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"C'est la paix et la justice pour tous que chacun d'entre nous souhaite et recherche. Contribuons à construire un monde meilleur, avec notre talent, quel qu'il soit !"
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"Parce que la paix est toujours à faire, en nous comme avec les autres, et que c’est par l’art que c’est le plus merveilleux de la promouvoir, de la défendre, de la fêter !"
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"Les mots de Louise Warren sur le dessaisissement et sur l’intensité préalable à la création me conduisent à Mozart et à Beethoven, à ma fille et à mon fils : je leur souhaite la paix… et travaille tous les jours à ce que ce vœu se réalise !"
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"La paix est loin d’être acquise. Avec l’explosion de l’industrie militaire dans le monde, on aura besoin de nos mots, notre musique, nos films, de notre art pour faire contrepoids. La culture est arme de construction massive."
Guylaine Maroist, cinéaste documentaire

Pendant ce temps, au large du Venezuela

navire-us

« Don’t worry Venezuela, democracy is on the way »

Sous prétexte d’affermir la lutte anti-drogue, le président Trump a envoyé plusieurs navires de guerre dans la mer des Caraïbes. « Nous déployons des destroyers, des navires de combat, des avions et des hélicoptères, des navires de la Garde côtière, des forces spéciales; nous doublons notre présence dans la région. Nous ne pouvons pas laisser les narco-terroristes profiter de la pandémie au détriment de vies américaines », déclarait-il le 1er avril. Dès le lendemain, la Maison-Blanche modifiait son message, précisant qu’il s’agissait de stopper la propagation du virus.

Selon des révélations obtenues par Newsweek, « l’opération ne devait être rendue publique qu’en mai, mais le président Trump s’en sert pour détourner l’attention de la crise domestique – d’ailleurs on a jamais vu une telle force de frappe déployée simplement pour lutter contre le trafic de drogue ». De fait, l’ordre de marche en fut donné dans la première semaine de février, bien avant que le premier cas de coronavirus en Amérique du Sud ne soit signalé au Brésil, le 26 février.

madurorewardposter_0Le 26 mars, le ministère de la Justice des États-Unis inculpait Nicolas Maduro et plusieurs membres de son gouvernement pour narco-trafic et complot avec les FARC colombiennes. Cette démarche – avant tout médiatique – ne repose sur aucune preuve concrète si on se fie aux derniers rapports de la DEA américaine. Le trafic de cocaïne vient de Colombie et le seul lien avec le Venezuela est qu’il arrive aux trafiquants colombiens d’entreposer leur marchandise dans une région limitrophe de la jungle vénézuélienne. Il n’a jamais été démontré que le régime Maduro soit impliqué dans ce trafic.

Selon La Nueva Prenza du 3 mars 2020, le président colombien Ivan Duqe ainsi que son mentor et ex-président Alvaro Uribe, entretenaient des rapports avec le narco-trafiquant José Guillermo Hernández Aponte, alias Ñeñé. Le 2 mars, Duque était justement reçu au Bureau oval et se faisait engueuler par Trump à cause de son inaction dans la lutte contre la drogue. Trump lui enjoint de reprendre l’épandage à grande échelle de glyphosates, suspendu en 2015 à la demande de l’OMS. Duque aurait donné son accord.

Le Venezuela fut mentionné au cours de cette entrevue, mais pas au sujet du trafic de drogue – il fut uniquement question d’un éventuel changement de régime.

Le 31 mars, le secrétaire d’état Mike Pompeo annonçait publiquement son plan pour le Venezuela, qui réclame la démission de Maduro, suivie par un gouvernement de transition. Ce plan reprend une déclaration de Juan Gaido (qui s’est auto-proclamé président légitime) qui démande un tel gouvernement intérimaire formé par l’ensemble des partis politiques. Le gouvernement Maduro a rejetté ce plan, affirmant que la solution appartient aux Vénézuéliens et ne peut être dictée par les É-U ou l’OEA.

L’OEA, dont le slogan est – ironiquement – “plus de droits pour plus de gens”, a déclaré que « le plan est le bon pour mettre fin à cette dictature et restaurer la démocratie ». Le Canada fait chorus, car ce qui est bon pour l’OEA est bon pour les minières canadiennes.

Monter un beau grand bateau

Ce n’est pas la première fois que le É-U utilisent des navires de guerre pour… monter un bateau. On se souviendra de l’incident du Golfe du Tonkin à l’origine de la guerre du Viet-Nam, et de l’opération Brother Sam en 1964. Un groupe naval, porte-avion compris, s’installait avec fracas au large du Brésil pour signifier publiquement l’appui des É-U aux généraux brésiliens. Survint le coup d’état du général Branco contre le gouvernement Goulart, et la dictature qui devait durer 21 ans.

La subtilité étant la marque de commerce de l’administration Trump, on ne peut que se demander si elle aura le front de rééditer les mêmes trucs éculés.

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