Evénements du mois

Activités de nos membres




Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

MANIFESTES d’ÉLANS + Global Goals

Merci à Martin Poirier pour cette invitation à la marche de samedi prochain. Départ de la Marche à 13 h devant l’Hôtel le Concorde, 1225 Cours du Général de Montcalm : destination Parlement

Merci à Martin Poirier pour cette invitation à la marche de samedi 11 avril  à Québec. Départ de la Marche à 13 h devant l’Hôtel le Concorde, 1225 Cours du Général de Montcalm : destination Parlement

Manifestes pour un Élan Global et le Grand Bond

Le manifeste que nous avons signé le 7 avril dernier est réénergisé par une traduction anglaise (« the great leap forward » ou le Grand Bond en avant). Si le nouveau titre a l’inconvénient d’évoquer une initiative de Mao Tse-Toung dans les années 60 (!), le manifeste revitalisé a l’immense mérite d’identifier avec pertinence 15 objectifs auxquels l’exécutif des Artistes pour la Paix souscrit par leurs signatures sur  https://leapmanifesto.org/fr/signez-le-manifeste/ :

Les 15 demandes

  1. Le Grand Bond doit tout d’abord respecter les droits et le titre inhérents des premiers gardiens de ce territoire, en commençant par une mise en œuvre exhaustive de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
  2. Les récents travaux de recherche démontrent que notre électricité pourrait provenir entièrement de sources renouvelables en moins de vingt ans. D’ici 2050, nous pourrions avoir une économie propre à 100 %. Nous demandons à ce que cette transformation commence maintenant.
  3. Aucun nouveau projet d’infrastructure qui nous engage dans davantage d’extraction pendant des décennies. La nouvelle règle d’or pour le développement énergétique doit être la suivante : si vous n’en voulez pas dans votre cour, alors ça ne doit être dans la cour de personne.
  4. Il est temps d’agir pour une démocratie en matière d’énergie : dans la mesure du possible, les collectivités devraient contrôler conjointement les nouveaux systèmes d’énergie propre. Les peuples autochtones et les autres personnes aux premières lignes des activités industrielles polluantes doivent être les premiers à recevoir du soutien public pour leurs propres projets d’énergie propre.
  5. Nous souhaitons un programme universel pour construire des habitations écoénergétiques et en moderniser d’autres, tout en assurant que les collectivités à plus faible revenu en profitent en premier.
  6. Nous voulons des liaisons ferroviaires à grande vitesse alimentées uniquement par des énergies renouvelables et abordables pour que le transport en commun fasse le lien entre toutes les municipalités au pays, au lieu de permettre plus de voitures, de pipelines et de trains qui explosent, lesquels nous mettent en danger et nous divisent.
  7. Nous voulons de la formation et des ressources pour les travailleurs occupant des postes dans l’industrie du carbone, en s’assurant qu’ils peuvent participer pleinement à l’économie d’énergie propre.
  8. Nous devons investir dans nos infrastructures publiques délabrées afin qu’elles puissent résister aux événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents.
  9. Nous devons développer un système agricole plus localisé et écologique pour réduire la dépendance sur les combustibles fossiles, absorber les coups durs à la réserve mondiale, et produire de la nourriture plus saine et plus abordable pour tous.
  10. Nous demandons l’arrêt de toute opération commerciale qui interfère avec nos tentatives de rebâtir les économies locales, de réglementer les grandes sociétés et de mettre fin aux projets d’extraction dommageables.
  11. Nous demandons le statut d’immigrant et une protection complète pour tous les travailleurs. Les Canadiens peuvent commencer à rééquilibrer les échelles de justice climatique en accueillant des réfugiés et des migrants à la recherche de sécurité et d’une meilleure vie.
  12. Nous devons développer les secteurs qui sont déjà à faibles émissions de carbone : la prestation de soins, l’enseignement, le travail social, les arts et les médias d’intérêt public. De plus, il y a longtemps qu’un programme national de soins aux enfants devrait être en place.
  13. Puisqu’une grande partie du travail associé aux soins, que ce soit pour des gens ou la planète, n’est actuellement pas rémunérée et souvent effectuée par des femmes, nous demandons la tenue d’un débat vigoureux à propos de la mise en place d’un revenu annuel de base universel.
  14. Nous déclarons que l’« austérité » est une façon de penser désuète qui est devenue une menace à la vie sur terre. Les fonds dont nous avons besoin pour payer cette grande transformation sont disponibles, il ne faut que les bonnes politiques pour les débloquer. Par exemple, l’arrêt des subventions versées à l’industrie des combustibles fossiles, des taxes sur les transactions financières, une augmentation des redevances pétrolières, des impôts sur le revenu plus élevés pour les sociétés et les gens riches, une taxe progressive sur le carbone, des compressions dans les dépenses militaires.
  15. Nous devons travailler à la rapide mise en place d’un système dans lequel tous les votes comptent et l’argent des grandes sociétés est retiré des campagnes politiques.
Cette transformation est notre devoir sacré envers ce pays endommagé dans le passé, envers ceux qui souffrent inutilement dans le présent et envers tous ceux qui ont droit à un brillant avenir en toute sécurité. Le moment est venu d’être audacieux. Le moment est venu de faire le bond.
Il y a aussi à l’international un site que Pascale Camirand nous signale avec enthousiasme: Nearly 60,000 global citizens stood in solidarity with US Vice President Joe Biden, the First Lady of the United States Michelle Obama, Malala Yousafzai, Pearl Jam, Beyonce, Ed Sheeran, Coldplay, and many others to launch the #GlobalGoals. The collective action of global citizens, artists, activists and world leaders set a precedent for monumental change over the course of the next fifteen years : http://www.globalgoals.org/fr/
Et revoici l’article que nous avions écrit le 7 avril Lancement du livre Sortir le Québec du pétrole avec une courte vidéo lancée pour l’occasion, voici le lien:

Vous pouvez enfin signer le manifeste sur www.elanglobal.org

Autres appuis au manifeste:
1- Le film OR NOIR, sous la narration sensible de Kevin Parent, amoureux de sa bucolique Gaspésie, appuyée par les arguments économiques d’Éric Pineault qui démolissent les prétentions des Bouchard, Caillé, Marois, Arcand, Couillard et autres chantres de Junex et de Pétrolia: à voir, dans la même veine qu’Anticosti de Dominic Champagne! Site du film: http://ordugolfe.radio-canada.ca/film

2-  La Presse du 14 mai page A25 se résoud à enfin parler du manifeste, car il est appuyé par cinq sommités scientifiques de trois universités québécoises (UQAM, Laval et McGill) appuyés à leur tour par des professeurs de quatre autres (Univ. du Québec en Outaouais, UdeM, Udesherbrooke et Concordia).

Voici maintenant l’article original du 8 avril – « Forte » réaction du milieu des affaires : l’insulte la plus courante, par exemple dans la bouche de Françoise Bertrand, présidente de la Fédération des Chambres de Commerces et ancienne directrice de la Gestion des Ressources humaines à l’UQAM, est de traiter les signataires de « poètes » (sic!) et de les inviter à s’enterrer dans un sous-bois « à s’éclairer à la chandelle« . La Presse a décidé de carrément censurer le manifeste (avant de s’amender un mois et six jours plus tard). RDI économie a reçu Dominic Champagne presque avec le même genre d’arguments condescendants, auquel il a réagi avec son plus beau sourire et sa foi en l’imagination des Québécois. Comment réagirons-nous, donc? En arborant nos plus beaux sourires à la marche de Québec samedi…

Les Premières Nations sont les premières touchées par les changements climatiques, l’exploitation des sables bitumineux, le passage des pipelines. Nous ne pouvons rester muets devant des gouvernements qui donnent littéralement nos ressources naturelles non renouvelables et qui favorisent le développement du pétrole sale de l’Ouest, au détriment des peuples, de leur environnement, leur santé, leur culture, leurs droits et leur traditions.

La Marche Action Climat vise à créer un mouvement large, fort, convergent et uni dans la lutte aux changements climatiques et à revendiquer une transition énergétique vers les énergies renouvelables et l’abandon de l’exploitation des sables bitumineux et des projets de transport de pétrole par pipeline. Nous sommes invités à ouvrir la Marche Action Climat aux côtés des partenaires et des communautés des Premières Nations au 1225 cours du général Montcalm (devant l’hôtel le Concorde) samedi le 11 avril à midi et demi. Voici une courte vidéo qui montre l’esprit de la Marche et illustre magnifiquement le réchauffement de la planète par un thermomètre humain géant.

Manifeste
Auteurs Camil Bouchard, Dominic Champagne, Jérôme Dupras pour Les Cowboys Fringants, Karel Mayrand, Gabriel Nadeau-Dubois, Éric Pineault, Annie Roy et Laure Waridel

Une noirceur nouvelle se répand sur le Québec. Elle a franchi les portes de notre pays. La pensée unique revient en force et s’empare de notre démocratie, elle impose une vision du monde qui colonise notre espérance. Nous nous dressons devant elle. Nous refusons.

La science est muselée chaque jour davantage. Le dogme de l’argent, de la croissance à tout prix et de ses impératifs s’empare de la raison. La parole citoyenne ploie trop souvent sous le poids de la propagande d’intérêts puissants qui s’approprient le bien commun. La croissance infinie est impossible dans une biosphère dont les ressources sont limitées et en déclin. Celles et ceux qui prétendent le contraire prônent la pensée magique. La lucidité scientifique impose notre réveil. Elle en appelle à une grande transition écologique de notre économie.

Les signaux d’alarme se multiplient. La survie même de notre espèce est mise en cause. Les populations d’espèces sauvages de notre planète ont diminué de moitié en 40 ans. Les océans s’acidifient. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint un seuil qui nous rapproche de l’irréversible. La science est claire : pour éviter un dérèglement irréversible de notre climat, l’essentiel des réserves de combustibles fossiles doivent demeurer enfouies dans le sol. Extraire le pétrole à notre tour devient carrément immoral dans ces circonstances.

Quel est ce monde où la création de richesses s’appuie sur l’éradication de la vie ? Nous sommes les dernières générations à pouvoir empêcher l’irréparable. Nous ne serons pas complices de l’implacable destruction de notre avenir. À ce stade de notre histoire, notre inaction est devenue le symptôme de notre échec moral. Rien de ceci ne se fait, ne se fera en notre nom. Devant l’urgence, nous inscrivons notre dissidence.

Nous nous déclarons objectrices et objecteurs de conscience. Nous retirons notre confiance aux gouvernements qui endossent le pillage du bien commun au profit de l’enrichissement de quelques-uns. Nous avons le devoir de résister à l’invasion systématique de notre territoire par les pétrolières et par de puissants intérêts financiers. Le Québec a fondé sa modernité sur des valeurs fondamentales, dont l’énergie propre et le partage des richesses. C’est ce que nous sommes. C’est ce que nous voulons être. Nous exigeons le respect de cette identité. De chaque côté du Saint-Laurent, soyons celles et ceux qui éclairent le chemin et agissons.

En conséquence :

Nous exigeons la fin des projets d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures en sol québécois.

Nous refusons tout passage de pétrole à des fins d’exportation sur notre territoire, que ce soit par train, oléoduc ou navire-citerne.

Nous exigeons l’adoption par le gouvernement du Québec d’un plan crédible pour réduire notre consommation de pétrole de 50 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone pour 2050.

Nous exigeons que la Caisse de dépôt et placement du Québec désinvestisse le secteur des combustibles fossiles. Nous demandons aux autres gestionnaires de fonds d’investissement dont les capitaux proviennent de citoyennes et citoyens d’en faire autant.

Nous demandons à Fondaction, au Fonds de solidarité FTQ et autres gestionnaires de fonds d’investissement d’en faire autant. Nous agirons aussi individuellement. L’argent de nos retraites ne doit pas appauvrir nos enfants. Il doit servir à assurer leur avenir. Nous avons la chance de vivre sur un territoire qui regorge de sources d’énergie renouvelables. Certaines ont déjà été harnachées en inondant la taïga, en déplaçant des nations autochtones, en détournant des rivières et en noyant épinettes, lichens et caribous. Il est de notre responsabilité de cesser de gaspiller cette énergie et de la faire travailler pour créer ici un modèle de transition écologique auquel d’autres emboîteront le pas.

Nous nous engageons à consommer moins, à produire mieux et à contribuer à la construction d’une économie qui permettra l’amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en protégeant l’environnement. Nous avons tout ce qu’il faut pour écologiser et humaniser notre économie. Pour entamer la transition, mobilisons talents et ressources pour la préservation de la planète et l’épanouissement des humains qui l’habitent. Créons ensemble un autre modèle en misant sur l’avenir.

Nous sommes de plus en plus nombreux à porter la voix du changement. Restons solidaires, au-delà de toutes frontières. Participons à l’éveil démocratique, à ce nouvel élan bâtisseur et créateur qui se porte à la défense du bien commun, de l’intérêt général, et qui milite sous de multiples formes avec courage pour la suite de notre monde. Nous ne sommes pas des colonnes de chiffres. Nous sommes l’avenir. Notre engagement et notre mobilisation portent l’espoir d’une prospérité qui ne se calcule pas qu’en dollars. Les solutions existent. Nous avons les moyens technologiques et humains qui permettent de lancer un vaste chantier de développement véritablement durable, viable, juste et équitable.

Nous avons le devoir de devenir les leaders de ce nouvel élan global qui marquera le 21e siècle. Le Québec a fait maintes fois la preuve de sa capacité à mener de grands changements, avec audace, sérieux et ingéniosité. Nos révolutions sont tranquilles, mais ce sont de vraies révolutions. Elles peuvent inspirer le monde entier. Que celles et ceux prêts à s’engager dans cette aventure se joignent à nous : de Chisasibi à Port-Menier, de Salluit à Montréal, en passant par Québec, Chicoutimi, Gaspé, Ristigouche, Cacouna, Trois-Rivières et Sorel. Dans chaque ville et chaque village, avançons la tête haute. Comme dans la chanson de Vigneault, passons comme glace en débâcle.

Ensemble, semons l’espoir. Rallumons les feux le long de ce fleuve qui nous traverse et sur tout le territoire. Éclairons-nous les uns les autres, animés de l’amour de nos enfants, de notre pays et de notre planète. Déferlons par milliers. Lançons la lutte pour le respect de la science, de la vie, de la démocratie. L’eau du fleuve coule dans nos veines. Ne laissons pas la cupidité porter atteinte ni à la vie des bélugas ni à la nôtre. Honorons la mémoire de nos frères et de nos sœurs disparus lors de la tragédie de Lac-Mégantic. Apportons notre soutien aux Premières Nations dans leurs luttes pour protéger leurs territoires. Protégeons nos enfants, nos petits-enfants et ceux et celles qui suivront.

Aujourd’hui, nous proclamons notre droit de vivre dans un environnement sain et sécuritaire. Nous nous interposerons par tous les moyens de résistance pacifique dont nous disposons. Nous ne nous battons pas pour la nature. Nous sommes la nature. Nous sommes la nature qui reprend ses droits. Rien n’arrêtera notre élan.

Manifeste co-signé par les artistes pour la paix suivants (50 des premiers 200 signataires identifiés par le site web du Devoir) qui dès le premier paragraphe, après les mots, « nous refusons », inscrivent : « notre amour et notre immense désir de paix sont plus forts que les expéditions guerrières des plus gros consommateurs de pétrole au monde : les armées nord-américaines, terrestres, navales et aériennes. »

Anaïs Barbeau-Lavalette, cinéma, APLP2012
Martin Duckworth, cinéaste, APLP2001
Guylaine Maroist, cinéaste, présidente du CA
Pierre Jasmin, pianiste, vice-président
Judi Richards, chant, vice-présidente
Jean-François Garneau, auteur-compositeur-interprète, secrétaire
Diane Croteau, trésorière
André Cloutier, membre du C.A.
Isabelle Miron, écrivain, membre du CA
Izabella Marengo, danse, membre du CA
Christian Morin, arts visuels, membre du C.A.
Romain Pollender, théâtre, membre du CA
Marie Saint-Arnaud, chercheure Institut des sciences de l’Environnement, membre du CA
Daniel Gingras, poésie, membre du CA
Valéry Latulippe, multimédia, membre du C.A
Geneviève Soly, claveciniste
Natalie Michaud, flûtiste
Pascale Camirand, philosophe éthicienne féministe
Yvon Rivard, écrivain
Domlebo, auteur-compositeur-interprète
Louise Brissette, librettiste
André Breton, professeur Communications UQAM
Louise Vandelac, professeure environnement UQAM
Lucie Sauvé, professeure environnement UQAM
Martine Gariépy, écologiste
Georges Leroux, philosophe
Daniel Lemire, humoriste
Marcel Saint-Pierre, peintre
Dominique Boisvert, écrivain
Céline Trudeau, peintre
Monique Rondeau, amie des Artistes pour la Paix et militante pour Eau-Secours
André Dudemaine, directeur Terres en vues  et Festival annuel montréalais Présence autochtone.*
Gilles Marsolais, théâtre**
Raôul Duguay, artiste pour la paix***  *

« Merci de m’associer à cette démarche nécessaire et essentielle. AD » **

« Je souscris de tout cœur aux propos de ce texte magnifique, en espérant que cet appel à la vie fasse partie d’une mobilisation concrète. Pour contrer les forces de mort qui nous dominent présentement, il faudra organiser nos forces de vie. Il ne suffit pas d’avoir raison: il faut que cette raison devienne action concertée. L’avenir de la terre et notre avenir en dépendent. GM » ***

Babylone à carbone

Dans cette belle Babylone
Belle Babel toute vêtue d’or et d’argent
Et qui se mire dedans
Les spéculateurs obèses se sont enivrés
Agenouillés devant le veau d’or de leur eldorado visqueux
Remplissant leurs verres au robinet de leurs pipelines
Empilant leurs profits dans leurs mégalopoles
Ils cuvent le pétrole qui coule dans leurs veines
En chantant : Kalamazoo Kalamazoo Kalamazoo.
Et de la marée noire de leurs pensées avides
Émanent des gaz à effet de serre
Qui étouffent l’espérance des générations
Apatrides apathiques monoglottes à numéros
Nageant dans les sables bitumineux
D’une économie déshumanisée
Carburant au profit au détriment de la vie
Les sales seigneurs de ce monde
Dont l’esprit et le cœur sont pollués
Chaque jour volent et profanent les fruits
Du ciel de la terre et des mers
Dans l’or gris de leurs neurones corrosifs
Ils concoctent la stratégie de tuer leur propre mère
Devenu de l’or rouge le sang des hommes
S’échange sur le marché mondial contre de l’or noir
L’or noir des conquistadors de l’économie
Pollue la transparence de l’essence de la vie
Et la soif du monde est à marée aussi haute
Que le marchandage des glaciers fondants.
À la bourse planétaire grimpe la valeur de l’or jaune
Qui dort dans les coffres forts du marketing
Au prix fort des chiffres arabes
La pollution de l’or bleu contamine l’or brun
L’or brun des terres arables boursoufflé
D’engrais chimiques et du gigantisme des OGM
Infecte l’or vert des forêts coupées à blanc
Avec les dents d’acier des scies à mercure
Et les poumons de la planète sont perforés
La voix des peuples n’a plus d’oxygène pour crier:
S.O.S.! EAU SECOURS! J’AI MAL À MON HUMANITÉ!
S.O.S.! Le toit du monde est troué!
En tombent les eaux d’un ciel acide et oxydé
S.O.S.! L’air se gazéifie
S.O.S.! L’eau potable se raréfie
S.O.S.! Il faut laver l’eau à l’eau de javel
Le monde est-il en train
De se laisser dévorer par son ombre?
EAU SECOURS! J’AI MAL À MON HUMANITÉ!
Le temps est venu d’inverser le courant
De traverser le pont de lumière
Qui enjambe nos réalités et nos rêves
Le temps est venu d’inverser le courant
De la crête au creux de nos vagues espérances
Le temps est venu d’éblouir les yeux des conquérants
Car la lumière du plus petit des plus petits
Ajoutée à la lumière de tous les autres petits
Finira bien par remonter pacifiquement
À la source pure de la nature humaine
Là où chaque petite goutte d’eau
Est promise à la vastitude glorieuse de l’océan
Car l’infiniment grand n’existe
Ne peut exister
Sans l’infiniment petit
Ainsi est la démocratie
À la naissance de l’Univers
Voici venu le temps
De remettre le monde à l’endroit
Il faut réinventer une humanité
Où règnent le respect de la nature
La paix entre les cultures
La liberté dans les pensées
Et l’amour dans les cœurs
Voici venu le temps
D’aimer vivre vraiment
Ensemble
Avec nos enfants
Et les enfants de nos enfants

RD

 ♦ ♦ ♦ ♦

Judi Richards, présente à la Maison du développement durable à titre de vice-présidente des APLP, écrit son enthousiasme. Elle nous fait remarquer que la liberté d’expression des artistes des années 1940 étant paralysée par l’idéologie conservatrice du gouvernement de Maurice Duplessis et de l’Église, c’était l’époque de la grande noirceur. Pour se sortir de ce carcan, un groupe d’artistes, inspiré par les idées de Paul-Émile Borduas, rédige un manuscrit révolutionnaire : le Refus global.

Extrait: « Rompre définitivement avec toutes les habitudes de la société, se désolidariser de son esprit utilitaire. Refus d’être sciemment au-dessous de nos possibilités psychiques et physiques. Refus de fermer les yeux sur les vices, les duperies perpétrées sous le couvert du savoir, du service rendu, de la reconnaissance due. » L’Élan global en serait une résurgence!

♦ ♦ ♦ ♦

Liste des signataires (en date du 7 avril) parmi lesquels une cinquantaine de nos membres

Philippe Allard
Pierre Allard
Benoit Aquin
Laury Aspirault
Pascal Assathiany
Hugo Asselin
François Avard
Manon Barbeau
Anaïs Barbeau-Lavalette
Louise Beaudoin
Christian Bégin
Claude Béland
Michel Bélanger
André Bélisle
Julie Bernard
Louis Bernatchez
Emmanuel Bilodeau
Geneviève Bilodeau
Charles Binamée
Josée Blanchette
Dominique Boisvert
Vincent Bolduc
Éliane Bonin
Patrick Bonin
Serge Bouchard
François Boulay
Mélanie et Stéphanie Boulay
Pierre Bourgault
André Breton
Louise Brissette
Astrid Brousselle
Alain Brunel
Denise Brunelle
Simon Bujold
Pascale Camirand
Réal Capuano
Caroline Caron
Annie Chaloux
Jean-Pierre Charbonneau
Ryoa Chung
Léa Clermont-Dion
Edith Cochrane
André-Pierre Contandriopoulos
Damien Contandriopoulos
Alex Cool-Fergus
Salomé Corbo
Louis-Jean Cormier
Marie-Hélène Côté
Diane Croteau
François Croteau
Pierre Curzi
Andréanne Dallaire
Danielle Dansereau
Françoise David
Raphaëlle de Groot
Sylvain Delagrange
Alain Deneault
Coralie Deny
Élise Desaulniers
Yvon Deschamps
Richard Desjardins
Danielle Desnoyers
Domlebo
Catherine Dorion
Frédérik Doyon
Simon Drouin
Fred Dubé
Gilles Dubois
Eric Duchemin
Martin Duckworth
Philippe Ducros
André Dudemaine
Pascale Dufour
Diane Dufresne
Patrick Duguay
Raôul Duguay
Jean-François Dumas
Steve Dumas
Angélique Dupuch
Miriam Fahmy
Martin Faucher
Éric Ferland
Luc Ferrandez
Mylène Ferron
Martine Gariépy
Jean-François Garneau
Pierre Gaudreau
Sylvain Gaudreault
Catherine Gauthier
Flavie Gauthier-Chamard
Philippe Gendreau
Rafaëlle Germain
Renaud Gignac
Margie Gillis
Daniel Gingras
Benoit Girouard
Gaëtan Gosselin
Amandine Gournay
Daniel Green
Ariane Guimond Verrette
Isabelle Gusse
Louis Hamelin
Louis-José Houde
Catherine Huard
Roy Hubler
Dardan Isufi
Pierre Jasmin
Natasha Kanapé Fontaine
Olivier Kemeid
Amir Khadir
Marie Laberge
Micheline Lanctot
Richard Langevin
Karine Lanoie Brien
Widia Larivière
Hugo Latulippe
Valéry Latulippe
Jici Lauzon
Dominique Leduc
Daniel Lemire
Jean Lemire
Robert Lepage
Léonie Lepage Ouellette
Georges Leroux
Marthe Lévesque
François Lorenzetti
Shaun Lovejoy
Jocelyn Maclure
Ianik Marcil
Izabella Marengo
Guylaine Maroist
Gilles Marsolais
Alexis Martin
Manon Massé
Louis McComber
Harvey Mead
Margie Mendell
Christian Messier
Suzann Méthot
Natalie Michaud
Isabelle Miron
Melissa Mollen-Dupuis
Melissa Mongiat
Christian Morin
Jean-François Nadeau
Nancy Neamtan
Jérôme Normand
Éric Notebaert
Rafaël Ouellet
Lucie Pagé
François Papineau
Mylène Paquette
Lise Payette
Fred Pellerin
Luc Pelletier
Lise Perras
Robert Perreault
Dominique Pétin
Lorraine Pintal
Romain Pollender
André Potvin
Catherine Potvin
Marie-Claude Pratte
Will Prosper
Marie Provost
Marie-France Raynault
Jean-Pierre Revéret
Judi Richards
Yvon Rivard
David Rivest
Geneviève Rochette
Monique Rondeau
Marie Saint-Arnaud
Marcel Saint-Pierre
Lucie Sauvé
Hugo Séguin
Richard Séguin
Michel Seymour
Christian Simard
Geneviève Soly
Daviken Studnicki Gizbert
Yann Surget-Groba
François Tanguay
Marie-Jo Thério
Daniel Thibault
Marie Tifo
Céline Trudeau
Patrick Turmel
Armand Vaillancourt
Claude Vaillancourt
Louise Vandelac
Gilles Vigneault
Normand Voyer
Cathy Wong
Christian Yaccarini

1 Commentaire

  1. 8 avril 2015    

    Ah ! Que c’est beau cet élan global !!! Oui nous sommes des poètes et des poétesses. Il n’y a rien d’irrecevable dans la parole des poètes et des poétesses !!! Victor Hugo souhaitait au XIXe siècle une Europe Unie… Elle est advenue telle… Victor Hugo était poète…

    N’est-ce pas !

    Je veux vous faire cadeau de mon enthousiasme… Nous freinerons les élans des industries pétrolières avec notre débâcle de poètes…

    Pascale Camirand, philosophe éthicienne féministe

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Nos actions récentes

12 novembre : Manifestation contre la haine et le racisme à Montréal.
14 octobre : Manifestation contre l'OTAN à Montréal.
26 septembre : Récital-conférence de Pierre Jasmin.
5 août : Vigile commemorative pour Hiroshima au Jardin botanique de Montréal.
17 juin : Manifestation contre les armes nucléaires, Montréal.
17 juin : Rassemblement de soutien aux réfugiés, Montréal.
27 mai : Marche pour l’humanité et la prévention des génocides, Montréal.
13 mai : Les APLP participent à la fondation du Rassemblement Québécois pour la Paix.
13 mai : Allocution de Pierre Jasmin lors de l'événement Cuisine ta ville.
9 avril : Présence à la manifestation pour la paix en Syrie à Montréal.
21 janvier : Manifestation au rassemblement pour les droits des femmes à la Place des Arts.

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