Evénements du mois

Nouveau et intéressant





Je suis APLP parce que…

"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, v-p. des Artistes pour la Paix et membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"Je crois que les arts peuvent faire progresser la société et les humains en général."
Louise Morand, musicienne
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Historique : 30 ans de militantisme pour la Paix

Table des matières

La présente page dresse un portrait et décrit le mode d’opération du groupe. Le fichier APLP_Essentials_v1.pdf, contient ces informations essentielles sur le groupe.
À titre d’archives, la page contient également un calendrier des actions posées par les APLP, présentées thématiquement, durant leurs premiers trente ans d’existence. Note: à partir de 2016, une page annuelle sera produite.

  1. Contexte historique, fondation et mode d’opération
  2. Idéologie des Artistes pour la Paix
  3. Les amis des Artistes pour la Paix
  4. l’Artiste pour la Paix de l’année
  5. Les Artistes pour la Paix et l’antimilitarisme
  6. Les Artistes pour la Paix et le désarmement collectif
  7. Les Artistes pour la Paix et le désarmement individuel
  8. Les Artistes pour la Paix et les autochtones
  9. Les Artistes pour la Paix, la jeunesse et les droits de l’homme
  10. Les Artistes pour la Paix et l’action internationale
  11. Les Artistes pour la Paix féministes
  12. Les Artistes pour la Paix et la question nationale
  13. Les Artistes pour la Paix et l’écologie
  14. « Les Trois Arts pour la Paix »
  15. Conclusion
  16. Avertissement

 

Contexte historique, fondation et mode d’opération

Contexte socio-politique

L’art est sans doute au-dessus de la politique, mais l’artiste, lui, est dedans jusqu’au cou, qu’il le veuille ou non. L’organisme sans but lucratif auquel tant d’artistes ont choisi de s’identifier s’appelle Les Artistes pour la Paix : ils s’y engagent pour un développement viable en faveur de la paix et du désarmement, qu’ils croient ou non en l’art engagé. Le refus de la violence motive l’engagement des artistes dans leurs œuvres, leurs écrits ou leurs prises de paroles. Les APLP dénoncent le militarisme, que ce soit au Myanmar, en Corée du Nord ou aux États-Unis. Une certaine culture dominante, appelée rectitude politique, qu’on pourrait aussi désigner comme un consentement tacite à un ordre fabriqué, s’est plu à ériger un mur de méfiance autour des concepts de féminisme et de pacifisme. Il devient de bon ton de s’en distancer comme d’extrémismes sinon sectaires, du moins naïfs ou illuminés, alors qu’il s’agit du nécessaire et raisonnable contrepoids à une domination multimillénaire par les armes et la violence. Combien de fois entend-on je ne suis pas féministe/pacifiste mais…!

Suivant l’exemple de scientifiques internationaux tels Albert Einstein, Bertrand Russell ou Joseph Rotblat, et du Québec, tels Louise Vandelac, Hubert Reeves et Pierre Dansereau, de nombreux artistes de chez nous s’engagent dès les années 80 dans le mouvement pacifiste, tels Renée Claude, Gilles Marsolais, Dimitri Roussopoulos, Karen Young, Marie Tifo, Pierre Verville, Cassonade, Joseph Rouleau, et les regrettés Maryvonne Kendergi, Arthur Lamothe, et Frédéric Back.

Fondation de l’organisme sans but lucratif Les Artistes pour la Paix (APLP)

1983: Gilles Vigneault, Yvon Deschamps, Raymond Lévesque et Judi Richards participent à des spectacles en utilisant le vocable APLP. Georges Beaudereau et la première coordonnatrice du mouvement, Dolorès Duquette, contribuent au financement d’un voyage de Margie Gillis et Raôul Duguay à Hambourg, où les deux artistes livrent une performance exceptionnelle devant une centaine de milliers d’Allemands, unis pour célébrer la paix après la chute du mur de Berlin.

Février et avril 1984: après deux réunions au Centre Saint-Pierre, les participants fondent l’organisme québécois APLP, opérant à l’intérieur du groupe international Performing Artists for Nuclear Disarmament, co-présidé par le chanteur américain Harry Belafonte et l’actrice suédoise Liv Ullmann.

Présidence nationale des APLP:

  • Le regretté Jean-Louis Roux, comédien: 1984 à 1988 (puis président d’honneur jusqu’en 1994)
  • Antonine Maillet, écrivaine: 1988 à 1990 (nommée co-présidente d’honneur)
  • Pierre Jasmin, pianiste: 1990 à 1997, de 2006 à 2011, et intérimaire en 2013
  • Jacques Lussier, comédien: 1997 à 1999
  • Paul Klopstock, pianiste: 1999 à 2005
  • Carmen Ferlan, comédienne 2005-2006
  • Daniel-Jean Primeau, artiste visuel: 2011-2012
  • Guylaine Maroist, cinéaste: depuis septembre 2013

 

L’auteur-compositeur-interprète Richard Séguin est depuis 1994 co-président d’honneur de l’organisme. Bon an, mal an, de deux cents à mille deux cents membres en règle ont maintenu en vie l’idéal de contribuer à l’épanouissement d’une paix durable par le désarmement et la justice sociale.

Les membres du conseil d’administration sont élus par l’assemblée générale annuelle de septembre, souveraine.

Y furent impliqués au cours des ans les regrettés Maurice Lwambwa Tshany, sculpteur de masques africains, Bruno Roy, écrivain, Louise Champagne, et le cinéaste Arthur Lamothe.

On y compta également l’humoriste Luc Boily, Robert Dupuy, Serge Côté, Jean-François Garneau, André Petrowski, les acteurs Josée La Bossière, Gilles Marsolais et Clément Schreiber, la violoncelliste Marie-Claude Simard, l’accordéoniste Mario Bruneau, l’artiste visuelle Valéry Latulippe, les auteures-compositrices-interprètes Hélène Cardinal et Caroline Harvey, l’artiste-peintre Guylaine Beauchemin, et l’éditeur Dimitri Roussopoulos.

Un bulletin trimestriel est originalement publié, plus tard remplacé par une infolettre trimestrielle, un site web et une page Facebook.

Idéologie des Artistes pour la Paix

Les actions concrètes des APLP définissent une nouvelle idéologie pacifiste nourrie de rapports internationaux :

  • Commission Brundtland : notre avenir à tous,
  • Rapport Thorsson sur l’armement mondial,
  • Rapport du groupe de Lisbonne,
  • Commission sur la gouvernance globale de Nelson Mandela et Gro Brundtland.

 

Dès 1988, les APLP avaient fondé et présidé un regroupement pacifiste, la Coalition Québécoise pour le Désarmement et la Paix, qui prenait ses distances avec les «pacifistes» téléguidés par Moscou. En 1992, les APLP co-organisent au Québec l’Enquête populaire pour la paix et la sécurité (Cliquez ici pour un résumé de cette enquête dont les recommandations sont encore valables plus de 20 ans après). Les APLP favorisent les objectifs de l’UNESCO et du Bureau International de la Paix à Genève, sont en faveur d’un renforcement de l’ONU tout en dénonçant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité qui sont aussi les cinq pays plus grands exportateurs d’armements au monde. C’est pourquoi ils favorisent le G20 plutôt que le G8.

La philosophie des APLP est inspirée à la base de contributions de type

  • pacifiste, à la Bertrand Russell,
  • anarchiste, à la Noam Chomsky,
  • féministe, à la Françoise David,
  • écologiste, à la Laure Waridel,
  • chrétien, à la Maryvonne Kendergi,
  • syndicaliste, à la Simonne Monet-Chartrand.

 

Contre les manœuvres en coulisses des plus riches et mieux armés qui abusent de leurs pouvoirs (le 1%), l’engagement démocratique des artistes cherche, par son influence, à valoriser l’autre, désarmé, démuni (les 99%) : les femmes, le Tiers-Monde, les autochtones, les jeunes et bien sûr… les artistes eux-mêmes.

Les amis des Artistes pour la Paix

Les Artistes pour la paix sont à l’origine des groupes arc-en-ciel suivants:

 

Les APLP collaborent avec Pugwash Canada et le Réseau canadien pour l’abolition de l’arme nucléaire. Voir leur Communiqué de presse du 9 février 2015.

Les APLP ont joui de la solidarité des revues Option-Paix et Topo, hélas disparues, et de bien d’autres médias, en particulier les magazines Vent d’Est et Relations, les radios communautaires, Radio Ville-Marie et la première Chaîne Culturelle, plus certaines émissions télévisées telles le Point, Zone libre

Les APLP ont échangé avec des groupes amis tels l’Alliance des Professeurs de Montréal, Amnistie internationale, l’Association Québécoise des Organismes de Coopération Internationale, ATD-Quart-Monde, Ceasefire.ca de Stephen Staples, le Centre de Ressources sur la non-violence, Comité Canada 21 (où siégeait feu l’honorable Gérard Pelletier, membre des APLP), les Conférences internationales Pugwash, la CSN, la CSQ, le Conseil Québécois du Théâtre, la Fédération des Femmes du Québec, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, la FTQ, le Festival Trans-Amériques, la fondation le Silence des Armes, Greenpeace, ICAN (International Coalition for the Abolition of Nuclear Weapons), l’Institut pour le développement des relations interculturelles par l’art, Jeunesse Canada-Monde, la Ligue des Droits et Libertés, Médecins sans Frontières, Music in ME, Oxfam, la PAJU, les Professionnel-les de la santé pour la survie mondiale, les Raging Grannies (les mémés déchaînées), Reporters sans Frontières, le Réseau canadien pour l’abolition de l’arme nucléaire, Solidarité Populaire Québec, l’Union des écrivaines et écrivains du Québec et bien sûr, l’Union des Artistes.

L’Artiste pour la Paix de l’année

Chaque année, les membres du conseil d’administration se réunissent pour dresser dans un premier temps une liste de noms d’artistes qui mériteraient, selon chacun d’entre eux, le titre d’ « artiste pour la paix de l’année », puis pour choisir par vote celui ou celle qui sera honoréE. La date du 14 février, traditionnellement choisie pour dévoiler publiquement le ou la jubilaire, fait alors l’objet d’une fête où poèmes et témoignages fusent allègrement. Sans jamais appliquer une politique de renforcement égalitaire, sur vingt-six ans, douze femmes et douze hommes ont été honorés (+ deux collectifs). Furent ainsi tour à tour élus:

  • 1988: Daniel Lavoie, auteur-compositeur-interprète
  • 1989: Andrée Lachapelle, comédienne
  • 1990: Richard Séguin, auteur-compositeur-interprète
  • 1991: Simonne Monet-Chartrand, écrivaine
  • 1992: Gilles Tremblay, compositeur
  • 1993: Armand Vaillancourt, sculpteur
  • 1994: Florent Vollant, auteur-compositeur-interprète et Alex Magrini, sculpteur
  • 1995: Marie-Claire Séguin, auteure-compositrice-interprète
  • 1996: Ginette Noiseux, costumière et directrice de l’Espace Go
  • 1997: Clowns sans frontières, organisme international
  • 1998: Josée Lambert, photographe
  • 1999: Marquise Lepage, cinéaste
  • 2000: Marcelle Ferron, artiste-peintre
  • 2001: Jean-Claude Côté, homme de théâtre
  • 2002: Martin Duckworth, cinéaste
  • 2003: Karen Young, chanteuse
  • 2004: Myra Cree, animatrice
  • 2005: Luc Picard, comédien
  • 2006: Wajdi Mouawad, dramaturge
  • 2007: Dan Bigras, chanteur-comédien
  • 2008: l’Action Terroriste Socialement Acceptable (Annie Roy et Pierre Allard)
  • 2009: Chloé Sainte-Marie, interprète
  • 2010: Pascale Montpetit, comédienne
  • 2011: Dominic Champagne, metteur en scène
  • 2012: Anaïs Barbeau-Lavalette, cinéaste et auteure
  • 2013: Serge Lavoie, guitariste
  • 2014: Les 7 doigts de la main, collectif de cirque
  • 2015: Samian

 

Des notes biographiques de ces artistes avec des résumés de leurs contributions à la paix ont été rédigées par Hélène Beauchamp, René-Daniel Dubois, Michel Garneau, Louise Warren, Alain Chartrand, Monique Giroux, etc. En signe de reconnaissance, les artistes pour la paix de l’année ont reçu des œuvres d’art offertes bénévolement par des artistes tels que Frédéric Back, Armand Vaillancourt, Geoff Butler, Gilles Carle, Daniel-Jean Primeau, Marcel Saint-Pierre, Zilon, Geneviève LeBel, Marcelle Ferron, Maurice Lwambwa Tshany, Vero Allaire … sans compter de nombreux hommages sous formes de contributions artistiques, comme par exemple par les Sept doigts de la main, Izabella Marengo et Judi Richards, pour la seule année 2012.

Depuis 2009, les APLP rendent aussi hommage à des personnalités marquantes qui ont fondé l’organisme ou apporté une dimension unique à l’engagement pour la paix :

  • 2009: Gilles Vigneault et Raôul Duguay
  • 2010: Hélène Pedneault et Frédéric Back
  • 2011: Raymond Lévesque
  • 2012: Yvon Deschamps et Margie Gillis
  • 2013: Magnus Isaacson et l’École de la Montagne Rouge
  • 2014: Dominique Blain, Fabienne Larouche et Arthur Lamothe
  • 2015: Michel Rivard et Hélène Monette

 

Les Artistes pour la Paix et l’antimilitarisme

Position:

Selon la maxime de Gandhi, il faut haïr le péché, et non le pécheur. Les Artistes pour la Paix ont souvent admiré le travail des Casques Bleus et le courage de certains militaires vétérans tels Roméo Dallaire (pour son action contre les bombes nucléaires, le stress post-traumatique des soldats et l’embrigadement des enfants-soldats) et de Chastelain (pour sa participation au désarmement de l’Irlande du Nord), mais ont toujours déploré l’appétit de puissance et l’orgueil de la plupart des chefs politiques et la rapacité des intérêts financiers liés à l’industrie d’armement qui incitent les pays à la guerre. Le militarisme se définit par l’exagération du pouvoir armé ou par des dépenses militaires excessives par rapport aux besoins fondamentaux de sécurité, et qui plus est au détriment de tous les autres besoins fondamentaux. (éducation, santé, infrastructures, etc.) Les APLP favorisent le recours à des Casques Blancs (médecins, ingénieurs, musicothérapeutes, infirmières, architectes, …) qui seraient dépêchés pour réparer les dommages de la guerre.

Actions:

  • 1991: Discours-poème de Michel Rivard, lu par lui-même et la comédienne Geneviève Rioux, pendant la plus grande manifestation canadienne contre la guerre du Golfe de 1991, organisée avec les grands syndicats et Greenpeace devant l’édifice Guy-Favreau. Le texte fut diffusé par le Journal de Montréal.
  • 1991: Spectacle I. Grâce au dynamisme désintéressé de Richard Séguin, les Artistes pour la Paix Michel Rivard, Kashtin, Marie-Claire Séguin, Pierre Verville, Dany Turcotte, Pierre Dansereau, Alex Magrini, Maryvonne Kendergi et Arthur Lamothe se rassemblent au Spectrum devant une salle comble, au lendemain de l’intervention occidentale armée au Koweït et en Irak. Sylvain Cormier du journal Le Devoir et Laurent Saulnier de Voir qualifient la soirée de spectacle de l’année.
  • Appui aux frères McKenna, réalisateurs de la série historique télévisée La valeur et le mépris, une analyse politique sur des fautes graves commises par le commandement militaire allié lors de la deuxième guerre mondiale (le bombardement de Dresden, le sacrifice absurde exigé des soldats canadiens à Hong-Kong, etc.). La série fut attaquée par des associations de vétérans qui montèrent une cabale jusqu’au Sénat afin de contrer sa diffusion à Radio-Canada.
  • À la demande des réalisateurs du film La fabrication du consentement : Noam Chomsky, le président des Artistes pour la Paix fait diverses entrevues dans les médias alternatifs pour la promotion de ce long documentaire qui fera une brillante carrière canadienne et internationale.
  • 1992: Jumelage de Sarajevo martyrisée et de Montréal, lors d’une cérémonie animée par les Artistes pour la Paix au Stade Olympique en présence du maire de Montréal, Jean Doré.
  • Mai-juin 1994: Organisation de cinq concerts classiques au département de musique de l’Université du Québec à Montréal sous l’égide de l’Association canadienne des Clubs UNESCO
  • Été 1995: déclaration de Montréal à l’Espace GO, en écho à la Déclaration d’Avignon, en vue de sauver Sarajevo du sort subi par Srebrenica aux mains des milices serbo-bosniaques armées, en collaboration avec Marie-Hélène Falcon du Festival de Théâtre des Amériques et Louisette Dussault du Conseil Québécois du Théâtre. L’intervention brève de l’OTAN permise par Jean Chrétien qui a consulté Gérard Pelletier alors membre des APLP va pulvériser l’artillerie qui menaçait Sarajevo et multipliait les tirs sur les civils. Hélas cet exemple d’intervention préventive ne sera plus jamais suivi.
  • Hiver 1995: discours d’ouverture par le président des Artistes pour la paix au Colloque sur l’ex-Yougoslavie à l’Université de Montréal, reproduit et publié dans le bulletin de la Ligue des Droits et Libertés.
  • 1999: co-organisation d’un spectacle-bénéfice au profit des réfugiés Kosovars au Théâtre Corona en collaboration avec Oxfam et dénonciation des bombardements de l’OTAN sur la Serbie civile.
  • 1995: cérémonies avec les maires de Montréal et de Hiroshima en commémoration des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et en dénonciation des essais nucléaires français et chinois; les scientifiques Hubert Reeves et Pierre Dansereau se joignent aux Alexandre da Costa, groupe Flûte alors!, Andrée Lachapelle, Paul Klopstock et Jacques Lussier.
  • 4-7 août 1995: à l’occasion du cinquantième anniversaire de la bombe, les Artistes pour la Paix établissent une vigile de 72 heures et Pierre Jasmin offre un récital de préludes et fugues de Bach au maire de Hiroshima, son compositeur préféré.
  • 1998: à l’invitation de Jules Dufour, professeur de l’UQAC, participation avec présentation écrite et présence de Maurice Lwambwa Tshany au Colloque sur la résolution des conflits en Afrique, où les Artistes pour la Paix interpellent le représentant de l’ACDI en souhaitant que plus jamais, l’organisme n’inscrive l’exportation d’armes canadiennes sous la rubrique d’une « aide » internationale (Université Laval, congrès annuel de l’ACFAS).
  • 1999: spectacle Est-ce ainsi que les femmes vivent pour l’Association québécoise des organismes de coopération internationale.
  • « Sabotage » d’une simulation de bombardement par un B-52 américain à l’Air Show (sic) de Mirabel, grâce à une lettre signée par des personnalités connues (Gérard Pelletier, Pierre Dansereau, Jean-Louis Roux, Antonine Maillet…) et grâce à des pressions sur un commanditaire important.
  • 2000: participation à des missions humanitaires en Irak avec Caroline Harvey et campagne conjointe avec l’organisme Objection de conscience, pour la levée des sanctions imposées à ce pays, vu leur contournement au profit d’une élite.
  • Printemps 2001: « Café des Artistes pour la Paix », au Sommet des Peuples à Québec et participation aux grandes manifestations alter-mondialistes contre le Sommet des Amériques.
  • 11 septembre 2001: participation à la fondation de la Concertation comprendre et agir, contre le profilage racial et le mandat excessif des certificats de sécurité, sombres retombées de l’horreur terroriste.
  • 2002; participation aux côtés de Jean-François Casabonne et Pascale Bussières aux manifestations contre les bombardements préludes à l’intervention armée canadienne en Afghanistan.
  • 2002: Cabaret des Amériques, pour l’organisme de coopération internationale Alternatives.
  • 2003: co-organisation de deux grandes marches pacifistes, juste avant le déclenchement de la 2e guerre d’Irak par G.W. Bush, avec le Collectif échec à la guerre: un demi-million de manifestants écoutent les discours du président des Artistes pour la Paix et du comédien Luc Picard lors de deux de sept manifestations. Elles seront cruciales pour empêcher le gouvernement canadien de suivre le gouvernement américain dans la guerre.
  • 20 avril 2004: après avoir suggéré aux groupes pacifistes québécois d’adopter comme priorité pour l’année qui suit de contrer le bouclier anti-missile, en concertation avec Normand Beaudet (Centre de ressources sur la non-violence), Sylvie Gougeon (Cultivons la paix), Judith Berlyn (Alliance canadienne pour la paix), Raymond Legault (Coalition Échec à la guerre), Greta Nemiroff (Institut pour la solidarité internationale des femmes), Amir Khadir (SUCO et UFP) et Dominique Boisvert (Nos impôts pour la paix), les Artistes pour la Paix seront heureux d’en constater le rejet (permanent? provisoirement stratégique?) par le gouvernement de Paul Martin, quelques mois plus tard.
  • 2007: Pierre Jasmin reprend son concert Bach pour le 50e anniversaire de Pugwash en Nouvelle-Écosse, devant trois cents scientifiques internationaux et hôtes prestigieux.
  • Septembre 2007: une lettre conjointe de Pierre Jasmin et Normand Beaudet est adressée à l’ombudsman de Radio-Canada, Julie Miville-Dechênes, pour déplorer la couverture profondément biaisée de la guerre en Afghanistan par la télévision, qui engage à répétition des analystes militaires qui se gargarisent de données technologiques sur les engins de guerre (avions, chars, canons, etc.), alors que l’accès aux ondes est refusé à toute opposition à la guerre.
  • De 2006 à nos jours: des lettres des APLP interpellent chaque année Stephen Harper ou ses ministres des Affaires étrangères en leur reprochant divers aspects de leur politique foncièrement militariste. Trois lettres appellent notamment à la démission de deux ministres de la Défense et d’un général. Et de fait, démissionneront le ministre Peter Mckay, blâmé pour ses F-35, inacceptables pour leur nature offensive et leurs coûts triplés en l’espace de trois ans, le ministre Gordon O’Connor, ex-général et ex-lobbyiste pour le compte d’une vingtaine d’industries militaires, de même que le général Rick kill those scumbags taliban Hillier, dont le discours d’intronisation devant Paul Martin avait été : « Enfin, les militaires canadiens retrouvent leur vraie mission qui est de tuer. » Notons que sous son règne, qui tournait résolûment le dos à une tradition militaire défensive à la De Chastelain, le psychopathe violeur et meurtrier Russell Williams a pu accéder à l’un des plus hauts postes de « responsabilité ».
  • 2011: les APLP interpellent certains groupes d’opposition à la guerre pour qu’ils évitent d’ériger le tyran Kadhafi en « victime des impérialistes » (sic).
  • 2013-2014: les APLP appuient symboliquement la mission d’Amir Maasoumi, comme émissaire en Syrie aux côtés de la prix Nobel 1976 irlandaise Mairead Maguire, de Mère Agnès-Mariam et du patriarche d’Antioche, en faveur de la non-violence.

Conclusion:

Le débat reste ouvert. Les Artistes pour la Paix ont toujours réclamé par principes pacifistes et pour des raisons d’économies que le Canada quitte l’OTAN. La Déclaration de Montréal, rédigée par leurs soins fin juillet 1995, avait néanmoins eu pour effet de provoquer une intervention de l’OTAN afin de sauver Sarajevo du sort subi par la ville martyre Srebrenica. L’intervention militaire ciblée contre les canons des milices serbo-bosniaques (puisque la milice a été avertie du bombardement une heure avant) n’a pas fait de victimes et n’a duré que quelques heures, seul exemple historique, à notre connaissance, d’une opération armée couronnée de succès en vue d’une paix durable. Mais ensuite, comment ne pas déplorer les bombardements ultérieurs de l’OTAN sur la Serbie ou en Libye qui ont provoqué de nombreuses morts civiles? Ces bombardements ont-ils amélioré ou aggravé les problèmes des Kosovars et des Libyens? Pouvait-on rester les bras croisés devant les tyranniques Kadhafi et Milosevic?

Félicitons Maître Philippe Kirsch, fondateur de la Cour Pénale internationale de LaHaye, qui est allé enquêter en Libye et au Yémen, et Madame Louise Arbour qui a utilisé la force juridique du Tribunal international de La Haye pour inculper Milosevic. Enfin, notre recommandation pacifiste en 1991 de faire non pas la guerre mais plutôt un blocus contre Saddam Hussein pour le forcer à évacuer le Koweït péchait par naïveté, à la lumière des scandales ultérieurs liés à l’opération onusienne pétrole contre nourriture et des lacunes immenses du blocus effectué contre l’Irak, même vaincue militairement. Qu’aurait fait Saddam Hussein aux Koweitiens, alors qu’il n’a pas hésité à sacrifier la vie de sa propre population? Mais la guerre a fait plus d’une centaine de milliers de victimes, trois millions de réfugiés, et a laissé un pays détruit en proie aux divisions entre sunnites et chiites. Qu’il est difficile d’aimer ou d’être pacifiste en ces années 2000 !

Les Artistes pour la Paix et le désarmement collectif

  • Un F-18 pour la paix 1986. Appui à la campagne des syndicats organisée par Robert Cadotte sur le coût excessif des dépenses militaires en comparant chiffres pour chiffres les coûts modestes d’un hôpital ou d’une école y compris le salaire de tous leurs intervenants avec les coûts d’une portion d’un seul avion F-18.
  • Début d’une campagne favorisant la reconversion des industries militaires devant quatre ministres québécois, dont la vice première-ministre, madame Lise Bacon, lors d’une table ronde sur l’environnement en 1988.
  • Montréal-ZLAN. À la suite du dépôt du rapport des Artistes pour la Paix rédigé par Dimitri Roussopoulos et Pierre Jasmin et de l’élection du maire Jean Doré, la Ville de Montréal se déclare Zone Libre d’Armements Nucléaires et se dote d’une politique à cet effet, sous la surveillance d’un comité où est nommé Jean-Louis Roux en 1988.
  • Campagnes de 1989 pour contrer les sous-marins nucléaires à l’aide de l’envoi de cent mille cartes postales et d’interventions, entre autres, d’Antonine Maillet, non étrangères à l’annulation par le premier ministre Brian Mulroney de l’achat des sous-marins nucléaires, pourtant prévu dans les intentions budgétaires gouvernementales fédérales. Le lendemain du discours du budget, le ministre de la défense conservateur, M. Bill McKnight, choqué par cette annulation imprévue, accuse le vice-président des APLP d’être ainsi responsable d’une invasion soviétique éventuelle (sic, devant témoins, et ce, six mois avant la chute du mur de Berlin…)!
  • Pétition pacifiste signée par les Artistes pour la Paix Denys Arcand, Yves Beauchemin, Agnes Grossman, Jacques Hétu, Arthur Lamothe, Lorraine Pintal et Michel Rivard.
  • Spectacle 1992 au Métropolis contre les dépenses d’armement devant plusieurs maires invités et toute la Fédération canadienne des Municipalités réunie à Montréal; le spectacle met en scène les Séguin, Joe Bocan, Geneviève Rioux, Geneviève Paris…
  • Envoi de 42 000 cartes postales contre les hélicoptères EH-101 qui seront malgré tout commandés par la première ministre Kim Campbell à la companie Agusta, dont les pots-de-vin entraînent la condamnation à la prison du secrétaire général de l’OTAN, le ministre belge Claes, qui avait recommandé leur achat au gouvernement conservateur. Il ne restera du gouvernement conservateur que deux députés (dont Jean Charest) et les libéraux arrivés au pouvoir annuleront d’abord le contrat, puis achèteront une dizaine d’appareils souvent défectueux et même inopérants, sans compter leurs trois sous-marins anglais défectueux.
  • Organisation au Québec de l’Enquête populaire sur la paix et la sécurité en collaboration avec Judith Berlyn et l’Alliance canadienne pour la Paix, une gigantesque entreprise menée à bien par cinq commissaires dont Jules Dufour, Douglas Roche et Konrad Sioui, et traduction par l’artiste pour la paix Claude Herdhuinde son rapport final À l’heure des grands changements dans le monde : pour une nouvelle conception de la sécurité.
  • Suggestions pour une politique de défense canadienne étanche aux pressions du complexe militaro-industriel dans un rapport présenté devant le comité du Sénat et de la Chambre des Communes sur la Défense du Canada 1994, rédigé par Pierre Jasmin et lu par lui-même et Jean-Louis Roux, nommé sénateur deux mois plus tard.
  • Campagnes contre les mines anti-personnel en collaboration avec Mines-Action Canada, contre les bombes à fragmentation et contre la prolifération nucléaire en collaboration avec Pugwash international.
  • Campagne contre le programme de subventions fédérales à l’exportation des produits d’armement, le Defense Industrial Productivity Program : près de 280 millions de $ de nos impôts annuels sont versés au DIPP en 1993, c’est-à-dire trois fois le budget annuel du Conseil des Arts pour toute la production d’opéras, de pièces de théâtre, de ballets, de concerts, d’œuvres littéraires etc.; ce programme de subventions à la guerre sera presque totalement anéanti à la suite de nos protestations mais hélas reconverti en aides ponctuelles aux industries d’armement.
  • Martin Duckworth tourne un documentaire au Koweït portant sur une gigantesque foire d’armements à laquelle participent nos ministres canadiens libéraux pour vendre aux monarchies anti- démocratiques du Golfe tout l’attirail de destruction souhaité. – Mémoire sur l’industrie de l’armement déposé au Comité permanent des Affaires étrangères (2002).
  • Diverses lettres et campagnes avec ceasefire.ca contre les F-35 agressifs et furtifs Lockheed Martin dont les coûts sont en train d’exploser au-delà de 45 milliards de $ (avec leur entretien). Dénonciation de la Financière Sun Life qui finance les F-35, les armes nucléaires et les drones qui tuent au Pakistan.
  • Aide au film les Super-Mémés de Magnus Isaacson, qui montre entre autres les manifs (Marguerite Bilodeau) contre les foires d’armement à Ottawa (2011). Un fait indiscutable : Les économies à la défense, provoquées par les interventions des Artistes pour la Paix et des autres groupes pacifistes, se chiffrent pour le seul Canada à au moins trois dizaines de milliards de dollars : ne font-elles pas que « le Canada fut le premier pays (et le seul) du G8 à se sortir d’une situation de déficit chronique », comme l’avait fait observer en Chambre le premier ministre Paul Martin? Il n’avait cependant pas retenu la leçon puisque, dès son élection portée par ses alliés torontois de l’industrie militaire, il a procédé à la plus grosse augmentation de budget militaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Et le gouvernement de Stephen Harper fait là-dessus une absurde et constante surenchère, ayant pratiquement doublé le budget militaire au détriment des programmes les plus chers aux valeurs d’entraide internationale et de recherche scientifique non commerciale.

Les Artistes pour la Paix et le désarmement individuel

  • Nous traitons au point IX de l’action symbolique des jouets de guerre enterrés.
  • Appui, dès le début, à la Coalition pour le contrôle des armes à feu avec Heidi Rathjen (Polysesouvient)et à la loi C-68 du ministre de la Justice Allan Rock qui remet un diplôme d’honneur au président des Artistes pour la Paix pour sa lutte jusqu’au sénat. Récemment, se sont ajoutées d’autres lettres aux sénateurs contre le projet de loi C-29, affaiblissant la loi sur les armes à feu et annihilant le registre; participation à une manifestation nationale à Ottawa le 6 décembre 2011, avec les Raging Grannies ou mémés déchaînées et Pierre Jasmin.
  • Grâce à Alex Magrini et à sa Fondation le silence des armes, présidée par Marie-Claire Séguin, avec la collaboration des corps policiers des Pays-Bas, de Belgique et des villes de Montréal, Québec et Chicoutimi, on procède à d’importantes collectes d’armes à feu en échange desquelles des artistes comme Michel Goulet offrent gracieusement des lithographies. Après trois belles années, la Fondation mourra faute de fonds, alors que le programme d’enregistrement d’armes à feu, confié à un (ir)responsable policier qui exige la divulgation de tous les détails sur les calibres des armes et sur le genre de munitions utilisées par les civils, pour satisfaire sa propre curiosité de collectionneur d’armes, dépasse le milliard de dollars en coûts excessifs.
  • En 2012, lettre ultime des APLP à tous les sénateurs qui ne réussira pas à bloquer la suppression du registre des armes à feu par les Conservateurs. Encouragement au gouvernement du Québec à sauver les données québécoises du registre.

Les Artistes pour la Paix et les autochtones

  • Dès 1990, les Artistes pour la Paix évoquent à plusieurs reprises la Grande Paix de Montréal de 1701, alors pratiquement tombée dans l’oubli, pour inspirer leur solidarité avec les peuples autochtones. La Grande Paix fera ensuite l’objet d’une belle exposition au Musée Pointe-à-Callières et sera fréquemment évoquée comme événement fondateur marquant de notre histoire commune.
  • La même année, coin Cherrier et Berri, fresque de Sabrina Mathews assortie d’un poème de l’artiste pour la paix François Charron, en appui aux Innus, dont le territoire est violé à répétition par des exercices militaires (bombardements, vols à basse altitude) des avions supersoniques de l’OTAN, basés à Goose Bay.
  • Appui et collaboration, avec le duo Kashtin, au très beau film d’Arthur Lamothe sur l’art amérindien, intitulé L’écho des songes.
  • Pendant la crise autochtone de 1990, appelée en dérision « petite guerre du Golf », interventions de Dimitri Roussopoulos, Arthur Lamothe et Alanis Obomsawin qui donnent fèves, courges et maïs aux femmes Mohawks dont feue Myra Cree. Les APLP publient dans le Devoir une dénonciation de l’intervention armée de la Sûreté du Québec qui avait pour but déplorable d’écarter des manifestants protestant contre l’extension d’un golf anti-écologique qui voulait raser une forêt abritant des sépultures ancestrales et protégeant Kanasetake de l’envahissement de dunes de sable. Les Artistes pour la paix se prononcent ensuite publiquement contre les violences armées, tant celles des Warriors que celles de la Sûreté du Québec.
  • Lettre-protestation du compositeur Gilles Tremblay contre la lapidation d’un convoi de Mohawks femmes, enfants et vieillards, fuyant Kanahwake sur le pont Mercier. La lettre est cosignée en août 1990 par cinquante Artistes pour la Paix célèbres dont Janette Bertrand, Gilles Carle, Paule Baillargeon, Édith Butler, Raymond Cloutier, Anne Létourneau, Monique Miller, Louise Portal, Gilles Pelletier, Kim Yaroshevskaya, Jean-Louis Roux, Michel Brault, Janine Sutto, Joseph Rouleau, Ginette Laurin, Simonne Monet-Chartrand, Pierre Curzi, Marie Tifo, Michel Rivard. Presque tous les journalistes politiques se déchaîneront contre les APLP, pour se convertir tranquillement à leur point de vue dix ans plus tard mais sans rétracter leurs attaques fielleuses.
  • Composition du Wampum symphonique, Avec, par le compositeur Gilles Tremblay, diffusé sur toutes les radios de la francophonie et interprété par l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction de Charles Dutoit.
  • Lettre de remerciements au chef de bande sortant, James Gabriel (juin 2005) avec les vœux exprimés que le nouveau conseil de bande sache continuer ses vaillants efforts de pacification de Kanesatake.
  • Samian participe à deux concerts des APLP dans les dernières années.
  • L’auteur-compositeur-interprète Bob Seven Crows Bourdon participe à l’un des Trois Arts pour la Paix.
  • Stuart Miyow du Mohawk Traditional Council participe, avec les métis Yvan Bombardier et Stéphane Roy sur invitation par le membre du C.A. des APLP Daniel Gingras, au spectacle des APLP en commémoration à Tchernobyl à la Place des Arts le 26 avril 2011.
  • Protestation en rabaska contre Gentilly 2, sur le fleuve Saint-Laurent en face de Champlain, dont le maire reçoit un wampum des Mohawks traditionalistes en présence de Daniel Gingras et Pierre Jasmin.
  • On lira l’hommage posthume rendu à Arthur Lamothe, pour ses films sur les Innus, ainsi qu’un article rendant hommage à Manon Barbeau et au Wapikoni mobile (2014).
  • Le 16 février 2015, les APLP décernent un hommage pour l’ensemble de sa carrière à Alanis Obomsawin.

Les Artistes pour la Paix, la jeunesse et les droits de l’homme

  • L’Art de la Paix 1991 : inauguration de la sculpture de Linda Covit au Parc Jarry, sous laquelle sont enterrés onze mille jouets de guerre offerts en symbole de désarmement par des écoliers, grâce à une initiative de Robert Cadotte. Marche de 14 000 jeunes qui aboutit à un spectacle des Artistes pour la Paix au Centre Claude-Robillard, avec les comédiens de l’émission de TVA Chambres en Ville Patricia Paquin, Vincent Graton… et avec Marie-Claire et Richard Séguin, Pierre Jasmin, Kashtin, Gilles Vigneault…
  • L’Art de la Paix 1997, exposition collective des Artistes pour la Paix René Derouin, Armand Vaillancourt, Alex Magrini, Giuseppe Fiore, Peter Krausz, organisée par Guylaine Beauchemin à la Maison de la Culture de Hull en collaboration avec la revue Option-Paix. Mitsiko Miller participe en poèmes.
  • Spectacle de décembre 1999 Droits devant !, en collaboration avec la Ligue des Droits et Libertés : Richard Desjardins, Laurence Jalbert, Mario Chénart, Florent Vollant, Charlotte Laurier et certains groupes de jeunes fêtent le cinquantième anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme au Spectrum.
  • Ciné-paix : une tentative d’événement annuel rassemblant des courts métrages de plusieurs pays ayant pour thème la paix, organisé pendant deux ou trois ans par Gilles Bélanger à l’Office National du Film, rue St-Denis.
  • Participation des APLP au Printemps érable, en solidarité avec les étudiantEs : Pierre Jasmin, professeur à l’UQAM est donc bien placé pour constater les dommages irréversibles que causerait une augmentation des frais de scolarité de 82% telle que décrétée par les Libéraux. Les APLP participeront aux manifestations des 22 février, 22 mars, 22 avril, 22 mai et 22 juin 2012, avec leur banderole reconfectionnée pour l’occasion, et travailleront à joindre une action de la Ligue des Droits et Libertés contre la violence policière et une réunion des professeurs d’universités et cegeps en solidarité avec la CLASSE, la FECQ et la FEUQ.
  • Les APLP n’hésiteront pas à pourfendre l’ASSÉ pour son refus de participer au Sommet sur l’Éducation de février 2013, auquel le ministre de l’Éducation les avait invités. Débat ouvert : Les Artistes pour la Paix avaient initié en 1989, grâce au prestige d’Antonine Maillet, une pétition de 156 000 noms s’engageant contre la violence à répétition érigée en modèle de résolution des conflits dans les émissions pour enfants. Mais ils ont toujours exprimé leur refus constant de la censure dans les œuvres pour adultes (Jean-Louis Roux évoquait la violence de Shakespeare, nécessaire à la dénonciation des puissants). D’abord engagés avec Pacijou, l’Assemblée des évêques, la Corporation des psychologues et celle des pédiâtres dans un dialogue avec les dirigeants des grands réseaux de télévision et le CRTC, afin de lutter contre l’invasion d’émissions jeunesse américaines et japonaises remplies de scènes de violence et conçues comme des publicités de jouets guerriers, Les Artistes pour la Paix ont vanté le soutien accordé aux émissions-jeunesse conçues au Québec. Mais leur position, qui ne se résumait pas en titres percutants ni en dénonciations tout azimut (car elle ne voulait pas oblitérer la violence des « méchants » qui fait partie de la vie), fut relayée… autrement par Virginie Larivière et l’organisme TROP du comédien René Caron, et carrément trahie par Françoise Bertrand, alors à la tête de Télé-Québec.

Les Artistes pour la Paix et l’action internationale

  • En collaboration avec l’Institut pour le développement des relations interculturelles par l’art, le président des Artistes pour la Paix, Pierre Jasmin, participe à une caravane pour la paix avec concerts au Tibet à l’été 1993; les obstacles nombreux du gouvernement chinois ne peuvent empêcher la communauté culturelle tibétaine d’organiser un concert de piano à l’intention de centaines d’artistes tibétains plus une manifestation artistique festive au Norbulinka (palais d’été du dalaï-lama).
  • Avec le même institut, participation à une flottille de paix et à des concerts en Croatie-Slovénie (1994) : de Dubrovnik, la flottille remonte la côte croate en s’arrêtant en divers ports pour des concerts et spectacles de marionnettes à l’intention des réfugiés bosniaques et croates. Kateri Lescop de Radio-Canada réalise un reportage sur l’événement, diffusé lors d’une émission spéciale à l’Action de grâces du Point, rediffusée à l’international. Le journal allemand Bild im Zeitung au plus fort tirage européen (plus de 3 millions d’exemplaires) titre alors: les sons de Bach et Beethoven ont remplacé le bruit des obus et des balles, contribuant ainsi à ouvrir la porte au retour des touristes, moteurs de l’économie croate.
  • En collaboration avec Jeunesse Canada-Monde et la Fondation le Silence des Armes, remise de la sculpture d’Alex Magrini, le piano pour la paix, au président de Haïti, Jean-Bertrand Aristide, en symbole de démilitarisation le jour même de la fête des armées. Le discours de Magrini sur les bienfaits du désarmement sera immédiatement suivi de l’annonce de la dissolution de l’armée par le président. La sculpture git hélas dans les décombres du palais présidentiel, victime du séisme de 2010.
  • Le président des Artistes pour la Paix Paul Klopstock participe à trois reprises en 2001, 2002 et 2003 à de grands forums des Nations-Unies à New York contre la prolifération des armes nucléaires.
  • En 2008, le pianiste Pierre Jasmin donne un concert Beethoven guerre et paix à Munich en l’Université Ludwig-Maximilian, célèbre pour ses martyrs anti-nazis, Hans et Sophie Scholl, concert repris avec un texte du poète Fernand Ouellette en leur hommage au Centre Pierre-Péladeau en 2009.
  • Voyages en Israël-Palestine par le président Daniel-Jean Primeau, par l’écrivaine Margaret Atwood et le cinéaste Martin Duckworth qui n’hésitent pas à blâmer la violence de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, tout en déplorant les tirs de roquettes terroristes palestiniennes sur des cibles civiles.
  • Pierre participe en outre au Congrès international Pugwash à Berlin, du 30 juin au 4 juillet 2012. Auparavant, il a rendu visite à M. Daniel Krull à New York : ce consul allemand, à la tête du comité 1267 du Conseil de Sécurité de l’ONU, tient entre ses mains le sort d’Abousifian Abdelrazik, en faveur de qui (et surtout de ses enfants) les APLP sont venus intercéder et manifester devant la porte d’entrée de l’ONU, avec des alliés de l’université Concordia, de la principale centrale syndicale de Toronto et des militants des droits de l’homme, venus d’aussi loin que de Saskatchewan. The Gazette en fait un grand reportage, de même que Le Devoir, et la bonne nouvelle du retrait de la liste d’Abousifian suivra, quelques mois plus tard.

Les Artistes pour la Paix féministes

Position:

Les Artistes pour la Paix sont féministes, parce qu’ils croient fermement en l’égalité de la femme comme outil majeur pour que la démocratie triomphe, loin des manipulations mâles, religieuses ou militaires. La philosophe-sociologue Hannah Arendt dénonce la banalité du mal basée sur l’obéissance de bureaucrates qui s’abstiennent de penser aux implications morales de leurs actes (nazisme, stalinisme). On pense aux fabricants d’armes (mines anti-personnel, bombes atomiques) mais en tant qu’artistes, il faut penser aussi, par exemple, aux scénaristes articulant le ressort de leurs téléséries sur la violence, sans penser aux conséquences

Au Québec, nous sommes privilégiés d’avoir eu des pionnières comme Mia Riddez ou Janette Bertrand (qui furent membres des APLP) qui inventèrent des téléromans dont les ressorts étaient issus de la transformation vers plus d’égalité des relations humaines. Leur influence féministe s’est propagée aux séries dramatiques Un gars, une fille (Sylvie Léonard – Guy A. Lepage), Virginie et Trente vies (Fabienne Larouche), La galère (Renée-Claude Brazeau), Apparences (Serge Boucher)et font en sorte que le Québec se distingue dans le monde pour son évolution remarquable de rapports hommes-femmes plus égalitaires.

Actions:

  • Participation de Simonne Monet-Chartrand aux réunions pan-canadiennes de Voix des Femmes, pour lesquelles le président des APLP donne à deux reprises des récitals de piano à Toronto (le dernier en novembre 2013).
  • Récitals de Judi Richards et de Richard Séguin à l’Université de Montréal en commémoration de la tuerie de l’École Polytechnique (massacre en 1989 de 13 étudiantes ciblées pour leur sexe et leurs ambitions dans un domaine traditionnellement chasse gardée masculine).
  • Participation à la marche féministe Du pain et des roses 1995 (chanson composée par Hélène Pedneault et Marie-Claire Séguin) et à la vigile On vaut plus que des miettes autour du Parlement en 1996, avec la Fédération des Femmes du Québec, Françoise David et l’animatrice de radio Myra Cree que le président des APLP, seul mâle ayant pris la parole à cette grande manifestation, est allé chercher en voiture à Montréal.
  • À la suite d’un reportage sur la situation révoltante des petites filles dans les orphelinats chinois, Yolaine Savignac, mère de trois enfants et membre des APLP, prend la tête d’un mouvement organisé spontanément pour leur défense, en évitant toutes allusions racistes et en tentant que cette défense n’indispose pas trop les autorités chinoises pour atteindre ultimement le but visé d’une amélioration du sort de ces petites orphelines.
  • Spectacle-encan en 1998 au Café-Campus de la rue Prince Arthur avec Isabelle Hébert, Marcelle Ferron, Geneviève Paris, Marie Eykel, Armand Vaillancourt…au profit d’une organisation bosniaque soignant par des thérapies par l’art femmes et enfants victimes de la guerre en Bosnie-Herzégovine.
  • Spectacle Soleil dans la nuit présenté au Spectrum et mis en scène par Jean-Pierre Ronfard, en solidarité avec l’Algérie torturée par les extrémistes islamistes et les autorités militaires; y participent l’Union des Écrivaines et Écrivains du Québec, Marie Cardinal, Geneviève Paris, Renée Claude, Sylvie Tremblay, Hélène Cardinal, Louise Warren…
  • Cantate III, oeuvre symphonique et chorale de la compositrice Anne Lauber unissant choeurs religieux juifs, chrétiens et musulmans et I Musici de Montréal, présentée en décembre 1996 à guichets fermés sur la scène du Centre Pierre-Péladeau, avec dignitaires musulmans, juifs et chrétiens et le maire de Montréal, Pierre Bourque.
  • Mémoire aux allusions musicales sur l’identité et les immigrants présenté à la Commission Bouchard-Taylor par Pierre Jasmin en 2008, déplorant que Jean Charest n’ait nommé ni femme ni immigrée à la tête de la Commission.
  • Félicitations des APLP pour le voyage de la gouverneure générale Michaëlle Jean en Afrique où elle a eu le courage d’interpeller les parlements et les dirigeants à immense majorité mâle, en leur demandant d’agir de concert contre l’excision des femmes: c’est une honte qu’on ne trouve pas assez d’argent pour mobiliser une immense campagne en vue d’éradiquer cette aberration qui prive les femmes et leurs partenaires des bienfaits d’une sexualité épanouie.
  • Claudia Léger rassemble majoritairement des femmes pour des activités Tricot pour la Paix, qui rappellent l’action de Lil Greene en 1966 qui protestait par de telles séances contre la guerre au Vietnam.
  • Plusieurs prises de position en faveur des droits des femmes: notons le concert du printemps 2013 de la percussionniste Katryna Marcoux jouant une composition de Symon Henry débutant avec un enregistrement d’un extrait violent de la charia et échanges divers du président des APLP avec les partisans d’une charte de la laïcité.
  • La présidente d’honneur des APLP, l’écrivain Antonine Maillet, centre son oeuvre sur l’éminent sens pacifique des femmes en contrepoids aux ambitions froides des hommes. La Sagouine, si bien interprétée par Viola Léger (membre des APLP), Pélagie la charette qui lui a valu le seul prix Goncourt attribué à un/e Canadien/ne et Madame Perfecta mettent en scène des femmes du peuple dont le franc parler devrait inspirer la conduite des affaires d’état: on éviterait la corruption des boys’ clubs tels que mis en lumière par les Commissions Gomery et Charbonneau.

Les Artistes pour la Paix et la question nationale

  • Un pays pour la paix, discours prononcé par Jean-François Garneau et Pierre Jasmin devant la Commission de Montréal sur l’avenir du Québec, pendant la campagne pré-référendaire de 1995, abordait franchement la question nationale.
  • Les APLP ont dénoncé par une intervention de leur président dans un film de Martin Duckworth, le dangereux et irresponsable chantage à la partition du Québec envisagé par certains groupes extrémistes anglophones et par le ministre Stéphane Dion.

Débat ouvert en forme de questions:

  • La plupart des artistes membres sont ou furent indépendantistes. Néanmoins, les questions suivantes préoccupent tous nos membres: qu’est devenu le rapport Le Hir sur la défense d’un Québec souverain?
  • Le Parti Québécois a-t-il en vain tenté de faire pression dans un sens militariste sur les scénarios des professeurs Charles-Philippe David et Yves Bélanger exposés dans ce rapport?
  • Que contenaient tous les mémos ayant circulé à la Défense Nationale d’Ottawa tout juste avant le référendum?
  • Pourquoi ont-ils été effacés, comme le révèlent les documentalistes ayant participé à la création de l’émission Point de Rupture (Radio-Canada, 7 et 8 septembre 2005)?
  • Pourquoi le député bloquiste Jean-Marc Jacob, le plus au courant des affaires militaires nord-américaines, a-t-il démissionné très vite de la vie politique en général?
  • Les qualités de diplomate de Gilles Duceppe auraient-elles été suffisantes pour amadouer une administration aussi dure que celle de G. W. Bush, en cas d’indépendance du Québec?
  • Devrait-on abandonner tout idéal internationaliste et se livrer corps et âme au militarisme et aux États-Unis, comme le chef du Bloc Québécois l’a fait en appuyant Harper en votant pour l’achat des F-35, et par un discours à Washington à l’automne 2010 où il affirmait que le Québec aurait participé à la guerre en Afghanistan, croyant ainsi soi-disant favoriser l’indépendance auprès de l’éventuel allié américain?
  • La politologue Anne Legaré a lancé un cri d’alarme connexe à ce sujet (Le Québec otage de ses alliés, vlb éditeur, 2002): a-t-elle été prise suffisamment au sérieux par le PQ, qui voudrait voguer allègrement vers un troisième référendum, sans préparation internationale suffisante ?
  • D’autre part, la position « autonomiste » de l’ADQ, qui aurait gardé l’armée et le ministère des affaires étrangères au fédéral, est-elle conservée par la CAQ de François Legault? La réponse est apparue clairement en novembre 2015: oui
  • Est-elle compatible avec la réalité reflétée par les sondages de l’Alliance canadienne pour la paix, rendus publics au Québec par les Artistes pour la Paix en 1992 (L’Aut’ Journal), montrant sur ces questions une différence d’opinions très marquée entre le reste du Canada et un Québec beaucoup plus pacifiste?

 

En vue de décisions éclairées face à notre avenir collectif que tous et toutes souhaitent empreint de paix, il s’agit de lancer honnêtement et sans oeillères un débat crucial, et ce en marge et parfois en dépit des pouvoirs antagonistes fédéralistes et indépendantistes qui chercheront à orienter le débat de façon partisane au détriment de la vérité. Les Artistes pour la Paix se sont prononcés sans compromettre leurs principes fondamentaux ni leur unité face aux engagements nationaliste ou fédéraliste, puisque l’un et l’autre se retrouvent chez leurs membres.

Les Artistes pour la Paix et l’écologie

  • Spectacle-bénéfice 1997 en faveur de la Coalition pour un débat sur l’eau, à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’UQÀM, avec Marie-Claire et Richard Séguin, Hélène Pednault, Catherine Sénart, Sylvain Lelièvre, Louise Vandelac, Pierre Perrault, Marie-Claire Simard, Sylvie Tremblay, Monique Fauteux, Michel Garneau, Pierre Jasmin… Les Artistes pour la Paix ont constaté que le problème d’accessibilité à l’eau potable devient un enjeu stratégique crucial pour lequel beaucoup de nations sont ou seront en guerre. La privatisation de l’eau provoque d’autre part des conflits sociaux qui justifient qu’on la dénonce collectivement. C’est pourquoi la Fondation Eau-Secours est fondée et encouragée par plusieurs Artistes pour la Paix qui sont nommés « porteurs d’eau » par l’organisme : Raôul Duguay, Richard Séguin et Pierre Jasmin, notamment.
  • De février 2008 à aujourd’hui, les APLP Frédéric Back, Laure Waridel et Pierre Jasmin mènent le combat anti-nucléaire en participant à la fondation du Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire et en collaborant avec Pugwash. Notons que pour le 25e anniversaire de Tchernobyl, Caroline Harvey et Nancy Lange ont produit un spectacle de trois heures à la Place des Arts intitulé Changeons d’ère, sortons du nucléaire. L’événement mettait notamment en scène les Mohawks et Métis préoccupés par l’insécurité nucléaire Stuart Myiow, Yvan Bombardier et Stéphane Roy, ainsi que divers artistes tels Marguerite Bilodeau, Ionut Carragea, Catherine Cormier-Larose, domlebo, Daniel Gingras, Raoûl Duguay, Jici Lauzon, Hélène Monette et Pol Pelletier, devant des projections d’œuvres de Sylvie van Brabant, Robert Cornellier, Kevin Papatie (wapikoni mobile), Marcel Saint-Pierre et Bob Del Tredici. Une affiche d’après une image signée Geneviève LeBel faisait la promotion de l’événement. Notons la conférence de presse du 21 mars 2011, dix jours après Fukushima, animée par le président des APLP qui vient de rédiger un rapport exhaustif à la Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire. Notons aussi que Télé-Québec diffuse, après les élections, le film Gentilly or not to be co-réalisé par Guylaine Maroist et Éric Ruel.
  • Les APLP nomment le 14 février 2012 Dominic Champagne, APLP de l’année 2011, et s’engagent à sa suite dans la promotion d’une manifestation en faveur du Jour de la Terre, le 22 avril, tout en endossant son opposition à la fracturation pour exploiter le gaz de schiste.
  • Les APLP appuient Louise Vandelac dans son combat pour rester en 2013 à l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’UQAM tout en continuant à faire de l’activisme contre les organochlorés, PBDE, phtalates, bisphénol A, bref tous les perturbateurs endocriniens, ainsi que contre la dioxine et les OGM Monsanto (avec Marie-Monique Robin).

« Les Trois Arts pour la Paix »

  • Une initiative conjointe de Daniel-Jean Primeau et Louis-Dominique Lévesque, auteur-compositeur-interprète et fondateur des Clowns du Carrousel, cette formule audacieuse car plus instinctive que strictement programmée connaît plusieurs éditions, dont la plus spectaculaire sera une semaine entière de 2009 au Musée des Beaux-Arts de Montréal à l’invitation de sa directrice Nathalie Bondil : cinq soirées, un après-midi et une journée entière retransmise à Espace-Musique avec Claude Saucier, Monique Giroux, Philippe Fehmiu et Marie-Christine Trottier, célèbrent le 40e anniversaire du bed-in Yoko Ono – John Lennon avec les auteurs-compositeurs-interprètes Catherine Major, Catherine Durand, Samian, Raoûl Duguay, les petites tounes, Alexandre Désilets, Sylvie Paquette, Daniel Lavoie, Pierre Jasmin etc.
  • Mais il faut aussi souligner une quinzaine d’autres spectacles, dont à la Place des Arts celui alliant la poésie de Louise Warren avec Pascale Montpetit et les deux frères Kiya et Zia Tabassian, un moment de grâce!
  • En 2008-2009, les APLP offrent 25 concerts, événements ou spectacles à l’occasion de leur 25e anniversaire, sans qu’un seul ne trouve la faveur d’être commenté par un journal: les Fernand Ouellette (Grand prix Leopold Senghor 2008, premier poète québécois à recevoir cette plus importante distinction), Marie Laberge, Jean-Guy Moreau, Florence K, Samian, Natalie Choquette, Dan Bigras, Richard Séguin, Yvon Deschamps, Judi Richards, Armand Vaillancourt, Annie Roy, Laure Waridel, Raoûl Duguay, Marie-Mai, Serge Bouchard, Claude Lafortune, Nabila ben Youssef, Philippe Laloux, Ève Cournoyer, Yves Desrosiers, Alain Lamontagne, Mariève Maréchal, Symon Henry, Marie-Marine Lévesque, Domlebo, Valéry Latulippe, Geneviève LeBel, Bruno Roy, Coral Egan, Catherine Durand, Sylvie Paquette, Mara Tremblay, Catherine Lavoie, Alexandre Désilets, Daniel Lavoie, Édith Butler, Catherine Major et une trentaine d’autres artistes ont participé à un de ces événements réalisés par les Artistes pour la Paix. La Presse, par exemple, n’en a mentionné qu’un seul, sans faire allusion à l’organisation par les Artistes pour la Paix.
  • En 2013, Musimax télévise deux heures de télévision intitulées « les années contestation » et « les années écolo » avec la participation de Guylaine Maroist (qui est l’instigatrice de la série), Louise Harel, Ariane Moffat, Loco Locass (Bizz), François Parenteau, Gilles Duceppe, Luc de la Rochelière, Richard Séguin, les Cowboys fringants, Pierre J. etc. sur entre autres des images inspirantes du printemps érable !

Conclusion

Si les Artistes pour la Paix ont réussi à s’implanter et à exercer une influence politique non négligeable et ce, avec à peine quelques milliers de dollars de subventions en tout (les subventions ont cessé en 1994, remplacées par des initiatives louables comme la vente de ses livres destinés au pilon par François Avard), c’est que la bonne volonté de centaines d’artistes bénévoles soutenait l’idéal qui les rassemblait: il vaut la peine d’être poursuivi et proclamé puisqu’il n’y a pas d’équivalent des APLP dans aucun autre pays (l’actrice Liv Ullman et le chanteur Harry Belafonte se déclaraient surpris, récemment, en apprenant qu’au Québec l’organisme avait survécu). Même la France, malgré la présence d’immenses artistes et écrivains pacifistes contestataires tels Boris Vian, Pierre Perret, Jacques Prévert, Serge Gainsbourg, Barbara, Anne Sylvestre, Albert Camus et Jean Giono, n’a pas de mouvement organisé en ce sens; les révélations embarrassantes, à propos de fonds occultes provenant de l’industrie militaire pour les magouilles de présidents tant de gauche que de droite, montrent que la présence d’un tel groupe de pression aurait pu y être utile. N’est-il pas symptomatique que les deux plus grands scandales de détournements d’argent par des politiciens en France au cours des vingt dernières années sont devenus célèbres, non pas selon les noms des industries militaires qui les ont suscités et provoqués, mais sous les appellations plus neutres des compagnies qui ont servi d’intermédiaires, c’est-à-dire Elf sous Mitterrand, Clearstream sous Chirac? Et dans ce dernier cas, l’intérêt des journalistes enquêteurs s’est vite détourné des frégates militaires vendues à Taïwan pour ne se porter que sur la présence réelle ou virtuelle de Nicolas Sarkozy sur une liste secrète…

Bref, les magouilles militaristes au détriment des démocraties font trop peur à l’Occident, depuis la mort suspecte d’Olaf Palme en Suède. Les Artistes pour la Paix croient fermement que leur philosophie agissante est appelée à devenir, grâce à des alliances avec divers groupements, un modèle culturel particulier et un outil de réflexion morale indispensable pour la survie du monde dans le troisième millénaire.

Avertissement

Cet historique couvre plus de trente années d’actions posées par les APLP. Nous regrettons toute omission, erreur ou interprétation érronée, et nous vous invitons à nous présenter toute rectification estimée nécessaire.

Nos actions récentes

21 janvier : Manifestation au rassemblement pour les droits des femmes à la Place des Arts.
21 décembre : Lettre au premier ministre Trudeau sur le vote à l'ONU et le désarmement.
26 novembre : Lettre au premier ministre Couillard pour une enquête systémique sur les pratiques policières.
26 novembre : Déclaration de paix au premier ministre Trudeau avec démission suggérée de son ministre de la Défense.
26 novembre : Lettre au ministre Dion sur l'OTAN, le TCA et les armes nucléaires.
11 novembre : Manifestation avec la coalition Échec à la guerre, Montréal.
2 novembre : Lettre collective au ministre Dion, avec le Réseau canadien pour l'abolition de l'arme nucléaire.
14 octobre : Lettre au ministre Carr sur les centrales nucléaires.
21 septembre : Conférence de presse devant le bureau de J. Trudeau sur la situation Kurde.
20 septembre : Lettre à Stéphane Dion sur les Kurdes, les bombes nucléaires et l'exportation d'armes canadiennes.
18 septembre : Conférence de presse du Front Commun pour la transition énergétique, contre la loi 106.

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