, en prêchant pour des changements en Iran, il ne dit pas ouvertement que les États-Unis cherchent à contrôler la région d’une manière de plus en plus étroite, enjeu majeur pour les intérêts américains. Cette visée se traduit par une très forte présence des États-Unis dans la région, surtout sur le plan militaire depuis le déclenchement de la guerre en Irak (2003) avec l’établissement de nombreuses bases militaires en Irak et dans d’autres pays limitrophes.

Il ne faut pas perdre de vue non plus que les États-Unis se sont retirés de l’accord sur le contrôle du développement des armes nucléaires en Iran. Par ailleurs, l’Amérique de Trump soutient le développement des armes nucléaires en Israël. Politique de deux poids deux mesures. C’est là un intérêt fondamental du gouvernement américain.

La volonté de mettre l’Iran au pas vise aussi à rassurer les ennemis traditionnels de ce pays, Israël et l’Arabie Saoudite, alliés inconditionnels des États-Unis. Le président Trump dénonce ce qu’il nomme le terrorisme iranien alors qu’il ne parle jamais du rôle fort connu de l’Arabie Saoudite dans le soutien au terrorisme de l’État armé islamique d’obédience wahhabite et la colonisation directe et militarisée d’Israël de la Palestine.

En un mot, le président Trump cherche actuellement à renforcer l’influence américaine au Moyen-Orient et à laisser croire à sa base qu’il est l’homme fort de la situation capable de contrôler tous les pays. En fait, les États-Unis s’avèrent de plus en plus isolés. Dans sa visée de l’élection présidentielle au cours de l’année 2020, il lui importe de se faire voir comme un héros consacré à la conquête du monde. Tout en manipulant la relation américaine avec l’Iran, son discours tente de convaincre que son leadership est le facteur qui contribue à faire en sorte que l’Amérique se porte bien sur le plan économique… Tout est dans tout dans le monde de Trump. Make America Great Again ! N’oublions pas cette visée qui sous-tend son discours !

En ce moment, à court terme, il y a au moins un gain pour la paix, car la menace d’un conflit majeur semble baisser d’un cran.

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Nos actions récentes

18 février 2020 : Lettre au Premier ministre sur Wet'suwet'en.
27 janvier 2020 : Message au Premier ministre sur les déchets nucléaires.
25 janvier 2020 : Manifestation Non à la guerre contre l'Iran.
25 novembre 2019 : Lettre à l'Honorable F.-P. Champagne.
4 novembre 2019 : Lettre au Parlement sur le Chili.
10 octobre 2019 : Soirée du Serment de l'Humanité.
21 septembre 2019 : Le 5 à 7 pour la Paix, spectacle au Lion d'Or.
2 juin 2019 : Vernissage de la Biennale Les créateurs de Paix 2019.
16 mai 2019 : Lettre ouverte du CNANW au Premier ministre Trudeau.
14 mai 2019 : 3e Rencontre des Ambassadeurs de la non-violence.
12 mai 2019 : Concert Fête des mères contre la guerre.
10 mai 2019 : Participation à Cuisine ta ville avec ATSA.
23 avril 2019 : Remise des Prix APLP 2019 à Montréal.
28 janvier 2019 : Lettre à Justin Trudeau et Chrystia Freeland sur le Venezuela.
Voir toutes nos lettres aux élus »

Remontez dans le temps »

Recherche par sujets