Evénements du mois

Activités de nos membres




Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Trump arrive, Dion s’en va

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Les Artistes pour la Paix partagent bien évidemment l’inquiétude de nos éditorialistes devant l’arrivée au pouvoir suprême de l’Occident d’un être inculte et macho qui ne croit qu’en la force armée et aux pouvoirs de la richesse et de la majorité blanche. Mais rien en politique n’est blanc ou noir. Même si Trump respecte Vladimir Poutine pour de mauvaises raisons, de meilleurs rapports américains avec la Russie pourraient diminuer la tension nucléaire mondiale et même améliorer la situation de la population syrienne, avec l’abandon des désastreuses alliances américaines avec les djihadistes, encouragées par l’OTAN, la Secrétaire d’État Hillary Clinton et même les Casques blancs. Espérons toutefois que les Kurdes ne souffriront pas trop du rapprochement américano-turco-russe : en attendant les effets de la nouvelle conjoncture internationale qui débutera vendredi après la cérémonie d’investiture, accompagnez moi, justement ce vendredi, voir la première organisée par le nouveau Réseau de solidarité kurde de Montréal du film de l’ONF « Gulistan : Terre de roses », en présence de la réalisatrice, Zaynê Akyol, au Cinéma du Parc (19h 30), puis subséquemment à la Cinémathèque en version française.

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La réalisatrice Zaynê Akyol sera présente au Cinéma du Parc vendredi le 20 janvier.

Revenons à Trump, sujet d’inquiétude pour les spécialistes de sécurité nord-américaine CIA, NSA, OTAN…  plutôt comique à constater. Car elle nous ferait croire que des actions conséquentes suivront ses mots très durs mais vrais face à « l’OTAN obsolète » (les Artistes pour la Paix avaient réclamé son démantèlement, au nom de la paix amenée par M. Gorbatchev, il y a un quart de siècle) et face aux espions de la NSA qui avaient déclaré, avec la complicité d’Obama, l’intègre Edward Snowden coupable de haute trahison.

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Heureusement, sur un dossier connexe à wikileaks, l’ex-président a écouté un de nos nombreux appels (via Amnistie internationale USA, Codepink.org …) à diminuer la peine qui passerait de trente-cinq ans de prison à sa libération le 17 mai de Chelsea Manning. Ce malheureux transgenre n’avait fait que révéler un meurtre involontaire de journalistes perpétré par drone de l’armée américaine; en conséquence de son whistleblowing, il a subi des traitements dégradants et un dur isolement en prison militaire. Nous étions, suite à la grâce d’Obama que nous avions demandée, parmi les tout premiers à lui écrire notre joie.

Au Canada, le premier effet politique de l’arrivée de Trump a vu Justin Trudeau, avec la même fausse assurance trumpienne de fils de riche plutôt inculte lui aussi, du moins comparativement à son propre frère Alexandre, installer au ministère des Affaires extérieures la pro-ukrainienne Christya Freeland, auteure de deux livres qui dénoncent les ploutocrates mais épargnent le leader ukrainien Porochenko qui répond pourtant à la définition!  Voici certes une décision contradictoire du gouvernement libéral, réagissant en mode panique à l’effet Trump, en larguant l’universitaire Stéphane Dion. Malgré son entrée en politique due à son intransigeance face aux indépendantistes québécois, le ministre Dion s’appuyait sur une longue expérience politique, un esprit ouvert au dialogue, spécialement en diplomatie internationale, mais sans doute trop  pro-environnement aux yeux de son chef qui le trouvait aussi compromis, face à Trump, par ses dialogues trop francs avec des confrères européens.

Parlant environnement, saluons le geste ultime d’Obama d’accorder une contribution d’un demi-milliard de dollars au fonds vert de l’ONU pour le climat, donc contre la multiplication des ouragans et typhons causée par le réchauffement climatique, ce que la brillante caricature de Pascal Élie au Devoir révèle subtilement. L’Agence France-Presse révèle que « ce fonds représente la plus grande institution financière multilatérale du monde consacrée à la lutte contre le réchauffement climatique. L’administration Obama avait annoncé en 2014 une contribution de 3 milliards de dollars pour ce fonds. Elle en a versé la première tranche en mars dernier. Le Fonds vert pour le climat gère les sommes destinées au financement des programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation au réchauffement dans les pays en développement« .

Le président désigné Donald Trump a dit en campagne électorale qu’il ferait sortir le pays de cet accord. Son futur secrétaire d’État, l’ex-PDG d’Exxon Mobil Rex Tillerson, a prudemment souligné devant le Congrès l’importance pour les États-Unis de continuer à s’impliquer dans la lutte internationale contre le réchauffement climatique. Difficile à croire de la part d’un PDG qui a amoindri de plusieurs milliards de $ la responsabilité du désastre environnemental de l’Exxon Valdez face entre autres aux pêcheurs canadiens.

Bref, si l’ensemble des éditorialistes prétend l’apocalypse arrivée (et on peut certes craindre des actes de guerre de la part de l’impulsif Trump), rappelons tout de même que la situation a des précédents que nos mêmes éditorialistes n’invoquent jamais, c’est-à-dire les passages au pouvoir d’autres béotiens destructeurs aux États-Unis : Gerald Ford, Ronald Reagan et George W. Bush ont fait des ravages en appuyant ou déclenchant des guerres contre des pays et contre les syndicats, avec la même vision ploutocrate, ignorante et militariste, favorisant les Wallmart et Blackwater (Dick Cheney) de ce monde.

Peut-on au moins reconnaître que l’avènement de Trump représente l’avantage de l’abandon de la façade hypocrite des prétentions morales USA de n’agir que pour le bien ? Merci de suivre, commenter ou diffuser nos prises de position.

Les médias refusent toujours les commentaires marginaux en considérant les APLP  comme tels. Mais, tout en désapprouvant le mépris affiché dans le commentaire suivant, nous estimons que nos membres sont assez grands pour se faire leur propre opinion…

L’assermentation controversée de Donald Trump

Le capital industriel contre-attaque

24 janvier – Robert Bibeau

Il n’y a plus rien à comprendre dans la politique américaine. Le Président le plus à « gauche » que l’Amérique ait connu est un multimilliardaire issu du sérail des riches. C’est aussi le Président le plus honni par la gauche qui a réussi à rassembler des milliers de petits-bourgeois, de jeunes, de LGBT, d’amants de la nature ainsi que des « lover » animaliers à Washington DC. C’est aussi le premier candidat Républicain, depuis Abraham Lincoln, qui a ravi le soutien électoral de la classe ouvrière au Parti Démocrate et à la go-gauche réformiste.

Donald Trump fut le premier candidat à la présidence des États-Unis à réellement se préoccuper de gagner l’appui de la classe ouvrière américaine. Il a passé plus de temps que quiconque à courtiser l’électorat des États industriels et à promettre aux travailleurs de leur donner ce qu’ils demandent : l’abolition de l’Obama Care ; le ralentissement de l’entrée des travailleurs étrangers dans un pays où le chômage atteint 18% de la main-d’œuvre (oubliez les statistiques frauduleuses du Département du travail) ; et enfin, la promesse entre toutes, celle qui réjouit tout travailleur ayant du cœur au ventre, des emplois, des « jobs ». Pire, cet « imprévisible » énergumène réalise, après son assermentation, ce qu’il a promis avant son élection, il consacre tout son temps à pourchasser les destructeurs de « jobs » et à courtiser les créateurs d’emplois, du jamais dans les annales politiques américaines. Vous comprenez maintenant pourquoi il n’y a pas d’ouvriers dans les manifestations anti-Trump.

Donald Trump n’est pas un Président anti-establishment, s’il l’était, il n’aurait jamais été élu à ce poste prestigieux que l’establishment américain réserve à ses meilleurs fantassins. Par contre, Donald Trump est effectivement contre le capital parasitaire, une faction puissante parmi l’oligarchie étatsunienne. Donald Trump est l’ultime réponse, la plus percutante et la plus désespérée, des ploutocrates à leur dégringolade mondiale et à la décrépitude de l’économie nationale. Donald constitue un remède bancal à un mal radical – le déclin de l’empire américain.

C’est la raison pour laquelle l’intelligentsia et les médias aux ordres ont tant de mal à comprendre le phénomène Trump.  Vous constatez ce désarroi chez les médias « peoples » et les médias de « formatage » – mais pas dans les médias de « management » comme le montre cet article de John Pilger (1) – qui, ne pouvant comprendre que leurs patrons aient changé de côté, taxe le Président intronisé d’imprévisibilité. Depuis quand a-t-on vu à la tête d’un grand pays développé un homme qui promet des réformes radicales et les mets en branle prestement une fois assermentée ? De fait, la chose la plus « imprévisible » qui soit avec Donald Trump c’est que ce Président semble croire ce qu’il dit et faire ce qu’il a promis, du jamais vu à la Maison-Blanche ! (2)

Une fois que l’on dissipe l’écran de fumée médiatique qui ne sait quoi dire et repasse les clichés clintoniens de la gauche réformiste et sexiste, tout devient limpide dans la nouvelle politique du grand capital étatsunien. En effet, il faut toujours se rappeler qu’un homme politique, fut-il Président des États-Unis, n’est jamais que l’affidé du capital mondialisé (3).

Devant leur déconfiture économique, de plus en plus évidente, et sachant eux, ces grands capitalistes, que la fortune boursière des 1 810 milliardaires n’est que poussière et retournera en poussière, ils ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de forcer le rapatriement aux États-Unis de la véritable richesse – qui n’est pas financière, bancaire ou boursière –, mais industrielle et commerciale. Celui qui contrôle la production et la mise en marché contrôle le monde entier (4). C’est la raison pour laquelle Donald Trump conspue les capitalistes chinois, ceux qui contrôlent la production, mais pas la commercialisation que les USA et l’Europe continuent de maitriser. C’est la raison pour laquelle la faction républicaine du capital étatsunien déchire les traités de libre-échange qui lui retire de la puissance de vente internationale et domestique. J’ai longtemps pensé que les grands capitalistes américains avaient oublié ces vérités. Je me suis trompé. Ils y ont toujours pensé, mais ils n’avaient jamais été placés au pied du mur de la faillite collectivisée. À problème crucial solution radicale, voici la rose Donald, à toi de danser.

On aura compris que le gauche agiotage des « imbéciles utiles » est en porte à faux par rapport aux enjeux de l’empire. Mais il faut convenir que si cette excitation manipulée – manipulatoire obtient une telle couverture médiatique c’est qu’elle est suscitée-supportée par des puissances « occultes » qui représentent une faction du grand capital parasitaire qui aimait bien la politique molle et opportuniste d’Obama et de sa fratrie. C’est 14 mille milliards de dollars de deniers publics que son gouvernement leur a versés.  Pour ma part je crois que la faction strictement spéculative du capital – entourant un dénommé Soros – est derrière ces protestations qui rallient la fine fleur de la petite bourgeoisie occidentale paupérisée. Rien à craindre de ce côté cependant. Depuis quand des manifestants du weekend en reçoivent-ils pour leur peine ?

Nous conseillons fortement à la classe ouvrière américaine de n’entretenir aucun espoir envers Donald Trump et sa clique, pas plus qu’en aucune autre clique, ils sont tous pareils fut notre slogan de campagne et il demeure d’actualité. Donald Trump ne pourra pas réindustrialiser l’Amérique, car sa désindustrialisation est la conséquence des lois de l’économie politique capitaliste. D’ici là, camarades, observez la joute au sommet de la hiérarchie des riches en espérant que votre « héros » d’un jour n’y perdra pas la vie. J’ai malheureusement l’impression que son exécution est en préparation.


(1)   http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-probleme-ce-nest-pas-trump-cest-nous/  et  http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/trump-un-monstre-pour-lestablisment/

(2)   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/america-comes-first-again-realite-ou-utopie/

(3)   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-un-president-comme-les-autres-donald-sen-va-ten-guerre/   et http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lageopolitique-americiane-derriere-le-show-televise/

(4)   http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/huit-hommes-plus-riches-que-la-moitie-la-plus-pauvre-de-la-population/

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12 novembre : Manifestation contre la haine et le racisme à Montréal.
14 octobre : Manifestation contre l'OTAN à Montréal.
26 septembre : Récital-conférence de Pierre Jasmin.
5 août : Vigile commemorative pour Hiroshima au Jardin botanique de Montréal.
17 juin : Manifestation contre les armes nucléaires, Montréal.
17 juin : Rassemblement de soutien aux réfugiés, Montréal.
27 mai : Marche pour l’humanité et la prévention des génocides, Montréal.
13 mai : Les APLP participent à la fondation du Rassemblement Québécois pour la Paix.
13 mai : Allocution de Pierre Jasmin lors de l'événement Cuisine ta ville.
9 avril : Présence à la manifestation pour la paix en Syrie à Montréal.
21 janvier : Manifestation au rassemblement pour les droits des femmes à la Place des Arts.

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