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Je suis APLP parce que…

"Je suis artiste pour la paix parce que quand je me monte sur scene, j'ai l'impression de faire la paix avec mon âme et celle du public. Je me retrouve là, en lieu sûr, pour explorer les forces et les failles de nos coeurs, sans danger, sans jugement ni discrimination pour célébrer la beauté de l'humanité. Et si la vie était toujours ainsi ?"
Paule Tremblay, autrice-compositrice-interprete
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire
"Je suis artiste pour la paix... Sans la paix, pas d'avenir pour la planète. Contribuer à bâtir une culture de la paix me semble un devoir."
André Jacob, auteur et artiste-peintre, APLP honoraire
"Je suis artiste pour la paix parce que la paix justifie l'espoir ."
Denis Carrier, auteur

À l’OTAN, le Canada joue le va-t-en-guerre

À l’ouverture du sommet de l’OTAN, à Madrid, le ministre de la Défense de la Lettonie, pays où le Canada deviendra le porteur d’armes de l’OTAN, monsieur Artis Patricks « n’a pas maché ses mots quant à la menace impériale russe qui est aux portes de son pays. Nous devons tous comprendre, et les Canadiens à la maison doivent comprendre que l’Ukraine mène cette guerre pour nous tous… », rapporte Marie Vastel dans Le Devoir du 30 juin. Quelle hypothèse farfelue ! On dira que cela va de soi, car l’OTAN est bel et bien une alliance politico-militaire, pas une organisation pour la paix.

Cette assertion du ministre s’inscrit dans la philosophie dite défensive de l’OTAN, mais il s’agit surtout d’une déclaration militariste offensive. Et le gouvernement de Justin Trudeau l’endosse sans sourciller. Sous le prétexte d’une stratégie préventive, on sous-entend que la poursuite de la militarisation accrue de tous les territoires limitrophes à la Russie s’impose comme un allant de soi. Dans la conformité à ce credo militariste, un tel discours, à la fois alarmiste et arrogant, passe comme une lettre à la poste, même s’il illustre une profonde contradiction : tous les observateurs.trices, y compris les membres de l’OTAN répètent que la Russie a mal planifié l’invasion de l’Ukraine, gère mal ses forces armées et a déjà subi des pertes importantes, etc. Les stratèges de l’OTAN savent aussi que la Russie se retrouve profondément affaiblie et, d’une certaine manière, elle a déjà perdu sur plusieurs plans (diplomatique d’abord, politique, idéologique et économique). En d’autres termes, la Russie n’est absolument pas en mesure d’attaquer militairement un autre pays dans la conjoncture actuelle, surtout pas en étant engoncée dans le conflit avec l’Ukraine. En outre, personne ne peut sérieusement expliquer l’intérêt de la Russie à attaquer ses voisins. La position du ministre letton, sûrement endossée par les dirigeant.e.s de l’OTAN ne tient tout simplement pas la route.

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Affrontement (2022)
Photo : André Jacob

Avec une telle offensive tactique sur le plan idéologique, L’OTAN cherche à écraser la Russie encore plus en poursuivant la construction de l’ennemi annoncé à nos portes comme une menace internationale afin de justifier la croissance continue de puissances militaires partout en Europe sous l’égide des États-Unis dans le rôle de gendarme. Cette démonstration de force vise aussi à montrer les gros bras des pays occidentaux riches devant la Chine et la Russie, pas à exprimer une position de négociation ou de dialogue.

Les États-Unis se révèlent ainsi le grand gagnant. Premièrement, leur présence militaire stratégique en Europe s’accroît encore davantage, et ce rapidement. Deuxièmement, le contrôle du pétrole semble tourner à leur avantage en ayant obtenu de la part des Européens de travailler à réduire leur dépendance du pétrole russe (du coup les Américains limitent aussi l’impact du pétrole iranien, allié de la Russie, et renforcent leur lien avec les rois du pétrole, les Saoudiens). Les « pompistes » de l’or noir américain et canadien rêvent de plus en plus de se lancer à la conquête des marchés européens. Troisièmement, Joe Biden a gagné l’appui pratiquement inconditionnel des membres de l’OTAN pour diriger les affaires de la guerre et surtout gagner l’opinion publique à son rôle guerrier, ce sans débat public. Quatrièmement, le renforcement de l’OTAN fournit des munitions aux États membres pour contourner l’ONU et sa Commission de sécurité pour aller toujours plus avant dans des politiques guerrières destructrices au nom d’une insécurité érigée en dogme.

Dans ce contexte, la position du gouvernement canadien en est une de soumission; nos ministres se disent très fiers d’augmenter les dépenses militaires et de contribuer au renforcement de la force de frappe dirigée par nos grands voisins. Ils le font sans débat à la Chambre des communes et sans aucun respect de l’opinion des contribuables qui doivent payer cette militarisation outrancière.

Dans aucun cas, on n’évoque la contribution du Canada à la paix. Le gouvernement canadien a déjà eu cette réputation d’être un pays promoteur de la paix avec les brigades de « Casques bleus » ou avec l’opposition à la guerre en Irak quand le premier ministre Jean Chrétien s’était opposé à Georges W. Bush. Le gouvernement canadien actuel adopte plutôt des positions militaristes conservatrices et suivistes. Les États-Unis battent la mesure et le Canada joue la partition imposée. Jamais, nos élu.e.s ne parlent de la recherche de paix comme une perspective à mettre de l’avant. Le simple mot paix semble devenu le mot en « p » qu’il ne faut pas dire… Complicité idéologique oblige.

Pourtant, dans un contexte de guerre, le droit de vivre en paix devrait être reconnu comme un droit fondamental à rappeler pour tous les peuples, y compris la Russie, mais nos dirigeant.e.s actuels, envoûté.e.s par les sirènes de la guerre, n’ont aucune stratégie en ce sens. Le gouvernement canadien pourrait, s’il avait une position claire, promouvoir la paix tant dans l’opinion publique que dans les arcanes du pouvoir. En ce sens, plus que jamais, les stratégies et les tactiques de communication doivent jouer un rôle prépondérant et sortir de la pensée unique de la propagande qui se limite à la promotion de la guerre comme seule issue d’un conflit.

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Les APLP suggèrent…

Voici deux organisations humanitaires qui sont actives en Ukraine et dans les pays où les Ukrainiens se réfugient, sans être contrôlées ni par le gouvernement ukrainien ni bien sûr par la Russie.
Note : ces liens mènent directement aux sites web des organismes. Les dons ne transitent pas par les APLP.

Nos actions récentes

17 septembre 2022 : Nettoyage du parc Lucia-Kowaluk pour le Journée internationale du nettoyage de la Terre.
28 juin 2022 : Lettre à la ministre des Affaires étrangères.
28 juin 2022 : Manifestation avec le Mouvement québécois pour la paix
8 mai 2022 : Manifestation Les mères au front à Québec..
5 avril 2022 : Les APLP endossent la lettre du Canada Peace Network contre les dépenses militaires.
27 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur des États-Unis à Ottawa.
26 mars 2022 : Manifestation avec Échec à la guerre contre la guerre en Ukraine et au Yémen.
23 mars 2022 : Lettre à l'ambassadeur de Russie à Ottawa.
23 février 2022 : Lettre à la ministre Joly sur l'Ukraine.
15 février 2022 : 33e cérémonie des Prix APLP.
21 décembre 2021 : Nos souhaits de paix 2022, lettre aux ministres fédéraux.
13 décembre 2021 : Lettre au premier ministre sur l'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite.
21 novembre 2021 : Deuxième lettre au ministre Miller.
27-28-29 octobre 2021 : Lettres aux nouveaux ministres fédéraux Joly, Guilbeault, Anand et Miller.
19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.

Voir toutes nos lettres aux élus »

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