Evénements du mois

Activités de nos membres

Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Des Iris à l’image du Québec

Les APLP ont le grand plaisir de vous inviter à leur remise de trois prix «hommage» et d’un prix «artiste pour la paix de l’année 2014»

Alanis Obomsawin recevant le Prix-hommage des APLP le 22 février 2015. Photo J-F Leblanc

Hier soir, le Gala des Jutra, rebaptisé des Iris en un désir sans doute excessif de pudeur posthume, prenait les traits d’une soirée Radio-Canada au coin du feu de l’émission Bonsoir, Bonsoir ! Très réussie, une entrevue conviviale de l’animateur Jean-Philippe Wauthier s’est déroulée, intime, avec sa souriante invitée de 87 ans, Alanis Obomsawim (photo tirée de l’hommage APLP 2014), récompensée pour l’ensemble de son œuvre : plus de cinquante films, mais aussi une œuvre picturale et des chansons…

Voici sa réaction relatée par Marc-André Lussier (La Presse) : « Je suis très honorée et touchée par ce prix, parce qu’il vient du Québec. Au cours des années passées, je n’aurais pas pensé que nous pourrions en venir à ce point de certain respect, qui n’existait pas avant envers nos nations. C’est encourageant car nous nous dirigeons vers une autre ère, où tout sera possible, alors que pendant si longtemps, tout était impossible. » On y reviendra en relatant notre été 1990.

S’il y a eu des déceptions…

La nomination d’Alanis compensa pour une sélection qui a ignoré Une manière de vivre de Micheline Lanctôt pourtant bien à l’écoute de la jeunesse et, surprise du scénario, de la communauté Chisasipi, et pour un jury qui a boudé Kuessipan de Myriam Verreault, immergée dans la vivante jeunesse innue.

Le film La femme de mon frère, de Monia Chokri, avec 11 nominations, est aussi reparti les mains vides, ce qui semble totalement incompréhensible pour un film québécois doublement distingué l’an dernier au Festival de Cannes ! On aura longtemps dans la mémoire sa si vive description d’un monde jeune et éclaté magnifiquement, incarné par l’incomparable énergie vraie d’Anne-Élisabeth Bossé, propulsée étoile de notre cinéma, mais aussi celle de Patrick Hivon et d’Évelyne Brochu, sans compter les rôles de leurs parents pittoresques et attendrissants. Peut-être mon attachement au film provient aussi de sa description sans pitié du monde universitaire ingrat.

Il y a surtout eu de nombreux motifs de fêter

Sympathie pour le diable, de Guillaume de Fontenay méritait son prix de meilleur premier film, avec Niels Schneider dans le rôle de Paul Marchand. « Le rêve d’un monde meilleur est obscène et turbulent. Paix à ton âme, Paul. Et paix à tous ceux et celles qui ont souffert du siège de Sarajevo », a déclaré de Fontenay, ému.

Il pleuvait des oiseaux, de Louise Archambault, avec treize nominations, mettant en scène des personnes âgées, déconfinées et attachantes, s’est vu décerner le prix de la meilleure actrice, remis à Andrée Lachapelle que nous avions honorée du prix Artiste pour la Paix de l’année 1990.

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Andrée Lachapelle. Photo Édouard Plante-Fréchette/La Presse

Et il s’est vu aussi décerner le prix du meilleur acteur : victime d’une campagne mesquine et ingrate d’étudiants de théâtre, Gilbert Sicotte avait aussi reçu ce prix prestigieux pour ses rôles dans Le vendeur en 2012 et Paul à Québec en 2016 : on l’attend en 2024 ! Ses remerciements étaient particulièrement émouvants et circonstanciés : « Ce prix me parle parce qu’il aborde une histoire d’amour entre des aînés, a-t-il commenté à La Presse (merci encore à M.-A. Lussier). Avec la pandémie que les personnes âgées ont vécue, j’ai le sentiment que ce trophée est remis à tous ces gens, qui ont vraiment trop souffert et je le partage avec eux. Et qu’Andrée [Lachapelle] le gagne aussi, c’est comme une reconnaissance que l’amour est possible même quand on est plus âgé. Ça nous dit que des surprises peuvent encore surgir dans la vie. Il y a parfois des films qui ont une portée qui dépassent le cinéma ».

Et enfin, le phénomène Antigone

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Sophie Deraspe. Photo François Roy/La Presse

Antigone de Sophie Deraspe mérite ce dernier commentaire de Sicotte puisqu’il a triomphé six fois, notamment comme meilleur film, meilleure réalisation et meilleur scénario auquel mon article de 2019 soulignait l’apport de Monique Proulx. Se faisant l’écho du printemps érable 2012 et prophétisant la ruée la semaine dernière dans les rues de notre jeunesse révoltée par le racisme et la violence policière, le film brille aussi par le prix de révélation de l’année remis à l’actrice Nahéma Ricci-Sahabi. Meilleur film canadien au festival international de Toronto, choisi pour représenter le Canada aux Oscars, consacré meilleur film aux Prix Écrans canadiens, Antigone est maintenant promu meilleur film québécois. L’art triomphant pallie la désinformation politique !

« Même s’il n’y a pas d’écho à la brutalité policière dans le texte de Sophocle, il reste qu’il évoque quand même les failles d’un système auquel une jeune femme s’oppose, explique Sophie Deraspe à La Presse. Pour moi, ça m’est apparu comme une évidence. Et cette évidence, nous l’avons en plein visage depuis deux semaines [l’assassinat de George Floyd]. C’est malheureux que ce film de fiction soit autant d’actualité. En même temps, il est heureux que ce qui se passe présentement ne nous laisse pas indifférents. »

En résumé, les Iris 2020 ont pulvérisé le plafond de verre en distinguant à bon droit de remarquables femmes réalisatrices et comédiennes dont les 9 noms sont en gras caractères.

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