Evénements du mois

Activités de nos membres

Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Après 14 ans d’Élizabeth May, le Parti Vert se donne une nouvelle cheffe

may-annamiepaul

Photo Cole Burston : archives de La Presse Canadienne

Plus efficace que le parti Conservateur dans la désignation de sa nouvelle cheffe par ses 35 000 membres, le Parti Vert, qui a obtenu 6,5% des votes aux dernières élections canadiennes, a dû procéder à huit tours de scrutin (4 candidats, 4 candidates) pour que la Torontoise Annamie Paul (12 090 votes) devance le député « écosocialiste » Dimitri Lascaris (10 081 voix) ; elle avait reçu l’appui tacite mais gênant de la cheffe respectée, auto-déclarée « neutre », Elizabeth May (toujours méfiante envers la gauche de son parti [1]). L’avocate de 47 ans parlant quatre langues, mariée à un avocat depuis 23 ans dont elle a deux enfants, titulaire d’une maîtrise en affaires publiques de l’Université de Princeton, Annamie Paul, première femme noire élue à la tête d’un parti fédéral, se représentera donc dans trois semaines à l’élection partielle de remplacement de l’ex-ministre des Finances, Bill Morneau ; dans ce château-fort libéral de Toronto Centre, elle était arrivée quatrième en 2019, avec 7 % du vote exprimé, le triple toutefois de 2015.

Nouvelle en politique, elle a travaillé pour les réfugiés et la Cour pénale internationale selon Eddy Perez, responsable des politiques internationales de Réseau action climat. « Le colonialisme m’a volé mon identité originelle », s’est-elle présentée comme « descendante d’esclaves » en ouverture de la partie française de son discours de victoire, en rapportant avoir été la cible de commentaires antisémites et racistes sur les réseaux sociaux. Ses deux priorités : s’attaquer aux changements climatiques et réparer le filet social, « incomplet et fragile ». « Je suis une alliée des dirigeants autochtones dans leurs appels à l’action et leur quête d’autodétermination» a-t-elle ajouté en cette soirée du 3 octobre aux nombreuses marches en mémoire de Joyce Echaquan, animée au Parti Vert par des vidéos autochtones, chants de Dakota Bear et de femmes associées à «Idle no more» (ou «finie l’inertie») + un hommage à Elizabeth May de l’ex-ministre libérale Jody Wilson-Raybould.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, a tendu la main à la cheffe fraîchement élue sur Twitter : « Il n’y a pas de doute que [les Verts] au Canada et le Bloc québécois au Québec ont la capacité et le devoir de collaborer pour le bien de l’écologie et d’une économie propre et durable pour nos deux nations », a-t-il écrit avec perspicacité.

Le remarquable discours d’Elizabeth May avait tenu à souligner le progressisme de son parti, le premier à proposer un revenu minimum garanti (à peu près réalisé en ce temps de pandémie !), un programme d’assurance-médicaments, l’éducation post-secondaire pour tous et la décriminalisation de toutes les drogues. Elle a dénoncé les États-Unis, le seul pays industrialisé sans assurance-santé (en taisant leurs dépenses militaires excessives), ainsi que les politiques canadiennes favorisant pipelines et gazoducs, risées des jeunes conscients de l’alarme lancée à raison par les scientifiques que « notre maison brûle ».

La relève des jeunes Verts impressionne

canton-cusmanoDans cette soirée à navrante minorité francophone (à peine une apparition de Georges Laraque, en ex chef adjoint), soulignons le très fort discours sans accent de Liana Canton Cusmano, qui se présente lui-même comme « millénial féminisé, queer, non-binaire et trans qui vit et a grandi à Montréal/Tiohtià:ke (sic !). Candidat pour les Verts dans Ville-Marie-LeSud-Ouest-Île-des-Sœurs, écrivain, cinéaste, performeur et éducateur en art qui travaille en anglais, en français et en italien depuis plusieurs années, j’ai appris à agir rapidement, communiquer de façon efficace et accepter qu’il y a une solution à chaque problème, si on le considère de façon créative. Le fait que je puisse anticiper des difficultés, déléguer des tâches importantes et m’exprimer de façon diplomatique me sera très utile en tant que co-président. Je m’engage à assurer une gouvernance de parti accessible, représentative et intersectionnelle. De plus, je développerai des liens importants entre le Conseil des jeunes verts et le Conseil fédéral, sans oublier une collaboration étroite avec les représentants des provinces et des territoires, pour pouvoir répondre aux besoins particuliers des communautés à travers le Canada. Le vrai changement nécessite l’engagement des jeunes ». Nul doute qu’avec cette détermination, l’avenir lui sourira !


[1] Me rencontrant pour la première fois lors de la cérémonie internationale des 50 ans de Pugwash en juillet 2007 en Nouvelle-Écosse, Elizabeth May avait voulu me présenter contre Thomas Mulcair dans la circonscription d’Outremont en septembre; j’avais évidemment refusé, estimant que seule une alliance NPD/Verts pourrait empêcher les Libéraux de revenir en force au pouvoir.

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Nos actions récentes

18 septembre 2020 : Lettre aux élus - Pour une réorientation de la politique étrangère canadienne.
20 mai 2020 : Lettre ouverte - le Canada ne mérite pas de siège au Conseil de sécurité.
13 avril 2020 : Lettre à Justin Trudeau : Levons les sanctions !
10 avril 2020 : Lettre du Groupe des 78 : Habileté diplomatique requise pour une intervention urgente
7 avril 2020 : Lettre au Premier ministre Trudeau sur NUMISMA
18 février 2020 : Lettre au Premier ministre sur Wet'suwet'en.
27 janvier 2020 : Message au Premier ministre sur les déchets nucléaires.
25 janvier 2020 : Manifestation Non à la guerre contre l'Iran.
Voir toutes nos lettres aux élus »

Remontez dans le temps »

Recherche par sujets