Dangers minimisés du nucléaire – 19 décembre 2025
Par Pierre Jasmin
Une nouvelle et importante étude lie l’augmentation de risque de cancer à proximité d’une centrale nucléaire :
https://hsph.harvard.edu/…/cancer-risk-may-increase…/
En voici quelques lignes partagées ce matin par Susan O’Donnell, chercheure à l’Université Saint-Thomas du Nouveau-Brunswick :
“Malgré la dépendance généralisée – et potentiellement croissante – à l’énergie nucléaire aux États-Unis, les recherches épidémiologiques portant sur les impacts des centrales nucléaires sur la santé restent limitées, avec les résultats d’études menées à l’échelle internationale qui varient considérablement. Pour élargir la base de preuves, les chercheurs ont évalué la proximité des codes postaux du Massachusetts avec les centrales nucléaires et les données sur l’incidence du cancer entre 2000 et 2018 collectées par le Massachusetts Cancer Registry. Ils en ont contrôlé les facteurs confondants tels que la pollution atmosphérique et les facteurs sociodémographiques. Les chercheurs ont estimé qu’environ 20 600 cas de cancer dans l’État, soit environ 3,3 % de tous les cas inclus dans l’étude, étaient imputables au fait de vivre à proximité d’une centrale nucléaire, le risque diminuant fortement au-delà d’environ 30 kilomètres d’une installation. Le risque de développer un cancer attribuable au fait de vivre à proximité d’une centrale nucléaire augmente généralement avec l’âge.”
Merci à Susan, et aussi à Gordon Edwards et Frank Greening qui accordent de l’importance à cette information vitale, au moment où les gouvernements Carney et Doug Ford sombrent aveuglément dans des projets nucléaires fumeux d’Atkins Realis, une compagnie privée qui a succédé à SNC-Lavalin dénoncé par les Artistes pour la Paix.
Il y a quinze ans, le Dr Amir Khadir, alors porte-parole de Québec Solidaire, publiait avec les Artistes pour la Paix une pétition, la deuxième jamais enregistrée par l’Assemblée nationale du Québec (première photo ci-dessous). Je me suis déplacé pour la soutenir lors d’une conférence de presse avec Amir en mars 2010 et une semaine plus tard, Hydro-Québec renonçait à son offre d’acquisition de Pointe-Lepreau : ses réparations dans les 15 années suivantes allaient ajouter un fardeau de plus d’un milliard de dollars, supporté par le gouvernement fédéral et en partie par la population du Nouveau-Brunswick qui a réagi en changeant de gouvernements. Le projet libéral aurait évidemment davantage endetté le Québec que l’aventure Northvolt.
Auparavant, nous avions rassemblé un fort mouvement démocratique appelé Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire (voir photo 2 ci-dessous prise en octobre 2008, l’année de la conférence à l’UQAM sur les écocides – Louise Vandelac). Nous avons aussi révélé les résultats d’une enquête allemande KiKK en appui de laquelle le président des AplP s’était rendu à Berlin comme délégué Pugwash à l’invitation du gouvernement allemand décidant de fermer toutes ses centrales nucléaires (1er juillet 2011, quelques mois après Fukushima).
Puis notre PRINTEMPS ÉRABLE allait se débarrasser de Jean Charest qui voulait prolonger la centrale de Bécancour, malgré les conclusions d’un grand documentaire, Gentilly or not to be (gagnant de la meilleure recherche – prix Gémeaux). Le gouvernement libéral l’a censuré jusqu’à sa défaite en septembre 2012 aux mains de (la première !) la Première ministre Pauline Marois et du Parti Québécois. Ils ont fait le nécessaire avec Martine Ouellet et Daniel Breton pour fermer Gentilly.
L’actuel Parti Québécois inclut-il ce dossier important parmi ses priorités?
Pierre Jasmin
secrétaire général des Artistes pour la Paix


Michel Duguay, Karel Mayrand, Gordon Edwards, Dr Notebaert, bibi, Laure Waridel, Diane Dufresne, Ugo Lapointe et le président de Nature Québec, Christian Simard – octobre 2008

Guylaine Maroist coréalisatrice avec Éric Ruel nommée présidente des Artistes pour la Paix
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