« L’instinct du tueur » du Canadien
Écrit avant le 7e match de la série Buffalo-Montréal terminée en prolongation, par Pierre Jasmin secrétaire des Artistes pour la Paix et président d’honneur des classes de maître de Bohême du Sud (Tchéquie). Il y a offert master classes, récitals et concertos annuels de 1991 à 2005, une période extraordinaire de la transformation de la Tchécoslovaquie.

Lane Hutson et sa collègue de l’Université de Boston, Kylie Roberts www.marqueur.com/news/index.php?no=488668
Comme le sixième match de ses séries contre Tampa Bay et Buffalo en ont témoigné, s’il n’a pas « l’instinct du tueur », le Canadien possède le goût de jouer avec créativité, grâce à son entraîneur Martin St-Louis et à son joueur-étoile, Lane Hutson.
J’avais perdu le goût depuis des années de suivre le hockey professionnel, avec des sursauts d’intérêt par exemple envers le gardien Carey Price [i], sur lequel le grand joueur défensif Phillip Danault s’appuyait au point de prédire la remontée sensationnelle de 2021 contre Toronto. Extraits : « Après le quatrième match, l’élimination de Montréal semblait chose faite. Alors questionné par la presse sur ses frustrants efforts solitaires, miroirs des séries antérieures, Carey Price refusa catégoriquement de se désolidariser de ses coéquipiers:
« Je ne suis pas frustré du tout. Je crois en nos joueurs. Ils sont talentueux. Je vois leurs tirs tous les jours à l’entraînement. Je n’ai aucun doute qu’ils peuvent marquer. Ils travaillent fort, je le sais. Ça va venir. »
Phillip Danault avait alors réagi :
« Quand vous comptez sur un gardien qui bataille de manière incroyable chaque soir, même quand le reste de l’équipe en arrache, et qu’il dit ça aux médias, ça vous donne de l’énergie. Ça nous rappelle qu’il est là pour nous. Tout le monde s’est regardé dans le miroir et s’est dit qu’on était capable d’en donner plus. »
Notre gardien tchèque Jakub Dobeš, si fantastique lors des douze premiers matchs éliminatoires, a faibli en accordant trois buts sur les quatre premiers lancers lors du 5e match et six buts dans la défaite de 8-3 samedi, une dégelée qui a fait d’autant plus mal que les sept derniers buts de la rencontre ont été marqués sans réplique par les Sabres de Buffalo (un dans un filet désert, l’autre contre le 2e gardien). Mais il n’y a pas une côte de trois matchs à remonter, comme il y a cinq ans. Il n’y a qu’un seul match à remporter, à condition que l’équipe retrouve son flegme et son goût du jeu pour le plaisir dans le septième match à Buffalo. Il s’agit surtout de ne pas commettre à nouveau une double agression stupide de frustration, à partir de laquelle Buffalo a marqué ses sept buts sans réplique.
Dobes doit revenir à son attitude calme et solide, et on espère Juraj Slafkovský guéri de sa blessure, les deux joueurs étant célébrés par les supporteurs de Tchéquie et de Slovaquie où les cafés se remplissent en diffusant les nouvelles de hockey …de Montréal. On se souviendra que la séparation des deux pays avait été effectuée sans une goutte de sang par le président écrivain Václav Havel qui a refusé d’employer l’armée pour retenir la Slovaquie pro-russe dans la Tchécoslovaquie, contrairement à Zelensky qui a empêché militairement le Donbass russophone de s’émanciper dans une fédération : d’où la guerre de l’OTAN qui sévit pour un 51e mois !
Bref, adopter la posture défensive, se fier à Phillip Danault et surtout à Lane Hutson, dont la vivacité inouïe et l’imagination de ses jeux impossibles à deviner pour l’adversaire ont ravivé mon intérêt pour le hockey dès l’an dernier. Peu importe que le Canadien n’ait pas « l’instinct du tueur », en fait, on les aime PARCE QUE la jeune équipe ne l’a pas ! Si l’adversaire les élimine, ce que je ne crois pas car les Sabres traînent parfois la pesanteur du buffle, on souhaitera alors pour Lane des vacances reposantes avec Kylie pour qu’il porte à nouveau la très jeune équipe sur ses épaules pour nous procurer encore plus de joie l’an prochain!
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