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"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

1er & 4 juillet nord-aRméricains

Par Earl Turcotte, directeur du Réseau canadien pour l’abolition de l’arme nucléaire (CNANW). Traduction par Pierre Jasmin, membre de son comité de direction, ainsi que de l’exécutif de Pugwash Canada, avec une première page et une conclusion de son cru.

Avec des alliés de Pugwash et du Mouvement Québécois pour la Paix (merci spécial à Nancy Brown pour la traduction et à Nathan McDonnell pour ses idées), Les Artistes pour la Paix ont d’abord salué le Canada Day d’un pamphlet marquant notre inquiétude face au militarisme accru du gouvernement Trudeau et à son éloignement des idéaux de l’ONU.

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Plus inquiétant encore fut le 4 juillet à Washington, avec tanks et survols de F-35 de Lockheed Martin, voulus par Donald Trump inspiré par les parades militaires d’Emmanuel Macron ou de Kim Jong-un : le président aRméricain a transformé l’Independance day en glorification de sa présidence impériale, avec tous ses excès militaristes.

Tous ? Sauf un, le plus inquiétant, révélé par un article publié le 1er juillet par le Hill Times, écrit par Earl Turcotte, notre nouveau directeur élu à l’unanimité du Canadian Network to Abolish Nuclear Weapons. En voici une traduction partielle :

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« Le 11 juin, a paru un document simplement intitulé Opérations nucléaires : le premier papier doctrinal du Pentagone en 14 ans marque une réorientation majeure de la pensée militaire américaine qui semble maintenant gagnée à l’idée d’enclencher une guerre nucléaire et de la remporter. Même si le document a été retiré du site du Pentagone où The Guardian l’avait déniché, ne devenant accessible que dans une section à accès restreint de leur bibliothèque virtuelle, Steven Aftergood, qui dirige l’examen des secrets gouvernementaux pour la Fédération des Savants Américains, a décrit ce document comme une doctrine de guerre nucléaire, loin de la doctrine prévalant de « deterrence » [dissuasion ou Mutual Assured Destruction dont l’acronyme MAD révélait la nature].

Déjà en février 2018, une United States Nuclear Posture Review identifiait de nouvelles conditions abusives d’utilisation des armes nucléaires, par exemple en réponse à des « attaques stratégiques non-nucléaires » telles des cyberattaques. Le document planifiait aussi d’équiper les sous-marins de missiles contenant de mini-charges nucléaires, augmentant ainsi la possibilité de leur utilisation. D’autres pays armés, incluant l’Inde et le Pakistan, ont suivi ce mouvement inquiétant.

Ces changements de doctrine et de pratique vont à l’encontre de l’engagement à réduire le rôle des armes nucléaires dans les politiques de sécurité, pris par plus de 180 pays membres du Traité de non-prolifération (1970 – ONU), avec l’engagement légal de poursuivre la voie du désarmement nucléaire. Tout ceci survient au moment où

  • l’Iran et les États-Unis [Trump a déchiré leur pacte antinucléaire] se rapprochent d’une guerre qui pourrait aussi entraîner la Russie, la Chine et d’autres puissances nucléaires;
  • les États-Unis et la Russie vont bientôt se retirer du Traité INF (Intermediate Nuclear Weapons Forces);
  • des développements technologiques permettent à des missiles de voyager à 15 fois la vitesse du son, les rendant à toutes fins pratiques indétectables.

 

Bref, sans me déguiser en personnage de Tintin dans l’Étoile mystérieuse couvert d’un drap annonçant que « la fin du monde est proche », les faits relatés me semblent justifier une certaine dose d’alarmisme. Lorsque les plus haut-gradés militaires du pays le plus puissant sur terre [1] estiment que « l’utilisation d’armes nucléaires pourrait créer les conditions pour des résultats décisifs et pour la restauration d’une stabilité stratégique; spécifiquement, l’usage d’une arme nucléaire changera fondamentalement l’aspect d’une bataille et créera les conditions pour assurer à nos commandants de l’emporter dans un conflit », NOUS DEVRIONS TOUS NOUS INQUIÉTER en nous demandant quoi faire, individuellement et collectivement, pour empêcher cette folie de s’aggraver. »

Bien sûr, les parenthèses, la note de bas de page et l’allégorie tirée de Tintin venaient de mon cru (interprète, c’est mon métier). À part Hill Times, aucun journal n’a reproduit ce cri d’alarme qui leur a pourtant dûment été envoyé. Le professeur Paul Meyer, directeur de Pugwash Canada (bientôt réélu) a de plus interpellé nos autorités : « Quand allons-nous assister à quelque effort du gouvernement canadien pour articuler ce que nous entendons par une vraie dissuasion nucléaire ? »

Paul fait sûrement allusion au Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires dont la première mouture, boycottée par le Canada mais applaudie par le Secrétaire général Antonio Guterres, a été adoptée par 122 pays il y a exactement deux ans, le 7 juillet 2017 à l’ONU, reflétant sa politique avisée de désarmement mondial. Y contreviennent directement les dépenses extravagantes envisagées de 100 milliards de $ d’Harjit Sajjan à « la Défense » pour des armes offensives et les ambitions de la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland envers l’Ukraine [2] et le Venezuela [3] : le Canada serait-il en train de se ranger du côté de l’impérialisme américain [4] ?

Ne serait-ce pas trop demander que devant une actualité accrue de folies guerrières, le Canada, membre de l’ONU, revienne selon notre tradition à un rôle pacificateur ? Qui sait si cela lui ferait peut-être regagner un poste au Conseil de Sécurité…


[1] Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) évalue en 2018 les dépenses militaires des États-Unis presque au même niveau que l’ensemble des huit pays les plus dépensiers qui les talonnent dans le classement: Chine, Arabie saoudite, Inde, France, Russie etc.! Lire http://lautjournal.info/20190503/portrait-des-depenses-militaires-mondiales

[2] https://www.ceasefire.ca/canada-needs-more-courage-in-its-ukraine

[3] Le rapport alarmant de Michelle Bachelet sur le régime Maduro ne justifie en rien que le Canada discute, avec le groupe de Lima, d’une éventuelle intervention étrangère armée, dirigée par les États-Unis qui veulent s’accaparer le pétrole vénézuélien.

[4] À lire, malgré sa sous-estimation (par rapport au SIPRI) des dépenses militaires de la Chine : https://www.mondialisation.ca/la-chute-de-laigle-est-proche/5632842

 

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