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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

La militarisation silencieuse du Canada

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En lisant l’article du journaliste Stéphane Baillargeon qui présente le compte-rendu d’un essai récent de Jules Bizimana, Communiquer la « mission ». L’armée canadienne et les médias intégrés en Afghanistan (PUQ) dans Le Devoir du 12 janvier, un passage attire mon attention : « Les armées et les gouvernements ne peuvent pas mener de conflits sans le soutien de la population. Si la conduite de la guerre n’est pas menée de façon responsable, le soutien s’effrite, et le gouvernement met un terme aux opérations. » C’est ce qui se passe actuellement; le gouvernement canadien a chaussé les bottes de l’OTAN dans la guerre en Ukraine, ce sans véritable débat, mais aussi en utilisant massivement tous les leviers de la propagande pour créer la conviction qu’il faut toujours plus d’armes. Le gouvernement canadien a manœuvré pour obtenir facilement un soutien inconditionnel. Des milliards de dollars en achats d’armes (avions de chasse, chars, etc.) s’envolent, en conformité avec les demandes de l’OTAN sans qu’on trouve à redire. Silence.

Comme le souligne David Colon dans son livre Propagande (Flammarion – 2019) : « La propagande est indissociable de l’exercice du pouvoir, puisqu’il s’agit pour le souverain d’obtenir le consentement, formel ou réel, à l’impôt, à la guerre… » Les tactiques de communication propagandistes sont très simples : identifier un ennemi diabolique, cruel (le méchant tyran – Poutine) qui mène une guerre sale (on étale les affres de la guerre à plein écran) et un protagoniste (le bon héros -Zelinsky) qui joue dans une guerre propre (on camoufle son action guerrière) lequel, valeureux patriote, souffre et domine toutes les scènes médiatiques et politiques. En d’autres termes, dans les médias, on fait la promotion d’une culture guerrière à partir de schémas de communication simplistes préconçus et rodés, bien avant la guerre en Ukraine, dans d’autres conflits. L’objectif reste toujours le même, tout justifier sommairement et tout faire avaler dans le silence, l’indolence et la complicité, attitudes généralisées dans la population indifférente à la militarisation. Les scènes de guerre déroulées en continu à la télévision bouleversent sur le plan émotionnel et entraînent les gens à ne voir qu’une solution : la force armée. Quant aux partis d’opposition, ils sont trop occupés à leurs débats partisans au sujet des affaires courantes… À leurs yeux, les enjeux de la militarisation au pas de course ne méritent pas un débat rigoureux sur l’avenir militaire du Canada. Les questionnements critiques deviennent impossibles. La propagande fait son œuvre efficacement. Personne ne pense relever le gant devant l’affront qu’est l’infantilisation des citoyens et des citoyennes. Personne n’ose dire, même timidement : et si on discutait de la signification de la paix pour le peuple canadien… La paix est devenue le mot en « p » qu’il ne faut pas prononcer. Silence.

Pourtant, le Canada a tellement besoin de redorer son blason sur le plan du développement dans le sens de la culture de la paix telle que préconisée par l’ONU lors de son Assemblée générale (résolution A/52/13 – 1998) : « La culture de la paix correspond à un ensemble de valeurs, d’attitudes et de comportements qui rejettent la violence et inclinent à prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes et à résoudre les problèmes par la voie du dialogue et de la négociation entre les personnes, les groupes et les nations.» Au Canada, le gouvernement ne semble pas connaître cette résolution… Silence.

Aujourd’hui plus que jamais, quand il est question de la guerre et de la militarisation, comme le mentionne monsieur Bizimana : « Il faut vraiment faire attention pour ne pas se faire berner par une fake news… » Silence.

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Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

Nos actions récentes

20 novembre 2022 : Lettre à la ministre Mélanie Joly : Négociez avec la Russie !
26 septembre 2022 : Événement Nourrir la paix à Rosemont.
17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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