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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Françoise David : Je n’accepte pas de vivre dans un Québec intolérant

Françoise David a fait voter par l’Assemblée Nationale une condamnation sans réserve et unanime de l’islamophobie et des appels à la haine et à la violence contre tout citoyen du Québec, ce 1er octobre 2015.

Elle a déclaré : Je n’accepte pas de vivre dans un Québec intolérant. La question du niqab se réglera en Cour suprême, mais la question des rapports entre la majorité au Québec et ses minorités, dont la minorité musulmane, ça doit se régler au Québec en dehors d’une campagne électorale. L’immense majorité de nos concitoyens et concitoyennes de confession musulmane ne veulent qu’une chose : vivre en paix au Québec, en intégrant les valeurs québécoises d’égalité entre les hommes et les femmes. francoise_david_tj Son entrevue au Téléjournal avec Céline Galipeau : cliquez ici.

Par ailleurs, Boucar Diouf, avec son bon sourire, sa sagesse africaine, sa famille et son expérience québécoises à l’UQAR, renchérit et nous rassure sur notre mansuétude fondamentale de Québécois, hélas manipulée par des fauteurs de guerre sociale usant de calculs politiques pour gagner des votes. Et Adib Alkhalidey y va de boutades humoristiques sur les manipulés qui vont voter avec un sac de patates sur la tête…


 

Le texte suivant cosigné par Haroun Bouazzi, coprésident de l’Association des musulmans et des arabes pour la laïcité au Québec, Marwan Mohammed, sociologue, chargé de recherche au CNRS (France) et Michel Seymour, professeur au département de philosophie de l’Université de Montréal nous éclaire sur l’islamophobie.

Nous avons lu et entendu plusieurs personnes se dire stupéfaites devant l’adoption à l’unanimité par l’Assemblée nationale d’une motion condamnant l’islamophobie au Québec. Plusieurs ont attaqué l’utilisation même du mot islamophobie. Ils affirment, à juste titre, qu’il prête le flanc à des mésusages puisqu’il est mal construit d’un point de vue sémantique et qu’il est employé par certains pour condamner toute critique de l’islam.

De quoi parle-t-on exactement? L’islamophobie est le rejet de l’Autre considéré comme radicalement différent, réduit à quelques caractéristiques soi-disant essentielles qui le rendraient inférieur à «nous», en fonction de son lien réel ou présumé à la religion musulmane.

Il est incorrect de faire appel au terme islamophobie pour faire taire toute critique de la religion musulmane [« mésusage » par « l’incorrect » Adil Charkaoui?]. Mais est-ce que les mésusages invalident le phénomène auquel se réfère le mot? Faudrait-il ainsi bannir tous les mots susceptibles d’être détournés? Bien sûr que non.

Prenons le mot antisémitisme, qui réfère au racisme envers les personnes juives. Ce terme peut être instrumentalisé pour faire taire les critiques de la politique coloniale de l’État israélien. C’est un mésusage. Le mot antisémitisme reste pourtant absolument indispensable pour désigner une forme de racisme qui, comme toute forme de racisme, est odieuse, vise une partie spécifique de la population, divise et empoisonne les sociétés où elle sévit.

D’autres cherchent à invalider l’islamophobie sous prétexte que le mot aurait été inventé par des mollahs iraniens afin d’interdire tout blasphème. C’est faux. D’abord, jusqu’à récemment, il n’y avait pas d’équivalent à ce mot en persan et, lorsqu’on creuse un tant soit peu, on s’aperçoit qu’il a été utilisé dès 1910 par des orientalistes français spécialistes de l’islam ouest-africain.

Pour d’autres encore, le suffixe «phobie» implique de définir l’islamophobie comme une peur irraisonnée, en évacuant les dimensions de la haine, du rejet et du racisme. Selon eux, la peur n’est pas condamnable, donc le terme est erroné.

S’il est vrai que la construction sémantique du mot n’est pas idéale, faudrait-il bannir également des mots aussi essentiels que xénophobie, négrophobie ou homophobie, sous prétexte qu’ils sont construits avec le même suffixe?

Dépassons ces polémiques sans fin et parfois douteuses sur le terme islamophobie – et focalisons sur la réalité de plus en plus alarmante qu’il désigne.

La motion contre l’islamophobie votée à l’Assemblée nationale est historique dans la lutte contre la xénophobie envers les musulmans au Québec. Elle arrive dans un contexte d’une grande violence dans le débat public. Durant les jours précédents la motion, nous avons observé:

  • Un déferlement de vidéos islamophobes et racistes incitant à la haine sur les réseaux sociaux ;
  • La manifestation en plein centre-ville sur Sainte-Catherine d’un groupe fasciste comme Pegida qui appelle régulièrement à déporter les Québécois de confession musulmane ;
  • Des appels à ne pas accueillir des réfugiés musulmans puisqu’ils seraient incompatibles avec le Québec, voire un «fléau», ou simplement de la «marde» ;
  • L’agression en plein jour d’une femme enceinte voilée par deux ados dans Anjou.

Imaginons une manifestation qui appellerait à déporter les Québécois gais…

L’islamophobie, comme l’homophobie, est avant tout un vécu pour les personnes qui en sont victimes. La douleur qu’elles vivent mérite de ne pas tomber dans les calculs politiques mesquins ou dans les sophismes grossiers.

Par conséquent, il fallait condamner d’une seule voix l’islamophobie, les appels à la haine et à la violence envers les Québécoises et les Québécois de confession musulmane. Cette motion ne dit pas que le peuple québécois est raciste. Au contraire, elle affirme clairement que, pour la nation québécoise, la lutte contre l’islamophobie est un enjeu qui dépasse les calculs partisans. Les élus l’on fait. C’est tout à leur honneur. Nous les saluons.

_____________________

Nous avons reçu ce message du président du forum canadien musulman:

(…) The election rhetoric based on fear-mongering against women who wear the niqab took over air waves, campaigns, interviews and polls. The campaign turned women’s safety and rights into a political game that distracted from the realities and significant concerns of Canadians. Muslims and Arabs have been problematized as not only a security problem, but as a socio-cultural problem in Canada. The Conservatives, thinking they would have won more votes from the niqab controversy, sank deeper into their conflict-ridden political campaigns. What made such negative policy bitter is the fact it was run by the prime minister of the country whose main role is to unite Canadians and protect women’s rights.

Muslim Canadians felt and without prior notice that they have been used as a politicla football for election purposes. The majority of Canadians started to believe that the Muslim community was being used to capitalize on misconceptions and to create fear in the hearts and minds of fellow citizens. As a result, in the midst of the elections, the xenophobic and islamophobic sentiments hit a peak and the expected constructive political debates during campaigns turned to be theaters where islamophobia became a free-for-all scene.

As the election campaign came to its last session, it became clear that the niqab debate that was initiated to the advantage of the Conservatives had backfired.  Mr. Harper relied on polls he ordered himself, bet big time on the niqab debate …and lost. Canada is a great country by all means. It can’t accept bigotry, hatred and discrimination. Canadians, on Oct 19 2015, made it clear and loud: yes to inclusion, no to exclusion.  The majority of Canadians chose the Federal political parties that have championed Canadian values of unity, harmony, equality and freedom of choice to represent them in the House of Commons. The election results will send a strong message to those politicians who have pursued campaigns of hate, prejudice, islamophobia, fear and division amongst Canadians that they have harvested what they have planted: loss and defeat.

Samer Majzoub, president of the Canadian Muslim Forum (FMC-CMF).

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Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

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17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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