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Je suis APLP parce que…

"En cette époque de repli sur soi, de violence et de conflits incessants, plutôt que de publier mes états d’âmes sur les réseaux sociaux et de me cantonner dans un rôle de spectateur impuissant, je choisis de militer au sein d’Artistes pour la Paix, un regroupement qui me semble plus pertinent et nécessaire que jamais."
Sébastien Dhavernas, comédien, metteur en scène et producteur, v-p des APLP
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Prix Nobel 2014: Malala; 2015: quartet tunisien; 2016: MAM ?

MereAgnesreuter1 NOUVELLE DE DERNIÈRE HEURE (10/10/2015): Prix NOBEL de la PAIX 2015 au quartet tunisien.

Le Nobel de la paix a été attribué le 9 octobre au quartet d’organisations conduisant le dialogue national en Tunisie « pour sa contribution décisive à la construction d’une démocratie pluraliste à la suite de la Révolution de jasmin de 2011 », a annoncé le comité Nobel norvégien vendredi. « Le quartet a été formé à l’été 2013, alors que le processus de démocratisation était en danger en raison d’assassinats politiques et de vastes troubles sociaux », a souligné le comité. Il a permis l’établissement d’une table ronde sur le modèle de laquelle le parti islamiste modéré au pouvoir a instauré une constitution modèle avec respect des droits et libertés des femmes.

Composé de l’UGTT, syndicat historique en Tunisie et fer de lance pour son indépendance, du patronat (Utica), de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) et de l’Ordre des avocats, il a organisé un long et difficile « dialogue national » entre les islamistes et leurs opposants, les obligeant à s’entendre pour sortir d’une paralysie institutionnelle. Le quartet a lancé « un processus politique alternatif, pacifique, à un moment où le pays était au bord de la guerre civile », a rappelé le comité, alors que deux personnalités  de gauche avaient été assassinées par des commandos islamistes intégristes. Il a donc été « crucial » pour permettre à la Tunisie plongée dans le chaos des Printemps arabes « d’établir un système constitutionnel de gouvernement garantissant les droits fondamentaux pour l’ensemble de la population, sans condition de sexe, de convictions politiques (et) de croyances religieuses », explique le comité norvégien.

Texte AFP, auquel des précisions en italiques ont été ajoutés par nos soins

Nous espérons que Mère Agnès-Mariam de la Croix réussira ses médiations en Syrie dans l’année qui s’annonce et deviendra Prix Nobel de la Paix 2016 !


 

Le prix Nobel pour la Paix 2014 a été décerné à Malala Yousafzai. Nos fidèles lecteurs se souviendront de l’article que nous lui avions consacré l’automne dernier à titre de « personnalité 2013 » (voir http://artistespourlapaix.org/?p=3673). Il contient des informations sur les drones que La Presse n’a évidemment pas reproduites, le Devoir non plus, hélas. Par contre, Isabelle Hachey (La Presse) fait un éloge senti du co-lauréat du prix Nobel 2014, l’Indien Kailash Satyarthi, qui milite depuis trente ans contre l’esclavage des enfants dans son pays, souvent en reconnaissance de dettes que leurs parents et même grand parents ont contractée. Très heureux du choix des Suédois, il nous reste à souhaiter que la campagne en faveur de mère Agnès-Mariam de la Croix reprendra pour 2015 (dont on trouvera une entrevue sur http://artistespourlapaix.org/?p=5855) conformément au désir que nous avions exprimé ci-dessous à sa championne, Mairead Maguire.

Very dear Mairead Maguire, Nobel prize 1976, please allow us to thank you for your greatly appreciated initiative to lead and fill the official candidacy of Mother Agnes-Mariam for a 2014 Nobel peace prize. If Artists for Peace were among the first organizations in the world to publicly put forward this idea and write about it during MAM’s visit in Montreal on the 3rd of December 2013, you are indeed the great personality whose initiative can make this nomination happen. We wrote some pages to support your idea, hoping that they can help you win some francophone support for MAM’s nomination and for the success of Mussalaha.

Mère supérieure d’un couvent en Syrie, mère Agnès-Mariam de la Croix a été amenée par les circonstances tragiques de la guerre civile en Syrie et par sa propre courageuse détermination à tenter et à réussir des médiations entre démocrates et responsables gouvernementaux du dictateur Assad, à prôner la réconciliation (Moussalaha) entre chrétiens et musulmans sunnites et chiites, alaouites et druzes. Certains l’ont calomnieusement accusée d’être manipulée par Assad, notamment en France en raison d’une vision biaisée comme ex-puissance coloniale, accouplée à une propagande guerrière semblable à celle qu’il a développée face à la pauvre Libye par Bernard Henry-Lévy, soupçonneux des origines palestiniennes du père d’Agnès-Mariam. D’autres ont été surpris de la véhémence du discours de MAM envers ceux qu’elle excluait de ses efforts de réconciliation, les qualifiant de bande d’aventuriers sans foi ni loi qui s’auto-proclamant état ou armée islamiste, coupait des têtes avec lesquelles ils jouaient au football ensuite. Sa véhémence ne choque plus personne cette semaine où l’armée islamique a filmé la décapitation du journaliste américain James Foley (faudra-t-il toujours une mort américaine pour ouvrir les yeux des médias?).

Or, le journaliste français qui fut détenu pendant des mois avec James relate ce que le malheureux souhaitait faire, une fois libéré : « Il avait deux envies. Soit bosser au Committee to protect journalists (CPJ), soit faire du dialogue interreligieux et contribuer au rétablissement de ponts entre les mondes chrétien et musulman. A ce titre, j’ai été révolté de la flambée d’islamophobie sur Twitter après la diffusion de la vidéo de son assassinat. Les mecs qui l’ont tué ont réussi leur coup: renforcer les populismes et les clichés réciproques. C’était contre cela que James voulait justement s’engager. » (entrevue réalisée par l’Express)

On ne saurait mieux dire, nous qui luttons comme mère Agnès-Mariam de la Croix contre la haine raciale et confessionnelle. Depuis trois décennies, le monde a assisté à la naissance de groupes radicaux armés qui fomentent des guerres avec l’armement fourni entre autres par des cheiks arabes et les États-Unis (CIA), violences, destructions et souffrances indicibles en résultant à travers le monde musulman. Nous avons donc reconnu en cette religieuse passionnée une soeur capable à la fois de compassion et d’une finesse d’analyse politique adaptée aux horribles méandres d’une guerre civile avec des intervenants antagonistes de l’extérieur tels que le Hezbollah d’une part, et les groupes terroristes Al-Nosra, Al-Qeida et l’Armée islamiste d’autre part : mère Agnès-Mariam a toujours plaidé que les Syriens avaient le droit de régler leurs conflits sans la nuisance des étrangers aux motivations politiques suspectes.

Son discours vise moins la Russie voulant préserver ses bases de la Méditerranée, que les puissances occidentales ayant entraîné et armé avec les pétrodollars de l’Arabie Saoudite et du Qatar des opposants étrangers rejoints par des djihadistes d’Angleterre, du Canada et de France. Les massacres provoqués sont stupéfiants : l’ONU chiffre aujourd’hui les pertes humaines à 191 000 et le nombre des réfugiés à 7 millions.

Deux délégations internationales pour la réconciliation et la paix, présidées par le Prix Nobel de la Paix Mairead Maguire, ont visité le Liban et la Syrie en mai 2013 et l’Iran et la Syrie en avril 2014, témoignant du miracle que représente dans l’enfer de la guerre le mouvement MOUSSALAHA avec son programme en 10 points pour la Syrie. Amir Maasoumi a participé pleinement aux côtés de Mairead Maguire et MAM à ces deux missions et a en outre réussi à organiser au début décembre dernier la venue à Montréal de la religieuse à l’origine de la Moussalaha.

Mairead Maguire et Amir Maasoumi en visite au musée de la paix en Iran (avril 2014)

Mairead Maguire et Amir Maasoumi en visite au musée de la paix en Iran (avril 2014)

L’apôtre chrétien de la non-violence et de la simplicité volontaire, Dominique Boisvert, a appuyé l’initiative d’Amir en faisant cette comparaison lumineuse de MAM avec Nelson Mandela, « non pas humble malgré qu’il soit un géant, mais véritable géant précisément parce qu’il était profondément humble, au service d’une cause plus grande que lui. De même, mère Agnès-Mariam incarne la Moussalaha, c’est-à-dire « réconciliation » en arabe, seule solution véritable au carnage qui se déroule dans son pays depuis plus de trois ans. En cela, elle est proche de l’esprit de Mandela qui, marqué par vingt-sept années de captivité, a néanmoins privilégié l’approche de la réconciliation et de la vérité pour construire la paix en Afrique du Sud. »

Vice-président des Artistes pour la Paix, Pierre Jasmin a présidé la conférence de presse accueillant à Montréal mère Agnès-Mariam (on trouvera ci-dessous en pièce jointe 1 son discours de bienvenue prononcé à la Confédération des Syndicats Nationaux). Voir le vidéo de la conférence de presse en cliquant ici.

On retiendra aussi le parallèle qu’il a dressé entre le combat apparemment désespéré de MAM avec les débuts difficiles de la récipiendaire 1976 du prix Nobel : Mairead Corrigan Maguire a rassemblé ses soeurs pour affirmer que le sang devait cesser de couler entre protestants et catholiques. En août 1976, l’année des émeutes sanglantes à Soweto, la voiture d’un membre de l’IRA tué par la police écrase ses trois neveux. Elle et Betty Williams organisent alors une première manifestation, réunissant 10 000 femmes des deux confessions, vite réprimée par les forces de police nord-irlandaises. Répression à laquelle répond, une semaine plus tard, une seconde manifestation dans les rues de Belfast, réunissant cette fois 35 000 femmes. Ce mouvement prend le nom de Mouvement des femmes pour la paix (Women’s Peace Movement) qui reçoit dès cette année-là le Prix Nobel de la Paix.

Mairead a été aidée par un canadien, le général De Chastelain (incidemment, peintre fort adroit) qui, avec un budget dix mille fois inférieur à celui de la funeste intervention armée canadienne en Afghanistan, a réussi à désarmer progressivement l’IRA et la milice protestante : les ennemis d’hier ont accepté de s’asseoir en un parlement où plutôt que répondre à l’injure par des coups, ils se sont mis à apprécier leur humour respectif, commun à leur culture forgée par George Bernard Shaw et James Joyce.

La conférence de presse a entraîné une couverture médiatique importante : voir pièce jointe 2.

Pour que la généreuse analyse politique de MAM soit le moindrement suivie de résultats, pour que le travail des Artistes pour la Paix aidé d’autres groupes de paix en sa faveur ait été une des plus cruciales actions politico-humanitaires qu’ils aient réussies en bientôt trente ans d’existence, chaque lecteur est appelé à faire tous les efforts possibles pour diffuser et contribuer à mieux faire connaître l’admirable mission de MAM. Souvent possédés par des conglomérats englobant les industries militaires lucratives qui prônent la guerre pour vendre leurs armes et munitions (près de 100% plus de livraisons d’armes canadiennes en $ cette année que l’an dernier au Bahreïn, à l’Algérie, à l’Iraq, au Pakistan et à l’Égypte, selon le vice-président de Pugwash Canada Walter Dorn, professeur au Collège militaire royal de Toronto), nos médias ont peu salué le succès de l’effort de destruction des armes chimiques par les Nations-Unies, à juste titre récompensé par l’obtention d’un prix Nobel de la Paix à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OPCW) : voir photo suivante de Ban Ki-moon avec les gagnants.

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Enfin, revenant à Mère Agnès-Mariam de la Croix, saluons son courage, à l’instar de Malala Yousufsai combattant contre les drones américains qui déchirent le Pakistan, saluons sa compassion et sa détermination, trois qualités humaines rares que l’organisme du Prix Nobel ferait bien de souligner après deux choix institutionnels impersonnels en 2012 et 2013.

Comment conclure notre plaidoyer passionné autrement que par les mots officiels admirables de Mairead Maguire, la mieux placée pour juger de la pertinence d’accorder un prix Nobel de la Paix à mère Agnès-Mariam de la Croix :

Press release – 4th January, 2014 NOBEL PEACE PRIZE NOMINATION 2014 – MOTHER AGNES MARIAM AND MUSSALAHA

Agnes Mariam of the Cross (civil name Fadia Laham) and the Mussalaha Reconciliation Initiative in Syria, has been nominated by Mairead Maguire, Nobel Peace Laureate, for the 2014 Nobel Peace Prize. In her letter to Nobel Institute, Mairead Maguire said: ‘At a time when the world so desperately needs to see a peaceful way forward to end the bloodshed and conflict in Syria, the Mussalaha initiative stands out as a beacon of hope showing us a better way forward, one which comes from within Syrian Society and expresses the spontaneous desire of the majority of Syrians for a peaceful path, a way forward that departs from violence and embraces a future where differences are resolved in an atmosphere of mutual respect that preserves the historic fraternity of the Syrian people. The Mussalaha initiative is an outstanding example of the resilient spirit of the Syrian people and their innate ability to resolve their difficulties by themselves, even in the most tragic and exceptional of circumstances, we have a duty to support their work in every way possible.

MAM et Mairead côte à côte

MAM et Mairead côte à côte

Mussalaha, which translates as reconciliation, is a community-based non-violent popular initiative stemming from within Syrian civil society. Founded at the community level, it includes members of all Syria’s ethnic and religious communities who are tired of the war. Mussalaha fills a void created by the noise of weapons; it does not side with any of the warring parties, rather it embraces all. The movement says no to the continued loss of life, and yes to a nonviolent solution. The initiative says no to civil war and rejects all forms of sectarian violence and denominational strife. Its founding session was a peace congress held almost two years ago on 25th January, 2012, in the Sahara complex on the Syrian coast.

As a guest of the Mussalaha Initiative, I visited Syria in May of 2013 [she returned in April 2014] where I met a few of the millions of refugees and internally displaced people whose lives have been torn apart by the ongoing conflict in that country. I learned from those I spoke to, both within the government and in opposition groups, that while there is a legitimate movement calling for long overdue reform in Syria, it is one of peaceful non-violence and that the worst acts of violence are being perpetrated by outside groups who strive to incite inter-communal division and discord. Extremist groups from around the world have converged upon Syria, bent on turning conflict into one of ideological hatred.

The Mussalaha Initiative has worked diligently to stem this flow of violence and heal the wounds inflicted on the social fabric of the country. Over the last two years the Mussalaha Initiative has worked in mediation and negotiation often crossing lines of conflict in the most difficult and life threatening of circumstances. Many abducted people have been freed, prisoner swaps facilitated, humanitarian aid supplied without discrimination, evacuation of civilians from conflict zones made possible, and disarmament of local opposition fighters peacefully facilitated. Principle among those who have worked tirelessly for this peace initiative is Mother Agnes Mariam, with courage and conviction she has been an outspoken advocate of peace, a voice seeking justice and one which has consistently called on the international community to recognize the truth with regard to what is happening in Syria.

Mother Agnes Mariam’s astute observations which discredited the video evidence offered by the United States, as proof of an alleged chemical gas attack in East Ghouta, contributed to help forstall what would have proved a regionally devastating external military intervention in Syria. This heroic peacemaker has thought nothing of placing her own life on the lines for the sake of others and at great personal risk, she personally brokered a cease-fire between rebels and the Syrian authorities in Moadamiya, Damascus province. This work facilitated the transfer of over 5,000 civilians from a besieged opposition area and included the voluntary surrender of over 500 men many of whom had been armed opposition combatants.

In making this nomination for the 2014 Nobel Peace Prize, I believe that there is no military or paramilitary solution to the Syrian conflict and only through dialogue and negotiation can peace be reached. We urgently need a peaceful solution to the crisis in Syria. Mother Agnes Mariam and the Mussalaha Initiative in Syria exemplify all that is remarkable about the resilience of humanity when faced with unbelievable adversity. The Mussalaha initiative which unites people of all faiths, and none, and ethnic backgrounds, deserves to be nurtured, supported and fully recognized for the enormous contribution it has made, and continues to make in saving lives, and in directing all Syrians towards the path of peace.

(Signed) Mairead Maguire, Nobel peace laureate
www.peacepeople.com

On trouvera sur notre site www.artistespourlapaix.org divers articles concernant Mère Agnès-Mariam de la Croix, la plupart signés par Pierre Jasmin, vice-président des APLP et membre de l’exécutif de Pugwash Canada et d’autres en pièces jointes 3 et 4, à la suite de ce texte.

Pièce jointe 1

Montréal, le 3 décembre 2013, 14 heures Salle ‘’C’’ de la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN), au 1601 avenue De Lorimier

« Give peace a chance,  chantait John Lennon, accordons une chance à la paix. Mère Agnès Mariam de la Croix , c’est un honneur de vous recevoir à Montréal. Mon nom est Pierre Jasmin, vice-président des Artistes pour la Paix et j’anime cette rencontre avec la presse et d’autres organismes de paix, en premier lieu notre ami Amir Maasoumi  et l’organisme humanitaire syrien montréalais Basmet Amal,  ce qui veut dire Sourire d’espoir . Nous sommes tous désireux d’entendre de vive voix l’espoir qui nourrit vos démarches multiples en faveur de la paix, en une Syrie déchirée par la guerre civile.

Vous êtes en tournée nord-américaine pour témoigner de vos efforts dans la négociation de cessez-le-feu pour permettre l’évacuation de populations assiégées. Vous êtes une religieuse catholique melkite, initiatrice et porte-parole du mouvement MUSSALAHA ( ce qui veut dire « Réconciliation »)  qui travaille à promouvoir le rapprochement entre les belligérants syriens. Vous plaidez pour que cessent TOUTES les violences et interventions étrangères dans votre pays et vous êtes convaincue que les deux camps ont commis des atrocités et que seuls les Syriens pourront trouver, entre eux, une solution négociée et durable au conflit. Votre tentative de développer cet espace de dialogue entre deux camps qui cherchent à se détruire par la violence des armes depuis presque trois ans vous expose à des accusations répétées de « faire le jeu de l’ennemi ».

Mon amie Margaret Atwood vous consolerait en disant que marcher une route tortueuse de paix et de justice, qui se trouve incidemment toujours au milieu, nous rend évidemment passibles de recevoir des pierres des deux côtés, c’est le lot de tous les pacifistes depuis des siècles. Ces luttes féroces sur le terrain en Syrie se transposent même ici, à Montréal, de manière moins violente mais tout aussi intolérante, au point que deux partenaires pourtant solides, avec qui nous avions des réservations confirmées pour tenir la présente conférence de presse et la conférence publique de ce soir, se sont désistés à la dernière minute par crainte de problèmes de sécurité.

Nous tenons donc à remercier mon collègue à l’UQAM, le professeur Gérald Larose, qui a longtemps dirigé la CSN  qui nous accueille, cet après-midi, ainsi que le Centre islamique libanais  qui recevra votre conférence de ce soir à 19 heures rue Port Royal est, près du métro Sauvé. Comme groupes engagés pour la paix, nous croyons fermement qu’il faut d’abord engager nos forces vers le désarmement, en appuyant aux côtés d’Oxfam  et d’Amnistie internationale le Traité de Commerce des Armes de l’ONU,  qui une fois entré en vigueur révélerait les exportations d’armes qui enrichissent les fabricants d’armes nord-américains.

Depuis quatre ans réélu à l’exécutif de Pugwash Canada , j’appuie son vice-président Walter Dorn, officier du Collège militaire Royal de Toronto qui travaille depuis des mois à New-York pour faciliter la destruction par l’ONU des armes chimiques de Bachar al-Assad. On sait que l’OPCW  basé à La Haye a obtenu cette année le prix Nobel de la Paix : qui sait si vous n’obtiendrez pas le vôtre en 2014, mère Agnès-Mariam?

Le 10 septembre dernier, Guylaine Maroist, présidente des Artistes pour la Paix, écrivait à l’Honorable John Baird, ministre canadien des Affaires étrangères, les mots suivants: « La 30e Assemblée Générale de notre organisme a endossé hier une résolution proposée par Amir Maasoumi qui dénonce tout bombardement envers le peuple syrien et appuie toute solution négociée par l’ONU avec l’aval de la Russie, par exemple le transfert de l’arsenal d’armes chimiques possédé par le gouvernement Assad pour qu’il soit dorénavant sous contrôle international et bientôt détruit. Nous espérons que vous prendrez contact avec vos homologues syrien et russe, Messieurs Walid al-Mouellem et Sergueï Lavrov, pour que le Canada aide à la réalisation de cette annihilation d’armes de destruction massive. Après le rapport onusien sur le triste massacre du 20 août, nous espérons que ses coupables seront jugés par la Cour Pénale Internationale de La Haye.  »

Notre position des Artistes pour la Paix était évidemment en porte-à-faux avec celle majoritaire de nos médias appuyant la guerre voulue par les compagnies militaires. Mère Agnès-Mariam, je vous laisse maintenant la parole, sans évidemment prétendre que notre entretien débouchera sur une vérité claire sur le conflit. Mais nous croyons fermement qu’il faut tout faire pour appuyer les artisans de paix, où qu’ils soient, il faut être prêts à prendre des risques pour faire progresser le rapprochement, la négociation et éventuellement la réconciliation entre les belligérants. C’est ce que vous faites en Syrie. Et c’est ce combat pour la paix que nous voulons appuyer à travers votre venue à Montréal. Après la déclaration de mère Agnès-Mariam, je laisserai aux groupes de paix présents le soin de lui poser les premières questions en se limitant à quatre minutes.

1- D’abord Dominique Boisvert,  juriste, auteur et militant pour la paix et la non-violence qui représente Antennes de paix, le Centre de ressources sur la non-violence et Conscience Canada.
2- Bruce Katz :  cofondateur et président de Palestiniens et Juifs Unis (PAJU).
3- Julie Lévesque  du Centre de recherche sur la mondialisation/Center for Research on Globalization.
4- Les représentants de la Communauté Syrienne de Montréal avec le regroupement BASMAT AMAL (Sourire d’Espoir).
5- Et enfin Raymond Legault, du Collectif Échec à la guerre  qui représente :
Action Non à la guerre.
L’Alliance canadienne pour la paix – section Québec.
L’Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal (AGECVM).
L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI).
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
Le Centre d’écologie urbaine de Montréal.
Le Centre international de solidarité ouvrière (CISO).
Le Centre Justice et Foi.
La Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires.
Le Comité de solidarité/Trois-Rivières.
Le Conseil central du Montréal métropolitain (CSN).
Le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.
Le Conseil des Canadiens – Montréal.
L’Entraide missionnaire.
La Fédération des femmes du Québec (FFQ).
La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).
La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ).
Femmes en mouvement.
La Ligue des droits et libertés.
Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ).
Le Mouvement québécois pour une décroissance conviviale.
Le Parti marxiste-léniniste du Québec.
Project Ploughshares – Montréal.
Quakers – Montréal.
Québec Solidaire.
Le Regroupement des femmes La Sentin’elle.
Religions pour la paix – Montréal.
Solidarité Populaire Estrie.
Le Syndicat de l’enseignement du Cegep André-Laurendeau.
Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal.
Le Syndicat des professeurs du CEGEP de Trois-Rivières.
Le Syndicat des professeurs du Collège Marie-Victorin.
Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes.
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CSSS de Bordeaux-Cartierville (CSN).
Le Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic.
Les Voisins du Mile-End contre la guerre.

Mère Agnès-Mariam de la Croix a ensuite pris la parole avec éloquence et intensité devant une cinquantaine de journalistes et de représentants de groupes de paix captivés.  

Pièce jointe 2

COMPILATION DE LA COUVERTURE MÉDIATIQUE DE LA VISITE DE MÈRE AGNÈS MARIAM À MONTRÉAL, MARDI LE 3 DÉC. 2013 Sada Almashrek (Canada)/La voix de l’Orient (Canada). En arabe : sign_arabe_1

http://mincanada.com/%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%85-%D8%A3%D8%BA%D9%86%D9%8A%D8%B3-%D9%85%D8%B1%D9%8A%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%B5%D9%84%D9%8A%D8%A8-%D9%84%D9%80%D8%B5%D8%AF%D9%89-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B4%D8%B1%D9%82/

sign_arabe_2

http://mincanada.com/%D9%85%D8%A4%D8%AA%D9%85%D8%B1-%D8%B5%D8%AD%D9%81%D9%8A-%D9%84%D9%84%D8%A7%D9%85-%D8%A7%D8%BA%D9%86%D9%8A%D8%B3-%D9%81%D9%8A-%D9%85%D9%88%D9%86%D8%AA%D8%B1%D9%8A%D8%A7%D9%84/ ecriture6 ecriture7

http://sana.sy/ara/3/2013/12/05/516190.htm

HispanTV : Denuncian la tragedia que sufre el pueblo sirio http://www.youtube.com/watch?v=-C4pbIPGqS0

Claude Lévesque, Le Devoir (Front page): http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/394405/c-est-terrible-de-meler-le-militaire-et-l-humanitaire

François Bugingo à TVA (LCN en direct émission de 20h.): http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2013/12/20131203-210259.html

Journal de Montréal: http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2013/12/20131203-210259.html

Azeb Wolde-Giorghis. RDI (TV. Radio-Canada/CBC French): http://www.radiocanada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/6957698

Paul Arcand 985fm: http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=202167

Les Artistes Pour La Paix; Visite le 3 décembre de Mère Agnès-Mariam de la Croix http://artistespourlapaix.org/?p=3268
Mandela, Maguire et Mère Agnès: http://artistespourlapaix.org/?p=3451 Caravan.

CKUT Montreal Wednesday November 27, 2013
(Entrevue avec Amir M. Maasoumi/2ième partie): http://archives.ckut.ca/64/20131127.14.00-15.00.mp3

LES 7 AU QUÉBEC. De Syrie: Mère Agnès Mariam de la Croix :
http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/de-syrie-mere-agnes-mariam-de-la-croix/ http://wolesmoteurs.net/de-syrie-mere-agnes-mariam-de-la-croix/ centpapiers.com.

Que se passe-t-il réellement sur le terrain en Syrie?
http://centpapiers.com/?p=153565 GLOBAL RESEARCH.

Mère Agnès-Mariam de la Croix – Archive ( Une bonne compilation) :
http://www.mondialisation.ca/author/agn-s-mariam-de-la-croix

RADIO VILLE-MARIE. MÈRE AGNÈS MARIAM DE LA CROIX À RADIO VILLE-MARIE. Aide à l’église en détresse. (27nov. 2013)
http://aideeglise.wordpress.com/2013/11/27/mere-agnes-mariam-de-la-croix-a-radio-ville-marie/

Radio Ville Marie. Mère Agnès de Sainte-Croix à Montréal : « La Syrie est devenue une hécatombe (6 décembre 2013)
http://www.radiovm.com/Proximo/Imprimer2.aspx

Conflit en Syrie

logo24_824h Montréal – Actualités Une religieuse appelle à la réconciliation Geneviève Gagné 04/12/2013 10h04 http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2013/12/20131204-100440.html

ecriture9Mother Agnes: Syrian refugees’ camps changed into human trafficking
http://213.178.225.235/eng/21/2013/12/05/516220.htm

RECONSTRUCTION COMMUNISTE CANADA. Antonio Artuso , Campagnes de solidarité avec la Syrie :
http://antonio.artuso.over-blog.com/categorie-12572342.html

Le blog : Ce que les médias ne nous disent pas.
Mère Agnès Mariam à Montréal le 3 décembre: “Que se passe-t-il vraiment sur le terrain en Syrie?”
http://cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com/article-mere-agnes-mariam-a-montreal-le-3-decembre-que-se-passe-t-il-vraiment-sur-le-terrain-en-syrie-121392702.html

Mère Agnès-Mariam de la Croix: Syrie – «c’est terrible de mêler le militaire et l’humanitaire»
http://philum.info/85555

Mère Agnès Mariam : un personnage controversé Mère Agnès Mariam, une religieuse chrétienne, parcourt le monde pour promouvoir la paix en Syrie.
http://fr.video.sympatico.ca/search/watch/mere-agnes-mariam–un-personnage-controverse/2891110361001?term=M%C3%A8re%20Agn%C3%A8s%20Mariam&sort=date&page=1

Pièce jointe 3

Nobel Peace Prize Laureate Mairead Maguire says, « A voice of truth and pro-peace, calling for an end to all violence and for Peace and Reconciliation, is that of Mother Agnes Mariam. We can only make good decisions when we have the truth and Mother Agnes Mariam brings the truth from the heart of Syria. »

Historian Jeremy Salt, author of the groundbreaking book « The Unmaking of the Middle East » (UC Press, 2009) has written, « Escaping threats of assassination in Syria by armed gangs, Mother Agnes has a story to tell that people should not miss the opportunity to hear. »

Ann Wright, US Army Col (ret) and former official in the US State Dept notes: « It is important to listen to the voices of people who have lived in Syria for decades. Mother Agnes is one of these people. She has extraordinary contacts with the government and in the opposition groups. We need to hear what she has to say about the tragic situation and in Syria. »

REPORTS FROM HOSTS OF MOTHER AGNES’ U.S. TOUR

1) Chuck Kaufman, Co-Director, Alliance for Global Justice
« Thank you so much for arranging to start Mother Agnes’ US speaking tour with Tear Down the Walls National Gathering in Tucson, AZ Nov. 1-3. Her message of peace and reconciliation as well as against foreign intervention in Syria was well received by the 400+ participants in the conference. Alliance for Global Justice was on the receiving end of quite an email and phone campaign to pressure us to « un-invite » Mother Agnes. I was very pleased that all of the charges against her were proven false by the actual content of what she had to share with us. Our understanding of Syria is much greater thanks to Mother Agnes’ presentations. Please convey to her our profound gratitude for her presentation and her labors for peace. »
In solidarity, Chuck Kaufman National Co-Coordinator Alliance for Global Justice

2) Professor Hisham Ahmed, Chair of Political Science Dept, St. Mary’s College, Moraga, California CA 94575
« Mother Agnes’ visit to Saint Mary’s College on Nov. 4, 2013 was a real watershed event. Mother Agnes left an unbelievable impression on people on the audience. So many people spoke to me after the talk and expressed tremendous appreciation for her balanced viewpoint and profound respect for her pursuit of peace. For sure those who attack Mother Agnes don’t know the value of what she is doing: to stop this crazy conflict from further escalating and causing more death and destruction. »

3) Bea Pressley, President, Voices for Justice for Palestine (Rossmoor /Walnut Creek Ca)
« Mother Agnes wants Syrians to negotiate a peace. She wants the foreigners to leave the Syrians to solve their own problems. She has spoken in a number of places, was bought to this country by peace groups….. Today we had over a hundred people who were very pleased to hear her talk. After her speech twenty or so Rossmoorians gathered around her to praise her courage. »

4) Report of Father Labib Kobti, St Thomas More Church, San Francisco.
Report on the Prayer service at St. Thomas More
The Prayer service for Peace in the Middle East at St. Thomas More in San Francisco was a great success. We had over 400 people of all nationalities: Syrians, Egyptians, Lebanese, Iraqis, Armenians, Jordanians, Palestinians, Israelis, Filipinos, Americans, Latinos… Ten priests and pastors, from the heads of Christian Communities who serve the Middle Eastern Communities in the Bay Area (the Greek Antiochean Orthodox, Greek Jerusalemite Orthodox, Armenian Orthodox, Armenian Congregation, Maronite, Greek Catholic, Latin Churches) collaborated in the preparation of and attended the event. We had choirs and soloists from the Latin Church, Greek Orthodox Church, the Maronite Church, the Armenian and the Greek Catholic.

Mother Agnes spoke about the Reconciliation initiative and her humanitarian work in Syria as head of the International Support Team for « Musalaha » (Reconciliation) in Syria. She begun with a moving introduction about the terrible fate of the Middle Eastern populations constantly hassled by sectarian violence to leave their homeland. She talked as the daughter of a Palestinian refugee. Then she shared the history of her discovery of the 6th century monastery of Saint James the Mutilated in Qara, 90 kms north of Damascus, where she has been restoring the ruins and building an international community open to interfaith dialogue and hospitality.

She pointed out how she shifted from a heinous position against Syria – due to the occupation of Lebanon, her homeland, by the Syrian Army- to a compassionate adoption of the Syrian people in the tragedy of the conflict that is devastating the country. She said she is so committed with the Syrian people that she applied for a Syrian citizenship. The apex of her speech was the Reconciliation message. She said that Mussalaha (Reconciliation in Arabic) is a grassroots movement that is present in all parts of Syria and is apolitical and non religious, a pure brand of the Syrian genuine culture of openness and brotherhood. She gave moving examples of forgiveness and reconciliation in Syria where individuals and communities are tearing down the walls and building bridges of communication, negotiation, dialogue and reconciliation.

She spoke of Abu Fayad, a governorate employee, as a hero of this movement. Abu Fayad’s only son Fayad was abducted in Homs as a retaliation for being a Sunni working with the local administration. After months the abductors contacted him to remit to him his son. In fact they brought Fayad’s corpse terribly tortured and cut in pieces. Abu Fayad proclaimed publicly his forgiveness for the murderers of his only son and he asked the different belligerent parties of Al-Waar neighborhood in Homs to forgive one another for the sake of Syria. Mother Agnes described her reconciliation activity and explained how she is working with supportive environments within the opposition, like in Moadamiya or Al-Waar as compared with the “non supportive environments” in Raqqa or Aleppo.

She explained that her Reconciliation activity compels her to visit all belligerent parties: the rebels as well as the loyalists. She explained that she has to coordinate with the Syrian central administration like all the International Organizations that are accepted by the Syrian Government (International Red Cross, World Food Program, World Health Organization, UNICEF etc…). Mother Agnes pointed out the difficulty of remaining a credible mediator in reconciling different parties. Each party has the suspicion that the mediator is siding with the other party. Nevertheless the achievements of the Reconciliation initiative are evident. She explained the impressive achievement of the evacuation of 7000 women and children from Moadamiya, the besieged rebel neighborhood in West Ghouta through a direct visit to the rebel military council and the Syrian Air Intelligence headquarters. She underlined the willing surrender of 550 men that were not allowed by the negotiations to be evacuated. Among them were more than 220 former fighters.

She said it was a miracle of the Reconciliation spirit that the Air Intelligence forces did not retain anyone for more than few hours. Those former rebel fighters are now in a rehabilitation center, served by the ISTEAMS who will propose a program of non violent opposition training with the help of US based peace activist NGOs. She finished with a message to the US administration from the beautiful city of San Francisco: why not to use Flower Power instead of the power of fire? She asked the USA to favor Reconciliation in Syria and to stop fuelling violence.  

Statements of Mother Agnes:
1) I have no political statement to declare, I am not a politician; I am a mediator for Reconciliation.
2) My convent is under Free Syrian Army control, and I have a very good relationship with them; they protect us.
3) I meet with all kinds of people from the loyalist and the opposition sides: with ministers, security officers, armed opposition leaders or popular comittees militias. I have gone from one place to another, many times under threat or danger, to negotiate with all of them for humanitarian issues to spare the bloodshed and to alleviate the conditions of besieged areas.
4) I mediate for the liberation of abductees and detainees. We try to help the different Syrian populations: Sunni, Shia, Christian, Alawite, Druze, etc. « I tell you that reconciliation is happening between the different factions of the Syrian people. Many armed leaders are meeting through the good offices of Mussalaha ».
5) The different factions (the Syrian administration and different opposition groups who are many times fighting against each other) want me to take side with them and denounce the others. I cannot take any side. I am not a politician, I am a cleric. I work for humanitarian needs and stand with the civilians. I am with the Syrian people. « It is so difficult to be in the middle. You are accused by all parties. » I denounce all kinds of genocide and killing from any party. I cannot accept the killing of any human being. Killing should stop and foreign fighters  should leave Syria back to their country and supply of weapons should stop.
6) The Media mainly outside of Syria are against me. They accuse me of many things that I did not do or say. They pick some words from here and there and fabricate things. They put my humanitarian work in danger because the fighters read these words and become angry for things I did not say and positions I did not take.
7) I am compelled and invited to explain myself outside of Syria and I met with many different people of different views and persuaded them with evidence and with kindness and they changed their positions and joined us in supporting Mussalaha. After the speech the audience asked diverse questions, which Mother Agnes answered with clarity and kindness.

Pièce jointe 4 par Dominique Boisvert

Mère Agnès Mariam de la Croix (MAM) est une religieuse et l’une des initiatrices du mouvement MUSSALAHA pour la réconciliation et la paix en Syrie. Ce mouvement est à l’origine de la visite en Syrie, en mai 2013, d’une Délégation de 16 personnes dirigée par la Prix Nobel de la Paix 1976, l’Irlandaise Mairead Maguire, venue rencontrer sur place des représentants de TOUTES les factions en présence (pro-gouvernementales et rebelles) de même que la population elle-même, y compris les centaines de milliers de réfugiéEs.

MAM s’était fait remarquer, en septembre 2013, en adressant un rapport aux Nations Unies dans lequel elle démontrait qu’au moins une partie des vidéos diffusés en Occident à l’appui de l’attaque aux armes chimiques attribuée au régime syrien du président Assad avaient été fabriqués dans un but de propagande. Elle ne niait pas l’existence des attaques chimiques et ne désignait aucun coupable; elle montrait seulement, preuves à l’appui, que bien des preuves utilisées dans le but de justifier une intervention militaire de l’Occident contre le régime du président Assad étaient des faux.

La Délégation pour la paix et la réconciliation de Mme Maguire a conclu, de son séjour en Syrie, que la réalité sur le terrain était très différente de ce que la plupart des grands médias occidentaux rapportaient sur la guerre en Syrie. Et dans le but de mieux faire connaître la vraie réalité quotidienne dans ce pays, Mère Agnès Mariam a entrepris, le 1er novembre dernier, une tournée nord-américaine qui la conduira un peu partout aux États-Unis et au Canada. Parmi les réalisations exceptionnelles de MUSSALAHA en Syrie, démontrant de manière concrète comment la paix et la réconciliation sont POSSIBLES, même si elles sont et seront évidemment très difficiles, on vient tout juste de négocier et de réaliser avec succès l’évacuation humanitaire de plus de 5000 personnes qui étaient assiégées par les forces en présence depuis plusieurs mois et la reddition pacifique de 550 membres de factions armées.

Pour un compte rendu détaillé (en photos, textes et vidéo) de cette opération qui constitue une PREMIÈRE en plus de deux ans et demi de guerre civile, voir: http://www.syriasolidaritymovement.org/2013/11/07/1881/.

Allez voir: c’est une initiative audacieuse « à couper le souffle » qui permet d’espérer une fin au tunnel de la violence, de la guerre et de ses atrocités. Le site Internet du Syria Solidarity Movement (ci-dessus) est d’une grande richesse pour faire connaître le conflit syrien vu du point de vue trop peu connu des forces (syriennes) de paix et de réconciliation. Ce site a été mis sur pied aux États-Unis par des membres américains de cette Délégation de 16 personnes qui a visité la Syrie en mai dernier. C’est également cette équipe (de même que les quelques membres canadiens et québécois de la Délégation) qui organise la tournée nord-américaine de MAM.

Nous espérons organiser quelques activités publiques avec MAM à Montréal au début de décembre (avec les milieux religieux de toutes les confessions; avec les milieux sociaux et politiques militant contre la guerre et pour la paix en Syrie et au Moyen-0rient; avec la communauté syrienne d’ici) de même que plusieurs contacts avec les principaux médias de la métropole. Pour plus de détails, n’hésitez pas à communiquer avec nous.    

1 Commentaire

  1. 14 octobre 2015    

    Je suis très heureux que le Prix Nobel de la Paix 2015 ait été attribué au Quartet du dialogue national tunisien. J’adresse donc mes félicitations les plus chaleureuses aux quatre lauréats, ainsi qu’au peuple tunisien.

    Ce prix, amplement mérité, récompense les efforts de dialogue déployés par des forces vives de la société tunisienne. Elles ont défendu avec vision, détermination et intelligence les valeurs de modération, de paix, de démocratie et de consensus au moment où le processus politique de transition traversait une phase de doute.

    Je tiens également à rendre hommage à la mémoire de tous les martyrs qui ont donné leur vie dans la lutte pour la liberté et la démocratie en Tunisie.

    Sans oublier un grand merci à tous les ami(e)s de la Tunisie pour leur solidarité avec la révolution tunisienne.

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13 mai : Les APLP participent à la fondation du Rassemblement Québécois pour la Paix.
13 mai : Allocution de Pierre Jasmin lors de l'événement Cuisine ta ville.
9 avril : Présence à la manifestation pour la paix en Syrie à Montréal.
21 janvier : Manifestation au rassemblement pour les droits des femmes à la Place des Arts.

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