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"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Rafael Payare à la direction de l’OSM

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Le 10 janvier 2021, l’Orchestre Symphonique de Montréal nous a présenté un avant-goût des cinq ans qui verront le jeune chef charismatique Rafael Payare à sa tête.

Qu’est-ce qu’el sistema ?

Qu’il me soit permis d’abord de saluer l’éclosion de talents merveilleux musicaux dans un pays hélas menacé par notre Premier ministre Trudeau et ses manigances guerrières avec le Groupe de Lima : quelle honte nationale.

Le garage à musique du bon docteur Julien dans Hochelaga-Maisonneuve s’est basé sur les solides notions pédagogiques à la base d’El Sistema, créé au Venezuela d’Hugo Chavez par le musicien social et professeur de Rafael Payare, José Antonio Abreu : voir un de mes articles vieux de presque 7 ans.

J’ai plus tard évoqué une possible transmission héritière des Guaranis, peuple martyrisé après avoir bénéficié de la culture musicale des Jésuites il y a près de trois siècles : ce massacre colonial est relaté par le film dramatique Mission de Roland Joffé, gagnant de la Palme d’Or du Festival de Cannes 1986, avec sa sublime musique signée Ennio Morricone . La claveciniste Geneviève Lagacé a trouvé des manuscrits et des instruments fabriqués par les Guaranis auxquels nos sociétés de musique devraient porter davantage d’attention ou alors, on devrait accorder le budget nécessaire aux Idées Heureuses.

Qui est Rafael Payare ?

« C’est un artiste prodigieux, qui allie le don d’une rare perfection sonore à une sensibilité profonde, délicate, intense, frémissante » – Le Monde.

Âgé d’à peine quarante ans, Parare déclare au critique Christophe Huss du DEVOIR : « Nous allons avoir beaucoup de plaisir. Rêver et établir les plans du voyage que nous allons entreprendre est la partie la plus excitante… après la musique ! » Habitué de l’émission du samedi de Joël LeBigot, Huss nous informe aussi : « Rafael Payare prend sa mission très au sérieux. Lui qui ne parlait pas un mot de français lorsqu’il a dirigé pour la première fois l’OSM en septembre 2018 s’exprime brièvement en français dans un petit clip. Il commence aussi notre entrevue en français, expliquant qu’il suit des cours d’immersion chez Berlitz depuis novembre.» On aimerait que les joueurs du Canadien suivent son exemple, alors que ceux du Montréal FC (ex-Impact) le font. « La musique doit être accessible au plus grand nombre, j’en suis un parfait exemple : une exposition à la musique peut changer votre vie. » Payare est en effet le produit d’El Sistema, projet éducatif qui, au Venezuela, donnait accès à la musique à toutes les couches de la population. « J’ai entendu l’Ouverture 1812 de Tchaïkovski et j’ai été frappé par le thème de La Marseillaise aux cuivres. J’avais 14 ans. Quelques mois plus tard, mon frère m’a amené à une répétition. Le chef m’a tendu un cor et m’a dit : “Souffle”, et j’ai commencé à jouer du cor. C’était en février 1994. En décembre 1994, je faisais partie de l’Orchestre des enfants du Venezuela, puis j’ai fait partie de l’Orchestre des jeunes, puis de l’Orchestre Simon Bolivar».

Premier concert transmis gratuitement sur OSM.ca

Le violon solo Andrew Wan, membre du comité de sélection du nouveau chef, raconte son premier contact : « Nous étions tous les deux dans sa loge. Je l’ai trouvé hypersensible, très gentil. Il a beaucoup d’énergie, mais c’était surprenant de le voir aussi sensible et communicatif. » Bref, on est loin du snob et autoritaire Charles Dutoit et du cérébral introspectif Kent Nagano, souvent dans sa bulle !

Le Carnaval romain de Berlioz avec sa rythmique si brillamment détaillée par Dutoit, était brouillé par des musiciens désarçonnés par la chironomie exagérée d’un chef photogénique aux expressions faciales multipliées, mais non par show-off. La première symphonie de Brahms révèle un musicien sublime auquel les musiciens de l’OSM semblent s’abandonner, même si on est à l’opposé du Brahms cartésien aux rythmes définis tel qu’interprété par Nagano, proche de Beethoven. On plonge en une interprétation wagnérienne, où les percussions et les cordes graves (violoncelles et contrebasses) ponctuent un discours romantique contrastant avec violons et altos sur le devant de la scène. Quant au deuxième mouvement, il surprend par sa lenteur mahlérienne aux modulations en mineur déchirantes et celles en majeur éclairées par la tendresse libérée des bois et de cuivres sans dureté. Le long silence que le chef s’accorde avant le troisième mouvement montre son attention primordiale à la spiritualité et non aux effets de la musique. S’il pointe un groupe de musiciens, c’est pour les inviter à échanger en dialogue, et ses tempi révèlent une imagination qui n’autorise les climax que s’ils respectent la logique d’une musique nordique aux cors mis en valeur. Payare sera un chef magique qui nous surprend déjà.

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