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Je suis APLP parce que…

"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
Camille Pelletier Antaya, membre des APLP
"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
domlebo, auteur-compositeur-interprète
"La paix est sacrée. C’est pour ça qu’on dit : Sacré-moi la paix !"
Yvon Deschamps, humoriste retraité
"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
Pierre Jasmin, pianiste, membre de l'exécutif de Pugwash Canada
"ChacunE, quel que soit son milieu d’appar-tenance et ses talents, peut et doit apporter sa petite pierre à la construction de la Paix (qui est tellement plus que l’absence de guerre ou de conflit armé)."
Dominique Boisvert, écrivain d'essais
"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Crises de vedettes : Adams vs. Trudeau et Trump

bryan_adams

Bryan Adams

Une nouvelle d’importance INTERNATIONALE (!) a enflammé les réseaux sociaux, de même que Radio-Canada, TVA, HuffPost, la Presse et le Journal de Montréal: le chanteur canadien Bryan Adams s’est excusé sur instagram pour avoir, dans un moment de frustration vu l’annulation de ses concerts, dénoncé hier la cruauté animale causée par des « bâtards mangeurs de chauves-souris vendues dans des marchés à contamination croisée, causes du coronavirus ». Il se défend aujourd’hui d’être raciste antichinois, s’excuse d’avoir dans un zèle pro-végan propagé ce qui n’est qu’une « source POSSIBLE du virus » et se dit rempli de compassion pour toutes les victimes de la pandémie globale… Cela sent la fabrication d’une agence de relations publiques à plein nez… Et SumOfUs en profite pour lancer une pétition internationale dénonçant le trafic favorisé par Facebook entre l’Afrique et l’Asie livrant 2.7 millions de pangolins démembrés à des officines de médecine traditionnelle et des marchés en Chine.

Et pendant ce temps, le président Trump s’en tire très bien avec les médias peu préoccupés de sa dernière niaiserie raciste que nous commentions en fin de semaine :

Quand Trump déclare en conférence de presse que la COVID 19 est pire que l’attaque des Japonais sur Pearl Harbor, il sous-entend : « ah les maudits jaunes, autrefois les Japonais, puis les Vietnamiens et Cambodgiens, maintenant les Chinois avec leur coronavirus fabriqué en laboratoire à Wuhan…» et ça marche, SANS PREUVES, dans le subconscient des gens non politisés dont certains vont jusqu’à insulter les asiatiques dans la rue, tandis que les riches complices 0,1% de Trump se frottent les mains à accumuler les profits des dépenses militaires, ravis de voir s’accroître la peur irrationnelle collective qui multiplie le rendement de leurs actions en bourse.

HuffPost a hystériquement accusé : Bryan Adams Promotes False Coronavirus Claims In Bizarre Instagram Rant. Contrairement au président, Adams s’est excusé… de quoi exactement ? D’avoir dit la vérité aussi « bizarre » soit-elle ??

Source la plus probable du coronavirus

Car le coronavirus viendrait de toute vraisemblance de la contamination croisée des marchés de Wuhan vendant chauves-souris et pangolins pêle-mêle.

Cet article publié fin mars reproduisait, rapporté par Alexandre Schields du Devoir, le « signal d’alarme » de la directrice du programme des Nations unies pour l’environnement, Inger Andersen : « l’humainjoue avec le feu. Il n’y a jamais eu autant d’occasions de transmission d’agents pathogènes d’animaux sauvages et domestiques vers les humains. On détruit leurs habitats naturels et les animaux doivent se déplacer, plus stressés, en danger d’être infectés et d’excréter les virus. Un rapport publié l’an dernier par des experts des Nations unies illustre l’ampleur de la destruction en cours des habitats naturels (que nos Wet’suwet’en veulent protéger en Colombie Britannique, alors que le gouvernement Trudeau vient d’accorder jusqu’à $500 millions au développement de Coastal Gas Link et de son gazoduc qui envahit leurs terres).

La crise de la COVID-19 repousse à une date indéterminée un important sommet des Nations unies qui devait permettre de fixer cette année les objectifs internationaux de protection de la biodiversité mondiale pour la prochaine décennie. Ces mesures essentielles pour freiner la destruction des écosystèmes de la planète devront encore attendre. Bref, nous voilà au même point que pour les objectifs climatiques de la COP21, bafoués par les décisions absurdes des gouvernements pro-pétroliers dont le nôtre, malgré les avertissements répétés du GIEC/ONU et de Greta Thunberg adressés à Trudeau. »

L’écologiste Silvana Galassi confirme

Pressenza a publié la semaine dernière un article d’Andrea De Lotto [1]. Il interviewait le 9 mai l’écologiste et professeure à l’université de Milan, Silvana Galassi. En voici un extrait :

silvana_galassiQ.: Madame la Professeure Galassi, vous êtes écologiste. En ce moment, on semble se focaliser essentiellement sur cet état d’urgence, sur les effets de la crise alors que l’origine se trouve ailleurs. De quoi s’agit-il de votre point de vue écologiste et à quoi devrait-on s’attaquer au plus vite ?

S.G.: L’origine de la pandémie est claire : nous avons à faire à un virus extrêmement agressif qui, comme tous les virus, se propage en pénétrant dans les cellules du porteur. Il a muté et a été transmis d’animaux sauvages qui vivent normalement dans des forêts aux hommes dont les cellules sont très proches des cellules animales. Les mammifères, dont l’homme fait partie, peuvent être contaminés par près de 300 000 virus selon des estimations. La solution n’est clairement pas d’exterminer les mammifères. Mais nous devrions laisser les animaux sauvages vivre dans les forêts et nous contenter de nous nourrir d’animaux d’élevage.

Q.: Qu’est-ce qui a été entrepris dans le passé dans ce sens ? Pourquoi est-ce que cela n’a pas suffi ? Manquons-nous de conscience ?

S.G.: On n’en a pas fait assez pour interdire les marchés d’animaux sauvages où l’on vend des chauves-souris, des civettes, des pangolins vivants ou tout récemment tués et sanguinolents. Et on n’en fait pas assez pour protéger l’écosystème dans lequel ils vivent. On fait comme si tous ces systèmes étaient à notre seule disposition. Mais ce n’est pas le cas, certains écosystèmes jouent un rôle important dans l’équilibre climatique ou pour la biodiversité. Si on transforme ces surfaces en terres agricoles ou si on en exploite les ressources naturelles, cela peut provoquer des dommages irréversibles et imprévisibles.

Q.: Y a-t-il trop peu de gens qui s’engagent pour la préservation ? Est-ce que les contre-pouvoirs sont trop puissants ?

S.G.: Les activistes ont bien souvent les meilleures intentions mais ils sont peu nombreux. Les pouvoirs économiques ont quant à eux un unique objectif : tirer profit de chaque situation.

Q.: « Tires-en les enseignements » c’est souvent ce qu’on nous disait enfant. Mais est-ce vraiment le cas ? Est-ce qu’on apprend vraiment quelque chose de cette situation ?

S.G.: Nous ne sommes plus des enfants et on aurait dû remarquer depuis un bon bout de temps que ce mode de développement renforce les déséquilibres et détruit l’environnement comme nous l’ont aussi confirmé les scientifiques, les sociologues et le Pape François dans son encyclique Laudato Si’. Malheureusement cette « leçon » punit encore une fois les plus faibles et les plus démunis, alors que l’économie et la finance trouvent encore des moyens pour en tirer profit.

Les leçons de la DUC (Chantiers de la déclaration d’urgence climatique)

Et plutôt que rechercher un démenti aux accusations de racisme mensongères colportées par notre presse mainstream contre le chanteur canadien, on aurait pu consulter notre article d’il y a plus d’un mois illustrant un organisme bien de chez nous. Le voici :

« Cette pandémie a les mêmes origines que la crise qui bouleverse notre climat. En bref :

  1. Explosion de la population locale qui engendre une explosion de consommation de viande (entre autres biens).
  2. Proximité sanitaire dangereuse avec des animaux confinés dans des lieux de plus en plus toxiques propices à la propagation de virus.
  3. Explosion du tourisme intérieur et international qui accentue la demande en denrées à travers des vecteurs de propagation mondiaux (voyages en avion et autres).
  4. Interconnexion des économies mondiales qui n’a rien à voir avec l’idée d’équilibre écologique, mais avec une maximisation des profits de grandes corporations prédatrices qui atténuent les processus de résilience naturels de la plupart des régions du monde.

Une mondialisation effrénée, irréfléchie, idéologique et prédatrice qui n’a qu’un objectif: augmenter la consommation à tout prix pour un enrichissement exponentiel même si les perspectives environnementales (et biologiques) sont dévastatrices à court et moyen terme. »

CQFD ? Oh, n’est-ce pas plus passionnant de colporter des accusations de racisme contre un artiste qui LUI ne sous-entend pas que le COVID-19 aurait été une fabrication de laboratoire militaire de l’empire du milieu, qui comme on sait veut envahir le monde ??


[1] Né en 1965 à Milan, professeur d’école, psychomotricien, De Lotto a été enseignant populaire au Salvador en 1992, à la fin de la longue guerre civile. Il a vécu avec sa famille 2 ans à Sao Paulo (Brésil) et 10 ans à Barcelone où il a participé à de nombreuses luttes. En 2010, il a participé à l’organisation de « Lo sbarco », le bateau des droits de Barcelone à Gênes. Depuis 2013, il soutient la lutte pour la libération de Leonard Peltier, amérindien membre de l’American Indian Movement, injustement emprisonné aux États-Unis depuis 1976. Il vit et travaille actuellement à Milan où il enseigne l’italien à des immigrés dans une école publique.

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