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Activités de nos membres

Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Coup de gueule : nos fragiles solidarités contre les racismes puissants

paty

Solidarité des collègues enseignants de Samuel Paty qui avait un fils de cinq ans.

Les racismes institutionnels ont trouvé un truc avec l’aide empressée des médias pour fuir leurs véritables responsabilités : inventer des histoires verbales de racisme individuel. À Radio-Canada mercredi soir, Céline Galipeau interviewait Paul Wells de Maclean’s, seul interlocuteur représentant le Canada anglais, qui affirmait « être sidéré par la différence de traitement du sujet dans les deux solitudes ». Une qui avait épousé la mission de combler le fossé des deux solitudes s’appelait Michaëlle Jean et personne ne songe à demander son opinion qui différerait, je crois bien, de celle des leaders racisés Jagmeet Singh du NPD et Annamie Paul du Parti Vert, pris en otages par les médias anglophones.

Racismes et sexismes aggravés des institutions

Les noms des chefs d’états ne cherchent nullement ici à personnaliser mes attaques…

Honte à Poutine qui a « buté jusque dans leurs chiottes » la Tchétchénie entière, patrie du jeune de 18 ans qui a de façon immonde assassiné Samuel Paty.

Honte à Trump qui (ce serait trop long…).

Honte à Macron qui s’agite à la télévision pour la liberté d’expression mais envoie ses policiers envahir les mosquées de France à la recherche illusoire d’islamistes radicaux mis en prison sans autre forme de procès. Pourquoi n’arrête-t-il pas Sarkozy et BHL dont l’invasion de la Libye et les opérations militaires en Syrie ont suscité des terrorismes de Manchester jusqu’en Méditerranée et surtout des millions de réfugiés, dont plusieurs milliers sont morts naufragés ? Pourquoi n’arrête-t-il pas les hommes d’affaires qui vendent à l’Arabie Saoudite des armes et des avions de chasse qui massacrent les Yéménites ? Pourquoi vénère-t-il une monarchie meurtrière (cf. affaire Khashoggi) qui subtilise à l’économie arabe un pétrole qui agresse la planète entière par les changements climatiques induits  Pourquoi laisse-t-il complaisamment leurs milliards de $ financer la vision de l’Islam la plus rétrograde, la plus anti-femme et la plus violemment radicale dans le monde entier, le wahhabisme salafiste qui alimente les opérations terroristes ?

Honte à Trudeau qui défend le recteur de l’Université d’Ottawa, dont on apprend de la bouche de sa victime chargée de cours qu’il a prononcé sa suspension, sans même lui parler une seconde. Verushka Lieutenant-Duval affirme que c’est la solidarité de ses collègues et en particulier de son syndicat qui l’a soutenue, alors que son adresse personnelle était, malgré ses piteuses excuses, dangereusement divulguée sur les réseaux sociaux, comme l’avait été, chose inadmissible, celle du docteur Arruda. Six cents enseignants ont écrit :

Comment faire référence à l’ouvrage classique Nègres blancs d’Amérique de Pierre Vallières, expliquer les significations multiples de Speak white dans le poème de Michèle Lalonde, évoquer l’univers de Toni Morrison ou l’œuvre de Dany Laferrière Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, un livre éminemment satirique ?

Trudeau s’est contenté de déclarer mercredi que « nous devons tous être conscients de la portée de nos paroles. Nous favorisons le respect des autres et l’écoute des communautés ».

Mais on aimerait qu’il mesure la portée de ses actes, y compris sa corruption népotiste de la WE-UNIS et celle de la Baylis Médicale [1] ! Il a laissé l’an dernier le président autochtone Evo Morales de la Bolivie exilé par une opération raciste approuvée par son groupe impérialiste de Lima : ce racisme institutionnel explose à sa face même quand le peuple bolivien vient de voter en début de semaine à 55% au premier tour pour le Mouvement Socialiste (MAS), avec un taux bas pour les fascistes appuyés par Trudeau et par les médias du pays. Le racisme institutionnel du Canada se révèle (pas vraiment, parce que les médias cachent ce fait) quand il s’oppose à l’Organisation Mondiale de la Santé appuyant la suspension des brevets sur les futurs vaccins anti-Covid-19, présentée par l’Inde, l’Afrique du Sud, avec le soutien du Bangladesh, du Pakistan, du Venezuela, du Nicaragua, de l’Égypte, de l’Indonésie, de l’Argentine, de la Tunisie et même de la Chine avec ses nuances. Or, ce racisme occidental pourrait se conclure par des centaines de milliers de morts.

Honte à Legault qui critique en conférence de presse l’Université d’Ottawa, pourquoi ? Lui qui chiâle constamment sur l’invasion de ses compétences provinciales par Ottawa, qu’avait-il à intervenir, alors que Dominique Anglade, une femme Noire, avait accompli le travail avec les mots justes et nécessaires et qu’il aurait suffi de l’appuyer, au lieu de quoi il a mis ses gros sabots de chef d’état… N’est-ce pas du sexisme ? Car, M. Legault, vous auriez pu laisser aussi votre ministre des universités Danielle McCann intervenir, elle qui affirma que cela ne se passerait jamais dans nos universités (oui, UQAM [2], mais allô McGill [3] ?). Alors, pourquoi votre incursion en Ontario ? Pour faire oublier la mort atroce de Joyce Echaquan, vos critiques injustes contre Ghislain Picard et votre nomination d’une police en tassant la ministre Sylvie D’Amours ? Vous pétez les sondages de popularité parce que vous passez à la tévé tous les jours et c’est hélas en train de vous monter à la tête…

Encore une fois, unissons-nous autour de nos syndicats, de nos associations et de partis tel le Bloc Québécois qui saisit bien la situation dans laquelle on se trouve (cf. discours d’Yves-François Blanchet hier à la télévision).

PS1 trop peu écrit en réaction de la mort du jeune enseignant français : sans doute qu’un courriel extrêmement haineux reçu cette semaine me rend trop sensible pour exprimer toute ma sympathie réelle à son fils et à ses collègues à qui je souhaite d’enseigner avec le même courage que Samuel démontrait, à révéler des vérités trop cachées…

PS2 notre cher Yvon Deschamps qui donne ce soir-même son premier show en 15 ans pour la cause du Centre-Sud sur la chaîne YOOP (25$, c’est pas cher !) terminait son monologue antiraciste Nigger black avec la réflexion humaniste et rigolote : On naît tous de la même couleur: violet !


[1] Merci au Journal de Montréal qui nous informe mois après mois de ces affaires de corruption très peu mentionnées par les autres médias.

[2] Le Syndicat des Professeures et Professeurs de l’Université du Québec à Montréal « a toujours défendu les principes de liberté universitaire, de liberté d’expression et de lutte contre le racisme et toute autre discrimination » et a même inscrit la clause 5.02 dans sa convention collective : elle « statue que la liberté universitaire est un droit fondamental nécessaire à la réalisation des finalités de l’institution universitaire ». Cette clause précise que la liberté universitaire comprend «le droit d’expression, incluant la critique de la société, des institutions, des doctrines, dogmes et opinions ». Le corps professoral de l’UQAM jouit donc de protections en matière de liberté académique qui excluent tout parallèle avec les situations aux universités McGill, Concordia et d’Ottawa.

[3] J’ai écrit six pages intitulées McGill et le statu quo raciste, envoyées il y a une semaine à leur association des diplômés et au journal étudiant qui ont trouvé commode de les ignorer : l’intrusion musulmane d’une heure dans leurs discours de célébrations me rappela le texte scandaleux d’un membre de l’Association des Gouverneurs de McGill, Ehab Lotayev, coordonnateur de la campagne « Non à la Loi 21 »i sur la laïcité, où il comparait Legault à Trump et à Bolsonaro, publié par Ricochet qui n’a pas publié ma réponse. Dans mon article, je revenais sur les esclaves de James McGill, motivant le 30 septembre la démission après 17 ans dans l’institution d’une rare professeure noire, l’historienne d’art, Charmaine Nelson. J’y rappelais l’histoire de la manif du McGill français organisée par Stanley Gray exclus manu militari du corps enseignant, des manifs contre la guerre au Vietnam et en solidarité avec les Black Panthers à Concordia, sur l’affaire terroriste de la Brink’s, sur SLAV, sur la honteuse pétition de 200 noms exigeant la démission de Catherine Russell de l’université Concordia parce qu’elle avait cité le titre du livre de Pierre Vallières. Bref, l’histoire ne se répète pas, elle bégaie.

 

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