Justin Tang La Presse canadienne – Alexandre Trudeau, témoignant le 3 mai 2023

  1. Extraits du 1er article par le correspondant parlementaire Boris Proulx
    La tourmente à la Fondation Pierre-Elliott-Trudeau doit être imputée selon
    Alexandre Trudeau au « mauvais journalisme[i] » qui l’a associé à une opération d’ingérence chinoise et provoqué un climat malsain entraînant la démission de l’ex-p.-d.g. Pascale Fournier; elle trouvait louche un don de 140 000 $ fait par deux hommes d’affaires chinois en 2016 et avait fait circuler ses doutes au conseil d’administration de la Fondation.
    Le frère du Premier ministre du Canada Justin Trudeau a affirmé devant un comité parlementaire le 3 mai. « J’aurais voulu que la vérificatrice générale [produise un audit]. Il n’y a absolument rien de problématique dans tout ce dossier ! » a-t-il témoigné, en référence au récent refus de la vérificatrice indépendante de se pencher sur l’affaire, alors que madame Fournier voulait elle-même diriger l’enquête, contre toutes pratiques de bonne gouvernance et d’éthique anti-conflit d’intérêt.
    Aussi connu par son surnom[ii] Sacha, Alexandre Trudeau s’implique auprès de la fondation qui porte le nom de son père depuis la mort de ce dernier, il y a plus de 20 ans. Il a quitté son conseil d’administration en septembre 2020, mais est toujours membre et représentant familial de l’organisme, qui se consacre notamment à verser des bourses doctorales [Laure Waridel en a profité] et à fournir du mentorat. Justin Trudeau a d’ailleurs précisé mercredi ne pas avoir parlé à son frère depuis plusieurs semaines.
    ————————————————————
    [i] En février dernier, le quotidien The Globe and Mail rapportait que ce fameux don de 2016 s’inscrivait dans une opération d’influence étrangère orchestrée par Pékin, selon des sources anonymes du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). M. Trudeau a qualifié ce reportage de « faux », d’« inexact » et de « mauvais journalisme ». « Cet homme [le donateur principal, Zhang Bin] n’a jamais rien tenté qui ressemble à de l’interférence. En ce qui me concerne, c’est un homme honorable », a-t-il précisé.
    [ii] Sacha n’est pas un surnom mais le diminutif d’Alexandre (en russe) que son père lui accordait.
  2. Extraits de la chronique d’Émilie Nicolas (Le Devoir du 4 mai)
    Chaque fois que j’entends des collègues dire « les Chinois » à la radio ou à la télévision, comme s’il s’agissait là d’une périphrase inoffensive pour parler du régime de Beijing, je retiens mal mes jurons. (…) Pourtant, on sait très bien qu’un président des États-Unis qui parlait de la COVID-19 comme d’un «virus chinois» en 2020 aura suffi à alimenter une vague de haine. Sauf qu’au-delà de la toxicité de Donald Trump, il y a toute une infrastructure, tant dans les médias traditionnels que les médias sociaux, qui a permis ou non d’établir une association entre « les Chinois », la pandémie, puis tous les maux du monde. (…) C’est l’accumulation d’images, d’expressions, bref de discours politiques et médiatiques, qui vient réveiller les vieux préjugés jusque-là enfouis au fond des consciences.
    En 2019, 67 crimes haineux touchant des personnes originaires de l’Asie de l’Est ou du Sud-Est avaient été rapportés à la police au Canada. En 2020, 263 crimes ont été dénoncés : on parle de près de quatre fois plus. Et en 2021, les policiers ont enquêté sur 305 crimes anti-asiatiques. Et cette augmentation de 455 % en deux ans, donc, pour être précis, ne représente que la pointe de l’iceberg. (…) Pourtant, après une telle augmentation de la haine anti-asiatique directement corrélée à une évolution des thèmes traités dans l’actualité ces dernières années, il continue d’être acceptable de dire, à heure de grande écoute, qu’il est temps d’être plus dur envers « les Chinois ». Et c’est lancé, comme ça, par des personnes dont le métier est pourtant de choisir leurs mots et d’en comprendre le pouvoir.
    Permettez-moi, donc, de me montrer inquiète pour l’évolution du climat social. Parce que la rivalité politique entre Beijing et Washington (dont Ottawa semble être, sur ce dossier précis, en quelque sorte une succursale) ne semble pas près de s’atténuer. (…) Le président Xi n’a pas besoin de faire grand-chose pour affaiblir les institutions canadiennes si, à force de dérapages partisans, de chasses aux sorcières et de cynisme alimenté par des allégations impossibles à démonter, on finit par y arriver tout seuls. Lorsque de grands médias canadiens commencent à divulguer des renseignements des services secrets pour parler d’ingérence dans les élections canadiennes, (…) le sujet est trop important, justement, pour être abordé sans une transparence absolue sur son éthique journalistique et la valeur relative de ses informations. Les aînés se souviendront de la belle époque du maccarthysme et de son pendant canadien. (…) On ne trouve pas encore ce que le don à la Fondation de la part d’hommes d’affaires liés au régime de Beijing a à voir avec une élection canadienne précise, ou même à quelque décision politique en particulier de la part du gouvernement du Canada. On creuse, on creuse, et l’objectif principal de la recherche se brouille. Le résultat, encore, c’est le cynisme général, la méfiance ciblée envers « les Chinois », mais rien de précis, politiquement parlant. Et c’est dans l’imprécision, et l’effet d’entraînement du groupe, que le terreau pour les théories du complot, et même dans certains cas la haine, devient particulièrement fertile.
    Anthropologue, Émilie Nicolas est chroniqueuse au Devoir et à Libération.
  3. Michael Chong, la victime embrassée par Mélanie JolyToute la sympathie canadienne va à Michael Chong, un troisième Michael à attirer la haine des Chinois! Le député conservateur Chong avait toutefois patronné la fameuse proclamation CIA à la Chambre des Communes du supposé génocide des Ouïghours[+1 article]; il s’indigne de n’avoir jamais reçu les « allégations » du SCRS sur le harcèlement par un consul chinois de sa famille à Hong Kong (chez les Chinois conservateurs, le culte de la famille s’étend souvent à d’innombrables ramifications familiales), ce pourquoi la ministre Mélanie Joly a tenu à lui assurer sa sympathie en allant, en pleine session de la Chambre des Communes, jusqu’à l’embrasser de façon maternelle et à convoquer l’ambassadeur chinois en audience afin de dénoncer les agissements présumés d’un de ses consuls.

    L’ambassadeur Cong Peiwu – Photo Dominick Gravel Archives La Presse

    La Chine a dénoncé vendredi les « calomnies » et « diffamations » dont elle s’estime victime après la convocation par le Canada de son ambassadeur, sur fond d’accusations d’intimidation contre un député canadien hostile à Pékin, écrit le Journal de Montréal qui poursuit : Les relations bilatérales sont tendues depuis l’arrestation en 2018 par les autorités canadiennes d’une responsable du groupe télécom chinois Huawei et de l’emprisonnement en représailles par la Chine de deux ressortissants canadiens. Si tous les trois ont depuis été libérés, les tensions ont perduré, Pékin reprochant à Ottawa son alignement sur la politique chinoise de Washington et les autorités canadiennes accusant régulièrement la Chine d’ingérence.

    4-COMMENTAIRES dont les AplP ne peuvent cautionner la véracité

    A-AU PREMIER ARTICLE (sept retenus pour éviter la redondance)

     

Normand Bibeau – Abonné 4 mai 2023 02h24

L’éléphant accouche d’une souris morte née et révèle sa vraie nature maccarthyste.
Le drame médiatique d’ingérence de la « dictature impériale chinoise » dans la « démocratie libérale canadienne » orchestré par un média notoirement anti-chinois, pro-US et au service du parti conservateur et de la droite, est fondé exclusivement sur des « informations anonymes » obtenues illégalement et la frilosité sinophobe d’une présidente. Il vient de se voir décerner le prix de « mauvais journalisme », au grand dam des médias mainstream, par le témoin le mieux placé pour en rendre compte qui soit: le président de la fondation bénéficiaire qui jure que la Chine n’a jamais été impliquée dans ce don et jamais tenté d’influencer « notre démocratie » par ce don. La propagande consistant à imputer à un pays les gestes d’un de ses ressortissants tient de la xénophobie comme d’associer mafioso et Italie: pur racisme.
D’abord, le bon sens le plus élémentaire démontre qu’un pays comme la Chine n’aurait jamais imaginé influencer le gouvernement libéral par un don insignifiant de 200,000$ à une fondation pour des bourses d’études universitaires alors que l’Aga Khan (Radio-Canada, 29/01/2018) et la famille archi-riche des Green (Le Devoir, 19/04/2023) ont enseigné à quiconque qu’il vaut mieux inviter le premier-ministre Trudeau et sa famille en vacances sur son île pour parvenir à cette fin.
Plus convaincant du caractère biaisé et malhonnête de cette campagne de sinophobie: son moment. Cette campagne de propagande sinophobe survient précisément au moment même où les USA déclare que la Chine est son principal ennemi (« L’autre guerre froide? La confrontation États-Unis-Chine », Le Monde, 24/03/2023; « Une guerre entre les USA et la Chine en 2025, craint un général US », La Presse, 27/01/2023) et fomente un coup d’état â Taïwan.
S’il se trouve des politiciens objectifs et préoccupés de notre indépendance, pourquoi ne questionnent-ils pas le Globe and Mail sur ces « informations anonymes » qui semblent fausses et obtenues en violation du secret de confidentialité de leur auteur, en violation flagrante de la Loi?

Marcel Vachon – Abonné 4 mai 2023 09 h 24

Je ne connais personne sur cette terre qui fait un don sans avoir derrière la tête un petit retour quelconque genre: « un chum c’tun chum ». Voyons, faut pas prendre les gens pour des lanternes. Bonne journée.

Normand Bibeau – Abonné 4 mai 2023 12 h 23

Vous avez certainement raison et il suffit d’en prendre pour preuve la générosité sans limite des «fondations» en faveur de certaines ONG comme Reporters Sans Frontières qui publie aujourd’hui SA liste des pays où la liberté de presse serait mise à mal et qui reçoit de plantureuses donations d’USAID (l’agence de développement international des USA), de la National Endowment for democraty (organisation du gouvernement US de promotion de SA démocratie), de l’Open Society Institute de l’archi milliardaire Georges Soros, connu pour financer les «révolutions dites de couleur» pro-USA comme en Ukraine, le Center for Free Cuba (organisation anti castriste forcenée et financée par les USA), par l’Union Européenne, le tout à telle enseigne que son ex-président, Robert Ménard, sans la moindre pudeur, déclare qu’il est indispensable de bénéficier «du soutien des patrons de la presse et de l’argent du pouvoir économique» pour accomplir SA mission. Considérant que celui qui paie les musiciens commandent la musique, n’est-il pas impératif de s’interroger sur ce en quoi consisterait cette mission? Pire encore, la 1ière place de son palmarès de la liberté de presse est attribuée à la Norvège, un pays qui a censuré massivement l’information en provenance des journalistes russes et dont les médias nationaux occultent totalement l’analyse du journaliste Seymour Hersh sur la complicité de ce pays avec les USA dans l’attentat terroriste contre Nord Stream 1 et 2. Étrange modèle de liberté journalistique.
Dans le présent cas de figure, il faut avoir à l’esprit que le Globe and Mail appartient au groupe Woodbridge Company, groupe d’investissement de la richissime famille Tompson qui contrôle également Thomson Reuters et que ce journal est notoire pour son Québec «bashing» et son «libéralisme» à l’américaine pro-USA et partant sinophobe et russophobe.
A quand une enquête sur l’ingérence USA dans la démocratie canadienne?

Serge Picard – Abonné 4 mai 2023 07 h 58

Retour sur le scandale de WE Charity – UNIS. Margaret Trudeau a pris la parole approximativement 28 fois lors d’événements et a reçu des honoraires de 250,000$. Alexandre Trudeau a aussi pris la parole et a reçu des honoraires d’approximativement 32,000$. Publié sur CBC News le 9 juillet 2020.

Loraine King – Abonnée 4 mai 2023 11 h 41

Pourquoi c’est OK en Ontario? Les deux mêmes investisseurs agissant au nom de la même compagnie avaient donné 800 000 $ à l’Université de Toronto en 2014 pour honorer Norman Bethune. https://temertymedicine.utoronto.ca/news/u-t-medicine-remembers-norman-bethune
Pourquoi un don de la même valeur, avec les mêmes objectifs, par les deux mêmes individus devient un don suspect quand il s’agit d’une fondation québécoise plutôt qu’ontarienne?

Hermel Cyr – Abonné 4 mai 2023 11 h 57

Cette « fondation » est une autre fourberie. Les fondations sont normalement dotées par la fortune personnelle d’un mécène opulent qui souhaite défendre une cause humanitaire, culturelle ou sociale. Or la Fondation Pierre-Elliott-Trudeau a été initiée par Jean Chrétien, qui a puisé à même les fonds publics pour perpétuer la mémoire et la pensée de Trudeau père, son mentor politique. Une autre fourberie à la Chrétien … qui avait aussi baptisé l’aéroport de Dorval du nom de son idole pour cacher le fiasco mégalomane de l’aéroport de Mirabel, qui aurait, elle, mérité le nom de l’illustre fossoyeur du Québec!
Pas étonnant que le grenouillage incluant des intérêts chinois gravite dans le paysage…
Grand admirateur de la Chine de Mao, P.-E. Trudeau, avait fait un voyage en Chine avec un autre innocent, Jacques Hébert (« Deux innocents en Chine rouge » est le livre qui en est sorti) en pleine période du « Grand bond en avant » (1958-60). Or, les historiens les plus complaisants parlent de 15 à 20 millions de morts, mais les recherches les plus fouillées (par l’historien chinois Yu Xiguan) estiment à 55 millions de morts les effets de cette politique mégalomane et criminelle. Mais nos « deux innocents » n’ont rien voulu voir de ce qui est qualifié « du plus grand crime de masse » de l’histoire et ont continué à admirer la Chine du « Grand timonier ».

Pierre Jasmin – Abonné 4 mai 2023 13 h 05

Normand Bibeau a à peu près tout dit sur ce brûlot du Globe&Mail.
La sinophobie est rampante dans un pays dont le gouvernement ne s’est nullement excusé d’avoir séquestré (décision de Chrystia Freeland influencée par Trump), pendant deux ans et demi, madame Meng Wanzhou (HuaWei), ce que les Artistes pour la Paix ont dénoncé par une demi-douzaine d’articles indignés (et on a dénoncé aussi la réaction violente de la Chine qui a mis en prison les deux Michael). Pourquoi quand Joe Biden a absous madame Meng de toute action illégale en décembre dernier, le Canada de Trudeau n’a offert aucune excuse officielle à la Chinoise? Et tout le pays s’enfonce dans la sinophobie en accusant Alexandre Trudeau pour son amour désintéressé pour la Chine exprimé dans son livre « Un barbare en Chine nouvelle« , s’inscrivant selon le mythe exprimé par l’Empire du milieu. Le voilà traité d' »idiot utile » par le sinophobe ancien ambassadeur Guy St-Jacques, idiot nuisible et venimeux présent sur toutes les tribunes, serait-on tenté de le traiter, mais on ne le fera pas, par décence.

                    B) COMMENTAIRES AU 2e ARTICLE (douze retenus)

Cyril Dionne – Abonné 4 mai 2023 09 h 09

Les chroniqueurs expriment leur point de vue.
Un journaliste est un professionnel de l’information dont le travail consiste à recueillir des faits et des témoignages pour produire des articles ou des reportages sur des sujets d’actualité. Les journalistes ont des exigences de déontologie, telles que la vérification des sources et surtout l’impartialité. En plus, les journalistes crédibles donnent toujours au moins deux sources différentes qui peuvent être vérifiés, comme dans le cas de Seymour Hersh qui est un journaliste américain, récipiendaire d’un prix Pulitzer, lui qui nous a dit que l’explosion des pipelines de Nord Stream II avait été perpétrée par les Américains.

Le chroniqueur est un écrivain ou un commentateur régulier qui donne son avis sur des sujets spécifiques. Les chroniqueurs peuvent travailler pour des journaux, des magazines ou des sites Web et écrire sur des sujets tels que la politique, les arts, le sport, etc. Ils ont souvent plus de liberté pour exprimer leur point de vue et leur personnalité que les journalistes, mais sont supposés tout de même de s’appuyer sur des faits vérifiés pour étayer leurs opinions. (…)
Il faut toujours avoir peur de ceux qui ont peur. (…) Premièrement, ceux qui ont lu le « Steele dossier », celui de la supposée ingérence russe dans les élections américaines savent fortement bien que le tout avait été concocté par l’organisation démocrate d’Hillary Clinton. Ces sont des organisations médiatiques comme CNN, MSNBC et le site progressiste Mother Jones qui ont été mis sur sellette pour avoir diffusé de fausses informations. Deux avocats de l’organisation Clinton ont été inculpés dans cette affaire et un est en prison. (…)
Le gouvernement de Trudeau et sa fondation semblent avoir beaucoup de choses à cacher. En passant, la fondation Trudeau a été créée avec les millions des contribuables canadiens par Jean Chrétien pour contrer le mouvement souverainiste du Québec au début des années 2000. C’est sûr, en donnant des bourses en sciences sociales à même l’argent des taxes des contribuables, disons poliment que le but premier était d’influencer la jeunesse francophone et anglophone sur les bienfaits de l’assimilation assurée.

Oui, les jeunes d’aujourd’hui se souviendront du jour où la liberté d’expression est morte. Misère.

Yvan Michaud – Abonné 4 mai 2023 05 h 51

La diffamation a un coût. Je m’appelle Yvan Michaud et je siège à la Table ronde du Quartier chinois de Montréal. À la suite de cette véritable campagne de désinformation, le Service à la famille chinoise du grand Montréal (située sur la rue Clark dans le Quartier chinois de Montréal) et le Centre Sino Québec (situé sur la Rive-Sud) ont perdu du financement public et ce, alors que les deux organisations « ont collaboré avec l’enquête et n’ont refusé aucune demande de la part de la GRC ». Leur mission est pourtant d’accueillir les nouveaux immigrants, d’offrir des cours de français, de sortir les aînés de leur isolement, d’aider les femmes victimes de violence et de contribuer à la réduction de la pauvreté. Aucune accusation n’a jamais été déposée contre aucune d’entre elle ou contre l’un de leur dirigeant ou représentant. Maintenant, qui financera leur travail?

Rose Marquis – Abonnée 4 mai 2023 06 h 59

Je viens de terminer la lecture de  »La Chine et le nouveau désordre mondial » de Joanna Chiu, journaliste sino-canadienne. Elle y donne plusieurs exemples d’ingérence chinoise et nous exhorte à faire la différence entre le Parti communiste chinois (PCC) dirigé par Xi Ping et le peuple chinois, dont il est difficile d’avoir une bonne idée les informations venant de la Chine étant étroitement filtrées.

Yvon Montoya – Inscrit 4 mai 2023 05 h 20

La haine est l’état affectif et psychologique le mieux partagé au monde. La Chine de XI Jinping, État totalitaire subi par le peuple chinois, est un danger comme l’est ce nouvel Hitler du troisième millénaire, le russe criminel Poutine. Comment se débarrasser de cette haine si chronique chez les humains alors que même l’éducation n’y arrive pas, mystère? Ni le catholicisme non plus…Bon courage surtout parce que vous savez ce que la haine veut dire et merci pour votre texte lucide.

Guy Lafond – Inscrit 4 mai 2023 05 h 37

« Regarde les Chinois » – Mitsou
Intéressante mise en garde faite ici par Mme Nicolas. Merci.
Et si on regarde d’un peu plus près comment les Chinois entretiennent la sagesse diplomatique, on se rend bien compte à quel point la République de Chine devient de plus en plus populaire parmi tous les pays de notre si fragile planète bleue. Un exemple concret? C’est grâce à la Chine surtout si tout récemment l’Arabie saoudite et l’Iran sont entrés dans un processus de réconciliation.
Quand on parle de croissance économique, peut-être la Chine est-elle aussi gourmande que les É.U, mais quand on parle de faire la paix, la Chine serait-elle plus pacifique que les É.U.? Entre le langage non verbal de M. Xi Jinping, secrétaire général de l’État communiste chinois, et le langage verbal de M. Trump, candidat républicain aux É.U., lequel semble être le plus rassurant?
La Chine serait aussi en train de gagner la bataille du capitalisme contre les É.U. Et cela ne plaît ni aux Américains ni aux Nord-Américains. Alors qu’est-ce que font les Américains et l’Amérique du Nord? On s’en donne à coeur joie avec de la « propagande partisane » sur les plateformes numériques de réseaux sociaux occidentaux.
L’U.E., qui est coincée entre l’Amérique et l’Eurasie, n’aime pas trop cette rivalité qui va en augmentant. Elle prend donc ses distances, et elle a raison. L’U.E. poursuit une autre bataille, celle contre le réchauffement climatique, un défi bien plus pressant que cette insignifiante guerre froide entre deux très grandes puissances financières.

Question(s):
Quand allons-nous sortir une fois pour toute de la « guerre froide »? Quand allons-nous nous départir de cette lassante dichotomie capitalisme-communisme? Si nous devions choisir une autre méthode de subdivision binaire, pourquoi alors ne pourrions-nous pas choisir plutôt entre la vie et la trop lourde bourse? Choisissez: être un climato-sceptique qui roule à 100 miles à l’heure sur la route, ou bien être un socio-écologiste qui roule sagement à vélo en ville?

Pierre Desautels – Abonné 4 mai 2023 09 h 24

Vous avez raison, Madame.
Les Chinois, les Russes, les Canadiens, les Québécois, les Anglais, etc. Des raccourcis pour mettre souvent tout le monde dans le même panier, et qui servent à répandre des préjugés. La communauté chinoise de Montréal et d’ailleurs en paie le prix. Il serait plus approprié pour les médias de parler des Gouvernements, qui ne sont pas nécessairement représentatifs de leur population.

Richard Lupien – Abonné 4 mai 2023 09 h 52
Ce sont les américains qui l’ont dit! …et nous les croyons dur comme fer : la Chine est le pays déstabilisateur de l’ordre mondial et la ministre des affaires étrangères du Canada Mélanie Joly le répète à qui veut l’entendre.
Cela s’appelle une mise en condition ou plus exactement un lavage des cerveaux. Car les Américains n’ont jamais pensé qu’ils seraient un jour les deuxièmes.

Denis Blondin – Abonné 4 mai 2023 10 h 12

Dans la foulée de cette réflexion très lucide, on peut se demander ce qui incite le Premier Ministre du Canada ou l’un ou l’une de ses ministres en visite en Chine, à se sentir autorisés à donner des leçons de démocratie à leur « homologue » d’un pays multimillénaire et environ 35 fois plus peuplé.
Si la Chine ou les autres pays socialistes n’ont pas adopté notre modèle particulier de démocratie, la leur peut aussi prétendre à ce titre. Le dirigeant n’est pas arrivé à sa position par les armes et son titre n’est pas héréditaire. Des élections ont d’abord lieu à tous les échelons de cette immense société, et de délégués en délégués, ils forment ainsi un corps électoral qui choisit le président pour un terme défini. Pourquoi cette forme de démocratie serait-elle moins représentative que la nôtre? Et qu’avons-nous à gagner à la diaboliser comme on le fait aussi pour les pays de religion musulmane et tous les autres que nous considérons comme « arriérés »? Nous avons eu beau proclamer de Grandes Déclarations de principes abstraits sur l’existence d’une commune humanité, nous nous acharnons toujours à réduire cette humanité à un petit Nous et à rejeter les Autres à l’extérieur de ce cercle.

Daniel Gagnon – Abonné 4 mai 2023 12 h 24

Il faut en effet bien choisir ses mots… Oui, il faudrait dire: « La Chine de Xi Jinping », au lieu de : « Les Chinois », comme on aurait dû dire le « Canada de Stephen Harper » au lieu des « Canadiens », ou « la Russie de Vladimir Poutine » au lieu de « Les Russes », ou encore « l’Israël de Benyamin Netanyahou » au lieu du peuple israélien. Beaucoup d’amalgames dans le langage courant se font!

Yves Corbeil – Inscrit 4 mai 2023 12 h 25

Vous retenez mal vos jurons ? Et moi encore plus mal. Lisez Des médias sous influence par Pierre Dubuc : il fait le lien de manière très claire sur l’information qui nous est servie « mainstream » (oubliez les réseaux associaux) depuis un bail. Et Le Devoir qui fut un grand journal comme le mentionne Dubuc, est dans les limbes politiques avec une absence totale de colonne vertébrale éditoriale depuis qu’il est dirigé par le remplaçant de Bernard Descôteaux et que la chef éditoriale Josée Boileau eut quitté suite à cette nomination. Ça doit être ça les colonnes du temple dont parle Dubuc, du grand n’importe quoi.

Claude Bernard – Abonné 4 mai 2023 13 h 03

L’amalgame est l’ennemi de la justice, sinon on se retrouverait vite fait avec deux classes de citoyens: les aryens et les autres. Le rêve de Hitler et cohorte nazie, en somme.
Le wokisme, au contraire pratique l’ouverture à l’autre sans restriction de races, couleurs de peau, lignage, dates d’arrivée au Québec etc.
C’est pourquoi il est facile aux âmes bien nées de choisir entre les deux attitudes.

Pierre Jasmin – Abonné 4 mai 2023 16 h 10

Surtout ne pas paniquer, mais comment ne pas le faire?
Car toute la presse officielle est en train de perdre la tête, comme le dénonce avec à-propos Alexandre Trudeau. On lira les articles sur la Chine dont le suivant qui a l’air d’avoir été écrit le siècle dernier, démodé par les dérapages sinophobes heureusement dénoncés par la courageuse Émilie Nicolas :
http://www.artistespourlapaix.org/quatre-tableaux-contrastants-de-la-Chine