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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

L’accord sur l’Iran, ou Plan d’action global conjoint

mogherini_zarif

La ministre des Affaires étrangères pour l’Europe Federica Mogherini et son vis-à-vis Mohammed Javad Zarif annonçaient en 2015 la conclusion heureuse de l’entente iranienne.

À lire le compte-rendu [1] de Pierre Jasmin de ses deux jours à Ottawa (19 et 20 avril), on aura constaté que la division non-prolifération nucléaire et désarmement du Ministère des Affaires extérieures y avait prévu un ordre du jour chargé, mais sans le sujet urgent de l’entente Iran, qu’heureusement le directeur Martin Larose a permis d’aborder, à vingt minutes de la fin de la réunion. Pierre Jasmin a exprimé au nom des APLP leur respect face à l’estimation de l’Agence internationale d’énergie nucléaire (ONU) que l’Iran remplissait pleinement les strictes conditions de non-enrichissement nucléaire imposées par l’entente, ce qui fut mis en doute par un fonctionnaire présent, aussitôt désapprouvé par notre alliée Peggy Mason de l’Institut Rideau.

Face à la catastrophique déchirure hier du contrat par Trump, applaudi par Israël et par l’Arabie saoudite, on ne peut qu’être soulagé que l’Honorable Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères du Canada, ait exprimé ses « regrets » (on aurait préféré « sa consternation ») face à la sortie de Trump. Elle a repris l’argument que nous avions présenté : « Le Canada regrette que les États-Unis aient décidé de se retirer du PAGC, d’autant plus que, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran poursuit la mise en œuvre de ses engagements en vertu du PAGC ». Elle a renchéri dans le même communiqué : « Le Canada souscrit à un ordre international efficace et fondé sur des règles, et il estime que le PAGC est essentiel pour éviter que l’Iran n’acquière la capacité de fabriquer des armes nucléaires et pour assurer une plus grande sécurité régionale et mondiale ».

La position de Trump fut très rapidement condamnée par les pays membres de l’Organisation de Coopération de Shanghaï, qui s’en trouve renforcée, puisque même la Turquie songe maintenant à en devenir membre et que ses deux nouveaux membres entrés en juin 2017, le Pakistan et l’Inde, pourront à court terme, vu le tumulte, éviter les reproches du Traité de non-prolifération et continuer d’accumuler des armes nucléaires.

Les pays européens (même si Macron a préféré laisser parler son ministre des Affaires étrangères) comptent respecter l’entente et se sont aussitôt engagés à négocier avec l’Iran pour rassurer ses dirigeants des menaces de boycottage des États-Unis, qui pourraient appliquer des sanctions contre leurs compagnies.

« La vie ne sera pas facile pour Trump dans les prochains mois. Le monde, surtout le Moyen-Orient, se dirige vers une plus grande insécurité et les États-Unis viennent de perdre un grand levier de contrôle sur l’Iran », estime Vahid Yucesoy, membre du Centre d’études et de recherches internationales (CERIUM) alors que son collègue Michel Fortmann, professeur honoraire en sciences politiques à l’Université de Montréal, croit qu’: « il n’y a rien de surprenant dans la décision de M. Trump. C’était une de ses promesses et, selon moi, il se sert du retrait de l’accord comme écran de fumée pour détourner l’attention des scandales dans lesquels il est plongé, que ce soit celui avec Stormy Daniels ou l’enquête sur la collusion avec la Russie ».

Sergio Duarte, président et Paolo Cotta Ramusino, secrétaire-général de Pugwash constatent que le retrait des États-Unis risque de miner la confiance mondiale en diverses politiques de contrôle d’armement ou de désarmement, au moment où on aborde le dossier de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Ils félicitent néanmoins le président Rouhani qui entreprend des consultations avec les autres partenaires de l’entente pour préserver la sécurité apportée par l’entente. Puissent-ils y réussir.
(résumé-traduction : Pierre Jasmin)


[1] http://www.artistespourlapaix.org/?p=14782

 

1 Commentaire

  1. Pierre Jasmin Pierre Jasmin
    11 mai 2018    

    La ferme prise de position de la ministre Chrystia Freeland contre la répudiation du Plan d’action global conjoint avec l’Iran a conforté notre appréhension partagée avec le Réseau canadien pour l’abolition de l’arme nucléaire face à la plus grande menace pesant sur l’humanité (avec les changements climatiques). On se réjouit que le premier ministre Trudeau l’ait pleinement endossée, contre la position contraire que Stephen Harper et John Baird ont communiquée au New York Times, en complicité avec le va-t-en guerre Donald Trump.
    On peut aussi lire notre échange d’opinions avec Angela Veitch, Directrice intérimaire, Direction de la non-prolifération et du désarmement au Département des Affaires étrangères sur: https://pugwashgroup.ca/fr/discours-de-la-ministre-freeland-pour-le-debat-de-haut-niveau-de-la-conference-de-desarmement/.

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