Evénements du mois

Activités de nos membres

Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

L’UICN en campagne pour sauvegarder 80% de l’Amazonie

Largement ignorée par les médias et le grand public, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) tient son congrès mondial en ce moment à Marseille. Pour la première fois en 70 ans d’existence, l’Union donne le micro aux voix autochtones. En effet, les délégués de 23 organisations et groupes autochtones participent au congrès. Le modèle de la forteresse européenne, en matière de sauvegarde environnementale a été jugé dépassé, car il ne traite pas des problèmes comme les déplacements de population et les abus de droits de la personne. Bref, la lutte pour la conservation de la nature n’est plus l’apannage des ONG d’Europe : on s’est rendu compte que la majorité des zones à protéger sont en territoire autochtone, et que ceux-ci sont les plus compétents en matière de protection des espèces animales.

congres-uicn

Nadino Calapucha, Claudette Labonté, Carmen Josse et José Gregorio Díaz Mirabal lors de la conférence de presse de Amazonie poiur la Vie. Photo Getty

José Gregorio Díaz Mirabal, membre du peuple Wakuenai Kurripaco du Venezuela et directeur du Congrès des organisations autochtones du bassin de l’Amazone (COICA), lutte depuis des années pour se faire entendre. « Moins de 1% des fonds investis dans la sauvegarde des milieux intacts aboutit dans nos communautés, car l’argent va à des consultants qui ne font que nous expliquer comment protéger ce que nous protégeons déjà. Alors, nous voulons être entendus et nous prévaloir de nos droit de vote ».

Pas surprenant, donc, que la campagne de l’Union ait pour but de sauvegarder 80% de la forêt amazonienne. Des délégués venus du monde entier voteront cette semaine sur des propositions de politiques et de dépenses, qui devraient définir les stratégies pour les années à venir. La coalition Amazone pour la Vie du COICA demande que 80% de la forêt amazonienne soit protégée d’ici 2025, comparé à 45% en ce moment. Elle demande aussi que la totalité des territoires autochtones soient reconnus, et l’interdiction des activités minières sur ces territoires.

Pas une mince affaire quand on considère que 212 activistes pour l’environnement ont été assassinés en 2019, dont 40% d’autochtones. « Les scientifiques disent que les territoires autochtones sont les mieux conservés, mais c’est nous qui avons le plus grand nombre de meurtres » dit Diaz Maribal. Une situation que les politiques de terre brûlée (au sens littéral) de Jair Bolsonaro ne font qu’envenimer.

Le congrès offre une plateforme aux scientifiques et aux activistes, mais permet aussi aux décideurs de définir les prochains Accords de Paris pour la nature devant être discutés à la Cop15 (15e Conference of Parties) à Kunming en Chine l’année prochaine. Le thème principal de ces accords : sauvegarder 30% de la biodiversité mondiale d’ici 2030, soit la cible du 30X30.

manif_marseille

3000 manifestants à Marseille. Photo AFP

La veille du congrès de UICN, les représentant autochtones et des scientifiques de 18 pays se sont réunis à Marseille pour un contre-sommet, réclamant que les territoires autochtones soient au coeur des stratégies de conservation. Plus de 3000 personnes ont pris part à cette réunion et aux manifestations dans Marseille. Mordecai Ogada, directeur de Conservation Solutions Afrika : « La cible 30X30, c’est bien joli, mais il faut revoir la définition des territoires protégés, et aussi raffiner les modèles de conservation de la biodiversité. Mais les grosses organisations trouvent ça difficile d’adapter ou modifier leurs structures ».

Francisco Ramiro Batzin Chojoj, représentant l’organisation autochtone Sotz’il, basée au Guatemala : « La cible 30X30 est fondamentale, et les peuples autochtones doivent participer aux discussions, c’est essentiel ».

Le dernier rapport de l’ONU sur l’environnement et les droits de la personne, publié le mois dernier, insiste sur le fait qu’il faut abandonner l’ancien modèle de protection de l’environnement pour tenir compte de l’apport des peuples autochtones, les vrais experts.

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Nos actions récentes

19 février 2021 : Lettre ouverte au PM concernant Haïti.
18 septembre 2020 : Lettre aux élus - Pour une réorientation de la politique étrangère canadienne.
20 mai 2020 : Lettre ouverte - le Canada ne mérite pas de siège au Conseil de sécurité.
13 avril 2020 : Lettre à Justin Trudeau : Levons les sanctions !
10 avril 2020 : Lettre du Groupe des 78 : Habileté diplomatique requise pour une intervention urgente
7 avril 2020 : Lettre au Premier ministre Trudeau sur NUMISMA
18 février 2020 : Lettre au Premier ministre sur Wet'suwet'en.
27 janvier 2020 : Message au Premier ministre sur les déchets nucléaires.
25 janvier 2020 : Manifestation Non à la guerre contre l'Iran.
Voir toutes nos lettres aux élus »

Remontez dans le temps »

Recherche par sujets