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Je suis APLP parce que…

"En cette époque de repli sur soi, de violence et de conflits incessants, plutôt que de publier mes états d’âmes sur les réseaux sociaux et de me cantonner dans un rôle de spectateur impuissant, je choisis de militer au sein d’Artistes pour la Paix, un regroupement qui me semble plus pertinent et nécessaire que jamais."
Sébastien Dhavernas, comédien, metteur en scène et producteur, v-p des APLP
"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre du CA des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Lettre aux travailleurs du nucléaire

Les APLP disent "NON" à la réparation de la centrale nucléaire de Gentilly-2

Les APLP disent « NON » à la réparation de la centrale nucléaire de Gentilly-2

Par Marcel Jetté, ancien travailleur du nucléaire  Alors que le gouvernement remet en cause la pertinence d’investir dans la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2, il semble y avoir un consensus chez les travailleurs, sur la nécessité de conserver l’énergie atomique. La réalité sur le terrain est plus nuancée. Je souhaiterais vous faire part de ma propre expérience sur la question.

Je suis un ancien travailleur du nucléaire. À titre de soudeur et de contremaître, j’ai participé à la construction et à l’entretien des centrales Gentilly-1 fermée en 1980, Gentilly-2 et d’un réacteur de même type situé en Argentine. À l’époque, en 1968, mon travail semblait « propre ». Du moins, c’était plus propre à l’intérieur de la centrale qu’à l’intérieur d’un moulin à papier ou d’une raffinerie. Hydro-Québec nous rassurait dès notre arrivée en comparant les radiations émises dans notre lieu de travail aux radiations naturelles d’une banane.

Aujourd’hui je réalise que l’énergie nucléaire semblait « propre » car ses émanations sont inodores, incolores et insipides. Aujourd’hui Hydro-Québec admet émettre plus de 72 substances radioactives dans l’air, l’eau et la terre. Le tritium par exemple, est mutagène, tératogène et cancérigène. On tolère depuis longtemps des rejets de tritium 10 fois plus élevés qu’aux États-Unis et 70 fois plus qu’en Europe.

Aujourd’hui je questionne la pertinence du nucléaire à la lumière de nombreuses études scientifiques réalisées sur l’exposition aux radiations, et non sur la seule parole d’Hydro-Québec. En outre, il est important de savoir qu’aucune dose reçue n’est jugée « sécuritaire » pour notre santé. Elle s’accumule dans notre système.

Aujourd’hui, trop tard, je réalise cela alors que je suis malade. Après de longues années passées au service de l’industrie du nucléaire et d’exposition aux radiations, j’ai développé un cancer et un problème cardiaque. Les États-Unis reconnaissent les risques de maladies professionnelles pour l’ensemble des travailleurs de la filière nucléaire : mine, militaire, énergie, transport, etc. Au Gabon et au Nigeria, des mineurs sont indemnisés par l’industrie nucléaire française. Au Québec, rien. Cela fait maintenant plus de 15 ans que je me bats pour la reconnaissance des risques liés aux radiations nucléaires. C’est une question de principe, mais aussi de respects pour les gars que j’ai moi-même envoyés au coeur du réacteur. Aujourd’hui, le seul regret que j’ai c’est d’avoir été mal renseigné et d’avoir fait confiance aveuglément à Hydro-Québec.

Les employés d’Hydro-Québec et plusieurs sous-contractants sont très compétents. Ils peuvent être plus créatifs et utiles qu’au service d’une vieille bouilloire polluante. Je pense au moteur-roue développé ici au Québec et à la consolidation de créneaux présents dans la région tels que, l’éolien, la biomasse, l’hydro-électricité, le solaire et l’hydrogène. 4 milliards; c’est 1 maison sur 4 que l’on pourrait isoler au Québec, un immense chantier d’efficacité énergétique. Encourageons les microénergies, mettons sur pied un « réseau intelligent » de distribution d’énergie comme en Europe et exportons une expertise en déclassement nucléaire.

Pour les quelques travailleurs possédant une expertise nucléaire. Une travailleuse à Gentilly-2 écrivait dans un média local qu’advenant le cas d’une fermeture : « Tous les professionnels, ingénieurs, cadres, physiciens, etc., seront relocalisés ailleurs ». Heureux d’entendre parler de votre sécurité d’emploi malgré la non-réfection. Néanmoins, plusieurs professionnels devront rester dans la région pour assurer l’arrêt sécuritaire, le déclassement, la gestion du site et des déchets.

Mon souhait le plus cher, avant de mourir, c’est d’assister au déclassement de Gentilly-2. Par la présente, j’invite de tout coeur les travailleurs du nucléaire, mes confrères et mes consoeurs, les sous-contractants et les différents syndicats à s’informer et à questionner ouvertement leur employeur sur les risques liés aux radiations. Il faut briser le bâillon imposé par Hydro-Québec. Au mieux, joignez-vous à la population qui, malgré le brouillard démocratique, marche inévitablement vers la sortie du nucléaire.

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Nos actions récentes

12 novembre : Manifestation contre la haine et le racisme à Montréal.
14 octobre : Manifestation contre l'OTAN à Montréal.
26 septembre : Récital-conférence de Pierre Jasmin.
5 août : Vigile commemorative pour Hiroshima au Jardin botanique de Montréal.
17 juin : Manifestation contre les armes nucléaires, Montréal.
17 juin : Rassemblement de soutien aux réfugiés, Montréal.
27 mai : Marche pour l’humanité et la prévention des génocides, Montréal.
13 mai : Les APLP participent à la fondation du Rassemblement Québécois pour la Paix.
13 mai : Allocution de Pierre Jasmin lors de l'événement Cuisine ta ville.
9 avril : Présence à la manifestation pour la paix en Syrie à Montréal.
21 janvier : Manifestation au rassemblement pour les droits des femmes à la Place des Arts.

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