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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Billion, vous avez dit billion ?

On n’utilise pas souvent le terme « billion » : cela représente un millier de milliards.  Qu’est-ce qu’on peut bien compter avec des chiffres pareils ? La distance en années-lumière d’une lointaine constellation ? Assez d’argent pour éliminer la faim dans le monde ? Ou le budget militaire des États-Unis ?

icbm

Missile ICBM

Le dernier budget proposé par le président Biden consacre 750 milliards au ministère de la Défense et à celui de l’Énergie pour tout ce qui concerne les armes atomiques. C’est un sommet rarement atteint en fait de dépenses militaires depuis la Seconde Guerre – plus qu’au paroxysme des guerres de Corée et du Viet Nam, plus que lors de la folie des grandeurs Star Wars de Reagan dans les années 80. C’est le triple de ce que dépense la Chine pour ses militaires.

En fait, les sommes dépensées par les États-Unis pour se donner un sentiment de sécurité atteignent 1,3 billion. En effet, il faut tenir compte des budgets alloués aux 17 agences de renseignement, aux vétérans, l’intérêt sur la dette pharaonique qui finance tout ça, etc… Peu importe que les menaces réelles – pandémie, montée du racisme, suprémacisme blanc, sécheresses, injustices sociales et économiques – soient essentiellement domestiques, le Pentagone reste convaincu que la sécurité de leur pays passe par les missiles, et encore des missiles. Les demandes de financement formulées cette année prévoient de nouveaux bombardiers, sous-marins et missiles, avec bien sûr les ogives nucléaires qui vont avec : au moins 1,7 billion sur les 3 prochaines décennies.

Du côté de ministère de l’Énergie, on consacrera 15,5 milliards aux armes nucléaires. Le budget consacré aux activités nucléaires du ministère s’élève à 29,9 milliards. En assignant la responsabilité comptable des armes nucléaires au ministère de l’Énergie, on diminue le budget Défense tout en plaçant une partie du budget de l’Énergie sous le sceau du secret-défense. Astucieux.

Le budget prévoit mettre à la retraite certaines armes devenues caduques, ce qui fait bien l’affaire de Northrop Grumman, fournisseur principal du nouveau bombardier et des missiles ICBM; de General Dynamics, qui construit les nouveaux sous-marins lance-missiles; de Lockheed Martin, qui équipe les sous-marins de missiles ALBM; et des entreprises comme Honeywell, impliquées dans tous les secteurs-clés du programme des ogives nucléaires du ministère de l’Énergie. Les missiles hypersoniques et l’intelligence artificielle sont au cœur de ces dépenses, ce qui devrait, selon le Pentagone, mettre les États-Unis en position de gagner une guerre contre la Chine.

De nombreux experts s’accordent sur une chose : les dépenses militaires de la Chine sont axées sur le défensif. La vision du Pentagone relève donc d’une stratégie erronée et d’un budget mal avisé.

Ce sont les mêmes erreurs que le gouvernement canadien s’obstine à faire en construisant des navires de guerre pour lutter contre des ennemis indéfinissables, au lieu de consacrer le budget au changement climatique, qui lui est vraiment une menace. Remplaçons les frégates par des navires de recherche pour tenter d’enrayer la fonte des banquises, c’est ça qui presse.

fregate

Document promotionnel de la Marine.

Oui, la Chine roule des mécaniques sur la scène internationale, mais il s’agit d’offensives diplomatiques et économiques. Y répliquer par des menaces militaires ne peut qu’engendrer une nouvelle guerre froide et une course aux armements. Plus on s’engage dans cette voie, plus on s’éloigne d’une possible entente Chine-États-Unis pour une lutte concertée aux changements climatiques. Là encore, c’est ça qui presse. Et notons que la puissance militaire de la Chine est bien moindre que celle des États-Unis, et n’est pas proche de l’égaler.

Bref, ce budget va bientôt être adopté par le Congrès dans l’enthousiasme général, alors que les Républicains font tout pour torpiller le plan d’infrastructure du président, lequel se monte aussi à 1,3 trillion.

Qu’est-ce qui coûte si cher ?

Prenons par exemple la nouvelle génération de missiles intercontinentaux, les Ground-Based Strategic Deterrent : le budget a doublé depuis l’année dernière pour atteindre 2,6 milliards. Il s’agit d’un premier versement sur un système dont l’achat coûtera plus de 100 milliards et dont les coûts d’opération atteindront 164 milliards pendant sa vie utile.

Ou encore le fameux F-35, l’avion qui ne sera jamais homologué pour des missions de combat (il ne vole pas quand il fait trop chaud ou trop froid) : on a prévu 12 milliards, et les forces armées devraient à long terme en acheter 2400. Comptons sur le caucus pro-F-35 au Congrès, formé de représentants et sénateurs dont les circonscriptions bénéficient des retombées du programme, pour défendre coute que coute cet avion, même si, selon le général Charles Brown de l’Air Force, « il est comme une Ferrari, on ne peut pas aller au boulot tous les jours avec, on peut seulement la sortir le dimanche ».

Le 16 juillet 2010, Peter MacKay, ministre de la Défense, trippait comme un gamin en s’asseyant dans ce F-35. Même s’il ne s’agissait que d’une maquette non-fonctionnelle, il déclarait que le Canada en achèterait pour 9 milliards…

En attendant la livraison sans cesse reportée de ses F-35, le Canada a du acheter des F-18 usagés à l’Australie… Même si, en décembre 2016 et en contradiction avec ses promesses électorales, le gouvernement Trudeau signait un protocole d’entente pour l’achat de 65 F-35 avec les États-Unis – et payait dans la foulée des frais de 32,9 millions.

Soyons créatifs…

Si on calcule que ce budget de 1,3 billion représente environ 185 $ par être humain sur la planète, on peut sûrement trouver quelque chose d’intéressant à faire avec cet argent, plutôt que de l’investir à perte dans des missiles qui – souhaitons-le – ne voleront jamais.

Ceci est une Jeep...

Ceci est une Jeep…

Un des aspects du problème est ce phénomène d’émulation, qui pousse les autres gouvernements à gonfler les budgets militaires – notre Justin Trudeau par exemple, qui permet l’intégration couteuse des systèmes-radar de la marine canadienne à celui des américains. Il n’a aucun problème à se proclamer pacifiste tout en allouant les milliards à Irving, et en vendant des « jeeps » blindées fabriquées en Ontario par General Dynamics (oui, les gens des sous-marins). Mais franchement, à part faire élire des députés dans Hamilton et Halifax, ça lui raporte quoi au juste ?  Le complexe militaro-industriel étend-il son emprise jusque sur le premier ministre et son Cabinet ?

raytheon

En 2012, les dirigeants de Raytheon célébraient 60 ans d’armes de destruction massive à la Bourse de New York.

 

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