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Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

« Get up, stand up » contre l’usure des processus

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Mia Mottey, Première ministre de La Barbade à la tribune de l’Organisation des Nations unies, le 24 septembre 2021. (POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Get up, stand up

Il y a tant de discours raisonnables contre le réchauffement climatique qu’il faut désormais recourir à des moyens plus radicaux suggérés par Bob Marley de son vivant [1] et par tant d’artistes à sa suite [2]. L’impatience salutaire de la Première ministre de la Barbade a repris des thèmes que nous abordons depuis deux ans sur notre site des Artistes pour la Paix, souvent relayés dans l’Aut’Journal. Marion Lagardère de France.info relate : « C’était vendredi 24 septembre, en milieu de journée aux Nations-unies, son texte était déjà prêt; comme les autres, elle l’avait rédigé à l’avance, mais lorsque son tour est arrivé, elle a renoncé à le lire : Si j’utilisais ce discours, déclara-t-elle, ce serait une répétition, la répétition de tout ce que vous venez d’entendre, parce que nous répétons toujours les mêmes choses, encore et encore, et chers amis, nous ne pouvons plus faire ça.

Sans notes, en improvisant, elle dénonce l’hypocrisie des prises de parole, l’absence de volonté politique et elle énumère les thèmes notés à la va-vite sur son téléphone avant de monter à la tribune :

  • l’abandon de son voisin Haïti, victime à la fois d’une catastrophe naturelle et d’une crise politique,
  • l’inaction climatique aussi, alors que les pays pollueurs ne respectent pas leurs engagements pour réduire les émissions de CO2 et limiter le réchauffement,
  • l’inégalité sanitaire enfin et la nécessité impérieuse d’avoir des brevets de vaccins libres de droits et accessibles à tous. Combien de morts nous faudra-t-il encore avant que les 1,7 milliard de doses en possession des pays riches soient partagées avec ceux qui n’ont tout simplement aucun accès à la vaccination ?

 

Pour clore son discours, elle cite d’abord la chanson de Bob Marley puis : « qui se lèvera et tiendra bon pour les droits des peuples, pour ceux qui sont morts dans cette pandémie, pour ceux qui meurent de la crise climatique, pour les petits états insulaires qui ont besoin d’un réchauffement inférieur à 1,5 degrés pour survivre ? Si nous pouvons résoudre des problèmes hautement complexes comme l’envoi de gens sur la Lune ou les calvities masculines, on doit pouvoir régler de petits problèmes comme la faim et la pauvreté.»

La Première ministre de La Barbade a pointé le mépris des dirigeants des pays les plus riches qui ne veulent pas entendre, leur court-termisme, leur inconséquence, leur cupidité. Des dirigeants qui d’ailleurs n’étaient pas là lorsqu’elle s’est exprimée. Il n’y a pas eu d’applaudissements à tout rompre, ni d’ovation. La salle était à moitié vide. En revanche, sur Twitter, son discours a répandu l’espoir international et n’en finit plus d’être partagé, repris, loué pour sa fraîcheur, son courage, et ce dans toutes les langues, il dépassait les deux millions de vues ce lundi.

Les bœufs sont lents mais la terre est patiente

Cette citation de Pierre Falardeau servira maintenant à couvrir d’éloges des activistes dont la patience exercée toute leur vie doit nous servir de modèles forts.

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Le Procès mis en scène par François Girard en 2004 au Théâtre du Nouveau-Monde.

  1. Dans la même veine, on doit aussi s’attarder au travail patient à l’échelle internationale de la professeure Brigitte Alepin, fiscaliste, afin de créer un mouvement international qui mette en échec les stratégies d’évitement fiscal. Elle est aidée cette semaine par LES PANDORA PAPERS qui couvrent de honte des dirigeants au discours hypocrite, tel Tony Blair, déjà dénoncé par le film vitriolique de Roman Polanski the ghost writer. Parmi ceux qui attirent l’attention du monde sur les paradis fiscaux, on retrouve aux premières loges le professeur Alain Deneault qui n’a pas hésité, malgré les attaques de minières très riches sur son livre Noir Canada, à dénoncer le phénomène qui prive notre service public de rentrées d’argent en taxes évaluées à des dizaines de milliards de $ annuelles.
  2. La charge prophétique de der Prozess dès 1914 – l’œuvre attendra des années après la mort de son auteur avant d’être publiée et de devenir une œuvre-phare du XXième siècle – dénonce le processus d’une justice aveugle au service d’une bureaucratie inhumaine. Lorsque le valeureux Pierre Craig titre l’œuvre télévisuelle de la semaine le procès [3], ne répète-t-il pas l’erreur de traduction qui avait fait adopter le même titre par les traducteurs de Franz Kafka ? Mon interrogation procède (!) d’un souci démocratique envers tant de gens démunis devant des entrepreneurs véreux inlassablement dénoncés par Craig quand il animait l’émission La facture et n’a surtout pas pour but de dénigrer le travail formidable que l’exemplaire journaliste d’enquête continue à effectuer, cette fois à Télé-Québec, mis au service de la Clinique Juripop et de Justice pour tous.
  3. Scandale après scandale se révèle la duplicité de nos dirigeants dénoncée méthodiquement, article après article (L’Aut’Journal), mouvement après mouvement (Attaq-Québec, Oxfam…). L’Institut de Recherches et d’Informations Socio-économiques défend avec logique ce qu’apporterait une taxation juste des plus riches :

double-boucle

On remarque en ce tableau, à droite sur l’image, à gauche en réalité politique, l’extension du domaine public, qui va de pair avec la diminution planifiée de l’importance du privé, ce qui veut dire, si on ne veut pas perdre notre système public, favoriser

  • les infirmières du secteur public que les primes à la Legault ne suffiront pas à ramener dans le système, tant qu’un système parallèle privé les attire avec des conditions avantageuses (horaires souples moins contraignants, rémunérations accrues),
  • les médecins dont on coupe les conditions de travail à cause de la crise du Covid-19, traités injustement dans le public par rapport aux cliniques privées,
  • les professeur-es du système public, tant que les écoles privées jouiront de conditions privilégiées et subventions que même l’Ontario n’accorde pas aux
    sien-ne-s.

 

Merci aux syndicats de protéger la valeur des premier-ères et troisièmes. Peut-être qu’avec la féminisation des médecins, viendra la nécessité d’une protection syndicale ?


[1] Get up, stand up
Stand up for your rights !
Get up, stand up
Don’t give up the fight !

Sa mémoire est préservée dans sa maison au cœur des montagnes de la Jamaïque, visitée il y a un an et demi.

[2] Un exemple de feu nous est donné par Martine Delvaux, dont la prise de position est signalée déterminante sur pressenza.com : L’oiseau de feu pyromane – Les Artistes pour la Paix

[3] Réalisé par Frédéric Nassif

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