Evénements du mois

Activités de nos membres




Je suis APLP parce que…

"En cette époque de repli sur soi, de violence et de conflits incessants, plutôt que de publier mes états d’âmes sur les réseaux sociaux et de me cantonner dans un rôle de spectateur impuissant, je choisis de militer au sein d’Artistes pour la Paix, un regroupement qui me semble plus pertinent et nécessaire que jamais."
Sébastien Dhavernas, comédien, metteur en scène et producteur, v-p des APLP
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Racisme systémique

Sous les feux de la rampe, les porte-parole des partis politiques (exception faite de Québec Solidaire) estiment qu’ils ne voient pas nécessairement un racisme systémique à l’égard des citoyens et citoyennes des Premières nations. Ces positions me semblent un peu saugrenues, car ce type de discrimination crève les yeux. Certes, il s’agit d’une question complexe et les perceptions sont multiples, mais tout permet de croire que le racisme systémique est devenu tellement banalisé qu’on ne le voit plus.

D’une façon générale, on limite le racisme systémique à un comportement discriminatoire généralisé au sein de la société ou d’une institution. On limite alors le racisme à des dimensions subjectives. C’est déjà très important de le reconnaître. En ce sens, les perceptions négatives d’individus ou de groupes à l’égard des Premières Nations sont souvent généralisées et elles teintent les pratiques au sein des organisations. Mais il y a plus.

Historiquement, pour des raisons économiques, politiques, sociales et de différences culturelles, les Premières Nations ont été soumises systématiquement à des mesures d’exclusion et d’assimilation forcée (rappelons, à titre d’exemple, les orientations des pensionnats autochtones de triste mémoire). Qu’on le reconnaisse ou non, les vieux schèmes subjectifs de l’incapacité des citoyens et citoyennes des Premières nations à s’adapter, à s’intégrer (comprendre à s’assimiler) constituent une partie du substrat culturel d’une frange significative de la population (pensons seulement à l’enseignement de l’histoire qui a toujours fait peu de cas de la contribution des Premières Nations à l’histoire du pays). Le racisme systémique, répétons-le, dépasse les comportements et les attitudes; il réfère à l’exclusion sociale systémique générée par des structures de domination, de normalisation, d’exclusion et/ou de violence sociale ouverte ou cachée.

Reconnaître l’existence du racisme systémique entraîne une remise en question fondamentale de notre système social et économique. C’est un truisme d’affirmer que s’impose la révision de certaines lois (pensons à l’inique Lois ethnicide sur les Indiens), des programmes d’action au plan juridique et des orientations et pratiques des institutions au plan social. Le racisme systémique signifie également que le droit de cité ou la reconnaissance pleine et entière des droits aux citoyennes et citoyens des Premières nations n’est pas reconnu de façon égalitaire, pas plus que l’appartenance à l’ordre politique, social, économique et culturel. Si l’on accepte que tous les citoyennes et toutes les citoyens soient égaux en ce sens, un simple regard sur la situation des Premières nations révèle une différence dans la reconnaissance pleine et entière de leurs droits fondamentaux, droits sociaux et économiques.

À la lumière du débat en cours, force est de constater que plusieurs questions fondamentales restent en suspens : comment peut-on nier l’existence du racisme systémique quand une catégorie significative de citoyens et de citoyennes comme les Premières nations reste exclue d’une participation citoyenne pleine et entière ? Comment, malgré l’intensification des moyens de communication, l’accentuation des interdépendances, la relativisation des frontières via divers traités d’échanges commerciaux et la marche forcée vers l’émergence progressive d’un espace politique et culturel commun, comment les États peinent-ils à reconnaître l’intensification des intolérances à l’égard de minorités aussi signifiantes que les Premières Nations laissées pour compte par l’implacable machine de la mondialisation capitaliste ? Au fond, peut-on admettre qu’une minorité riche et dominante, celle qui contrôle les leviers des divers niveaux de pouvoir, ne cherche pas vraiment les orientations et les ressources pour s’attaquer aux causes systémiques de l’exclusion sociale des Premières Nations ? Comment reconnaître le droit à l’auto-détermination des Premières Nations ?

La commission vérité et réconciliation a qualifié les conséquences du racisme systémique de génocide culturel, cela devrait suffire à le reconnaître et à prendre les mesures nécessaires pour l’enrayer. La paix sociale en dépend.

André Jacob
professeur associé, UQAM
Ex-coordonnateur de l’Observatoire international sur le racisme et les discriminations
Membre du C.A. des APLP

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Nos actions récentes

12 novembre : Manifestation contre la haine et le racisme à Montréal.
14 octobre : Manifestation contre l'OTAN à Montréal.
26 septembre : Récital-conférence de Pierre Jasmin.
5 août : Vigile commemorative pour Hiroshima au Jardin botanique de Montréal.
17 juin : Manifestation contre les armes nucléaires, Montréal.
17 juin : Rassemblement de soutien aux réfugiés, Montréal.
27 mai : Marche pour l’humanité et la prévention des génocides, Montréal.
13 mai : Les APLP participent à la fondation du Rassemblement Québécois pour la Paix.
13 mai : Allocution de Pierre Jasmin lors de l'événement Cuisine ta ville.
9 avril : Présence à la manifestation pour la paix en Syrie à Montréal.
21 janvier : Manifestation au rassemblement pour les droits des femmes à la Place des Arts.

Voir toutes nos lettres aux élus »

Remontez dans le temps »

Recherche par sujets