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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Dans le domaine de la santé, l’OMC a plus de pouvoirs que l’OMS

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Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus et le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo.

L’aberration est flagrante. Le 16 octobre, l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), institution indépendante par rapport à l’ONU, a rejeté la proposition demandant la suspension des règles de l’OMC concernant les brevets relatifs aux tests, traitements médicaux et vaccins dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Soumise par l’Afrique du Sud et l’Inde, la proposition a été défendue aussi par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), agence de l’ONU compétente dans le domaine de la santé. Comme l’on sait, les brevets sur le vivant ont été autorisés pour la première fois de l’histoire par la Cour Suprême des Etats-Unis en 1990 et puis par l’Union européenne en 1998, malgré de fortes oppositions à travers le monde de la part d’un très grand nombre d’associations de la société civile en révolte contre la marchandisation et la privatisation du vivant. Or, les brevets octroient aux entreprises privées le droit de propriété et d’usage exclusifs à but lucratif pendant 20 ans sur les matières vivantes (et leurs produits, tels que médicaments, vaccins…). C’est un accaparement prédateur de la vie que les pouvoirs publics ont offert aux capitaux privés au nom-alibi de la science ! Et, en fait, l’histoire des 30 dernières années montre que les brevets ont été et restent l’instrument-clé de l’enrichissement financier des entreprises pharmaceutiques, de la privatisation des systèmes de santé et le conséquent démantèlement de la sécurité sociale publique et des droits à la santé Dans ce contexte, ce n’est pas étonnant que les inégalités sociales dans la couverture sanitaire des populations entre pays riches et pays appauvris et entre les classes sociales n’ont fait qu’augmenter. La pandémie du Covid-19 confirme que les politiques mises en place à ce jour n’ont pas empêché l’aggravation des inégalités à tous les niveaux.

Certes, une grande responsabilité revient aux différentes formes de « nationalisme dit vaccinal ». Les plus violentes se manifestent actuellement aux Etats-Unis de Trump, celui-ci étant, par exemple, responsable de crime contre l’humanité dans le cas de l’achat en mai dernier de tout le stock disponible du médicament remdesivir de l’entreprise américaine Gilead Sciences (une des plus grandes entreprises pharmaceutiques mondiales en termes de capitalisation boursière), considéré un remède efficace pour un prompt rétablissement contre le Covid-19. Trump a effectué l’achat avec la volonté explicite de garantir le médicament aux citoyens américains en sachant que ce faisant il allait empêcher l’accès aux autres populations du monde jusqu’en septembre/octobre. Et que dire lorsque les pays riches (15% de la population mondiale) – Etats-Unis et Union Européenne en tête – ont déjà signé des accords avec les plus importantes entreprises pharmaceutiques mondiales pour des milliards d’euros à titre d’achat anticipé de 60% des doses des vaccins estimées disponibles en 2021 et 2022, laissant moins de 40% aux 85% restant des habitants de la Terre ? On est bien loin de l’exhortation du Pape François pour plus de fraternité mondiale. Ce n’est plus du nationalisme sécuritaire médical. C’est tout simplement une politique de violence et d’injustice faite au droit à la santé des populations des pays appauvris.

Cette politique plonge ses racines dans l’abandon du principe des droits universels à la vie en tant qu’inspiration fondamentale du vivre ensemble et de la reconnaissance des biens et des services essentiels pour la vie en tant que biens communs publics mondiaux. Le principe et la reconnaissance ont été à la base de l’Etat de droit et de la société du welfare et de l’obligation des Etats de garantir les droits universels par la sauvegarde, le soin et la promotion des biens communs publics mondiaux.

Cette politique a un nom. Elle s’appelle la politique de l’accès via le marché aux biens et aux services essentiels pour la vie de manière équitable et à prix abordable . Elle fait partie intégrante du système de « gouvernance économique mondiale » mis en place à partir des années ’80 en substitution du système de gouvernement public. La substitution a été faite au nom des thèses « gouverner sans les gouvernements », « moins d’Etat », « forget governments, company rules OK ».

L’accès équitable à prix abordable à la santé, à l’eau, à l’alimentation, au logement, aux transports n’appartient plus au monde des droits universels dans l’égalité en dignité et dans la justice. Il est le fils d’une vision du monde et de la vie essentiellement économique, marchande, utilitaire, inspirée par la rivalité et l’exclusion.

L’important programme de coopération multilatérale internationale de lutte contre le Covid-19 appelé ACT, lancé en avril-mai par l’OMS et dont l’Union européenne a pris le leadership en collaboration avec d’autres Etats, la Banque mondiale, le World Economic Forum et des fondations (telles que la Fondation Melissa et Bill Gates), a comme objectif explicite d’assurer à tous l’accès à la thérapie contre le Covid-19 de manière équitable et à prix abordable. L’application du système des brevets constitue l’axe central du programme. Les deux organismes porteurs, le CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations) et la GAVI (Global Alliance on Vaccines and Immunisation), exemples majeurs du partenariat public-privé qui marque l’architecture d’ensemble du programme, sont là pour manoeuvrer le système des brevets.

La proposition de l’Inde et de l’Afrique du Sud (comme les nombreux appels publiés depuis avril en faveur de la promotion des vaccins anti- Covid-19 en tant que biens publics mondiaux adressés à l’ONU et aux grandes puissances mondiales) a représenté une tentative sérieuse et justifiée de libérer la lutte mondiale contre le Covid-19 de la soumission aux intérêts privés des Etats les plus puissants et des groupes industriels, commerciaux et financiers mondiaux privés.

L’Union Européenne, les Etats-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie, la Suisse, le Royaume- Uni, la Norvège…. ont voté contre. A leurs yeux, les brevets valent plus que la santé des gens !

L’opinion publique sait depuis longtemps qu’on ne peut pas compter sur les Etats-Unis pour lutter contre la catastrophe environnementale et climatique, pour l’éradication de l’appauvrissement, construire la paix. On peut encore moins compter sur les compagnies multinationales. Il est dommage de constater que les dirigeants européens actuels, politiques, économiques et technoscientifiques croient surtout aux logiques impériales du commerce, de la technologie et de la finance et non pas aux droits et à la sécurité de vie de la population mondiale. Il est temps de travailler pour la libération de l’humanité de la domination des accapareurs privés de la vie.

2 Commentaires

  1. 21 octobre 2020    

    Merci aux APLP.

  2. Pierre Jasmin Pierre Jasmin
    22 octobre 2020    

    De : Pierre Dupriez
    Envoyé : 21 octobre 2020 19:10
    À : Jasmin, Pierre
    Cc : Riccardo Petrella
    Objet: les Artistes pour la Paix ont diffusé l’info en deux articles sur notre site depuis 24 heures

    L’accès équitable à prix abordable à la santé, à l’eau, à l’alimentation, au logement, aux transports n’appartient plus au monde des droits universels dans l’égalité en dignité et dans la justice. Il est le fils d’une vision du monde et de la vie essentiellement économique, marchande, utilitaire, inspirée par la rivalité et l’exclusion.
    Ma suggestion est de remplacer ce texte par:
    La santé, comme l’eau, l’alimentation, le logement et le transport font partie des biens communs de l’humanité auxquels chacun doit pouvoir accéder dans l’égalité en dignité et dans la justice. Leur privatisation est le résultat d’une vision du monde essentiellement économique, marchande, utilitaire, inspirée par la rivalité et l’exclusion.
    Cordialement

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Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

Nos actions récentes

17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

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