Le maire de New York songe à arrêter Netanyahu

Les Artistes pour la Paix 22 juillet

Le New York Times, dans un article du 18 juillet et une entrevue à Lulu Garcia-Navarro, révèle que le Maire de New York, Zohran Mamdani, est en réflexion avec le Département légal de sa Ville pour voir s’il aurait l’autorité de mettre sous arrêt Benjamin Nétanyahou. Aux États-Unis incrédules car soumis à une propagande étanche, Mamdani clame que Nétanyahou est recherché par la Cour Pénale Internationale de La Haye qui l’accuse de génocide, tout comme l’ONU et la courageuse Francesca Albanese, ancienne directrice de l’UNRWA et autrice de Quand le monde dort, aux éditions Mémoires d’encrier. Le professeur de loi internationale de la Yale Law School, Harold Hongju Koh répond à Mamdani que le Premier ministre israélien serait protégé par l’immunité diplomatique à l’intérieur des édifices de l’ONU, mais s’exposerait tout de même à une arrestation possible durant son trajet automobile depuis l’aéroport dans les rues de New York. Notons que le New York Times fait suivre son article de démentis mensongers par Israël qui tient à ce que les Américains continuent de nier le nouvel holocauste, à cause de leur racisme contre tout peuple de couleur tentant de se libérer, comme ils ont presqu’exterminé les Peaux-Rouges et persécuté les Noirs!

L’arrestation de Nétanyahou serait une opération difficile puisque les États-Unis et Israël appliquent une propagande étanche à l’ONU et que les deux pays s’étaient opposés au Statut de Rome que Philippe Kirsch, docteur honorifique de l’UQAM, avait fait adopter par 120 des Nations-Unies le 18 juillet 1998; son début dramatique interpelle les discours actuels autoritaires bafouant l’ordre international par l’ONU :

Conscients que tous les peuples sont unis par des liens étroits et que leurs cultures forment un patrimoine commun, et soucieux du fait que cette mosaïque délicate puisse être brisée à tout moment, ayant à l’esprit qu’au cours de ce siècle, des millions d’enfants, de femmes et d’hommes ont été victimes d’atrocités qui défient l’imagination et heurtent profondément la conscience humaine…

Salle des Boiseries UQAM (6 mai 2003)

Philippe Kirsch tout premier juge de

la Cour Pénale Internationale

encadré par 2 vieux amis du collège Stanislas,

dont feu le comédien Luis de Cespédes.

Kirsch assuma la présidence de la toute première Cour Pénale Internationale, pour ensuite assurer dans l’ombre un courageux suivi personnel en Libye, démolie par les bombes de l’OTAN et du Canada, bénies par Bernard Henri Lévy et le président français condamné Sarkozy, avec un cortège de morts qui dure encore de nos jours.

Sophie Langlois secoue aujourd’hui la torpeur de Radio-Canada par une entrevue frappante révélant l’ampleur des agressions des colons israéliens (six par jour avec vols de bétails ou destruction d’oliviers et même morts d’enfants) contre les maisons palestiniennes de la Cisjordanie. Merci à elle! Les Artistes pour la Paix avaient diffusé, sans grand rebondissement hélas, les articles si pertinents du professeur de l’Université de Montréal Yakov Rabkin accusant le sionisme (et non les Juifs accusés par les antisémites) comme la cause des massacres perpétrés non seulement par des colons fascistes, mais aussi par l’armée israélienne principalement à Gaza mais aussi jusqu’au Liban.

La semaine dernière, nous avons publié les dénonciations des collègues uqamiens Rachad Antonius et auparavant Abraham Weizfeld, tandis que le 13 juillet, la militante suédoise Greta Thunberg militait devant les bureaux de Rheinmetall à Berlin déclarant : « Nous avons le devoir de mettre fin à notre complicité dans les génocides et les massacres, contre la production d’armes utilisées pour tuer des civils à Gaza et au Liban. » Enfin, notre très actif nouveau membre Claude St-Jarre nous avait informés d’une grande manifestation dans les rues de Sherbrooke le 5 juillet dernier (voir notre site).