Tchernobyl, 40 ans après
Les Artistes pour la Paix, 26 avril 2026

Il y a huit mois et demi, on pleurait les 80 ans de Hiroshima et Nagasaki, anniversaire gardé dans l’ombre par la presse mondiale occidentale, cherchant à amoindrir la portée des désastres nucléaires pour éviter d’éclabousser l’OTAN et Israël armés de bombes nucléaires. Notre thèse principale : les pays de l’OTAN ont tourné le dos à l’ONU et à ses dossiers sur le climat et le désarmement à partir du moment où, le 22 janvier 2021, l’ONU saluait l’entrée en vigueur du Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires, grâce au travail de l’ambassadrice du Costa-Rica Elayne Whyte-Gomez, culminant avec 122 pays approuvant le T.I.A.N. à l’Assemblée générale de l’ONU, le 7 juillet 2017.
Les deux professeurs suivants vous convaincront scientifiquement :
-le professeur membre de Pugwash M. V. Ramana est aussi Simons Chair in Disarmament, Global and Human Security, School of Public Policy and Global Affairs, University of British Columbia, auteur de Nuclear is Not the Solution éditions Verso.
–Et Joshua Frank co-éditeur de CounterPunch écrit Atomic Days: The Untold Story of the Most Toxic Place in America et publiera Bad Energy: The AI Hucksters, Rogue Lithium Extractors, and Wind Industrialists Who are Selling Off Our Future, éditions Haymarket.
Claude Saint-Jarre, nouveau membre de notre C.A., recommande la lecture du livre de Rosalie Bertell : Sans danger immédiat? L’avenir de l’Humanité sur une planète radioactive. « Je l’ai interviewée vers 1990 pour CFLX à l’époque, en anglais… Ce n’est pas fini concernant Tchernobyl pour des siècles, il faudra refaire le tombeau de béton bientôt. Il y a une omerta sur l’état de la santé publique mondiale en déclin via la pollution générale et radioactive en particulier. Madame Bertell espérait un « nouveau printemps » pour l’Humanité qu’elle nous décrit du mieux qu’elle peut et elle peut beaucoup! »
Décédée en 2012,
sœur Bertell était la fondatrice de
l’Institut international pour la santé publique,
dont elle est présidente de 1987 à 2001, et de
la Commission médicale internationale sur Tchernobyl 1996
et aussi sans rapport avec le nucléaire membre de la Commission médicale internationale sur la catastrophe de Bhopal.

Voici ce que nous avons aussi reçu : à soir, on fait peur au monde…
Les chiffres ci-dessous sont grandement exagérés selon Pugwash (jusqu’à 1000% !).
Dossier https://www.dissident-media.org/infonucleaire/special_tcherno.html:
Pour les «liquidateurs» c’est plus de 100 000 morts et plus de 200 000 invalides, et pour les populations exposées à la contamination, le bilan serait déjà, selon les estimations, probablement supérieur à 985 000 morts à travers le monde!
Ce genre de publications exagérées rend la tâche des partisans du nucléaire civil plus facile en décrivant leurs ennemis comme des illuminés, par exemple celle du gouvernement Carney influencé par Jean Charest et par Donald Trump prétendant faussement que le monde vit une résurgence de l’énergie nucléaire, ce que croit aveuglément aussi le ministre le plus borné de la CAQ, Donald Martel. Au contraire, les pays qui favorisent les éoliennes et les panneaux solaires de moins en moins coûteux montrent une leçon à ceux qui croient encore à de coûteux socles de béton pour y ériger de dangereuses installations nucléaires, même les illusoires SMRs (petits modulaires nucléaires) dont on ne sait pas comment on s’y prendra pour évacuer leurs déchets, toxiques jusqu’à un million d’années.
Revenons à Tchernobyl, avec les conséquences sur les enfants: visitant l’hôpital de Kiev à la fin d’avril 89, la biologiste Rosalie Bertell a appris “que sur 1000 femmes des environs de Tchernobyl, enceintes au moment de l’accident, seulement 65 auraient accouché et, sur les 65 enfants nés, seulement 37 auraient survécu.” (Témoignage de Pierre Lehmann, “Retour de Tchernobyl“, SEDE SA).
Autres éléments de réponse à la fin du reportage “Tchernobyl : Les conséquences sanitaires de l’explosion“ 20 ans après, sur Youtube, avec les propos du journaliste Patrick HESTERS, du Dr Vladimir DOROSHENKO, médecin-chef adjoint de la clinique de Briansk, de Gérard DEVILLE-CAVELIN et du Dr Jean-René JOURDAIN de l’IRSN.
-Ukraine: seulement 20% des nouveau-nés sont en bonne santé (PDF).
-Belarus: 7 décembre 2000, à l’assemblée de l’Académie des sciences, médecins et fonctionnaires du Comité Tchernobyl constatent que “le nombre des enfants en bonne santé avait diminué ces dernières années de 85% en 1985, à 20% en 1999“. (Nesterenko, Actes du colloque “Tchernobyl: vérités interdites”, Sciences & sociétés Université Paris 7 Denis Diderot.
Christiana Figueres, architecte de l’Accord de Paris sur le climat, publie trois vidéos en 2020 avec Tom Rivett-Carnac conclus par sa citation alors optimiste : « Il faut savoir que même si nous nous y prenons très tard, nous pouvons encore choisir notre avenir, et donc que toutes les actions entreprises dès aujourd’hui vont compter. Nous sommes capables de diriger notre destin et de nous engager sur la bonne voie » (…)
Or le monde a emprunté la voie inverse
en dépit des conseils du Dr Serge Mongeau dans
Parce que la paix n’est pas une utopie Écosociété
et du Prix Nobel de Littérature 2015,
la Biélorusse Svetlana Alexievitch
qui avait en 1983 publié
La guerre n’a pas un visage de femme.
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