S’élève un souffle de jeunes espoirs résilients


Par Pierre Jasmin, secrétaire des Artistes pour la Paix
De nouveaux espoirs jaillissent du Pacifique à l’Atlantique, de Longueuil à New York. On les trouve aussi à la COP30 – ONU au Brésil de Lula, boycottée par des États-Unis et par le Premier ministre du Canada au pire budget de l’histoire du Canada, brièvement commenté en fin d’article.
1- Vous devriez connaître Janine Solanki à gauche en haut. Le 24 novembre 2024, elle était venue de Vancouver pour animer avec son sourire inaltérable notre journée de protestation réussie contre l’OTAN et ses 31 pays-membres ameutés à grands frais à Montréal i. Depuis, Janine s’est mariée aux Indes sans manquer d’animer une seule des rencontres mensuelles des cinquante groupes canadiens de gauche, tenant aussi des webinaires réguliers avec invités internationaux, qui font vivre le Réseau canadien pour la paix et la justice (CWJPN) : sa dernière publication traduite par Daniel Gingras se trouve dans la note ii.
2- Alors que Janine contemple le Pacifique puis l’Océan indien, l’autrice innue Naomi Fontaine, à la jonction du Golfe St-Laurent et de l’Océan Atlantique, raconte la résilience de son peuple à Uashat mak Mani-utenam. Publié par Mémoire d’encrier, son 4e roman, Eka ashate · Ne flanche pas, érige ses proches en modèles, tels son oncle survivant des pensionnats catholiques et sa grand-mère qui
« de ses petites mains agiles et usées, transforme un tissu déchiré en un vêtement neuf et solide. (…) Son père l’avait avertie : « ma fille, le système a changé. Il est désormais contre nos valeurs, contre nos traditions. Dans ce nouveau monde politique, il y a beaucoup de crapules, de menteurs, de profiteurs. Le nombre de ceux qui reconnaîtront ton travail sera toujours très petit. » Page 54.
Leçon apprise par Québec Solidaire qui a choisi comme coporte-parole auprès de Ruba Ghazal, Sol Zanetti qui n’a jamais renié sa foi en un Québec libre, qui plus est libéré des attaques racistes contre immigrants et Premières Nations. Il a préservé sa capacité de rêver, reconnue par l’artiste Catherine Dorion et l’abitibienne Émilise Lessard-Thérien, ainsi que par leurs aînées Manon Massé et Françoise David.
3- La « mèresse » Catherine Fournier a-t-elle besoin de présentation pour nos membres ? Ils ont frémi en apprenant l’agression sexuelle qu’elle avait subie, mais traversée avec le courage de la dénoncer judiciairement, passant ensuite sereinement à sa mission politique rassembleuse à la mairie de Longueuil : elle vient d’être réélue avec près de 90% des voix! Elle a partagé sa joie à l’émission de Marie-Louise Arseneault avec le jeune maire Stéphane Boyer, Laval et Longueuil étant coupés de Montréal par une grève des transports en commun (métro) allongée par la mesquinerie de la CAQ. Legault a aussi coupé 138 postes de fonctionnaires œuvrant pour l’environnement et saccagé les soins de santé au profit du privé (Geneviève Biron, Santé-Québec, salaire de plus d’un demi-million de $). Il y a à peine six mois, elle avait nommé Frédéric Abergel à titre de vice-président exécutif aux opérations et à la transformation, qu’elle a renvoyé vu que son expérience du terrain public ne cadrait pas avec sa vision étriquée de gestionnaire au privé.
4- Le nouveau maire de New-York Zohran Mandami a été élu à plus de 50% en promettant transports en commun gratuits et garderie subventionnée, épiceries communautaires, etc. « Les Socialistes Démocrates font basculer le paysage politique de la ville vers la gauche, renouant le dialogue avec ceux longtemps négligés par le Parti Démocrate traditionnel : les immigrés, les locataires et les classes populaires exclues de la croissance économique de la ville », écrit Pressenza. Le musulman pro-palestinien de 34 ans a fait le lien de sa politique avec celle de la gauche féministe du Québec (Pauline Marois, Louise Harel) : « Le coût d’un système universel de services de garde d’enfants s’élève à cinq ou six milliards de dollars », a-t-il déclaré. « Lors de sa mise en place au Québec, le système a généré un retour sur investissement de dix pour un, grâce à l’augmentation considérable du nombre de mères monoparentales et de mères de jeunes enfants entrant sur le marché du travail. » Le programme québécois, lancé en 1997, offre des services de garde éducatifs à faible coût pour environ 9 $ par jour, contre 5 $ au début, largement reconnus pour avoir permis à des dizaines de milliers de femmes de réintégrer le marché du travail. Les frais à New York de garderies privées s’élèvent entre deux à trois mille dollars américains par mois! Zohran vient de se marier avec Rama Sawaf Duwaji, née le 30 juin 1997 à Houston, au Texas, une artiste reconnue, animatrice, illustratrice et céramiste américaine (travaux publiés dans The New Yorker et The Washington Post, ainsi que chez BBC, Apple et à la Tate Modern).

Vos présences seront requises en une nouvelle AGA (nouveau C.A.) des ARTISTES POUR LA PAIX 2025-2026, à tenir aussitôt la grève des transports en commun terminée, pour poursuivre plus nombreux notre lutte cruciale POUR LA PAIX : tresorier@artistespourlapaix.org
Il nous faut pour réagir au budget militairo-nucléaire de Carney, critiqué avec raison par l’universitaire Tamara Lorincz « It’s also a budget for a class war against women, youth, the poor and immigrants », mais à peine écorché par le Parti Vert et le NPD. Radio-Canada s’enferre dans ses analyses en conflit d’intérêt, puisque Poilievre promettait de supprimer la CBC. Pourquoi démoniser Poilievre qui s’en est chargé lui -même avec son extrémisme pro-camionneurs rebelles de 2022? Les analystes répètent la difficulté de son parti à rester uni, sans écrire ou dire la SIMPLE vérité que le budget « libéral » est de telle droite, qu’il ne laisse aucune place à aucune droite! On voudrait voir le Bloc Québécois critiquer la faiblesse majeure du budget, si bien dénoncée par Yves Engler iii et par le dessin de presse (CSN) de notre cher AplP2023 Jacques Goldstyn, APLP 2023:

ii Voici notre Déclaration du Réseau canadien pour la Paix et la Justice et Artistes pour la Paix de novembre 2025 – english will follow
États-Unis, cessez toute ingérence au Venezuela ! USA hors d’Amérique latine et des Caraïbes !
Le Réseau pancanadien pour la paix et la justice (CWPJN) condamne l’escalade des menaces de guerre américaines contre le Venezuela et l’expansion rapide de la présence militaire américaine dans les Caraïbes.
En tant que coalition d’organisations pacifistes du Canada, nous condamnons également sans équivoque le premier ministre Mark Carney pour le silence de son gouvernement face à la diplomatie meurtrière de la canonnière menée par l’administration Trump dans la région et nous l’appelons à se désolidariser de toute nouvelle atteinte américaine à la souveraineté nationale du Venezuela.
Depuis les premières exécutions extrajudiciaires du 2 septembre 2025, l’armée américaine a continué de bombarder des embarcations légères, tuant au moins 57 personnes dans les eaux internationales au large des côtes du Venezuela et de la Colombie. Comme le rapporte la CBC, ces exécutions extrajudiciaires ont été facilitées par l’utilisation de systèmes de surveillance de haute technologie conçus et fabriqués à Hamilton, en Ontario :
« La technologie canadienne a aidé les États-Unis à frapper des bateaux vénézuéliens soupçonnés de trafic de drogue : rapport du 6 octobre 2025 par Project Ploughshares qui a confirmé que les deux opérations ont eu recours à des systèmes de capteurs électro-optiques/infrarouges (EO/IR) avancés, construits à Hamilton, en Ontario, par L3Harris WESCAM ».
Face à cet exemple de complicité canadienne, le gouvernement libéral de Carney doit prendre la parole sur la scène internationale, notamment aux Nations Unies, pour condamner les assassinats perpétrés par l’administration Trump comme une violation flagrante du droit international.
Début août, le gouvernement américain avait entamé un renforcement dangereux et provocateur de ses forces navales dans les Caraïbes. Au 2 novembre 2025, les États-Unis ont déployé au moins 10 000 soldats, ainsi que des destroyers lance-missiles, des avions de chasse F-35, des hélicoptères Blackhawk, un sous-marin nucléaire et de nombreux autres navires et aéronefs de guerre. L’USS Gerald R. Ford, le plus gros navire de guerre au monde, est en route vers la région, depuis l’Europe où il était stationné. Il convient de rappeler que même la simple menace d’utiliser la force contre un État membre constitue une violation de l’article 2 de la Charte des Nations Unies.
L’administration Trump a tenté de justifier cette escalade militaire sous prétexte de lutter contre les trafiquants de drogue. Or, les États-Unis n’ont fourni aucune preuve que les personnes assassinées étaient des trafiquants de drogue, ni même que les bateaux détruits transportaient de la drogue. En réalité, les familles des personnes brutalement assassinées ont déclaré que leurs proches étaient des pêcheurs sans aucun lien avec le trafic de drogue. De plus, rien ne prouve que le Venezuela soit impliqué dans le trafic de drogue vers les États-Unis.
Le Rapport mondial sur les drogues 2025 des Nations Unies mentionne à peine le Venezuela, se contentant de noter que 5 % de la cocaïne colombienne transite par ce pays. L’accusation de « trafic de drogue » n’est que la dernière version des (inexistantes) « armes de destruction massive » utilisées comme prétexte à l’attaque et à l’occupation sanglantes de l’Irak par les Anglo-Américains en 2003.
Le 24 octobre, les États-Unis ont également annoncé des sanctions contre le président colombien Gustavo Petro, une escalade des menaces proférées précédemment contre la Colombie, qui partage une longue frontière terrestre avec le Venezuela. La Colombie était autrefois un fidèle allié des États-Unis en Amérique du Sud. Mais aujourd’hui, avec l’élection de Petro et son refus de se conformer à la politique étrangère américaine (par exemple sur la question palestinienne), la Colombie se retrouve elle aussi sur la sellette de l’Empire.
Depuis plus de deux décennies, soit depuis le début du processus révolutionnaire bolivarien au Venezuela, le gouvernement canadien s’est rangé du côté des États-Unis lors de leurs interventions, tant secrètes qu’ouvertes, en violation de la souveraineté et du droit à l’autodétermination du Venezuela. En effet, l’ancienne ministre des Affaires mondiales, Chrystia Freeland, a joué un rôle de premier plan à l’échelle du continent américain dans cette opération de changement de régime, en contribuant à la création du tristement célèbre « Groupe de Lima », qui cherchait illégalement à remplacer le président vénézuélien légitimement élu, Maduro, par un usurpateur du nom de Juan Guaido. Le Canada a soutenu le blocus américain contre le Venezuela et a imposé ses propres sanctions économiques unilatérales et illégales. Cette politique qualifiée de « guerre sans bombes » par des dissidents vénézuéliens soutenus par les États-Unis, comme la lauréate du prix Nobel Maria Machado, continue de tuer des Vénézuéliens et de transformer des millions de personnes en réfugiés en leur refusant l’accès à la nourriture, aux médicaments et aux biens de première nécessité. Il est honteux que notre gouvernement fédéral continue de soutenir cette nouvelle opération de changement de régime menée par les États-Unis, après les catastrophes qu’ils ont provoquées avec l’OTAN dans des pays comme l’ex-Yougoslavie, l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Afghanistan. Pendant ce temps, aucun blocus n’empêche les armes américaines de parvenir aux gangs de rues en Haïti.
En tant que militants pour la paix et contre la guerre, nous savons également que l’administration Trump ne se contente pas de vouloir piller le Venezuela pour ses vastes ressources, notamment le pétrole, l’or et le coltan. Les menaces de changement de régime proférées par les États-Unis contre le président Maduro visent avant tout à détruire l’indépendance du Venezuela vis-à-vis de la politique étrangère américaine, alors que les États-Unis tentent de reconquérir leur hégémonie déclinante sur l’Amérique latine et les Caraïbes. Le gouvernement du président Maduro aujourd’hui, et celui du président Chavez auparavant, ont farouchement défendu la souveraineté du Venezuela face aux attaques menées par les États-Unis et se sont opposés au sionisme, à l’impérialisme et au colonialisme. À titre d’exemple de cette indépendance, le gouvernement vénézuélien a rompu ses relations diplomatiques avec Israël en 2009 et continue aujourd’hui de soutenir fermement les Palestiniens face au génocide israélo-américain.
Le Réseau pancanadien pour la paix et la justice (RPPCJ) appelle tous les Canadiens et Canadiennes à se joindre au mouvement mondial grandissant qui exige : « États-Unis : cessez toute ingérence au Venezuela !» Nous devons être prêts à descendre dans la rue pour protester contre la machine de guerre meurtrière des États-Unis qui menace de semer la mort et la destruction au Venezuela et dans la région. Nous devons soutenir le droit des peuples d’Amérique latine et des Caraïbes à la souveraineté et à l’autodétermination.Rejoignez le Réseau pancanadien pour la paix et la justice et ses plus de 50 groupes membres pour exiger : « États-Unis : cessez toute ingérence au Venezuela !» et restez à l’écoute pour tout appel à l’action.
iii Texte de l’anglophone montréalais Yves Engler que j’ai traduit et modifié :
« Le budget appelle à une « force de combat forte » (!). Le militarisme de Carney est extrême. Un récent rapport du directeur parlementaire du budget concluait que les dépenses en capital prévues pour le secteur militaire augmenteront de 108 milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies par rapport à 2024. Il n’y a pas eu d’augmentation équivalente des dépenses militaires depuis la guerre de Corée du début des années 1950. Bien que vague sur les dépenses exactes du MDN l’année prochaine, le budget ajoute 82 milliards de dollars sur cinq ans aux dépenses de guerre. Le gouvernement achète de nouveaux sous-marins, avions de combat de surface, avions de combat et drones. Il dépense également davantage pour le NORAD et semble prêt à participer au Golden Dome, incroyablement coûteux et fictif de Trump.
Nos médias affirment l’armée négligée ces dernières années, alors que les dépenses ont doublé au cours de la décennie au pouvoir de Trudeau de 20 à 40 milliards de dollars. À l’heure actuelle, le principal facteur limitant l’augmentation des dépenses militaires est l’incapacité du MDN à absorber/dépenser les ressources supplémentaires qui lui sont allouées. Comment dépenser 9 milliards de dollars supplémentaires en huit mois, comme l’a demandé Carney en juin, selon l’objectif de l’OTAN de détourner 2 % du PIB canadien pour la guerre ? Le Mexique dépense 0,7 % de son PIB pour son armée, le Costa Rica qui n’en a pas est le premier pays au monde à respecter les cibles de l’Accord de Paris. Le budget militariste Carney réitère l’engagement à atteindre l’objectif de 5 % du PIB qu’exige maintenant l’OTAN influencée par Trump. Sans jamais mentionner les soins de santé ni l’économie verte, le budget Carney cite à plusieurs reprises la « défense » comme moteur de croissance économique, mentionnant la reconstruction en Ukraine mais pas à Gaza. Le Canada consacre actuellement 17 fois plus d’argent au ministère de la Défense nationale et aux Anciens Combattants qu’à Environnement et Changement climatique Canada, alors que la crise climatique et l’effondrement écologique constituent des menaces à la sécurité des Canadiens bien plus graves que l’Iran, la Russie, la Chine ou toute autre menace que l’empire américain impérialiste fabrique. »
(observation sympathique: les députés solidaires portent le coquelicot blanc, qui rappellent les morts civiles de plus en plus victimes des guerres aux mains des militaires)
Maintenant à propos Haïti où les AplP ont adopté une clause différente de la déclaration de la CWJPN. Un courageux reportage de Jean-François Nadeau (Le Devoir, 14 octobre 2025) présente une introduction très documentée à la réalité d’aujourd’hui en Haïti.
« Bibliothèque Monique-Calixte. J’entre. Le monde des livres est toujours fascinant. Comme un cimetière, il nourrit la mémoire des vivants. L’auditorium est archiplein. Je me suis planté dans un coin. Devant, sur le podium, un homme parle. Il donne tout de suite une impression de hauteur. Avec des gestes larges, il s’anime. Il a de l’aplomb. De la prestance. Il possède une fine connaissance de l’histoire. Il parle de classes sociales, des luttes ouvrières. Son propos demande des efforts, mais captive. Après, je suis allé le voir. « Je m’appelle Raoul Peck », m’a-t-il dit en me tendant la main. « Je suis cinéaste. » J’appris qu’il avait été ministre de la Culture. Il me donna rendez-vous pour me faire visiter les mornes, là où vivent les grandes familles fortunées surplombant une société qui tombe en ruine. (…) Raoul Peck vient de lancer un nouveau film. Il s’intitule Orwell : 2 + 2 = 5. (…) George Orwell, c’est d’abord le combat acharné contre l’impérialisme, l’écriture au nom des travailleurs et des damnés de la terre. Internationaliste, il croit en la fraternité humaine. Il pourfend les dévoiements de la pensée, qu’ils viennent du fascisme, du stalinisme ou du capitalisme triomphant. Qu’une poignée de gens puisse vivre dans l’opulence en condamnant des millions d’autres à la misère lui inspire un dégoût profond. Il choisit le camp des opprimés, des humiliés, de ceux dont la vie même est confisquée par l’arrogance des puissants. (…) Les « réorganisations internes » constituent des congédiements. L’« austérité » cache le pillage du bien public. Les « frappes chirurgicales » ne soignent personne, elles tuent. Les « opérations de pacification » désignent la guerre et la répression. La « neutralisation de cibles » recouvre des exécutions et assassinats. Et qualifier de « terrorisme » l’antifascisme revient à normaliser le fascisme.»
Ajoutons que le pays est gangrené par la contrebande américaine d’armes à feu, maniées à la fois par les gangs de rues et les milices privées chargées de la protection des sénateurs et riches castes qui ont déposé le président élu Aristide en 2004. On l’a injustement accusé de trafic de drogues, alors qu’il avait chassé ses généraux qui s’y adonnaient, lorsque l’Artiste pour la Paix1995 le sculpteur Alex Magrini lui avait offert son oeuvre “le piano pourla paix” . Exilé en Afrique du Sud, lui ont succédé des régimes que le peuple haïtien n’a jamais acceptés et pour cause. On trouvera une référence aux oeuvres d’Emmelie Prophète, par notre ami académicien Dany Laferrière sur http://www.artistespourlapaix.org/?p=20502
Pour une référence cinématographique des débuts de la révolution haïtienne, on regardera de Gillo Pontecorvo, le film Queimada et on huera la France pour avoir imposé une des plus lourdes dettes jamais imposée à un pays du Tiers Monde.