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Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Nathalie Bondil, toxique ou victime de l’argent ?

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Nathalie Bondil encadrée par Robert Lepage APLP2019 et Raöul Duguay hommage 2019. Photo Francine Duquette

Agent de libération ou toxique ?

Choisie le 23 avril 2019 Amie pour la Paix 2019, Nathalie Bondil était, depuis 2007, directrice générale et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal : on vient de la renvoyer sous l’accusation d’être cause d’un climat toxique de harcèlement psychologique. Plusieurs artistes d’origine française n’ont-ils pas des difficultés à s’acclimater à notre culture si consensuelle qu’elle ne tolère pas les discussions musclées et animées propres à nos cousins ou même à des anciens du Collège français Stanislas, tels Jacques Parizeau (ou moi-même) facilement accusés d’être abrasifs ?

Vu l’immense respect que nous avons pour sa fille écrivaine Évelyne, nous ne pouvons pas faire l’injure à Michel de la Chenelière, président du Conseil d’Administration du MBAM, d’avoir pris sa décision pour des motifs d’anti-féminisme ou d’argent (alors que nous sommes en droit de soupçonner plusieurs de ses collègues de succomber à cet attrait primordial sur lequel on reviendra en deuxième partie). Donc, y aurait-il un fond de vérité dans la plainte d’employés dont le syndicat, affilié à la CSN, jouit en partant d’un préjugé favorable à mes yeux d’ancien prof de l’UQAM ? « Il s’agit d’affaires internes », a indiqué sa présidente, Marie-Claude Saïa, en refusant de commenter les relations de travail du MBAM. Alors des employés se seraient-ils sentis bousculés par celle qui a réussi à secouer le fond pépère et les cadres poussiéreux d’une institution en organisant des expositions à grand succès, dont celles socialement engagées Cuba : art et histoire de 1868 à aujourd’hui, Imagine: The Peace Ballad of John and Yoko et Miles Davis (Black lives matter !!), jusqu’à l’inauguration du Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein?

On sait combien, même au Québec exceptionnellement féministe sur la carte mondiale, les femmes engagées sont parfois perçues comme toxiques, simplement parce qu’elles ont le cran de prendre des directions sans ménager le chou ni la chèvre. Par ses années de dévouement, l’engagement de Nathalie Bondil a donné à Montréal une réputation avant-gardiste qui a dû bousculer bien des traditionnalistes pour qui l’esthétisme est la seule valeur de l’art : sous Bondil, on ne s’est même pas demandé lequel du Musée d’Art Contemporain ou le sien traçait les voies d’avenir éthique ! À voir la réaction de surprise de la ministre de la Culture, Nathalie Roy et la désapprobation marquée de Monique Jérôme-Forget envers le C.A., le Québec entier risque de perdre gros avec ce renvoi qu’on prétend motivé par diverses plaintes dont aucune ne semble bien sérieuse, en cette période où pourtant les dénonciations pleuvent dru sur nombre d’artistes.

L’argent pèse plus lourd que tout

Les Artistes pour la Paix savent à quel point la plupart des enjeux majeurs de gouvernance dans nos sociétés nord-américaines sont pollués par le pouvoir du $, par exemple comment le complexe militaro-industriel contrôle l’OTAN, notre ministère de la défense et les orientations de notre ministère des Affaires étrangères, sans compter nos banques et institutions financières canadiennes, dont la Financial Power Corporation [1].

Alors l’argent serait-il le motif du renvoi de Nathalie Bondil ? Voici ce qu’on lisait il y a trois jours et je vous épargne la lecture du communiqué jovialiste du président du Conseil d’administration du MBAM : « Après la création d’une Direction de l’éducation en 2012, voici la création d’une Direction de la conservation en 2020. Le MBAM ayant connu une croissance remarquable, ce poste permet de soutenir l’équipe de la Conservation et me permet de me concentrer sur notre expansion ainsi que sur la vision stratégique, le rayonnement et la programmation artistique du Musée. J’apporterai mon entier soutien à Mary-Dailey pour que le MBAM continue de grandir », affirme Nathalie Bondil.

« C’est avec humilité, fierté et joie que j’accueille ce nouveau rôle au sein du Musée des beaux-arts de Montréal, une institution extraordinaire forte d’une équipe exceptionnelle. Je me réjouis à la perspective de travailler en étroite collaboration avec les responsables du Musée afin d’appuyer la vision de notre directrice générale et conservatrice en chef, Nathalie Bondil », ajoute Mary-Dailey Desmarais, directrice de la Conservation.

Patatras ! En moins de deux jours, tombe l’échafaudage « d’entier soutien et d’étroite collaboration » pour un divorce qui risque de coûter très cher. Le C.A. a-t-il épousé des motifs de machos libidineux trouvant des raisons de se débarrasser de la trop remuante quinquagénaire et de la remplacer par une jeune trentenaire à la docilité assurée par son mariage avec Paul Desmarais III, petit-fils de la dynastie fondée par les légendaires Paul et Jacqueline, cette dernière lyriquement chantée par le critique musical Claude Gingras conservateur de La Presse inc. ?

Minute, pas trop vite, car si cette jeune mère de famille a un accès facile à une fortune colossale qui semble aveugler le C.A. du MBAM, elle a aussi des vertus qui la blindent contre des soupçons injustes, en premier lieu un doctorat en histoire de l’art de Yale University, en second lieu sa capacité de bien s’exprimer en français, ce que son origine américaine, son nom de Pattee et sa résidence de 5 millions de $ à Westmount (ancienne maison des Mulroney) ne laissent pas présager au premier abord…

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Mary Dailey Desmarais, avec la pose étudiée et la mâchoire serrée d’une conquérante. Photo Stéphanie Badini.

Le C.A. déclare dès aujourd’hui partir à la chasse d’un successeur en lançant un appel international qui risque de faire patate, vu l’empressement suspect du MBAM de mettre carrément à la porte, malgré son extraordinaire réputation, madame Bondil que le musée du Louvre cherchait à mettre récemment sous contrat ! Parions que ce C.A. laissera courir l’offre suffisamment de temps pour découvrir que MDD, après tout, n’est-ce pas, serait une candidate idéale… Voici sa photo :

 

NDLR  Le Collège Stanislas, outre Jacques Parizeau (et son fils Bernard), et Pierre Jasmin le pianiste et APLP, accueillit pendant quelques années dans une même classe l’héritier Paul Desmarais fils, le ftur webmestre des APLP Christian Morin ainsi qu’un certain Philippe Couillard.


[1] http://www.artistespourlapaix.org/?p=18325 où on apprend que Power Financial Corporation a investi depuis janvier 2017 plus de 3 milliards de $ de fonds canadiens en des compagnies américaines fabriquant des bombes nucléaires.

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