Cuba visionnaire et Eurovision génocidaire

Par Pierre Jasmin, musicien artiste pour la paix, qui a eu le bonheur de séjourner à Varadero en janvier où des musiciens libres et heureux entonnaient des chants inspirés des révolutionnaires, tel Guantanamera, inspiré par José Julián Martí…

 Los intocables (les intouchables) à partir de la gauche en haut :

1 – Une référence aux prêtres pédophiles et au silence embarrassé du Vatican.

2 – Le tourisme sexuel en Asie – Thaïlande en particulier.

3 – Les guerres – Gaza, Cisjordanie et Liban avec des dizaines de milliers d’enfants tués.

4 – Le marché noir du trafic d’organes, affectant des milliers d’enfants des pays pauvres.

5 – La libre circulation des armes aux États-Unis, avec les écoles souvent visées.

6 – Les ravages causés à la santé des enfants par le Big Fast Food.

Notre monde exploiteur d’enfants vu par l’artiste cubain et libre Erik Ravelo, au moment où les infâmes gouvernements de l’OTAN laissent Trump envisager que le Venezuela devienne un 51e état et que Raoul Castro à 94 ans soit emprisonné…

 

Eurovision génocidaire

Empruntant les ressorts et pièges destructeurs habituels des grands concours, Eurovision a toujours bien porté son nom : une orgie de costumes et de mises en scène pyrotechniques empire d’année en année et dissimule l’importance musicale et littéraire des chansons qu’on nous oblige à voir, beaucoup plus qu’à écouter, n’est-ce pas le propre du véhicule télévisuel? Malgré le talent et l’humanité de France Baudoin, En direct de l’univers perd ainsi en pertinence d’émission en émission.

Alors que la Chine nous montre l’exemple d’un compromis possible avec des sous-titres parfois fantaisistes [i], l’infâme Eurovision se bouche les oreilles, plutôt qu’entendre les protestations de pays moins déformés par la propagande militariste que notre Canada, tels l’Espagne, l’Irlande, l’Islande, les Pays Bas et la Slovénie.

D’autres pays européens menacent de se désister car ils refusent de concourir avec Israël génocidaire, par ailleurs accusé d’ingérences de publicités fortement rémunérées par le gouvernement de Netanyahu : cela lui a valu une petite tape sur les doigts et non l’exclusion logique pour avoir enfreint des règlements pourtant très clairs. Comment est-ce possible que la Radio-Canadienne Geneviève Garon n’en a rien aperçu en ce matin du 15 mai lorsqu’elle déclare dans sa naïveté que « la politique s’est hélas immiscée (!) dans le concours Eurovision à Vienne en une Autriche peu habituée à l’ampleur de tant de manifestations », heureusement a-t-elle ajouté « …en ce jour commémoratif de la Nakba» sur fond d’images de manifestants palestiniens brandissant avec raison des affiches d’une Eurovision génocidaire tachées de sang ?

La politique s’était grossièrement immiscée dans Eurovision en 2022 quand elle a banni la Russie et récompensé la même année …l’Ukraine. [ii]