Evénements du mois

Activités de nos membres







Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Un peu de lumière dans l’irréparable

bissonette_cour

«Si au moins en plaidant coupable je peux faire un peu de bien dans tout ça, alors ça sera déjà ça de fait. C’est pour ça que j’ai plaidé coupable devant vous.» (fin du texte lu en cour par Alexandre Bissonnette, le 28 mars 2018)

Le Mal existe dans notre monde. Souvent horrible et irréparable. Les nouvelles nous en donnent trop souvent des exemples. La tuerie à la Mosquée de Québec, le 29 janvier 2017, en fait partie.

La présomption d’innocence est un acquis précieux de notre droit criminel. Et le droit de se défendre, qu’on soit coupable ou non, est aussi un droit fondamental. Alexandre Bissonnette a plutôt choisi de plaider coupable : c’est un geste qui l’honore et qui introduit un peu de lumière dans une tragédie par ailleurs terriblement sombre.

Ce choix d’admettre et d’assumer son geste, aussi incompréhensible qu’il soit toujours à ses propres yeux, est un acte de courage et un premier pas vers une rédemption. Car sur le plan humain comme sur le plan chrétien, contrairement à ce que dit Alexandre Bissonnette dans son texte, tout geste est pardonnable, même ce que nos réflexes humains jugent spontanément «impardonnable». La nonviolence nous apprend d’ailleurs, et c’est un patient apprentissage, à voir chez l’ennemi ou l’adversaire ce qu’il peut se cacher de bon en lui, à faire appel à ce qu’il a de meilleur plutôt qu’à le figer dans ce qu’il nous montre de plus détestable.

Chacun de nous porte en lui du meilleur et du pire, de la lumière et de l’obscurité. Alexandre Bissonnette, dont plusieurs aimeraient faire un monstre ou un bouc-émissaire (ce qui a l’avantage de nous éviter de nous questionner nous-mêmes), est un humain comme vous et moi, le fils de parents sans doute aussi dévoués et dévastés que nous le serions nous-mêmes à leur place. Un humain dont la trajectoire personnelle a pris un tournant horriblement tragique, pour lui comme pour toutes ses victimes innocentes, directes ou indirectes.

La populaire série Unité 9 nous en donnait, hier même, un autre puissant exemple, fictif celui-là : comment l’enfant né d’un viol peut se révéler une source d’amour pour beaucoup, et donc comment la lumière peut surgir même des pires conditions de noirceur.

Malgré son désir de «revenir dans le temps et de changer les choses», Alexandre Bissonnette devra vivre avec son geste «à chaque minute de son existence». Accepter de l’assumer pleinement, ouvertement, devant ses très nombreuses victimes était pour lui la seule chose qu’il pouvait maintenant faire pour mettre un peu de baume et d’humanité sur les plaies vives qu’il a ouvertes.

Non, Alexandre, ton geste n’est pas impardonnable. Et en plaidant coupable, tu as fait le premier pas vers ce pardon. La communauté musulmane du Québec nous en a montré, depuis plus d’un an, le chemin difficile. Nous sommes maintenant invités, nous aussi, à l’accompagner sur ce chemin. Merci de nous en donner l’occasion et l’exemple.

1 Commentaire

  1. Judi Richards Judi Richards
    10 avril 2018    

    Beau texte digne des Artiste pour la paix, qui font la promotion du dialogue, de l’ouverture d’esprit, de l’acceptation et le respect de tous. La réflection est un outil de paix considérable. Merci Dominique Boisvert.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

La boutique virtuelle APLP



Nos actions récentes

2 juin 2019 : Vernissage de la Biennale Les créateurs de Paix 2019.
16 mai 2019 : Lettre ouverte du CNANW au Premier ministre Trudeau.
14 mai 2019 : 3e Rencontre des Ambassadeurs de la non-violence.
12 mai 2019 : Concert Fête des mères contre la guerre.
10 mai 2019 : Participation à Cuisine ta ville avec ATSA.
23 avril 2019 : Remise des Prix APLP 2019 à Montréal.
28 janvier 2019 : Lettre à Justin Trudeau et Chrystia Freeland sur le Venezuela.
Voir toutes nos lettres aux élus »

Remontez dans le temps »

Recherche par sujets