Evénements du mois

Activités de nos membres









Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Une voix s’élève dans le désert

Daniel Turp

Daniel Turp

Une voix s’élève contre la vente de blindés à l’Arabie saoudite : Daniel Turp, professeur de droit  à l’Université de Montréal, ex-député pour le Bloc Québécois et le Parti Québécois, propose à ses étudiants l’exercice de poursuivre en justice le gouvernement fédéral sur la constitutionnalité de ce contrat. Mais plus qu’un simple exercice de droit, cette démarche en est une de réelle contestation basée sur le texte de loi qui prévient la vente d’armement aux nations où il est documenté que de graves violations des droits de la personne ont lieu.

Dans le cas de l’Arabie saoudite, la question ne se pose même pas : l’individu a les droits que veut bien lui accorder le souverain selon son humeur – ou celle de son « Comité pour la moralité et la répression du vice ». La loi canadienne pourrait faire une exception s’il était sûr et certain que ces blindés ne seront jamais utilisés contre la population du pays acheteur. Le doute est possible, étant donné que les blindés sont équipés de canons et de systèmes de missiles anti-char (selon le Globe & Mail), le genre d’armement qui n’est guère efficace contre une foule de manifestants, mais l’inverse est également difficile à établir.

Ceci est une Jeep...

Ceci est une Jeep…

Ce sont certainement plus que « des Jeep » – dès qu’on boulonne un canon sur une Jeep, une motoneige ou une planche à roulettes, celle-ci devient une arme, n’en déplaise à notre Premier ministre.

On pourrait donner raison à Stéphane Dion qui affiche un pragmatisme de rigueur. En effet, si le Canada devait cesser de commercer avec les gouvernements qui, par exemple, appliquent la peine de mort, il faudrait rayer plusieurs états américains de ses clients, en plus de nos amis wahhabites. Connaissant la rigueur de M. Dion, on se doute que ce n’est pas l’envie qui lui en manque, mais il manque d’arguments qui feront le poids face à la pression nationale et internationale. D’ailleurs, la population canadienne est partagée, comme au sujet de la cause similaire des F-35.

Stéphane Dion

Stéphane Dion

Ceci ne fait qu’effleurer la surface du problème, et M. Dion le sait très bien. Un récent document de « briefing »  préparé par le ministère des Affaires étrangères et déterré par la Presse Canadienne, recommande au gouvernement Trudeau d’intensifier ses relations avec l’Arabie saoudite pour se retrouver en position de force dans la région. Il fera ainsi copain-copain avec le Conseil de coopération du Golfe, dominé par les saoudiens, à un moment où cela pourrait devenir critique. En effet, l’exécution du cheikh Nimr al-Nimr pourrait, selon les fonctionnaires fédéraux, aggraver le conflit régional entre l’Iran et l’Arabie Saoudite déjà mené par personnes interposées au Yémen, en Irak et en Syrie. Sauf que le Canada veut être copain-copain avec tout le monde, lever ses sanctions contre l’Iran, y rouvrir l’ambassade et lui vendre des avions civils (qui portent le nom poétique de « Bombardier »…) Alors comment Justin Trudeau va-t-il faire ?

Stéphane Dion est assez sûr de lui pour ne pas se laisser influencer par les briefings et les lobbies, ce qui est loin d’être certain dans le cas du Premier ministre. Si je m’attarde à ce qui se passe derrière l’écran de langue de bois, ma vision est que M. Dion condamne autant la vente des blindés que les 47 exécutions, mais qu’il est coincé parce que General Dynamics Land System détient déjà les licences d’exportation pour les blindés. Il doit donc chercher une issue, et le projet juridique de M. Turp en est une toute indiquée. M. Dion pourrait ainsi agir avec élégance, gelant l’exportation des blindés pendant les procédures. Si M. Turp et ses partenaires gagnaient, il ne pourrait que s’incliner devant la décision de la Justice en retenant un sourire.

Monsieur Turp a donc besoin de tout l’appui moral et concret possible, à commencer par celui des Artistes pour la Paix. Si quelqu’un est capable de mener à  terme cette complexe démarche juridique, c’est bien lui, qui a déjà contesté en 2011-2012 le retrait du Canada du protocole de Kyoto – ce qui en fait a priori un allié de M. Dion.

De plus, ce qui devrait encourager les APLP, M. Turp est un fervent mélomane connaisseur d’opéra (et pas des moindres – voir son blog en cliquant ici).

Questions subsidiaires : dans ce dossier, le syndicat des travailleurs de General Dynamics Land Systems penche de quel côté ? Traditionnellement alignés sur des idéaux pacifistes, fait-il montre du même pragmatisme situationnel que M. Dion ? Imaginons un instant le coup de théâtre si les travailleurs de GDLS refusaient de fabriquer les blindés au nom de la paix !

3 Commentaires

  1. Pierre JASMIN Pierre JASMIN
    7 février 2016    

    Rappelons qu’on n’en serait pas là si la position des Artistes pour la Paix annoncée dès février 2014, c’est-à-dire il y a DEUX ANS, avait été publiée ailleurs que sur notre site : voir http://www.artistespourlapaix.org/?p=4994
    Pourquoi les valeureux pacifistes d’occasion ne s’étaient-ils pas manifesté alors pour bloquer la transaction ou du moins la dénoncer? Avait-on davantage peur du PM Harper, que du PM Trudeau?
    Il est vrai que les protestations ont commencé seulement en 2015, après l’indignation soulevée par la guerre au Yémen et les coups de fouet administrés au malheureux blogueur Raïf Badawi.

    • 8 février 2016    

      J’avais partagé sur mes deux pages facebook cet article que tu as mentionné et il semble qu’ilo est exact de dire les médias d’information soient soient frileux de publier les articles. Cela, j’en conviens et c’est pour quoi j’aime publier ce qu’eux ne font pas. Néanmoins je salue Daniel Turp qui a décidé d’agir afin de blioquer cette vente dans un pays irrespectueux des droits humains en gonctionde la déclaration universelle des droits de l’homme ou des humains.

      Il est plus intéressant d’investir dans l’éducation, la santé,la justice sociale et les arts, les sports et la culture iou la contre culture que dans l’industrie militaire qui ne résoud rien on le voit bien PLuas le temps avance depuis 2001 et plus il y a de tension.

  2. Jacques Dupont Jacques Dupont
    8 février 2016    

    Intéressante approche qui va avoir le mérite de faire parler du sujet et , sait-on jamais , de faire jurisprudence. Il serait tout indiqué de faire écho des travaux de Mr. Turp et de son équipe sur ce site.

Répondre à Pierre JASMIN Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

Nos actions récentes

17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

Voir toutes nos lettres aux élus »

Remontez dans le temps »

Recherche par sujets