Evénements du mois

Activités de nos membres









Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

Chloé Sainte-Marie inaugure une semaine autochtone

Ce soir 26 avril, dans le cadre de la Commission Vérité et Réconciliation, Florent Vollant, Artiste pour la Paix 1994, se produit au Grand Salon de l’Hôtel Reine-Élizabeth avec Biz (Loco Locass), Élisapie Isaac, des chanteurs et danseurs mohawks, ainsi que notre président d’honneur, Richard Séguin.

Cette commission a réveillé bien des souvenirs douloureux des pensionnats autochtones où tant de sévices ont été infligés à des enfants séparés de force de leurs familles, tache indélébile aux droits de la personne. Et La Presse d’aujourd’hui titre avec insensibilité « Il faut passer à autre chose », en contradiction flagrante du message de l’autre soirée du 23 avril à la Place des Arts, à laquelle La Presse a pourtant contribué.

Mais aucune critique hélas dans ce journal (ni en d’autres journaux?) du fabuleux spectacle offert par Chloé Sainte-Marie à la salle Maisonneuve de la Place des Arts le 23 avril 2013, même si c’était le premier spectacle-bénéfice au profit de la Maison Gilles-Carle : cette maison dans Brome-Missisquoi est la première à voir le jour, grâce à la ténacité de Chloé, pour offrir au million de Québécois qui se trouvent à être des aidants naturels l’occasion d’accueillir pour une nuit, une semaine ou un mois leur fils handicapé ou leur mère Alzheimer, pour leur permettre de reprendre momentanément leur souffle et d’éviter ainsi l’épuisement total.

Grâce aux deux présidents d’honneur Daniel Lamarre et Jean-Pierre Desrosiers, il y eut Chloé Sainte-Marie artiste pour la paixune salle quasi-comble et plus de deux cent mille dollars de rentrées (billets à 250$). Bref, on sentait dans la salle cette complicité avec Chloé, artiste pour la paix 2009, qui a soutenu de toute son énergie et imagination les dernières années atteintes de Parkinson de son homme Gilles Carle, cinéaste majeur et peintre du Québec : on se souvient que lui-même, avant même d’apprendre ses propres racines amérindiennes ainsi que celles de sa conjointe, avait offert courges, maïs et fèves en cadeau symbolique aux femmes Mohawk (dont Myra Cree, APLP2006) lors de la Crise de Kanehsatake en 1990. Une autre année, il avait offert une de ses toiles aux APLP, d’ailleurs présents à ses funérailles par le sobre et touchant éloge funèbre prononcé par Bruno Roy qui lui a survécu quelques semaines à peine.

Voilà pour la cause admirable, mais que dire de l’aspect artistique de cette soirée? Chloé Sainte-Marie s’est dépassée. Celle aux débuts cinématographiques chancelants s’est muée mardi en déesse de la scène, flamboyante dans son costume aux reflets rouges-orangés, partageant sa voix extraordinaire en différents registres bien contrôlés, n’hésitant pas en outre à évoquer tour à tour le rauque chant de gorges inuït et les voix en écho soprano (technique si bien exploitée par le cinéaste Tarkovski comme distanciation spirituelle) grâce à un effet obtenu simplement en tenant son micro éloigné.

Chloé était de plus visuellement et sonorement encadrée par deux splendides musiciens, Gilles Tessier et surtout son fidèle accompagnateur, Réjean Bouchard, venu gracieusement participer en la Chapelle Historique du Bon-Pasteur à notre fête du 14 février dernier (pour célébrer Anaïs Barbeau-Lavalette APLP2012). Des effets simples de percussion scandée, ici et là un clavier et un accordéon, n’altéraient pas l’unité musicale obtenue par le recours aux guitares virtuoses de ces deux musiciens inspirés : aucun flottement, aucune fausse note, toujours en accompagnement efficace du chant exclusivement en langue innue, grâce aux mots de Bibitte (Joséphine Bacon), remerciée par Chloé.

Deux numéros du Cirque du Soleil, dont l’un à couper le souffle par un mince acrobate amérindien aux cerceaux démultipliés, sont venus faire rayonner encore plus loin l’immense intégrité artistique du spectacle, qui, bien au-delà d’un concert-bénéfice, refusa d’emprunter la piste racoleuse inhérente au genre. Chloé a choisi de soutenir l’exigence d’un tour de chant célébrant les valeurs autochtones, sans dogmatisme mais sans complaisance pour la faune élitaire qui peuplait la salle; en faisait foi, répercuté par la fabuleuse sculpture humaine érigée lentement à la manière d’un Calder par un couple d’acrobates, son vibrant et essentiel appel : « Amérique, quand érigeras-tu enfin un mausolée commémoratif de l’immense génocide auquel tu t’es livrée? » Ma collègue Yolande Cohen, historienne à l’UQAM, et son conjoint Marcel Fournier en étaient émus aux larmes…

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

Nos actions récentes

17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

Voir toutes nos lettres aux élus »

Remontez dans le temps »

Recherche par sujets