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Activités de nos membres

Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

COVID-19 et vaccin

Avec l’aide de Wikipedia pour la première partie.

Ricardo Petrella

petrellaNommé docteur honoris causa de plusieurs universités européennes et de l’Université du Québec à Montréal, Riccardo Petrella a fondé en 1991 le groupe de Lisbonne. À partir du « Manifeste de l’Eau », il a fondé en 1997 le Comité international pour un contrat mondial de l’eau (dont il est le secrétaire général). À partir de 2003, il est l’initiateur de l’Université du Bien Commun dont les travaux sont menés en Italie, en Belgique et en France.

Il a proposé un Contrat mondial de l’eau reposant sur le principe que l’eau appartient à tous les habitants de la terre et qu’elle leur est – comme l’air – vitalement nécessaire (humains et non-humains). Le contrat proposé par Petrella a un double objectif :

  • accès de base à l’eau (considérée comme bien public) pour tous et chacun
  • gestion solidaire et soutenable de l’eau, impliquant un devoir de solidarité et de cohérence mondiale et locale, respectant les libertés et les droits des générations futures et de protection et de respect envers l’écosystème Terre.

 

Étant donné que près de 3 milliards de gens ne disposent pas de latrines et sont ainsi gravement exposés aux maladies hydriques, tout en polluant l’eau ; que 2 milliards de gens n’ont simplement pas accès à une eau potable ; et que la pollution générale des sols, rivières et mers progresse, ainsi que la désertification, avec Petrella, la féministe canadienne Maude Barlow ajoute que notre mauvaise gestion de l’eau (via la déforestation, l’irrigation, le drainage irrationnels et la désertification notamment) exacerbe en outre les dérèglements climatiques et leurs effets.

Une des figures emblématiques de l’altermondialisme, M. Petrella s’engage dans un ultime combat qui le porte à s’assurer qu’un futur vaccin contre le COVID-19 soit universel, c’est-à-dire libre de brevet, gratuit et accessible à tous. Pas étonnant que son dernier grand ouvrage publié porte le titre d’Au nom de l’humanité (2015).

Marécages conspirationnistes

Pendant que les Artistes pour la Paix se concentrent sur des problématiques mondiales sérieuses, une Fondation a amassé à Québec, dès les premiers jours de juin, plus de
$350 000 afin d’attaquer les décrets gouvernementaux du Québec, jugés complices d’un
« coup d’État international, prétexte pour nous conditionner à la docilité et à la répression policière » ! Stéphane Blais, Josée Turmel, Dr Mario Beauregard, Caroline Mailloux, Jean Casault et l’avocat Guy Bertrand se sont joints à Jean-Jacques Crèvecoeur, un conférencier français établi chez nous qui jouit de 294 765 mentions J’aime pour ses élucubrations irresponsables sur Facebook, pour dénoncer en chœur la présumée « dangerosité des vaccins en développement contre la COVID-19 que les gouvernements voudront rendre obligatoires et qui créeront des humains génétiquement modifiés »! C’est très payant de gueuler contre les vaccins que 15% de la population détestent en partant, principalement par peur des piqûres…

On trouve d’autre part dans leurs articles que l’OMS serait dirigée par un ancien criminel de guerre : pauvre docteur Ghebreyesus de l’Éthyopie, déjà détesté par Trump qui l’accuse d’être à la solde des méchants Chinois ! On rirait si on ne constatait pas à quel point la population désemparée, en particulier celle désinformée par les radios-poubelles, adhère à de telles théories qui accusent en outre depuis trois mois la mairesse de Montréal et le premier ministre Legault d’avoir confiné à tort la population et de lui imposer maintenant le masque obligatoire. On leur souhaiterait d’être gouvernés par le président Jair Bolsonaro, qui a fait campagne contre le confinement et contre les masques au Brésil, deuxième pays le plus atteint après les États-Unis et qui, lui-même atteint par le COVID-19, s’administre, comme Trump le faisait avant lui, de l’hydroxychloroquine, un médicament jugé totalement inefficace par l’Organisation Mondiale de la Santé en qui nous gardons confiance.

On n’exonère évidemment pas les gouvernements de tout blâme [1], surtout en une journée où le réflexe néolibéral provincial ne parle que de sauver l’industrie aérienne et où, au fédéral, Trudeau est pris les culottes baissées à faire du népotisme d’autant plus dégueulasse qu’il est PAYÉ par une fondation censée pratiquer le bénévolat !!

Si le ministre de la Santé a été obligé aujourd’hui de fermer les bars à minuit, privant ainsi de leur gagne-pain les plus jeunes de nos membres qui ont mis leur carrière artistique, forcément en suspens, pour y être serveuses et serveurs, ces jeunes, plutôt que de verser dans le conspirationnisme, comprennent que leurs douloureux revers successifs à leur indépendance financière et autre sont le résultat de riches sans dessein qui ont envahi, sans respecter la distanciation ni porter de masque, les bars au DIX TRENTE.

On invite d’ailleurs ces covidiots à signer le contrat que leur proposait avant-hier avec l’humour qu’on lui connaît, Richard Martineau.

L’éventuel vaccin contre la COVID-19

Puis-je vous signaler, sans que cela m’enrichisse d’un seul cent ni ne rende cet article propulsé par 2 mentions j’aime de plus, la parution avant-hier dans le journal le Nouvelliste d’un article que j’ai co-signé avec Jean-Yves Proulx, Jacques Brodeur et ma collègue Lucie Sauvé du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté de l’UQAM ? Sans apeurer le monde, nous essayons ensemble seulement de prévenir, avec notre ami Riccardo Petrella avec qui nous sommes en contacts hebdomadaires depuis environ deux mois, la rapacité des BIG PHARMAS de vouloir s’accaparer les profits escomptés d’un tel vaccin.

Car cela fait partie de notre mandat de « conspirer » en faveur de la paix mondiale…


[1] On ne nie évidemment pas que nos gouvernements néolibéraux ne méritent pas certaines des critiques de Pierre Dubuc à l’égard de leurs dérapages (à lire dans le dernier numéro-papier L’Aut’Journal, avec surtout les inquiétantes mainmises fédérales en cours sur nos infrastructures).

Ajout le 12 juillet

Reçu ce matin samedi un long courriel et un document joint de 19 pages de Riccardo Petrella, adressés aux sept signataires de l’article communiqué en troisième partie. Dans ma réponse au nom des sept, je ne lui cache pas le contraste entre sa noble mission de bien commun et les rapaces et consternantes conceptions de ce « bien commun » par Trudeau et son ministre des Finances fédéral Morneau dont les méfaits récents de népotisme rémunéré ont suscité de ma part le qualificatif dégueulasse. Excessif? Il venait de ma colère de voir un chef de gouvernement qui jusque-là avait plutôt bien agi contre la crise du COVID-19, se faire prendre encore une fois à grenouiller, comme il l’avait fait pour SNC-Lavalin.

Dans la 2e partie de cet article, vous avez constaté que j’expose des conspirations comme celle de Québec. Ses auteurs ne sont pas seuls à être blâmés: quand nos gouvernements de possédants jouent à tirer de nauséabondes ficelles, il ne faut pas s’étonner de la réaction désordonnée, voire hystérique, des dépossédés, d’où l’intérêt de faire connaître la proposition généreuse de M. Petrella d’un vaccin universel et gratuit.

Car la situation mondiale est préoccupante à cet égard : « Obviously, the pandemic continues to cause tremendous suffering, and regional governments have continued to suppress or have failed to be transparent in facilitating access to information about its spread and implications. This gap in knowledge about spread, mitigation, or treatment has left a population seeking but not finding information, and a landscape that remains rife with dis- and mis-information, including conspiracy theories spread by nefarious actors – state and non-state alike.
We’ve also seen continuing trends whereby governments (particularly in Morocco, Algeria, Egypt, Iraq, and Iraqi Kurdistan) have exploited the pandemic as a pretext for increased securitization, with deterioration in freedom of the press and further erosion of the public sphere. Finally, in conflict zones (Libya, Syria, and, most especially and tragically, Yemen), the virus has hit suffering populations hard, showing the horrific and enduring cost of prior artillery campaigns that had targeted hospital and health infrastructure. »

Certes, la pandémie continue de causer d’énormes souffrances et les gouvernements régionaux n’ont pas fait preuve de transparence en supprimant parfois l’accès à l’information sur sa propagation et ses implications. Cette lacune dans les connaissances sur la propagation, l’atténuation ou le traitement de la Covid-19, a laissé une population à la recherche d’informations élusives, et un paysage qui regorge d’informations erronées et falsifiées, y compris des théories de complot diffusées par des acteurs néfastes – étatiques et non étatiques.
Nous avons également observé des tendances persistantes selon lesquelles les gouvernements (en particulier au Maroc, en Algérie, en Égypte, en Iraq et au Kurdistan irakien) ont utilisé la pandémie comme prétexte pour accroître la titrisation, avec une détérioration de la liberté de la presse et une nouvelle érosion de la sphère publique. Enfin, dans les zones de conflit (Libye, Syrie et, plus particulièrement et tragiquement, au Yémen), le virus a durement frappé les populations souffrantes, démontrant le coût horrible et durable des campagnes d’artillerie antérieures qui avaient ciblé les infrastructures hospitalières et sanitaires.

Traduction : Daniel Gingras

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