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"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
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"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
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"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
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"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Le Canada de Trudeau censure-t-il les Nations Unies ?

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C’était en 2017 et Trudeau a toujours refusé de rencontrer Setsuko…

Rien n’indique à la veille de l’entrée en vigueur à l’ONU de l’important Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) que le gouvernement Trudeau va sortir de son mutisme et de sa complicité avec l’OTAN, et ce malgré l’engagement courageux d’une sénatrice et de quatre parlementaires, dont un libéral, aujourd’hui le 21 (voir point 2). Merci à Melissa Whaling et à Neil Arya d’avoir soutenu le communiqué de presse suivant et merci à ceux qui le publieront, en défi de la censure généralisée dans les neuf pays armés de bombes nucléaires, en particulier nos soi-disant alliés la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis + les 25 autres pays membres de l’OTAN, dont le Canada. Voici donc ce communiqué, conçu pour informer la population :

« Des Canadiens d’un océan à l’autre se joignent le 22 janvier à des sympathisants du monde entier pour célébrer l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, 90 jours après le Honduras, devenu le 50e État à ratifier ce traité historique.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a proclamé que l’entrée en vigueur de ce Traité était «l’aboutissement d’un mouvement mondial visant à attirer l’attention sur les conséquences humanitaires catastrophiques de toute utilisation d’armes nucléaires. Le TIAN représente un engagement significatif en faveur de l’élimination des armes nucléaires, la plus haute priorité des Nations Unies en matière de désarmement. »

Mme Setsuko Thurlow, maintenant citoyenne canadienne qui a survécu au bombardement atomique d’Hiroshima à l’âge de 13 ans, a déclaré: «Quand j’ai appris que nous avions atteint notre 50e ratification, je pouvais à peine tenir debout. Je suis donc restée assise sur ma chaise, ma tête entre mes mains et j’ai pleuré de joie. Je me suis imaginée échanger avec les esprits de centaines de milliers de personnes qui avaient perdu la vie à Hiroshima et Nagasaki. Je n’ai que de la gratitude pour tous ceux qui ont œuvré au succès de ce traité ». Mme Thurlow a consacré sa vie à l’abolition de l’arme nucléaire, a reçu l’Ordre du Canada et a été honorée comme co-récipiendaire du prix Nobel de la paix 2017, accordé à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICANW.org) et à sa directrice exécutive, Beatrice Fihn.

Perspective

Négocié en 2017, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires interdit légalement en toutes circonstances, le développement, la fabrication, la production, les essais, l’acquisition, le stockage, le transfert, le stationnement, l’utilisation ou la menace d’usage des armes nucléaires. Il oblige également les États parties à fournir une assistance aux victimes, celles des bombardements nucléaires au Japon, et celles des plus de 2000 essais nucléaires menés dans divers endroits du monde depuis 1945.

Bien que le Traité ne lie juridiquement que les nations qui choisissent d’y adhérer, il établit de nouvelles normes mondiales et est largement considéré comme une contribution majeure au droit international humanitaire, complémentaire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), entré en vigueur en 1970.

Approuvé par 122 pays à l’Assemblée générale des Nations Unies en juillet 2017 suite à la présentation par Elayne Whyte-Gomez ambassadrice du Costa Rica, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires compte actuellement 86 signatures et 51 ratifications.

Malheureusement, les neuf États dotés d’armes nucléaires et leurs alliés – y compris le Canada – ont boycotté la négociation de ce traité et continuent de le dénoncer.

Des organismes de la société civile de partout au Canada ont demandé au gouvernement de tenir un débat sur le Traité au Parlement et de permettre au Comité permanent des affaires étrangères et du développement international de tenir des audiences publiques sur le rôle du Canada dans la promotion du désarmement nucléaire. »

Porte-paroles

  • Earl Turcotte, président, Réseau canadien pour l’abolition de l’arme nucléaire (Ottawa)
  • Paul Meyer, président, Conférences Pugwash Canada (Colombie Britannique)
  • Cesar Jaramillo, directeur exécutif, Project Ploughshares (Waterloo, Ontario)
  • Nancy Covington, Voix des Femmes Canada (Halifax)
  • Pierre Jasmin, Les Artistes pour la Paix, Pugwash Canada (Estrie, Québec)

 

Actions diverses

1Les 18 et 20 janvier, la société civile a publié une annonce bilingue dans le Hill Times appelant le gouvernement du Canada à tenir un débat parlementaire sur le Traité et des audiences publiques au Comité permanent des affaires étrangères et du développement international sur le rôle du Canada dans la promotion du désarmement nucléaire. Un lien vers l’annonce se trouve sur le site Web de l’Institut canadien de politique étrangère: , ainsi que sur le site des Artistes pour la Paix.

2Le 21 janvier à 10 h HNE, la députée du Parti vert Elizabeth May, Heather McPherson du NPD, Alexis Brunelle-Duceppe du Bloc québécois, Nathaniel Erskine-Smith du Parti libéral, la sénatrice Marilou McPhedran et l’ex-sénateur canadien et Ambassadeur pour le désarmement, Douglas Roche OC, ont tenu une conférence de presse conjointe pour marquer l’entrée en vigueur historique du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). On peut y assister par le facebook de Heather MacPherson qui l’a enregistrée pour nous. Alexis Brunelle-Duceppe a articulé en français une position plus affirmée que celle du 19 novembre [1], vu le BLOC résolument en faveur de la signature du Canada au TIAN. Il a souligné le courage du député libéral Nathaniel Erskine-Smith qui comme la sénatrice McPhedran a demandé à Trudeau de faire preuve du même courage que Mulroney anti-apartheid et que Jean Chrétien anti-mines antipersonnel et partisan de signer au nom du Canada le TIAN. Enfin, le discours de Douglas Roche m’a paru plus fort que jamais dans la dénonciation de la lâcheté des Freeland, Garneau et Trudeau, alors que le Canada depuis 75 ans avait l’habitude de se trouver du côté des initiatives de paix de l’ONU. Comment peut-on hésiter à dénoncer des armes de destruction massive qui s’attaquent en majorité aux civils ? Alexis B-D a en plus ouvert la porte à dénoncer la politique libérale laxiste face aux déchets nucléaires.

3Le 20 janvier, le Réseau canadien pour l’abolition des armes nucléaires lance un nouvel appel à l’action sur le désarmement nucléaire. L ’« Appel à l’action », adressé au premier ministre et à ses collègues du Cabinet, comprend 17 recommandations et sous-éléments majeurs qui, selon la société civile, rendraient le Canada plus efficace dans la campagne mondiale visant à débarrasser le monde des armes nucléaires (voir le site Web CNANW.ca, dont hélas toutes les communications depuis le 19 mai 2019 semblent unilingues anglaises).

4Pétition en soutien du traité: Elizabeth May parraine une Pétition électronique bilingue demandant au gouvernement du Canada d’adhérer au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Comptant déjà plus de 1200 signatures, elle reste endossable jusqu’au 6 février. Son contact et initiatrice est la Dr Nancy Covington. Cliquez ici.

5Les Artistes pour la Paix ont créé une courte rétrospective en photos de leur lutte artistique et avec tant d’alliés non-gouvernementaux contre la bombe : cliquez ici.

En conclusion, tout comme Échec à la guerre, les APLP réclament un débat parlementaire ouvert au public.


[1] https://lautjournal.info/20201120/le-canada-na-pas-signe-le-traite-dinterdiction-des-armes-nucleaires

 

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