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Du racisme au mur des rapaces

René Derouin est artiste multidisciplinaire. Prix du Québec Paul-Émile Borduas 1999 ; chevalier de l’ordre de l’Aigle aztèque, Mexique 2006 ; Artiste pour la Paix de la présente année; compagnon des arts et des lettres du Québec, CALQ 2017. Ce texte est paru dans Le Devoir du 16 septembre.

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Photo: Andrew Caballero-Reynolds Agence France-Presse

 

Donald Trump «nous révèle une vérité choquante sur cette part des États-Unis depuis longtemps cachée sous le vernis du rêve américain», rapporte l’auteur.

Se passe-t-il une journée au Québec sans qu’on parle de racisme dans les médias ? Je me pose la question, car ma propre perception est celle d’une culture québécoise métissée et généreuse, sans ghettoïsation.

Sommes-nous en train de subir l’influence des États-Unis, où la scène politique laisse de plus en plus d’espace aux discours associés à l’extrême droite ?

Très tôt au cours de mes voyages à travers les Amériques, j’ai été à même de constater le vrai sens du racisme. J’ai connu l’époque du « white only » partout aux États-Unis, celle du Québec des années 1960 où Pierre Vallières a décrit avec pertinence les Québécois comme les « nègres blancs d’Amérique » et où Michèle Lalonde y est allée de son célèbre Speak White, inspiré des insultes racistes provenant du Canada anglais.

À l’époque, c’est nous qui étions perçus comme des gens de deuxième classe ne parlant pas la langue des Blancs. Au fil des décennies, j’ai ainsi eu l’occasion de connaître ce qu’est la vraie ségrégation et le racisme. Ce que j’observe dans la société québécoise actuelle n’a rien à voir avec cette réalité et cela me rappelle qu’il nous est important d’exercer notre devoir de mémoire.

De leur côté, les États-Unis ont élu un président qui, en six mois seulement, a mis la hache dans le rêve américain, rejetant en bloc certaines de ses idées essentielles. Il en ressort aujourd’hui une nouvelle société, marquée par un dangereux retour vers une Amérique fondée sur la suprématie de la race blanche.

America First nous balance ce président, mais de quelle Amérique s’agit-il ?

Prendre position

Comme artiste, je me devais de m’engager et de prendre position avec mon oeuvre, à un moment de l’histoire où cette résurgence du racisme pose des dangers bien réels pour le futur de l’humanité, tel qu’on la conçoit aujourd’hui.

Mon engagement s’exprime dans l’oeuvre que je suis en voie de réaliser, intitulée Le mur des rapaces. Je pense qu’il est important de sensibiliser par l’art. En tant qu’artiste, il m’apparaît important de faire entendre ma voix dans cette époque malsaine, afin de contribuer à contrer les fausses informations et la propagande à caractère raciste.

Avec sa rhétorique hargneuse, Donald Trump se fait le porte-parole d’une nouvelle incarnation de la suprématie de la race blanche. Niant la réalité pour mieux embrasser sa propre fiction, il imite en cela le cinéma américain de Hollywood qui, de tout temps, a inévitablement caractérisé le Latino ou le Mexicain comme un paresseux, un salaud ou un homme armé et dangereux.

Ce président se fait le porte-parole d’une population qui pense comme lui. Ce faisant, il nous révèle une vérité choquante sur cette part des États-Unis depuis longtemps cachée sous le vernis du rêve américain.

Avec son slogan America First, il nous dit sans honte que nous ne faisons surtout pas partie de l’Amérique. Or, à ce que je sache, les Mexicains, les Québécois (les Latins du Nord) et les Canadiens vivent aussi en Amérique, souvent depuis plus longtemps que leurs voisins de frontières. Comment peut-il prétendre vouloir négocier l’ALENA en considérant uniquement les prérogatives états-uniennes ?

Il faut rappeler également que les États-Unis ont annexé par la guerre les territoires de la Californie, de l’Arizona, du Texas et de plusieurs autres États limitrophes au milieu du XIXe siècle. Ironiquement, environ 30 millions de Latinos vivent aujourd’hui dans ces territoires où ils constituent la main-d’oeuvre bon marché qui contribue à faire tourner l’économie de cette région qui était autrefois leur pays.

Donald Trump traite les Mexicains de violeurs, de dangereux criminels et de vendeurs de drogue. Sur ce dernier sujet, il devrait plutôt se tourner vers les véritables responsables de l’explosion du commerce de la drogue, soit ses propres citoyens qui génèrent une part inégalée de la demande pour ces substances. En chantre du capitalisme pur et dur, il dispose là d’un excellent exemple de l’efficacité redoutable des mécanismes du libre marché.

Dans l’Amérique selon Trump, il est permis de se demander qui sont les vrais rapaces et les vrais racistes.

1 Commentaire

  1. Daniel Gingras Daniel Gingras
    24 septembre 2017    

    J’aime bien ce que tu as écrit car il existe du racisme et cela est inadmissible. Tout ceux et celles qui habite dans un espace donne font partie de cet espace et veulent mettre leurs énergies au service de la collectivite et cette collectivité se doit de leur oglffrir une qualité de vie.

    C’est pourquoi au Québec je pose une question qui s’adresse au huit millions de québécoises et de québécois et cela en tout respect pour la déclaration universelle des droits humains.

    Et comme je suis préoccupé aussi par ce qui se vite au Canada aux États-Unis et au Mexique et dans le reste du monde sur tous les continents puisque nous sommes tous et toutes interdependants. Je ne peux que répondre qu il est nécessaire de penser en je et en nous en même temps.

    Merci pour ton partage.

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